Précédemment...

Marco entraîne Cylia pour pour une durée d'une semaine, le 6ième jours ils se mettent en situation réel et ils échangent quelques coups. Toute fois il semble avoir quelque chose en tête car lorsque la nuit tombe il ne s'arrête pas, de nuages de pluie camoufle le ciel laissant nos protagoniste dans le noir.

Marco mets finalement un terme à l'exercice, mais contre toutes attentes il ne compte pas rester la dessus, il dit alors :

-Dis moi, as-tu consciences que ton uniforme fait de nous des ennemis mortels ?

-Ou... Oui...

-Je te fais donc une proposition, et ça sera la seule fois pour cette nuit. Accompagne-moi jusqu'au Moby-Dick et intègres nos rangs. Si tu acceptes on en reste là pour ce soir. Si tu refuse... il n'achève pas sa phrase.

Une terrible frayeur saisit Cylia qui est tétanisée, mais le pirate exige une réponse !

Chapitre 25 : marines et pirates alias chiens et chats ?

Je reste à genoux sur le sable, les bras tombants le long du corps figé dans cette position à cause de l'atmosphère oppressante. L'obscurité de la nuit ne me permet pas de voir quoi que ce soit et la pluie n'a pas cessé.

-Je te réitère mon offre, marine. Soit tu me suis bien docilement soit tu refuses et auquel cas... ce sera à tes risques et périls.

La pluie m'humidifie les vêtements, le vent glacial marin me laisse la peau découverte de mon visage froide. Je ne parviens pas à stopper mes tremblements mais ce n'est pas la fraîcheur qui me les causes... non... c'est cet homme, ce pirate. Dans la pénombre de la nuit et malgré les quantités d'eau qui s'écoulent en continue du ciel, des flammes bleu cyan apparaissent sur lui dansant au rythme du vent. Elles chassent l'obscurité proche autour d'elles, me laissant voir de mes propres yeux l'homme qui est à la source de mes troubles tout en me gardant dans l'ombre.

Son regard qui semblent ne rien transparaître en apparence me donne la sensation de me transpercer alors qu'il m'observe silencieusement de toute sa hauteur. C'est les yeux d'un Homme qui ne recule pas devant la bataille, un Homme avec l'expérience de la guerre, s'opposant farouchement à ses adversaires : la marine.

Et dans le cas échéant, je fais partie de la marine et donc de ses ennemis. L'hostilité qu'il dégage ne laisse pas le moindre doute sur ses intentions, c'est cela la causes des troubles qui s'épanouissent en mon sein.

L'adrénaline d'une situation de danger, les frissons de la peur de mourir, les pupilles qui se rétractent, les battements du cœur qui augmentent d'intensités. L'envie de fuir sans pouvoir le faire...

Je sens mes instincts les plus primitifs faire surface, le besoin primaire de survivre, je devrais logiquement le suivre docilement. N'a t-il pas dis que dans le cas contraire ce sera à mes risques et périls ?

C'est la première fois que je ressens une telle peur... je ne savais même pas que s'était seulement possible. Dois-je plier... ?

NON !

Je refuse de me laisser dicter ma vie par quelqu'un d'autre !

La seule chef d'orchestre c'est moi, je VEUX respecter mes principes alors je refuse de plier devant quoi que ce soit et même devant la mort.

Oui, je dois intégrer les rangs de la marine. Pour accomplir mes objectifs : Devenir forte pour moi, pour protéger les faibles et faire respecter un semblant d'ordre. Je dois être forte pour être gratifier des sourires de ceux qui sont incapables de se protéger, être forte pour pouvoir goûter à la liberté.

Si je veux répondre à mon désir de liberté ça commence par ne pas plier dès qu'un danger me fait face, peu importe le degré. Si je suis incapable de lutter alors je ne serais pas en mesure de respecter mon engagement de protéger les autres.

Non, je refuse de plier face à son chantage, je DOIS faire respecter mes positions ! Peu importe se qui m'arrive, advienne que pourra(1)... !

Je relève la tête, lui il la baisse pour m'observer.

Nos regard se croisent, tout son être est imposant.

Son regard passif en apparence n'est en réalité qu'une braise incandescente.

