Précédemment...
Cylia a affronté le Crabe rouge géant, elle finit par avoir le dessus sur lui mais au moment de l'abattre elle change d'avis épris d'un sentiment de culpabilité et de pitié. Alors qu'elle s'apprête à faire demi-tour Marco qui l'a regardé de loin viens à sa rencontre. Ils discutent tout les deux et retournent à la grotte derrière la cascade, une fois sur place Cylia fait cuir un pécari et ils le mangent ensemble. Ce qui n'était pas prévu est que l'animal avait apparemment mangé un champignon hallucinogène...
chapitre 23 : Relations humaines
Une sensation de flottement me parcours, comme si j'étais en train de rêver...
Où suis-je ? Il fait entièrement noir il n'y a aucun bruit et je ne sens aucun courant d'air sur ma peau. Je ne ressens pas la moindre présence non plus... alors j'avance à l'aveuglette.
Puis, un point rouge apparaît dans mon champs de vision au loin. Je marche dans sa direction mais j'ai un étrange sentiment de peur. Le genre de peur instinctive qui nous préviens d'un danger, mais je n'aime pas le noir alors je m'approche de cette lueur effrayante comme un papillon attiré par la lumière des flammes.
J'avance doucement car mes pas me semblent de plus en plus lourd. Mais quand je détourne mon regard il n'y a que le vide absolu, conclusion : je n'ai nul par ailleurs où aller. Alors malgré la réticence j'avance vu que je n'ai pas d'autres alternatives.
Plus je m'en approche et plus la luminosité rougeâtre s'impose sur le vide qui m'entoure, jusqu'à se que je l'atteigne. La crainte du danger me prends alors aux tripes, je veux faire demi-tour ! Je me retourne pour partir mais trop tard je suis déjà en cage, une cage aux barreaux rouge. Le paysage extérieur est vierge de toute obscurité, il est entièrement blanc.
Je ressens soudainement une présence terriblement menaçante derrière moi, je suis complètement tétanisé par la peur. Peut-être va t-elle partir ? Je retiens mon souffle, des goûtes de sueur coulent sur mon visage. Mon cœur me donne l'impression d'exploser lorsqu'une main se dépose sur mon épaule. La source de cette présence menaçante est juste là... qui est-il ?
Je me retourne et recule vivement jusqu'à me retrouver le dos contre les barreaux de la cage, un homme grand est face à moi. Je me concentre sur son visage alors que ces trais apparaissent petit à petit, je me disais bien que cette présence m'était familière... c'est mon père !
-Allons, sois une bonne fille et viens voir ton papa ! Dit-il avec un grand sourire.
Il me tends ses bras chaleureusement, pourquoi en ai-je peur ? Pourquoi mon corps me hurle de fuir... ? Il est mon père non ? J'avance doucement vers lui, épris par deux sentiments : La peur... et le désir.
-C'est bien ma chérie, laisse ton père te tuer. Sois sage, je vais le faire lentement... pour me faire plaisir.
Qu... quoi ?! Hey ! STOP ! Je ne contrôle plus mes jambes, elles avancent vers lui !
-Non... je ne veux pas ! Je hoche négativement de la tête.
Son visage s'assombrit à fur et à mesure que je m'approche de lui, laissant s'effacer l' image du bon père pour laisser à la place les traits d'un démon. Et pourtant je ne peux pas m'empêcher d'avancer vers lui... d'avancer vers une mort certaine dans cette affreuse cage.
-Quelqu'un... n'importe qui... sortez-moi de là !
La chose qui maintenant ressemble d'avantage à un démon avec sa peau rouge et ses cornes noires s'adresse à moi avec une voie très grave calqué sur celle de mon père.
-Quelqu'un ? Pfff... mais qui ? Tu es seeeuule... viens vers moi... laisse moi te tuer ma fille ! Hahaha !
Je tourne la tête à la recherche de quelqu'un pour me sortir de là, avec l'espoir qu'il se trompe. Une silhouette commence à prendre forme non loin de moi.
-Tu t'es trompé, il y a bien quelqu'un !
-Hum ? Pfff... ha ha ha ! As-tu bien regardé ? Tu es condamné ma fille tu es privé de ta liberté, il ne me reste plus qu'à te tuer lentement...
