Précédemment...

Lors de sa visite médicale il est révélé à Cylia qu'elle se serait éveillée au Haki. Très surprise de cette révélation elle fait un rapport détaillé au vice-amiral en omettant bien évidemment sa rencontre avec Marco.

Lorsque vient finalement la nuit elle ne perd pas de temps à trouvé le sommeil, bien trop contente de retrouver son hamac. Malheureusement une alerte au pirate est déclaré et elle se retrouve a devoir repêcher les survivants dans la mer glacial sous la vigilance d'une équipe chargé de mettre en-joue les criminels en prévision de leurs possibles attaques surprises à l'égard des hommes qui s'occupent de les ramener au navire.

Et l'inévitable arrive, l'un d'entre eux se fait trouver la tête sous les yeux de Cylia...

Chapitre 27 : entraînement made in Garp

Une telle chose me laisse interdite, le seul geste que je fais est le battement de mes jambes par automatisme afin de rester à la surface contrairement à cet homme qui coule lentement au fond des abysses de la mer. Derrière moi j'entends les cris de mes collègues, mais malgré leurs répétitions je n'arrive pas à réagir.

Ce n'est que de longues minutes après que je finis par réagir, suite à un énième rappel provenant du navire de guerre derrière moi.

-L'APPRENTIE ! RÉPONDEZ !

-Ah ! PAR... PARDON ! R.A.S !

-Merde vous ne pouviez pas répondre plus tôt ?! Incapable !

-DÉSOLÉ MONSIEUR !

-Poursuivez les recherches au lieu de rêvasser !

Malgré une boule au ventre et une grosse gêne à cause de cet événement j'obéis et reprends les recherches, mais je n'en trouve pas d'autres. Par contre de nombreux coups de feu résonnent au cours des heures qui suivent.

PAN !

PAN ! PAN !

PAN !PAN !

PAN !

Un court silence suit les dernières rafales de tirs.

-LES GARÇ, C'EST BON ! TOUT LES PIRATES SONT SOIT MORT SOIT EN CELLULE ! RETOUR SUR LE NAVIRE ! BON BOULOT. Rugis la voie portante du Vice-amiral.

Je retourne à la nage vers le navire de guerre et remonte près plusieurs de mes collègues à l'aide d'une corde sur le pont. Une fois sur place je redescends au dernier niveau de l'intérieur du navire où se trouve les douches et les dortoirs. Suite à une douche brûlante je retourne au lit, habillée de l'uniforme que je dois porter le lendemain, enfin... tout à l'heure plutôt.

Le réveil se fais évidemment à l'aube, les lumières des néons sont allumées par ceux qui sont chargés de nous réveiller et un bruit de mécontentement s'en suit. Certains se mettent un coussin sur la tête afin de grignoter encore quelques minutes supplémentaires, moi je suis déjà plus ou moins réveillée car dès que je trouvais le sommeil j'avais un cauchemar...

Je m'assois sur le rebord du hamac en cordage blanc mes pieds pendent à quelques centimètres du sol, je me frotte les yeux puis me claque le visage avec les mains. Je ne dois pas me laisser abattre, j'en verrais bien d'autres des mises à mort car dans cette société c'est chose courante. Alors si je voulais vivre une vie paisible je n'ai clairement pas choisi la meilleure méthode. Mais j'ai décidé d'intégrer la marine et de devenir forte en ayant connaissance de cause.

Je saute de mon lit et arrange un peu mes vêtements. Je me dirige vers les douches, une fois sur place je croise quelques uns de mes collègues cheveux trempés vêtu d'une simple serviette de petites gouttelettes d'eau ruissellent doucement sur leurs fermes pectoraux. Je détourne le regard et cache ma gêne tant bien que mal, je me concentre sur moi-même en me regardant dans le miroir et récupère un peigne à cheveux que je rince rapidement à l'eau avant de m'arranger la coiffure. Après mettre rincé le visage je quitte rapidement les lieux pour monter jusqu'au réfectoire qui est au premier niveau sous le pont pour y prendre mon petit déjeuné.