Les flammes bleus cyan qui crépitent çà et là sur son corps

font luire les replis de ses vêtements et les courbes de son visage

accentuant ses traits, faisant accroître l'aspect terrifique de ce puissant pirate.

Ses larges mains posées sur ses hanches lui donnent une posture

montrant sa décontraction, qui affirme par la même

son habitude face à ce type de situation de tension sans doute récurrentes pour lui.

Ses muscles massifs et sa carrure ont un juste équilibre entre l'imposant et l'élégant

le magnifiant, mais par la même ils épouvantent.

Son corps qu'on dirait sculpté n'a rien à envier aux plus belles sculptures des Dieux Grecs.

Et c'est à cela que je veux m'opposer...

Mais quand bien même il force le respect et inspire la crainte, je refuse de plier.

Je ne laisserai personne m'entraver de chaîne, je serais maîtresse de mon destin.

Et si je dois mourir, alors ce sera en ayant la tête haute.

Parce que je ne courberais pas l'échine devant la difficulté ou l'adversité.

Car je respecterai mes principes, je respecterais mes engagement,

sinon à quoi bon vivre ? Ma vie ne serait qu'échec.

Ma réponse est très clair dans ma tête, et il semble l'avoir remarquer car il exalte une atmosphère dominatrice. Mais je ne baisse pas les yeux, bien au contraire je lui soutiens le regard. J'accepte le défis et je ne compte pas perdre, je me relève et m'avance d'un pas raccourcissant la distance déjà bien trop courte entre nous. Puis, d'une voie ferme et dur je lui donne finalement ma réponse sans doute me coûtera chère.

-Je refuse votre offre, Marco le Phénix. Quand bien même je l'apprécie, je me dois de la décliner. Mon intégration sera dans la marine et pas ailleurs.

Il me réponds d'un ton glacial :

-Te rends-tu compte des conséquences de ton affirmation, marine ?

-Absolument.

Il avance d'un pas, je ne recule pas. Les flammes brûlent d'avantage d'intensité tandis qu'il me surplombe totalement. Un duel d'intensité entre nos regards se joue déjà, je garde ma position et lui ajoute :

-Je ne subirais pas les conséquences, je les accepte et avec fierté même pirate.


-Oh... Vraiment ?

Je ne lui réponds pas oralement, mais il comprends le message tout de même.

-Tu es un phénomène Cylia, alors soit ! Tant pis pour cette fois mais ce n'est que partie remise, il y aura d'autres occasions je le sais. Car tu iras suffisamment loin pour que l'on se retrouve de nouveau à l'avenir, c'est ton destin sois en sûr jeune apprentie marine.

Je le regarde incrédule... ça veux dire que... ?

-Bah...tu ne vas pas... enfin je veux dire... tu... tu ne...

La chute brusque d'atmosphère qui passe de lourde à détendue me laisse pantoise(2).

-Je n'ai pas dis que je te ferais du mal Cylia... tu me prends pour quoi ? Je compte bien un jour te reconvertir, mais te laisser tracer ta route pour le moment ne nous sera que profitable vu que tu vas progresser et donc augmenter ton potentiel. Par contre tu va faire de nombreux sacrifices qui serons douloureux pour toi, certains nécessaires et d'autres non mais c'est en partie grâce à ça que tu finiras par nous rejoindre. De plus ton regard est comme le notre, tu pourchasses avec acharnement la liberté et ça tu ne pourras jamais l'obtenir complètement avec la marine.

Un sourire cynique s'étire sur ses lèvres,

-Je sais que tu reviendras vers nous, et sois sûr qu'au bon moment on te forcera la main.

-Tu as tord, pirate ! Et je n'es jamais dis avoir le désir de liberté que je sache.

-Ce n'est pas tes paroles qui t'ont trahis...

Il approche son visage du miens et dépose son bras autour de mes épaules. Puis il me murmure au creux de l'oreille :

-Mais ton regard, ta posture et même tes réactions de ce soir. Tu ne peux pas me duper, gamine.

Je rougis à cause de la proximité subite. J'ai même senti son souffle chaud sur la peau humide et fraîche de mon visage, d'autant plus que malgré tout je me sens très petite face à lui. Mais étrangement, ce sentiment me plais... je suis vraiment bizarre... Peut-être un peu débile même, non mais franchement Cylia ?!

