Précédemment...

Cylia a eu une altercation avec l'énorme crabe rouge alors qu'elle se reposait sur la plage lors d'un défi d'endurance, mais elle est vite forcé de fuir le conflit. Alors qu'il fait nuit elle repère une étrange créature tombant du ciel, quelle est sa surprise lorsqu'elle se rends compte qu'il s'agissait non seulement d'un humain mais surtout pas n'importe lequel ! C'est en faite le pirate Marco, dit le Phénix. Après une brève altercation ils finissent par partir ensemble à la cachette derrière la cascade.

Cylia le laisse derrière elle pour partir récupérer dont elle a besoin pour son affrontement contre le crabe de la plage.

Chapitre 22 : Relations amis/ennemis

On est à l'aube le soleil est encore très timide à l'horizon, j'ai récupérer une liane très spéciale dans la jungle que j'ai enroulé à la manière d'un grand lasso qui repose sur mon épaule. Bien évidement mon wakizashi est attaché à ma taille, je suis déjà sur la plage où je porte mon regard au loin à la recherche de mon adversaire.

J'espère sincèrement le trouver, car ça m'effraye de me lancer un tel défi en sachant que je cours le risque d'y laisser la vie tout de même ! Je ferme les yeux et hume l'air marin agréablement apaisant. Je dois garder mon esprit clair et donc rester sereine même lors du combat, sinon je n'arriverai pas à être assez efficace.

Si je ne le vois pas avec une méthode conventionnelle alors je dois essayer autrement. Ressentir sa présence, ne plus me fier à mes 5 sens. Comme lorsqu'il fait noir et que je dois survivre face à un prédateur, il faut que je me concentre et que j'y arrive! Allez Cylia cherche et trouve le, Mmmh... je n'y arrive pas.

Non ! Je ne dois pas penser comme ça et plus me concentrer au contraire ! Si je ne le trouve pas c'est sans doute parce qu'il n'est pas sur la plage. Mais alors où est-il caché ? Mais oui je sais ! il doit être dans l'eau, c'est la-bas que je dois chercher... Aller... cherche... concentre-toi mieux...

LÀ ! Je l'ai trouvé, il n'est pas bien loin mais je ne pourrais pas d'ici. Je rouvre les yeux et regarde en direction de l'étendu d'eau où il se trouve.

-Tu ne veux pas te montrer ? Mais je sais comment te faire sortir maintenant mon gros !

Je m'approche et mets les pieds dans l'eau, je commence à chercher quelques petits crabes. Bien évidemment je reste tout autant vigilante et sur mes gardes étant donné qu'il pourrait attaquer n'importe quand. Rapidement je commence à entasser un bon nombre des petits crustacés, mais il ne semble pas encore vouloir venir à ma rencontre. Qui ne tente rien a rien, je vais essayer autre chose. Je recule pour retourner sur la plage et m'adresse à lui :

-Hey, ça ne te fais rien si j'en mange quelques uns ? C'est bon les petits crabes rouge, mais il faut les cuir à l'eau pour que la chair est une meilleures saveur. Miam... j'en salive déjà !

Ah je vois qu'il y a du mouvement dans l'eau, on dirait que j'ai touché une corde sensible. Tant mieux je me sens moins ridicule d'avoir parlé à un crabe. J'attends qu'il soit suffisamment proche avant de relâcher se que j'ai attrapé plus tôt, ils s'en vont sans demander leurs restes vers la mer. Je lève les yeux et aperçois énorme.

Il n'a pas l'air content, moi non plus je ne l'apprécie vraiment pas mais je ne veux pas rester sur une défaite alors je vais le vaincre ! C'est nécessaire si je veux avancer, je ne peux pas me permettre de rebrousser chemin à la première difficulté ou dès que j'ai peur.

Allez Cylia, courage !

KKKSSSSSS !

KLAC ! Avec sa grosse pince droite il tente de me découper, j'évite de me faire avoir par son puissant membre et passe en dessous de lui en faisant une roulade.

Mécontent, il commence rapidement à se déplacer de coté pour me faire sortir de là. Bien sûr ça s'était très prévisible, c'est pourquoi je profite de son déplacement pour m'agripper à l'une de ses rugueuses pattes arrières.

KKKSSSSS !