La salle est évidemment recouverte de bois aussi bien sur les murs qu'au sol. Des tables en métal gris sont alignées et quelques soldats discutent assis sur les bancs en train de prendre leur repas. J'attrape un plateau et récupère un tasse de lait chaud un croissant encore fumant et un verre de jus d'orange bien frais. Je m'assois dans un coin un peu à l'écart.

Une fois terminé je dépose mon plateau sur un tapis roulant avant de quitter les lieux par les grandes portes battantes bleu. Je me rends ensuite vers le bureau du vice-amiral où j'espère le trouver.

Une fois devant la porte je toque trois fois, avant d'entendre une réponse.

-Entrez !

J'ouvre et avance jusqu'au bureau sur lequel se trouve un journal et une tasse de café.

-Bon Cylia, tu va à présent te bander les yeux avec ça.

Il ouvre un tiroir de son bureau et y sort un foulard noir. Il se lève et se place derrière moi puis me l'attache fermement, il est tellement opaque que je n'y vois rien du tout...

-Tu ne te l'enlèveras plus à présent jusqu'à nouvel ordre, sauf sur demande d'un médecin.

-Je dois garder ça en toute circonstance ?

-Ouais ! Quoi qui se passe tu gardes ça devant tes yeux. C'est un ordre.

-Hum... très bien monsieur.

-Tu vas nettoyer le sol en attendant notre arrivé à la base.

-Oui monsieur !

Je le lui fais le salut de la Marine avant de faire demis tour, j'avance de quelques pas espérant que la sortie juste derrière moi et par chance c'est le cas, je referme la porte en sortant. Alors le pont... il me semble qu'il est au niveau du carrefour du couloir, à gauche. Je marche d'un pas très hésitant une main placé devant moi pour contrôler que je ne me cogne pas.

Après plusieurs pas je sens un léger courant d'air, signe que je dois certainement être au carrefour. Je pivote et avance lentement vers la gauche, je finis rapidement par tomber sur une porte qui donne sur l'extérieur.

Maintenant que je suis sur le pont il va me falloir trouver le matériel... il doit être en principe sur le pont inférieur dans le placard d'une petite remise. Je ne connais pas assez bien le navire pour le trouver sans aide... il me faut demande à quelqu'un.

Mais la difficulté est de trouver ce « quelqu'un »... car je vois que dal' là ! Bon, si je me concentre peut être que j'arriverai à me faire une idée des présences qui sont sur le navire. Je me décale de l'entrebâillement de la porte puis m'assois en tailleur. J'inspire et expire doucement, au fur et à mesure que je me concentre je n'entends même plus les bruits parasitaires environnant.

Même le courant d'air frais de la mer ne me fais plus rien, je ne sens plus l'odeur de l'océan. Je ne m'intéresse qu'à une seule chose : savoir qui et sont les personnes sur le pont.

Le temps s'écoule sans que je ne m'en rende compte, étant bien trop concentré sur mon action actuelle. Je n'arrive à rien voir encore... mais étant de nature très persévérante je poursuis l'exercice.

Ça finit par porter ses fruits ! Je suis certaine de ressentir des présences humaine sur le pont, bon je m'en doutais mais je dois en savoir plus... où sont-ils?Je suis vers l'arrière du navire, il n'y a personne à côté de moi. Par contre ceux présent aux alentours sont situés en face de moi, je ne perçois rien derrière même si il est possible que je me trompe.

De toute manière leur localisation précise m'est impossible à déterminer, quand à savoir combien ils sont je n'en ai aucune idée. Je n'arrive pas du tout à avoir d'information sur mon cadre, mais je connais tout me même un peu le pont du navire, et il y a des rambardes tout autour du bâtiment duquel je viens de sortir. Et normalement il dois avoir un escalier pour descendre.

