Précédemment...

Cylia a commencé à faire plus ample connaissance avec les parents de Misa, Aki et Maria. Tous ensemble ils passent de bons moments et même si le père doit travailler à la confection d'une arme pour un capitaine pirate, il profite des soirées pour commencer la tournée des bars accompagné de Cylia.

Chapitre 30 : Les vacances

Je me réveille doucement, je n'ai ni fermé les volet ni la fenêtre en rentrant du bar hier soir. Même si les rideaux atténuent la lumière du jour ma chambre est très éclairée, le courant d'air est l'oxygène de l'extérieur est toute fois fort agréable de bon matin...

Je m'étire tout en restant confortablement calée sur le lit, la couverture ma permise de ne pas avoir froid et de bien dormir. Sans retirer ma tête du coussin trop moelleux je jette un rapide coup d'œil au réveil à cloche posé sur la petite table de chevet contre le lit.

Woua il est midi... ça faisait un bail que je n'avais pas fait la grasse mat' ! Je me lève tranquillement et retire mon pyjama pour enfiler un chemise à manche longue rouge foncé, les deux derniers boutons restent ouvert par flemme laissant un décolleté. Accompagné d'un court short en jeans ancien, je mets la première paire de chaussure qui me passe sous la main c'est à dire une petite paire de ballerine noire. La douche attendra ce soir...

Après un coup de brosse à cheveux je vais dans le salon, j'y trouve Misa et sa mère en train de regarder un album photo. Lorsqu'elles me remarquent Maria se lève et me propose gentiment de déjeuner tandis que sa fille me taquine disant que j'ai trop abusé de l'alcool hier soir...

-Ah ah, ça ne te ressemble pas te lever aussi tard Cylia. Fais attention à boire autant tu va devenir alcoolique et ce n'est pas très féminin !

-Peu m'importe, ça ne m'empêchera pas d'en profiter même si ça devait arriver ! Et sinon, Aki c'est levé ?

-Non papa est encore au lit.

-J'irais le chercher vers une heure s'il n'est toujours pas debout,précise alors Maria.

-Hey on va à la plage cette après midi ?! Propose enjoué Misa.

-Je ne suis pas contre mais... je compte sur vous en cas de problème hein ?

-Que pourrait-il donc t'arriver ma petite ?

-Maman, elle est une utilisatrice de fruit du démon donc elle ne peut pas nager.

-Ah... je vois. Tu m'en avais parlé dans une lettre c'est vrai ! Nous ferais-tu le plaisir de te contempler sous ta forme d'oiseau ?

-Euh... si ça vous fais plaisir.

-Hé ! Tu sais maman, c'est vraiment génial de voler avec elle ! Par contre c'est pas facile de tenir en s'accrochant juste aux plumes.

-Oh ! Je n'en doute pas chérie ! Ça doit être fabuleux. Mais si tu as du mal à tenir on pourrait demander à Monsieur Troussequin de faire une selle qui pourrait s'adapter.

Je recrache tout le lait que j'avais dans la bouche en entendant la proposition de Maria. Une selle ?! Et puis quoi encore, je ne suis pas un canasson !

-Ça n'a pas l'aide te plaire... désolé...

Elle attrape une éponge et nettoie les saletés laissées par mon petit déjeuné.

-Non c'est moi qui suis désolé Madame.

-En faite maman, Cylia à mauvais caractère la dessus. Il n'y a que moi qu'elle a accepté de porter sur son dos. On a fais un bon duo et ça a aidé pendant nos qualifications à la Marine.

-Je n'aurais peut être pas du faire cette proposition tout de même...

-Ne vous en faites pas.

-Maria ! Me reprend t-elle fermement.

-Maria, désolé... j'accepte de le faire, ça pourrait faire très plaisir à Misa de pouvoir grimper sur mon dos en toute sécurité.

-Oh oui oui !

-Très bien, dans ce cas nous irons le voir avant d'aller à la plage. D'accord ?

-Ouiii !


Nous quittons la maison pour nous diriger directement vers la boutique de Mr. Troussequin, elle est facilement reconnaissable grâce à la selle géante décorative sur le toit ainsi que l'enseigne géante en lettre jaune fluo au dessus de l'entré qui forment le mot « Sellerie ».