Surpris de ce geste, il se débat en secouant sa patte par laquelle je commence à remonter en m'agrippant de toutes mes force. Une fois que j'atteins son dos, il commence à se déplacer en courant vers l'océan. Avant qu'il n'atteigne les profondeurs où je serais en grande difficulté je dégaine mon wakizashi et lui enfonce dans les articulations de ses deux pattes arrières, le stoppant net dans son mouvement avec un gémissement de douleur.

Kksssss...

Alors, le crustacé très mécontent tente de m'attraper avec ses pinces mais en vain car je suis hors de sa porté sur l'arrière de son dos. Il ne lâche pas le morceau et continue d'essayer de me faire sortir de là, il commence à être l'affolé visiblement.

KLAK KLAK KLAK !

Je prends en main l'une des lianes où un nœud de lasso est apposé sur l'extrémité et le lance en l'air en visant la pince en mouvement que j'ai en vue. Raté... je recommence jusqu'à se que j'arrive enfin à l'avoir. Je laisse alors agir la plante qui a une particularité qui va m'être très utile ! Elle agit comme une certaine espèce de serpent, les Boa. Lorsqu'elle est enroulé autour de quelque chose dès qu'elle ressent une résistance elle commence à se resserrer de progressivement. Le seul moyen qu'il s'en débarrasse c'est qu'il la coupe, autrement elle va continuer à se tendre de plus en plus au fur et à mesure qu'il va forcer dessus. J'enchaîne sans perdre de temps avant qu'il tente de couper la liane avec sa pince libre. C'est là que se joue le plus dur, je ne dois pas rater mon coup cette fois... Je lance la seconde liane et... bingo ! Je l'ai eu !

KSSSSSS !

Je garde en main les deux extrémités des lianes que je tiens toujours et attache chaque bout à l'une de ses pattes, évidemment vu qu'il est épris par la panique il se retrouve très vite complètement immobilisé et s'écroule dans le sable. Je saute de son dos et me retrouve dans l'eau, j'ai de la chance l'eau ne m'arrive que jusqu'au bassin. J'avance vers l'avant de l'animal avec l'intention d'en finir cette fois, je dégaine en avançant d'un pas déterminé.

Une fois que je suis face à lui immobile je confirme se que je pensais, sa tête n'est pas protégé par sa carapace tout comme pour l'articulation de ses pattes. Si je lui mets un coup avec la lame de mon arme alors ça le tuera sans aucun doute.


Mais... maintenant que j'en ai l'opportunité je ne sais pas si je vais le faire. Il me fait de la peine et quand je le regarde dans les yeux je me rends compte qu'il semble être à la limite de pleurer, sans doute de peur et de tristesse. Ça me prends aux tripes, je ne peux vraiment pas le faire.

-Dis moi, tu avais peur pendant qu'on était en train de lutter l'un contre l'autre. Tu ne veux vraiment pas mourir n'est-ce pas ?

Ksssii...

-Mais tu es venue même si tu savais que tu risquais ta vie parce que j'ai menacé les tiens ?

Ksss Ksss !

-Je m'en suis pris à ta famille, c'est pour ça que tu m'avais attaqué déjà deux fois. Je ne le savais même pas au début, je m'en suis rendu compte qu'à l'instant et ton comportement me l'a confirmé. Tu n'es pas méchant ni agressif, en faite c'est le contraire. Tu protège juste ta famille, hein ?

KKSSSSSS ! KSSSS ! KSSSSSSSS !

-Une famille...

Je me rengaine le wakizashi à ma taille et m'approche un peu plus en posant ma tête sur lui, je lui fais une douce caresse de la main.

-Je suis désolé, vraiment...

Il ne dit rien et me regarde, il ne pleure plus mais ses yeux humide me montre qu'il est ému, je me recule pour lui parler plus sérieusement

-Je ne faisais que ça pour me nourrir. Après tout toi et les tiens vous vous nourrissez de la chair d'autres animaux marin, n'est-ce pas ? Mais je regrette de m'en être pris à ta famille.

Je ressors mon arme et le libère de ses attaches. Ensuite je vais vers les pattes que j'ai blessé et lui mets un peu d'onguent que j'ai dans la poche du pantalon de mon uniforme.

-Ça va t'aider à aller mieux plus vite.