Je m'approche inexorablement de lui.
-Hey, vous ! Aidez-moi, s'il vous plais ! Par pitié sortez-moi de là !
-Moi ?
Cette voie... se pourrait-il qu'elle soit... ?
Le voile gris qui l'entour s'envole, laissant les courbes d'une femme qui m'est bien connue apparaître à deux pas de moi.
-Maman... maman aide-moi ! Il va...
-Pourquoi le ferais-je, ma fille ?
-Mais il va me tuer, tu es ma mère...
Elle ne me réponds pas et mes jambes s'arrêtent finalement, je n'avance plus vers lui elle m'a sauvé ! Au final, ne reste t-elle pas ma mère ? C'est une maman après-tout...
J'affronte du regard mon « père » pour lui montrer ma petite victoire.
-Tu t'es trompé !
-Moi ? Nooonnnn... tu va bien mourir.
Il avance vers moi, je dois reculer ! Mais alors que je tente de bouger mon corps me le refuse, je désespère lorsqu'il s'avance de plus en plus. Pour quelles raison ne puis-je être libre de mes mouvements ? MERDE, BOUGE DE LÀ ! IL ARRIVE !
Mais la raison est évidente, une large chaîne en métal noir entrave tout mes mouvement. Depuis quand est-elle là ?! Une extrémité pend, je la suis du regard pour remonter jusqu'à... ma mère.
-Quoi? Mais... pourquoi... ?
Une tristesse s'empare de moi, une douleur stridente me perfore de l'intérieur, mon cœur s'étouffe tandis que l'air s'absente de mes poumons. J'ai l'impression d'être déchiré de toute part... mon père est à présent juste face à moi, il peut faire de moi se que bon lui semble.
-Tu vois, je te l'avais bien dis tu n'as PERSONNE !
Ils hurlent tout les deux :
-Tu es FAIBLE !
-NON ! Je refuse, JE REFUSE !
-PERSONNE NE T'AIME, personne ne veux de toi. Qui te désirerai ? LAISSES-TOI MOURIR ! Tu dois accepter la souffrance, laisses nous donc te tuer...
-Non. Je refuse de mourir ça reviendrais à cracher sur la vie, sur la liberté. Je serais libre ! Et je ne suis pas seule ! J'ai déjà réussis à me faire accepter une fois !
-Tu n'es qu'un monstre ! Baisses les bras... laisses-toi aller à la mort... !
-NON ! Je refuse d'être faible ! Je n'ai peut-être plus de famille, mais j'ai au moins un ami. Et je refuse de renoncer à ma vie ! Je serais forte pour être libre, je serais forte pour protéger les faibles, je m'en fiche de la famille ! Je vivrais ma vie COMME JE L'ENTENDS ! ALORS ÇA SUFFIT SALETÉ DE CHAMPIGNON ! Je ne suis pas faible, tu ne m'auras pas !
Je dois me réveiller peu importe le moyen. Je sais comment faire, avec le wakizashi que Shanks m'a offert ! Alors bouge saleté de corps ! BOUGE !
J'arrive finalement à bouger, toujours ensuqué(1) j'attrape l'arme et enfonce la lame dans la cuisse. La douleur stridente me réveille aussitôt, j'essaye de me relever par crainte de me rendormir. Je me mets à quatre pattes, le stuka de mon arme toujours dans la main. Dès que je sens que mon esprits est revenue je me relève et retire la lame que je rengaine dans son fourreau. La douleur dans la cuisse est si forte que je suis certaine de ne pas me rendormir maintenant. Je me mets en position assise, le dos contre la paroi rocheuse. Je relève la tête pour apercevoir le pirate qui me regarde avec beaucoup d'attention.
-Il fait déjà nuit ? J'ai dormi combien de temps ?
-Une journée et demie, comment vas-tu ?
-Sa va...
-Vraiment, yoï ?
-Ouais maintenant que je suis réveillé. Ai-je parlé durant mon sommeil ?
-Oui.
Mince...
-Cette fois tu vas m'en parler, je ne te laisserais pas éviter la question. Et peu m'importe si je dois te forcer à le faire.
-Quelle est ta question ?
-Qu'est-ce qui s'est passé avec tes parents ?