Je me relève et tente de trouver le passage, que je trouve en tâtonnant la rambarde. Une fois descendu je reste concentré pour essayer de trouver mes collègues à proximités. Il me semble ressentir quelque chose vers là... je m'y dirige, et me mets place devant l'un d'entre eux. Enfin... je crois, et ça vaudrais mieux pour moi sinon je vais avoir l'air... conne.

-Hum... seriez-vous où est la remise s'il vous plais ?

Pas de réponse.

-C'est à moi que tu parles par hasard ?

Ça viens de derrière moi, pas bien loin. C'est sans doute la personne à laquelle je voulais effectivement parler. Je me retourne avant de lui répondre un peu gêné :

-Oui en effet... désolé hé hé...

-Mais pourquoi tu as... laisses moi deviner, un exercice du vice-amiral ?

-Oui...

Il s'approche de moi et m'attrape d'une main ferme le poignet et me tire à sa suite.

-Je t'y amène, mais tu as plutôt intérêt à vite pouvoir user un minimum de ton haki sinon tu n'as pas finis d'en chier.

-Ou... oui.

On avance d'un pas vif, il finit par me lâcher et je l'entends ouvrir une porte. Puis un bruit d'eau qui s'écoule, suivi par le grincement d'un robinet qui est refermé.

-Tiens voilà la serpillière et le saut.

-Merci !

Il referme la porte de la remise et commence à partir.

-Bon courage ! M'encourage t-il en s'éloignant.

J'attrape mon « outil de travail », la trempe avant de la glisser sur le parquet. Je recommence l'opération en continue tout en me déplaçant avec mon saut un peu au hasard sur le pont du navire. Parfois il m'arrive de me cogner dans des murs des portes ou diverses choses qui traîne çà et là faisant rire les autres marines qui assistent à la scène en se moquant.

Après plusieurs heures j'entends beaucoup plus de mouvement sur le navire, ça s'active de partout et des ordres sont crié ont arrive à notre destination...

Je me fais bousculer par quelqu'un qui ne prends même pas la peine de s'excuser, je tombe et entraîne le saut d'eau dans ma chute. Je soupire avant de me relever et commence à essuyer le sol.

Une fois terminé je vide par dessus le bastingage du navire l'eau sale et me décide de chercher la remise. De tête j'arrive à peu près à me souvenir tout le chemin que j'ai pris dans la mâtiné. Donc malgré une bonne part de chance j'arrive finalement à la trouver, je demande confirmation à un passant qu'il s'agit bien là du bon endroit avant de ranger dans un coin le matériel.


Nous sommes maintenant à l'arrêt, l'encre a été jeté et le vice-amiral a demandé à se que je le suive. Comme il a une grande stature et une aura imposante j'arrive sans peine à garder sa trace, par contre je suis obligé de trottiner à quelques reprises afin de ne pas me faire trop distancer. On rentre dans aucun bâtiment par contre il me conduit jusqu'à une grande cours.

-Mets-toi ça dans le ventre.

Il me jette quelque chose, je l'attrape et reconnais dans la forme de l'objet un sandwich. Je ne me fais pas prier, j'ai plutôt faim et je redoute un peu se que je vais avoir à faire...

-Bien ! Ne bouge pas.

SPLAF

Il m'a renversé dessus un truc liquide un peu visqueux et particulièrement... puant. J'en suis complètement trempé et ça dégouline au sol. Beeeuuurk... je ne veux pas savoir se que j'ai sur moi car franchement ça pue.

-Voilà tu as la cours à ta disposition elle est sécurisé pour ceux à l'extérieur, tu y sera enfermé avec un loup de l'île de Big Size. Ton odeur va l'extier et il va frénétiquement te poursuivre. L'exercice est simple, tu ne dois pas mourir c'est tout. Ne t'inquiète pas, je vais rester à coté si jamais il t'attrape j'interviendrais avant qu'il ne te dévore entièrement.