Je recule d'un pas vif pour remettre de la distance avec lui, tandis qu'il me regarde de manière sournoise. Comme s'il était satisfait... il m'énerve ! Ce pirate m'énerve !

-Pff... on lit en toi comme dans un livre ouvert.

-Que... quoi ?!

-Aller, on rentre. Si tu continues à frissonner comme ça tu va finir par tomber malade, et si ça arrive je devrais te ramener avec moi. Tiens, peut-être que tu devrais passer la nuit sous la pluie en fin de compte...

-Non ! Je vais rentrer dormir et manger !

-Ok, ok yoï. Je te ramène.

-Quoi... ?

Et sans me prévenir il se change en phénix, vu d'aussi près c'est vrai qu'il est... magnifique. Mais par contre il reste vraiment un pirate ! Il vient de m'attraper de ses serres mes épaules et nous ramène jusqu'à l'abri, pour atterrissage il me laisse vulgairement tomber dans l'eau de la crique tandis qu'il se dépose avec souplesse à coté de l'entré de la grotte.

Sans perdre de temps je suis sa trace et allume un feu une fois à l'abri. Je suis trempé jusqu'aux os, alors j'attrape un uniforme propre et me change. Je m'enroule autour de la peau de jaguar pour car je dois changer aussi de... culotte cette fois.

Une fois rhabiller je fais cuir de la viande sur le feu et y dépose à coté mes vêtements mouillés et m'installe aux cotés du phénix.

-Pourquoi tu m'as lâché dans la flotte ?!

-Ingrate, je te ramène et c'est tout se que tu as à dire ?

-Euh... merci. Mais pourquoi alors ?

-Pour te faire gagner tu temps, pas besoin de te doucher comme ça.

-Mouai...

On discute un peu de tout et de rien pendant le repas, ensuite on se couche dans le lit. Mais j'ai toujours beaucoup trop froid malgré le feu et la fourrure qui nous recouvre, je m'approche donc sans le vouloir vraiment d'une source de chaleur dans le lit : Marco, et m'endors rapidement une fois accroché contre la bouillotte humaine.

Le lendemain matin je me réveille aux aurores, le bruit incessant de la cascade couvre presque les cris des animaux de la jungle. Un petit air frais me caresse la peau visage qui n'est pas protégé par la fourrure. C'est bizarre, d'habitude le matin j'ai froids mais pas cette fois... je me sens bien.

J'ouvre péniblement les yeux pour me forcer à commencer à immerger, j'étais vraiment épuisé quand je me suis couché.

Mais alors que e me réveil complètement je m'aperçois que la raison pour laquelle je n'ai pas froids est que je suis blottie contre Marco. Il est allongé sur le dos, je tiens son bras fermement contre moi tel une peluche et ma tête repose sur son torse chaud couvert de sa simple chemise ouverte. L'une de mes jambes est posé sous la sienne et l'autre par dessus tandis que tout le haut de mon corps est recroquevillée contre son buste.

Instantanément je rougis vivement, je ne bouge pas et pivote juste ma tête pour regarder si par chance il dort toujours... et non. Il m'observe en silence et son regard deviens vicieux lorsqu'il croise le mien, ça doit faire un moment qu'il est réveillé.

Je me redresse brusquement et lui laisse un peu d'intimité, non mais franchement c'est la honte... ce n'est pas une bouillotte, ni une peluche Cylia c'est un pirate! Un pi-ra-te ! Ton ennemis donc un peu de tenue merde !

-Dé...dé... désolé !

Je pose ma main devant le visage rouge et me retourne dans le sens opposé à lui c'est à dire le mur.

-Ne t'excuse pas ça ne me dérange pas au contraire, tu peux t'attacher à moi si tu le souhaites ça me donnera une carte à jouer le jour où j'aurais à te reconvertir.

Je reste tournée face au mur mais lui réponds tout de même :

-Ça n'arrivera pas !

-Tu parles de quoi, du fait que je puisse te séduire ou que tu passes à la piraterie ?

-Des... des deux !

-Je suis certain du contraire yoï.