-Hum... pour faire simple, ils m'ont rejeté et ils ont voulu ma mort. Mais j'arrive aujourd'hui à avancer malgré que ce soit blessant, alors peu importe le passé j'ai mes objectifs c'est tout se qui compte.
-Oh... des objectifs ?
-Oui, mais je garde ça pour moi ! Pirate.
-Mh...
Je sens son regard peser sur moi, je me demande franchement à quoi il pense là.
-Soit, je vais respecter ton silence. Par contre...
Un sourire vicieux se dessine sur ses lèvres, il va dire quoi... ?
-Je vais te laisser faire se que tu souhaites en entrant dans la marine, mais s'il me semble un jour que tu n'y as plus ta place soit sûr que je viendrais te chercher. Peu m'importe si tu fais partie des hautes sphères ou pas, yoï !
-Que... quoi ? Tu... viendrais me chercher ?
-Ou t'enlever.
Là, je ne sais pas comment réagir. J'ai un gros bug...
-Tu es sérieux là ?
-Parfaitement.
-Mais pourquoi ferrais-tu ça ?
Il se lève et pose un genoux au sol pour être à ma hauteur, malgré sa position il reste plus haut que moi me forçant à lever la tête.
-Pour te donner une place sur ces mers en te faisant rejoindre l'équipage de père, et t'offrir une famille.
Un moment de silence fait place, il est évident qu'il est totalement sérieux car ça se lit dans sa voix inflexible et son regard affirmatif. Je reste interdite devant une telle annonce...
-Pfff... c'est bizarre.
-Hum ?
-Je devrais avoir peur... ou être en colère... du moins quelque chose dans le genre. Et pourtant... pourtant...
Je sens les larmes me monter aux yeux, je baisse la tête pour essayer de me cacher sous la casquette.
-C'est tout l'inverse, ça me rassure...
Je m'essuie les quelques goûtes qui perlent sur mes joues du revers de la main.
-Ça me fait plaisir. C'est pas normal pour un marine... non ?
Il pose sa main sur la casquette.
-Ne t'en fais pas pour ça, c'est une promesse. Ok ?
Je hoche la tête positivement, tandis qu'il me regarde avec un léger sourire.
Mais une odeur fortement désagréable me sors brutalement de mes pensées...
-C'est moi où...
-Hum ?
-Je sens mauvais ?
-Euh... ouais, un peu.
-Ça craint. Je vais aller me laver.
Il se relève et recule d'un pas, j'en fais de même et sèche les dernières traces de larmes sur les joues. Je vais garder la bande qui me maintient la poitrine et mon sous-vêtement en bas, de toute manière il n'y a pas grand chose à voir. Je sors de la cachette et retire mes vêtements lorsque je suis au bord de l'eau et les lave, les rayons du clair de lune me permettent de voir correctement.
Je rentre doucement dans l'eau fraîche et m'assois sur l'un des rebords rocheux, rien qu'en faisant ça je me sens déjà bien plus propre. La plaie sur ma cuisse est douloureuse mais ça reste supportable, je ferme les yeux pour essayer de profiter d'un moment de calme. Un petit bruit de pas attire mon attention, je rouvre les yeux et aperçois un Marco torse nu avec juste un sous-vêtement pour cacher sa nudité. Aussitôt mes joues s'empourpre, je détourne le regard avant de remarquer son sourire en coin des lèvres.
-Je ne m'attendais pas à se que tu ai autant de cicatrice déjà à ton age, yoï.
-Euh... et bien depuis que j'ai été laissé dans cette jungle je me suis fais blesser quelques fois et malheureusement ça m'a laissé des cicatrices. Ça devrait sans doute s'atténuer avec les années...
-Dommage que tu n'es pas quelques années de plus, tu es encore un peu trop jeune. Le Roux est vraiment sans gêne quand même... on dirait presque une gamine.
Je rougis un peu plus avec la remarque.
-Je relève le presque, pirate. Mais maintenant je compte bien m'investir dans ma carrière, alors je ne compte pas m'intéresser à... ce genre de chose.
-Oh... Et que veux-tu dire par « ce genre de chose » ?
Je redirige mon regard vers lui avant de répondre sur un ton embarrassé :
-Tu sais très bien de quoi je parle !
Il fait un sourire vicieux.