Qu'il me quoi ?!

Il recule et s'assoie sur une chaise.

-C'est bon les gars, lâchez-le !

-OUI MONSIEUR !

CLIIINNG !

Une lourde chaîne tombe au sol.

GGGRRRRRRRRR ! Un puissant hurlement de loup sonore retentit non loin moi.

Oh... je ne le sens pas... cette chose est clairement très dangereuse... il dégage une hostilité qui m'est clairement destiné. J'en ai des frissons dans l'échine... mais je n'ai pas à m'inquiéter le vice-amiral Garp est...

RRRRRR... ZZZZ...

-HEEEEYY !

IL DORT !

TAP TAAAP TAAAAP !

HAAAOOUUWWW !

-IIIIHHH !

Je pars en courant tout en hurlant pour sauver ma peau dans la direction opposé au loup, qui au vu de la puissance des cris qu'il vient de produire est d'une taille démesuré.

Alors que je cours le plus vite possible j'entends les pas du loup se rapprocher. J'accélère le rythme avec désespoir, mais quelques temps après je me retrouve au sol à cause d'un choc violent contre un grillage. Certainement l'un des côtés, je dois me souvenir globalement de la distance que je viens de parcourir. Je me relève et me mets dos au grillage, le loup ne ralentit pas du tout il semble complètement épris par la folie si je me fie à la peur qu'il éveille en moi et à son rythme frénétique de course.

Finalement une fois proche la créature se prépare à me sauter dessus, je m'accroupis au moment où elle freine pour entamer son saut et profite d'avoir les jambes ainsi fléchis pour prendre de l'élan pour reprendre ma course alors que la créature se retrouve écrasée contre le grillage. Cette fois je longe le grillage, après avoir perdu quelques secondes pour reprendre ses esprits le loup repart à ma poursuite.

Malgré que j'ai pu gagner un peu de temps avec sa chute, la distance est cette fois encore plus courte qu'elle ne l'était avant sa perte de conscience. Ça va être dangereux, je n'ai aucun autre choix que de faire demi-tour et lui passer par dessous juste avant que je me cogne contre l'autre extrémité de la cour. Il ne devrait pas pouvoir s'arrêter et va certainement se ramasser contre le grillage.

Enfin j'espère vraiment parce que sinon ça serait pas bon du tout... non je ne dois pas penser négatif et me concentrer à la place. Ça n'est pas bien différent des fois où j'ai combattue les créatures de la jungle, et j'arrivais à me débrouiller. Alors il n'y a aucune raison que ça ne soit pas pareil, je ne dois pas me laisser dominer par l'adrénaline du combat ni par la peur primitive d'être une proie traquée.

Oui, je dois rester calme, sereine, confiante, et surtout courageuse. Il n'y a que comme ça que j'arriverai à voir sans mes yeux se qui m'entoure. Je suis certaine... que c'est comme ça que je dois m'y prendre. Je le sais, je le ressens...

Les bruits de pas très vifs de l'animal à ma poursuite se font de plus en plus dangereusement proches. Mais ce n'est pas le bon moment, je dois encore attendre... je ne suis pas arrivée à l'un des bords de la cour.

Tap ! Tap ! Tap !

Pas maintenant...

TAP ! TAP ! TAP !

Toujours pas...

TAP ! TAP ! TAP !

Non non patiente !

Ça y est je... je la vois, j'en suis certaine le grillage n'est plus qu'à quelques mètres devant moi.

Je fais une foulé supplémentaires avant de me retourner brusquement, faisant face au loup. Je sens son souffle chaud sur mon visage, je baisse la tête et avance sans hésiter. Pris au dépourvu par sa propre vitesse et sa taille bien trop massive je lui passe entre les pattes. Trop heureuse d'être encore en vie je me laisse un peu trop aller se qui me coûte de me retrouver à terre à cause de la queue poilu de l'animal qui me fouette juste au moment ou j'allais pouvoir sortir de son ombre noir.