Je garde ma teinte rouge sur le visage mais je me lève et attrape un fruit pour déjeuner. Je m'assois par terre pour le manger, ce dernier a la forme d'une poire la consistance d'une mangue et la même couche de peau que les fraises. Le goût n'est pas mauvais, il rappelle un peu les litchi. Bref ce n'est pas un fruit commun... après avoir finis mon en-cas je soupir et regarde Marco toujours gênée en attendant la suite du programme de la journée.

-Je vais t'entraîner encore à l'usage de ton arme ce matin et je partirais avant le repas du midi.

-Oh d'accord.

-Vais-je te manquer ?

-QU... non ! Euh, oui... mais... euh...

Je bug grave ! C'est affreux...

-Exprimes toi clairement Cylia... oui ou non alors ?

-Pff... oui un peu, comme un ami je dirais.

-Oh... tu me vois de cette manière ?

-Je te vois surtout comme un pirate, point !

-Pourquoi n'essayes-tu pas de faire ton métier plutôt que de suivre docilement mes ordres ?

-Je ne suis pas gentiment tes ordres !

-Tu l'as fais toute la semaine.

-Flûte...

Je laisse échapper un énième soupire, c'est qu'il a raison mine de rien.

-Ne t'en fais pas on se reverra, sois-en sûr.

Je le regarde, lorsqu'il dit cela ses yeux montre qu'il est sérieux cette fois. C'est clairement une affirmation, bien que je ne sois qu'une apprentie actuellement ça veux dire qu'un jour je recroiserais son chemin ? Bon je penses que j'ai le temps avant d'avoir à me soucier de ça.

-Aller on va changer le cadre et s'entraîner dans la jungle au lieu de la plage, tu vas devoir faire attention à ton environnement.

-D'accord !

Les heures défilent et je prends de plus en plus d'aisances dans nos échanges, mes mouvements prennent en l'assurance est deviennent plus rapides. J'arrive à faire l'exercice malgré qu'il ne me facilite pas trop la tâche avec le cadre qui m'oblige à faire doublement plus attention, de plus il adapte son niveau pour garder une difficulté constante au fur et à mesure de mes progrès.


La mâtiné se termine avant même que je ne m'en rende compte et nous sommes interrompu par le bruit d'un escargophone qui sonne dans la poche de Marco.

Beuleu beuleu beuleu...

Beuleu beuleu beuleu...

On s'arrête et il sort un bébé escargophone de sa poche.

-Oui ?

-Ah commandant Marco ! Je sais que l'on a pas à s'inquiéter pour vous mais... vous allez bien ?

-Oui pas de problème, je vais rentrer soyez prêt à partir.

-Compris ! Mais... qu'est-ce qui vous a pris autant de temps commandant ?

-Une rencontre forte intéressante, yoï !

-Oh...

-Je vous expliquerai une fois que je serais de retour sur le navire, mettez le cap en direction du Moby-Dick j'ai un rapport à faire à Oyaji(3).

-Ok !

-Bien à tout de suite.

KATCHAC.

-Voilà, je vais te laisser à présent Cylia. J'espère que l'on aura pas à t'attendre trop longtemps.

-Humpf ! Merci pour ton aide, et je compte bien progresser rapidement. Je ne vais pas ménager mes efforts alors j'espère arriver rapidement à un niveau un minimum convenable.

-Je n'en doute pas, tu ne t'es pas ménagé cette semaine et ça t'a permis de grandement progresser je trouve alors si tu continues ainsi tu vas rapidement avoir un bon niveau. Et vu que c'est le vice-amiral Garp qui va s'occuper de toi si j'ai bien compris, je doute encore moins de tes futurs progrès. À bientôt Cylia, yoï.

Je me courbe en avant en signe de politesse,

-Merci pour tout Marco, à bientôt.

Je me redresse et le vois me faire un sourire du coin des lèvres, je lui rends au quintuple alors qu'il reprends sa forme d'oiseau légendaire au plumage de feu bleu cyan et or. D'un puissant battement d'aile faisant s'envoler quelques brin d'herbes à proximité il prends son envole laissant derrière lui une promesse qu'il a l'air de vouloir tenir. Je devrais peut-être m'en inquiéter... mais j'ai encore de la marge alors actuellement la seule chose qui me souci c'est que Garp vienne bientôt me récupérer car je n'ai plus de difficulté sur cette île à présent. Au contraire elle m'est agréable à vivre mais... je vais me sentir seul.