-Si je te pose la question, c'est que je ne le sais pas. Alors éclaires-moi donc.
Je sais qu'il le fait exprès pour me troubler et ça marche en plus... il m'énerve !
-Je parle de relation physique.
-De quel genre ? Ça ne m'aide pas franchement... yoï.
-Comme si un homme de ta trempe ne comprenait pas quand je parle du type de relation que peuvent avoir un homme et une femme ensemble !
-Non.
Je me passe une main lasse sur le visage, il ne lâchera pas le morceau...
-Tu as gagné ! Je parle de sexe, voilà je l'ai dis ! Tu es satisfait ?!
-Oui, ajoute-il d'un ton victorieux. Et je ne te ferais pas de remarque la dessus parce que tu es encore jeune, mais je ne pense pas que ça soit une bonne décision.
-Je compte bien me dévouer entièrement à la marine, aujourd'hui ça consiste à m'entraîner d'arrache-pied. Je ne peux pas me permettre de laisser de la place à ce genre de chose.
-Si tu commences déjà à penser ainsi qu'auras-tu en dehors de ta réussite professionnelle ?
-Tu sais, je ne suis qu'une personne lambda si je ne me consacre pas à corps perdu dans la réalisation de mes objectifs de vie alors je n'arriverais à rien. Et je ne pourrais pas être heureuse si je n'ai pas un sentiment d'accomplissement.
-Je comprends ce que tu m'explique mais tu sais Cylia, tu ne dois pas tout rejeter pour réussir.
-Et pourquoi ?
-Même si tu arrives à remplir tes objectifs tu ne seras pas heureuse pour autant.
-Je...
-Laisses moi finir, si tu deviens plus forte et que tu arrive à faire tout se que tu as souhaité mais que tu te retrouve sans famille ou entourage proche, penses-tu que tu auras réussi ta vie ?
-Hum... moui...
-Yoï Cylia ! Regardes-moi dans les yeux et réponds-moi !
Je fais se qu'il me demande, mais alors que j'allais réitérer ma réponse je n'y arrive plus.
-Je... je ne sais pas.
-Je comprends se que tu cherches à faire en entrant dans la marine, c'est pourquoi je ne t'empêcherais pas de l'intégrer même si je n'apprécie pas particulièrement l'idée. Mais si un jour il s'avère que ce n'est pas ce qu'il te faut, alors sois sûr que je me ferais le plaisir d'aller chercher tes fesses et de te reconvertir en pirate. Et que tu sois consentante ou pas, de toute manière tu finirais par t'y faire toi aussi.
-Pff... Tu te répète Le Phénix, deviendrais-tu sénile ?
-Yoï ! Moi sénile ? Je vais te faire comprendre tout de suite que je ne suis pas un vieux sénile.
Il se mets debout toujours les jambes dans l'eau et commence à avancer vers moi, un sourire machiavélique dessiné sur le visage. Je ne le sens pas là... j'aurais mieux fait de me taire. Je me relève brusquement mais la douleur dans la cuisse me force à redéposer un genoux au sol, lorsque je relève la tête il est déjà trop tard. Marco est debout à côté de moi, me surplombant de toute sa hauteur.
-Euh... je... ne le pensais pas, hein... je déconnais... tu... tu le sais ? N'est-ce pas... ?
-Trop tard, yoï. Je vais t'apprendre le respect.
Tout en disant ça il affiche toujours un sourire effrayant et fait craquer les os des mains.
Et subitement il me fait tomber sur le ventre me permettant tout juste de respirer par le nez qui est hors de l'eau. Il m'attrape un bras et me fais une prise qui me le tire en arrière, tout en s'installant à califourchon sur mon dos. Alors qu'il commence déjà à mettre à rude épreuve l'articulation de mon épaule me faisant pousser un gémissement plaintif, je me contorsionne pour arriver à parler en m'étant ma bouche à la surface.
-Aïe aïe aïe ! Je ne le... Aïe !
-Tu quoi ? Tu n'as pas terminé ta phrase.
Il m'appuie un peu plus sur l'articulation de l'épaule, tout en bloquant le reste du corps par son poids écrasant.
-Je le regrette ! Tu es dans la force de l'age, aucun doute !
-La prochaine fois que tu me manque de respect je te brise le bras, c'est bien compris ?