Maintenant que je suis à terre mon plan tombe à l'eau car le temps que j'allais gagner sur le loup je le reperds car je dois me relever de ma mauvaise chute.

La logique vaudrais que je fasse se que mon instinct me pousse à faire : fuir. Mais ce n'est pas la peine, je perdrais dans ce cas la. Je cours de quelques foulées pour prendre une distance correct avec l'animal.

Il se redresse enfin et se retourne vers moi, je fléchis les jambes et me prépare à esquiver l'attaque qui va arriver.

Alors que j'allais me retrouver de nouveau sous l'ombre du loup qui vient de sauter, je m'oriente vers le coté opposé au grillage que je longeais jusqu'à présent et saute en m'élançant le plus fort possible. Je me réceptionne tant bien que mal en faisant quelques roulages et me redresse de nouveau face à lui, les jambes fléchis prêtes à éviter sa prochaine attaque.

Il se tourne vers moi, il est trop près pour sauter et il va faire autre chose. Subitement je recule d'un pas vif, il vient d'essayer de me mordre avec son énorme mâchoire. Je ne perds pas mes moyens et reste concentré pour voir ses mouvements et les connaître à l'avance sans avoir à user de mes yeux.

Je commence à connaître cette situation à force, mais cette fois mon adversaire et trop dangereux. D'ailleurs que fait Garp? Je veux le savoir...

J'essaye de me concentrer tout en évitant les coup de pattes et de croc du loup fou. Mais je devrais y arriver à trouver sans grand mal le vice-amiral, car dégage une aura très puissante.

Il n'a pas bougé d'un centimètres... dormirait-il encore ?!

On continue de « jouer au loup » avec mon nouveau ami pas très amical durant des heures. Je remercie sincèrement d'avoir eu le temps de m'être améliorer aussi bien sur le plan physique que pour l'endurance car là je pense que s'il m'aurait laissé ainsi avec ce « truc » dès les premiers jours, je serais déjà morte depuis belle lurette.

Suite à une énième esquive la bulle qui sortait du nez de Garp finit par s'éclater.

PAF !

-Ah ! Je m'étais endormis. Hum tu a l'air encore en vie finalement. Je peux donc te laisser, te surveiller ainsi m'a donner faim...

Non mais il est sérieux ?! Il reconnaît avoir dormir et il prétends qu'il me surveillait ?!

-EH ! RESTES CONCENTRÉ !


Un puissant coup de patte du loup me fais voltiger de plusieurs mètres plus loin. Le loup fier d'avoir pour la première fois réussi à me toucher hurle avant de bondir pour tenter de me maintenir définitivement au sol.

La violence du choc du la chute me coupe complètement la respiration et me fais cracher quelques gouttes de sang. Mais tout en toussant je me relève immédiatement et me jette avec force devant moi enchaînant une nouvelle fois une roulade.

Je me redresse tout de suite et m'essuie une trace de sang au coin de la bouche d'un revers de la main. Je souris en repensant que l'entraînement de Marco vient peut être de me sauver la vie... Je me remets en position prête à éviter les nouveaux assauts du loup.

-Hum... je peux te laisser tu arriveras à t'en sortir. Tâches de ne pas mourir si possible, je reviendrais te chercher plus tard !

Il va me laisser donc seule ? Bon jusqu'à peu il dormait donc ça ne change pas grand chose pour moi au final.

Le loup est en colère d'avoir raté aussi près du but, je peux sentir sa frustration... et grâce à sa folie il perd énormément d'énergie bêtement. Donc s'il continue à se rythme il sera mort de fatigue avant moi.