Je n'ai pas vraiment d'appétit ce midi car j'ai l'esprit troublé par les propos de Marco, je ne doute pas de mes choix mais l'avenir me réserve visiblement nombres de difficultés et de douleur. C'est cela qu'il sous entendait par « à tes risques et périls », maintenant je l'ai compris et je sais qu'il a raison il n'a fait que confirmer mes craintes.

Je suis sans doute un peu faible d'avoir ainsi peur des épreuves qui m'attendent mais... je les affronterais la tête haute ! Après je ne reste qu'un simple être humain rien de plus, alors je peux m'accorder un petit peu de faiblesse.

Je continu à m'entraîner sans m'arrêter afin d'éviter de trop penser, je répète avec dynamisme différents mouvements.

Maintenant que je suis seule je me permets de retirer le gilet de mon uniforme ainsi que mon t-shirt. Les quelques rayons de lumière qui traversent la cimes des arbres font briller la lame de couleur rouge orangé, malgré l'ombre et la fraîcheur de la jungle des goûtes de sueur perles sur mon corps s'envolant lors des mouvements où je mets toute ma force et mon agilité.

Même lorsque le soir tombe je ne fais pas demi-tour, je décide de rester à m'entraîner. La nuit s'en suit mais encore une fois, je préfère rester sur place et la pénombre me donnera une difficulté supplémentaire. À présent je n'ai plus peur des prédateurs nocturnes, et même lorsqu'il fait nuit noir je ne suis pas effrayé.

Je pense que pour me faire trembler de peur à présent il m'en faudra beaucoup, surtout après l'expérience de la veille...

Je continu toute la nuit, m'accordant de courtes pauses par moment afin de reprendre un peu mon souffle. Lorsqu'il fait de nouveau jour je décide d'aller me rincer à la crique, je vais regrouper mes affaires et aller sur la plage.

À présent je resterai la-bas en attendant que le vice-amiral Garp finisse par venir me chercher. Après tout j'ai juste besoin d'un lieu pour m'entraîner, le reste m'importe peu je n'ai pas besoin d'un endroit agréable pour me reposer.

Les jours s'enchaînent et Cylia prend en assurance, elle se renforce aussi bien physiquement que psychologiquement. Grâce à l'aide que lui a apporté Marco elle sait comment s'y prendre pour poursuivre ses exercices de maîtrise de son arme et du corps-à-corps. Elle s'entête à s'acharner sur ses entraînements ne se reposant que lors des repas et pour dormir de temps à autre de manière à rester en forme.

Finalement un jour elle aperçois un navire de la marine au loin...

Lorsque le navire lance les amarres à proximité du rivage de l'île, une chaloupe est mise à la mer et un marine y descends. Il rame jusqu'au bord de la plage, je mets mon sac sur le dos avec mes affaires à l'intérieur et m'approche de lui en mettant les pieds dans l'eau et il me confirme qu'il est là sur ordre du vice-amiral qui vient me récupérer. Pour le retour le soldat me laisse ramer jusqu'au navire, ce qui ne me pose pas de problème. Une fois à coté du navire de guerre la barque est attaché par un système de cordage qu'on nous lance depuis le navire, on est ensuite remonté grâce à un système de poulie.

Une fois à bord le Vice-amiral ainsi que plusieurs de mes « collègues » nous observe, ou plutôt... ils m'observent. Je ne me laisse pas perturber pour si peu et avance vers mon supérieur, il sourit tout en ayant les bras croisés.

-Oh oh... tu as changé, ce passage sur cette île t'a visiblement fait du bien. Tu vas directement à l'infirmerie on va te faire passer une batterie de test, une fois terminé on reprends après ton entraînement.

Je me mets au garde à vous et lui réponds d'un ton ferme :

-À vos ordres, monsieur !

Puis je me redirige vers les dortoirs afin d'y déposer mes affaires à côté d'un hamac libre et demande ensuite mon chemin pour aller aux infirmeries.

À suivre...


(1)advienne que pourra : quoi qu'il puisse se passer la décision est prise.

(2) pantoise : qui est suffoqué, interloqué par la surprise.

(3)Oyaji : Père en japonais il se lit aussi おやじ .