-Oui, parfaitement !
-Bien, maintenant que les choses sont à leurs places on peut revenir sur de meilleurs bases.
-Ou... oui oui ! Désolé !
Mais malgré ses mots il ne bouge pas et continue de m'écraser tout testant les limites de mon articulation.
-Vous...
-Non, tu.
-Tu... aurais la gentillesse de bien vouloir me libérer, je te pris ?
-Non.
-Mais j'ai plié devant ta demande !
-Yoï ! Tu n'as pas à te plaindre de mon comportement, à la prochaine remarque...
Il s'appuie d'avantage sur moi et mon épaule, il est ultra lourd... !
-Aïe aïe aïe ! D'accord d'accord ! Désolé !
-Bien, c'est mieux.
Il lâche mon bras et se relève, me libérant de son joug. Je me redresse et me rassois en poussant un profond soupir.
-Un problème ?
AAH !
-Nan ! Nan nan ! aucun !
Je fais de grand signe des mains pour accentuer encore plus ma position.
-Ok.
Il est... flippant.
-Je peux sortir de l'eau ?
-Pourquoi me demandes-tu l'autorisation maintenant ?
-Euh... donc... je peux alors ?
-Je ne suis pas un bourreau non plus, fais se que tu veux yoï !
-O...ok.
Je me lève prudemment pour ne pas me faire mal à la jambe et ne quitte pas Le Phénix des yeux.
-Et fais le nécessaire pour soigner ça.
-Oui bien sûr !
Je pars sans demander mon reste et file me soigner la cuisse avant de m'habiller. Je prends quelques fruits et les dévore avec appétit. Je n'ai pas envie de dormir franchement alors je vais attendre qu'il sorte pour profiter de sa compagnie pour discuter un peu. Enfin j'espère arriver à un dialogue qui ne finisse pas mal pour moi...
Après l'avoir attendu quelques minutes en grignotant quelques fruits à coque il finit par me rejoindre habillé comme à son habitude : sa chemise violette entrouverte sur le jolly roger des pirates de Barbe Blanche, son pantacourt bleu jean retenue par une large ceinture de tissus bleu cyan accompagné d'un paire de sandale à lacet. Ces cheveux blond sont humides et lui retombent sur la tête, lissés par le poids de l'eau. Quelques petites gouttes lui ruisselle sur le torse accentuant encore plus son charme déjà bien trop imposant à mon goût.
Il s'assoit nonchalamment à coté de moi sur la peau de jaguar qui recouvre mon tas de mousse qui me sert de lit. Il attrape quelques fruits que j'avais laissé à ma porté qu'il grignote tranquillement.
-Je vais m'occuper de t'entraîner pendant une semaine, mais je te préviens je ne compte pas te ménager. Après ça je te laisserais vu que je ne sais pas quand Garp va revenir te chercher, bien qu'il a été vu il n'y a pas bien longtemps sur les mers du nouveau monde.
-Ah ?
-Je ne peux pas rester plus sinon les gars viendrons me chercher, et je pense que si ils accostent sur cette île tu risques de perdre toute crédibilité auprès de la marine. Je vais éviter de t'enfoncer alors je ne resterais pas plus d'une semaine. On va en profiter pour t'apprendre à te défendre au corps à corps, tester et développer tes réflexes et ta résistance psychologique.
-Ok très bien, je t'en remercie. Mais bizarrement je ne me sens pas vraiment à l'aise quand tu parle de « développer ma résistance psychologique », tu veux dire quoi par ça ?
Il esquisse un sourire en coin des lèvres, il me fais son regard que je traduis comme : Tu va en prendre plein la tête. Je ne le sens pas vraiment ce coup là...
-Tu verras bien, yoï !
-Mouais...
-Un problème peut-être ?
-Non non non ! Aucun !
-Très bien ! Dans ce cas tu va me raconter ton expérience sur cette île, et me détailler les combats que tu as pu faire. Dès demain on passera à l'entraînement, on n'a pas beaucoup de temps alors on va tâcher de le mettre à profil autant que possible.
-D'accord.
-Je t'écoute, yoï.
À suivre...
(1) ensuqué : Assommer, frapper sur la tête, accabler; Être ensuqué, être apathique, endormi, engourdi.