Il ouvre ses pinces comme pour s'étirer.

Klak Klak.

Puis il se relève et se retourne vers moi.

-Je ne te demande pas de me pardonner mais essaye de ne pas trop m'en vouloir s'il te plais. Je te promet de ne plus m'en prendre aux autres crabes rouge qui sont ici en échange. D'accord ?

Kssss ! Kssss !

-Je suppose que je dois prendre ça pour un oui ?

Je souris en le regardant repartir vers les profondeurs de la mer gaiement. Avant de sortir de mon champs de vision il lève une pince en l'air et la fait claquer.

KLAC ! KLAC !

Et il plonge finalement sous l'eau. Je soupir et retourne vers la plage, je me laisse ensuite tomber sur les fesses en entourant les genoux avec mes bras. Je me demande se que ça fais d'avoir une vrai famille, il a de la chance ce crabe en faite. J'en suis même jalouse...

-Pfff... Je suis ridicule.

-Pourquoi ça, yoï ?

Mon cœur rate un battement, je ne l'ai pas vu s'approcher et je l'avais même oublié... je tourne la tête vers lui s'approchant nonchalamment de moi les mains dans les poches.

-Vous m'avez tellement surprise que j'ai cru faire un arrêt cardiaque ! Enfin je me doutais que vous alliez me suivre.

Il s'assoie à côté de moi sur le sable les jambes dépliés, et m'observe silencieusement alors que mon attention se retourne vers les lieux où le crabe a disparue de ma vue. Pourquoi devrais-je parler librement à ce pirate ? Il est mon ennemis donc je ne dois pas le faire, je m'allonge en lui tournant le dos et il ne tarde pas à me faire une remarque.

-Tu tourne le dos à un ennemis ?

-Si vous vouliez me tuer vous n'auriez aucun mal à le faire, que je vous tourne le dos ou pas. Et puis vous m'énervez ! Je fais se que je veux, point.

-Pff... tu te rebelle ?

Je me redresse sous la remarque.

-Eh ! Je ne me suis jamais soumise, non mais oh ! Pour qui vous prenez-vous ?

-Pourtant tu ne me tourne plus le dos.

Raaah, il me prends la tête...

-Tu t'énerve plutôt facilement, comme une gamine. Et sinon, comment as-tu obtenue un tel objet ?

Mince, il doit parler du wakizashi à tout les coups...


-De quoi parlez-vous ?

-Tu sais très bien de quoi je parle.

Je soupire, ça va être un sujet lourd je sens.

-Forcément une telle énormité ne vous a pas échappé...

Je dégaine le wakizashi et on regarde la lame dont les couleurs rappellent le soleil couchant, le dragon qui orne le tsuba(1) est l'insigne démontrant la protection de Shanks. Le simple fait de penser à lui suffit à me faire sourire.

-Cette arme signifie pour les pirates que je suis sous la protection du Yonkou Akagamis no Shanks. Même si nos positions respectives font des nous des ennemis...

Flûte, il m'énerve vraiment ce pirate à me faire parler aussi facilement.

-Il est surtout mon précieux ami.

Un silence s'installe, il me regarde perplexe ça doit lui sembler pas très claire tandis que je rengaine.

-Je ne compte pas rejeter cette amitié sous prétexte d'une différence de statut(4) ou par crainte, il n'est pas question que je laisse les autres me dicter ma vie.

-Tu es étrange, pourquoi as-tu intégré la marine ?

Je sens son regard perçant me scanner avec attention, ce n'est pas très agréable. J'ai la sensation d'être en train de me faire juger...

-Évidemment c'est pour me mettre du côté de la justice, les lois sont importantes sinon c'est l'anarchie et le chaos. Ici les lois découlent du Gouvernement Mondial, je ne dirais pas qu'ils ont une justice parfaite mais... elle est nécessaire. Je suis sûr que même vous vous pouvez le comprendre, vous savez que nombre de pirates et brigands en tout genre n'ont absolument aucun scrupule pour tuer piller massacrer sans la moindre vergogne(2). Je souhaite devenir plus forte pour pouvoir porter assistance à ceux qui en ont besoin, et puis... j'aimerai être accepter et avoir une vraie place au sein de cette société.

Je soupire, qu'est-ce qui me prends à lui parler autant ?