J'ai vraiment la sensation d'être un vulgaire canasson à qui on va acheter une selle... c'est frustrant. On passe la palier de la porte, en entrant Maria discute avec un homme qui est certainement le confectionneur.

Il a de très grandes jambes anormalement fines, comme s'il était sur des échasses. Il porte un short jaune laissant voir ses poils brun et des chaussures de ville en forme de canaris aux pieds, accompagnés d'une chemise de la même couleur et un tablier en cuir blanc. Sur sa tête il a un haut de forme blanc avec un liseré jaune et des oreilles de lapin. Il porte des lunettes de soleil blanche en spirale et ses deux dents de devant ressortent, le faisant zozoter lorsqu'il parle. Encore un homme qui est très... atypique.

On dirait un fou... et c'est à lui que je vais laisser la confection de ma selle ? Enfin, c'est bien sur Hand Island qu'il y a les meilleurs artisans du Shin Sekaï. Et si Maria lui fais confiance alors c'est que ça doit être une personne talentueuse malgré son look... après tout l'habit ne fais pas le moine !

-Oh, bien zur Madame Storm. Zeu devrais être capable de conffffeeeccctionner une selle à votre piiiiaaaaf !

Piaf ? Il vient de me traiter de piaf ?! Je vais en faire un civet de lapin de cet égocentrique ! Misa qui a bien vu mon regard noir me prends par le bras et me tire à l'extérieur de la boutique avant qu'un drame ne survienne. On attend ainsi plusieurs minutes jusqu'à ce que l'artisan sorte accompagné par Maria.

-Mettez vous en forme de piiiiaaaaf.

-Ne me donnes pas d'ordre saleté de £&$ *% !

-Pfffeeeu ! Il croise les bras et me tourne le dos. Zeu ne la ferais pas.

-Allons Monsieur Troussequin, faites le pour Aki je vous pris...

-Hey me murmure Misa, ne fais pas ta tête de mule pour une fois et obéis. Il n'est pas très facile comme homme mais tu n'auras pas plus fiable que lui, et notre commande est assez spécial...

-Pas question que j'obéisse à un abruti pareil !

-S'il te plais Cylia... fais le pour moi... hein, Onee-chan ?

Elle fais des yeux de chat poté pour appuyer sa demande.

-Arg...

-S'il te plais, s'il te plais, s'il te plais... Dit-elle en accentuant d'avantage son regard.

-AAAAHHH MINCE À LA FIN !

Ne pouvant en supporter d'avantage j'use de mon fruit du démon afin de troquer mon habituel aspect humain contre celui de l'Alicanto. Mes deux bras sont remplacés par des ailes, mon corps humain se change pour laisser place à celui d'un oiseau bien plus massif à l'apparence d'un faucon au plumage or. Maria et l'autre casse pied me regarde de manière stupéfaite tandis que Misa plus habituée esquisse un sourire.

Mais l'autre n'a pas l'air décidé à accéder à notre requête, car il se reprend vite et fait du boudin comme le ferait un enfant pourri gâté.

-Pffffeeeu ! Zeu ne chanzerai pas d'avis !

Là, c'est la goûte d'eau qui fais déborder le vase. Je reprends forme humaine et avance vers la source de ma colère d'un pas déterminé. Je l'attrape durement par sa chemise l'obligeant à se courber, une fois son col à ma porté je l'attrape pour lui mettre son visage à quelques centimètres du mien. Je lui adresse mon regard le plus noir avant de lui parler d'un ton anormalement calme qui se révèle particulièrement menaçant :

-Alors maintenant du con tu vas bien m'écouter. Soit tu fais gentiment se qu'elles t'ont demandé, soit tu continu à te comporter comme une merde et je te refais le portrait. Oh, et si jamais tu me rappelles une seule fois « piaf » je t'éclate. Donc pour résumer : soit on est amis tout les deux, soit c'est l'inverse et tu en connais maintenant les conséquences. Ta réponse ?

-Zeu... il me regarde apeuré, zeu vais vous la faire !

-Bien ! C'est cool alors.

Je le relâche et lui fais un sourire, il me regarde à la fois perplexe et intimidé.

-Vous pouvez reprendre votre forme que zeu prenne vos mesure s'il vous plais ?

-Oui bien sûr.

Je m'exécute et sans perdre de temps il passe un mètre souple à différents endroits de mon corps. Après une bonne trentaine de minute il affirme avoir terminé, il nous explique qu'il en aura pour une semaine.