Les heures s'enchaînent jusqu'à se que le soleil commence à se coucher, mon adversaire s'essouffle de plus en plus. Il laisse de grandes quantités de bave couler par terre depuis sa langue qui sort de sa bouche, et il respire très bruyamment. Il s'arrête, ce n'est pas bon je veux qu'il continu moi. C'est pas le moment qu'il se repose au contraire, il va pas tarder à atteindre ses limites. Je prends un air hautain et commence à le provoquer :

-Bah c'est tout ? Tu n'as rien de plus dans le ventre ? Gros lard... tu as tellement de graisse à ne jamais bouger ton sale cul qu'une petite chose tel que moi t'es à présent supérieur ? Pff... ha ha ha ! Quel raté...

GGGRRRRRRRRR !

Hé hé... c'est énorme, j'ai vraiment l'impression qu'ici les créatures arrivent à comprendre le langage humain. J'ai de la chance car il perd beaucoup d'énergie inutilement et maintenant que je l'ai provoqué et attisée encore plus sa colère il fait beaucoup plus de gestes inutiles.

Le soleil a maintenant disparue à l'horizon et la nuit à pris ses droits, le faible clair de lune est compensé par la lumière des spots de la caserne. Pour moi ça ne change rien, je ne vois de toute manière rien avec le bandeau sur mes yeux.

On continu notre danse furieuse qui brise le silence imposant des alentours causé par la nuit. À mon plus grand malheur et au bonheur du loup je me prends quelques fois des coups très mal placés, heureusement ceux que je me suis pris n'étaient pas mortelles. Mais quand il enchaîne après avoir fais mouche sans même me laisser la moindre micro seconde de répit je remercie silencieusement Marco d'avoir était aussi rude avec moi. Car ses coups étaient bien aussi douloureux voir pire pour certains que ceux que je me prends de mon adversaire actuel.

Au beau milieux de la nuit, le loup finit par s'écrouler définitivement à terre, mort de fatigue. Et cette fois il n'est pas prêt de se relever à mon avis...

Évidemment Garp ne revient pas, et je ne peux pas dormir car ce serais prendre le risque de me faire tuer dans mon sommeil par l'animal. Je pue trop... je retire mon gilet et mon t-shirt, me laissant pour seule vêtement en haut une bande de tissus fermement attachée qui me maintient et me cache ma jeune poitrine.

J'attends donc tout le reste de la nuit assise sur la chaise abandonnée par le vice-amiral en luttant contre le sommeil. À l'aube Garp revient à la charge, il est suivit par quelques soldats et d'un gros chien ultra musclé type boxer tenu à distance par un manche dont l'extrémité est attaché au collier de pique porté autour du cou de l'animal. Un autre soldat porte une caisse en métal... qu'est-ce qu'il va encore me faire cette fois ?

-Les gars ramenez moi ça à sa cage. Oh bravo d'être encore en vie Cylia...

Quelques uns des soldats attrapent le loup et lui mettent une muselière avant de le traîner à plusieurs plus loin. Le couvercle de la caisse en métal est ouvert, tout de suite le chien réagit et commence à s'exciter tellement qu'un second homme est obligé d'aider celui qui le tient. Pas très rassurant...

Dans la caisse il y a de la viande attaché à une corde. Le soldat s'approche de moi avec et me l'attache autour de la taille. Il ne va pas faire se que je pense...

-Lâchez le chien maintenant.

Et pourtant si il va le faire... ils lâchent le chien qui me regarde avec des morceaux de viandes à la place des yeux et un gros filet de bave qui dégouline de sa gueule pourtant fermé.

-Gentil...

Il avance doucement vers moi.

-Gentil le chien chien... je ne suis pas de la viande...

Il bave encore plus et commence à trottiner maintenant. Je commence à marcher en reculant. Je tente vainement de le convaincre que je ne suis pas de la nourriture mais il se mets à me courir après avec toujours des morceaux de viande à la place des yeux. Je me retourne et commence à courir poursuivi par un chien après une nuit blanche et tout ça en ayant toujours les yeux bandés...

Les entraînements de Garp sont vraiment géniaux...

À suivre...