-Décidément vous me faites beaucoup trop parler...

-Tu en avais visiblement besoin, et comme je t'ai forcé la main ça t'a conduis à te laisser t'exprimer.

-Peut-être...

-C'est sûr même, mais c'est intrigant que tu en ai autant besoin. Hum... tu n'as pas de famille ?

-C'est... c'est compliqué.

Il ne réagit pas, personnellement je n'ai vraiment pas envie de parler de ça.

-Je vois.

Cette fois je le remercie silencieusement de ne pas insister plus...

-Tu ne penses pas que ta relation avec Le Roux posera problème avec ta carrière dans la marine ?

-Ils sont au courant je ne leur ai rien caché alors non, vu que ce n'est pas répressible par la loi.

-Il n'y a vraiment rien de plus qu'une simple amitié entre vous ?

-N.. non.

-Là tu me mens, Yoï.

-Quoi ?!

-Dans ce cas, qui est-il pour toi ? Ton capitaine ? Jouerais-tu un double-jeu pour lui ?

-Non !

-Réponds-moi alors, qui est-il pour toi ?

-Pourquoi vous vous intéressez ainsi à moi ?!

Il fait un sourire narquois(3)

-Tu as attisé ma curiosité, c'est plus que suffisent à un pirate pour chercher à en savoir plus.

-Il m'énerve...

-Et donc ma réponse ?

Je me passe une main lasse sur le visage, comment pourrais-je avouer une telle chose ?!

-Je n'ai pas envie d'en parler.

-Donc j'en conclu que j'avais raison lorsque j'ai supposé qu'il était en réalité ton capitaine ? Il a réussi à te faire infiltrer la marine avec succès alors...

-Nan ! Vous savez quand je mens, vous devez bien savoir que je ne vous mens pas quand je vous réponds par la négative !

-Mais comment pourrais-je le savoir, yoï ?

-Non mais... il le fait exprès là...

-Tu penses à voie haute.

-Merci de me le faire remarquer monsieur ! lui-dis je avec un sourire ironique.

J'ai tout d'un coup envie de lui faire la peau.

-Bon c'est pas tout, mais tu n'as pas répondu à ma question.

-Flûte, j'espérais que vous alliez passer à autre chose.

Il rit légèrement,

-Non. Et donc ?

Il ne va vraiment pas lâcher le morceau !

-Je... et puis non ! Je ne le dirais pas, je n'ai aucune raison de le dire ! Vous m'énervez à la fin sale pirate !


Je me lève furibonde pour rentrer à ma cachette en l'ignorant, on est en fin de mâtiné maintenant et j'ai faim. Alors sur le chemin j'attrape un pécari pour le repas, ce pirate mange à mes frais en plus de m'ennuyer !

Une fois sur place, je rallume un feu et dépèce l'animal fraîchement tué tandis qu'il s'assoit sur mon lit et me regarde faire en silence.

-Tu as du caractère pour vider cet animal alors que tu n'es encore qu'une gamine.

-Vous allez arrêter avec ce « gamine » ?

-J'arrête si tu me dis la nature de ta relation avec Le Roux, yoï.

-Il est un ami, point.

-Non il est plus, mais je n'arrive pas à mettre la main sur se que c'est. Peut-être joues-tu un double jeu, gamine.

Il m'énerve, il m'énerve, il m'énerve, il m'énerve...

Je me passe les nerf sur le corps inanimé de l'animal, ensuite je transperce d'un pique de bois plusieurs morceaux que je mets sur le feu.

-Il est tout simplement la première personne à m'avoir accepté et... j'ai bêtement succombé à son charme.

Pour le coup je pense avoir une teinte coquelicot sur le visage ! Encore heureux que je ne puisse pas me voir...

-Yoï, tu es sérieuse ? Je ne m'attendais pas à ça...

Il me regarde avec de gros yeux.

-Ne... ne me regardes pas ainsi !

Il explose de rire.

-Oh ! Arrête de te foutre de ma gueule !

-Je retire se que j'ai dis, tu n'es pas une gamine. Où plutôt tu n'est PLUS une gamine !

Hop ! Je monte d'un ton dans la gamme du rouge.

-Est-ce de ma faute s'il a un charme envoûtant ? On avait un peu trop fait la fête ce soir là et puis je... pense que mes sentiments ont pas mal y jouer. Non, c'est sûr même.

Mon regard se perd à fixer les flammes qui noircissent le bois le faisant crépiter par la même occasion. Quelques petites goûtes de sang dégoulinent de la viande et disparaissent dans le feu juste en dessous.

-Mettez-ça sur le compte de la jeunesse.

-Je préférais quand tu m'avais tutoyer tout à l'heur, yoï !

-Ah... je l'ai fait sans m'en rendre compte.

Je me passe la main sur l'arrière de la tête dans un sursaut de gêne. Il me regarde en souriant du coin des lèvres.

-Vous... euh... je détourne le regard un peu gêné, tu... t'appelles bien Marco n'est-ce pas ? Tu es surnommé Le Phénix.

-En effet.

-Je connais ton nom alors que ce n'est même pas réciproque, désolé c'est impoli de ma part...

Je me lève et me place devant, je lui tends la main pour lui serrer et me présente correctement par la même occasion.

-Moi c'est juste Cylia, euh... apprentie marine, enchantée.

Dans un premier temps il est vraiment surpris par mon geste, mais rapidement il se reprend pour me faire un sourire et me serrer la main.

-Pareillement, Cylia. Marco, commandant de la première division de l'équipage de Barbe Blanche.

-Bon ! C'est pas tout mais je meurs de faim, je te laisse te servir !

Je sors la viande du feu, ne tenant plus je commence à dévorer goulûment la chair cuite à point. Le goût est à cheval entre le traditionnel cochon et la viande faisandé du sanglier, encore rouge à cœur elle est comme je l'aime ! Un vrai régal... mais ayant un appétit digne d'un moineau j'ai vite fais de terminer mon repas laissant le plaisir au phénix de pouvoir manger à loisir tout se qui reste. Ce qu'il fait à une vitesse vertigineuse... il finit même avant moi ! Lorsque je finis enfin je me lève et jette dans le feu le pique de bois qui n'a plus la moindre trace de viande.

Mais alors que je me retourne pour me remettre à ma place je me sens pris de violent vertiges. Sentant que j'en perds l'équilibre laisse tomber un genoux à terre, des petits points jaunes et verts commencent à m'obstruer la vue.

-Yoï ça va pas Cylia ?!

Il passe son bras par dessous le mien et me dépose sur le tapis de mousse qui me sert de lit.

-Merde... le pécari... il a mangé un champignon hallucinogène.

-Un champignon ? Il est dangereux ?

-Non... c'est pas la première fois que je mange un pécari qui en avait mangé juste avant sa mort. Mais... tu...

Les points grossissent de plus en plus, je ne sens pratiquement plus mes membres.

-Tu va bien ?

-Je suis un phénix, ne t'inquiète pas pour moi. Tu es sûr que ça va aller ?

Je sens mes paupières être lourdes, je ne vois plus et j'ai la sensation d'être ballotté comme si j'étais sur la mer par tempête. J'ai l'impression de manquer d'air... ma respiration est excessivement rapide.

-Ou...ouais... j'en... ai déjà... mangé carrément un... directement... une fois... ça... donne de... mauvais... rêves...

Je me déconnecte totalement de la réalité, comme si j'étais en train de dormir mais en toutefois différent. Je sais que ce champignon va me faire voir des choses extrêmement pénibles...

À suivre...


(1) Tsuba : l'anneau qui permet de protéger les mains de l'utilisateur, il est entre la lame et le manche.

(2) statut : petite info, je l'ai trouvé écris avec le "t" et sans. En plus il y a une définition dans le Larousse pour les 2 cas -statut : Situation de fait, position par rapport à la société, aux institutions, etc. : Le statut de la femme, du livre. Status : Position occupée par un individu dans une certaine hiérarchie socio-économique (profession, revenu) et culturelle (niveau d'instruction, style de vie), et qui lui confère un certain nombre, parfois précis et codifié, de droits et de devoirs. Source : Larousse en ligne. Quelqu'un de plus intelligent que moi pourrait-il me faire comprendre l'ambiguïté de la chose ? Merci ! xD

(3) vergogne : sans scrupule, sans la moindre honte, ne pas avoir de retenue.

(4) narquois : Qui exprime la ruse et la moquerie, simple rappel je ne me moque de personne moi =)