Nous le remercions poliment et retournons à la maison pour y récupérer des affaires de plage et enfiler toutes les trois nos maillots de bain.

Une fois enfin au bord de la mer nous nous installons dans un endroit tranquille où nous sommes nous trois. Misa avec son corps aux formes enfantines mais qui est très féminines à choisi un ensemble deux pièces avec des rayures de couleur blanche et abricot, le bandeau au niveau de sa poitrine à de la dentelle et son bas à la forme une courte jupe. Ça va très bien avec sa morphologie et sa chevelure blonde brille sous les rayons du soleil.

Sa mère a mis un maillot une pièce de couleur prune dos nu qui donne à cette femme au corps mure et aux formes généreuse un grand charme.

Quand à moi, j'ai choisi un bikini rouge foncé à ma juste taille. Il se marie très bien avec mes cheveux de couleur cuivré, deux fines ficelles forment un nœud de chaque coté de mes hanches.

Nous profitons autant du soleil pour bronzer que de la mer pour nous rafraîchir. Cette après-midi est un vrai moment de pur bonheur passé entre femme.

Lorsque le soir arrive nous nous décidons de faire demi tour et de rentrer à la maison, nous récupérons nos affaires nous habillons et prenons le chemin du retour. Une fois arrivé Maria et sa fille cajolent Aki qui est dans son atelier, quand à moi je le salue amicalement.

-Ah Cylia, on se remets ça ce soir-su ?

-Vous voulez que l'on retourne boire un coup ?

-Ouais-su !

-Chéri, je tu n'abuses pas de l'alcool ce soir. Sinon...

-Promis ma prunelle-su !

La fin d'après midi ce passe tranquillement, nous discutons diverses choses jusqu'au repas. Une fois sortie de table le soleil a laissé place à un croissant de lune. Aki et moi sortons tout les deux bras dessus bras dessous impatient à l'idée de passer une nouvelle soirée arrosée accompagnés par divers amis.


Le petit courant d'air frais de la nuit est agréable, juste à la température idéal ! Le climat tropical de l'île est un délice même de nuit... C'est d'un pas presque pressé que nous nous dirigeons vers les bars, les rues sont vidées du monde habituel qu'il y a en journée. Notre chemin est éclairé par les lampadaires en métal gris foncé qui émettent une lueur orangé transperçant l'obscurité.

Une fois arrivé face à la devanture verte écossaise d'un bar Aki passe le palier de la porte, je le suis de près. Un homme assit avec trois autres personnes autour d'une table ronde fait un grand signe de la main adressé à Aki pour lui dire de venir. Ce dernier a une moustache anormalement longue, elle pend à quelques centimètres au dessus du sol.

Nous nous approchons tandis qu'un des individus nous commande deux chopes de bière. Nous nous installons tranquillement, Aki fait brièvement les présentations. Notre petit groupe bien que calme au début finit par faire bien plus de bruit au fur et à mesures que les chopes de bière blonde se vident.

J'apprends dans la soirée que l'homme à la moustache exubérante s'appelle Mario et qu'il est artiste tatoueur sur l'île.

-Alors comme ça tu es un tatoueur Mario ?

-Ouais ! C'est un métier magnifique.

-Je n'en doute pas. Mais ça tombe plutôt bien que je te rencontre, j'en recherchais justement un.

-Oh... tu as le projet de te faire tatouer ?

-Oui.

-Et que comptes tu te faire ?

Les autres hommes dont Aki qui discutaient tranquillement de leurs cotés retournent leur attention sur la conversation entre Mario et moi.

-Je souhaites me faire tatouer l'insigne de la marine sur l'épaule droite. Tu pourrais me le faire ?

-Hum, oui bien sûr. Ça ne me pose aucun problème, mais tu es sûr de toi ? La plupart du temps ce n'est que les pirates qui se font parfois tatouer le Joly Roger de leur capitaine. Cette demande me surprend venant d'un Marine...

-Je comprends, mais n'étant pas adepte de l'uniforme je ne le porte pas toujours. Je souhaite tout de même affirmer mon allégeance au corps de la Marine, et le tatouage me semble un bien meilleur moyen qu'une simple tenue.

-Un tatouage c'est à vie... tu en as conscience au moins ?

-Oui, je ne peux pas affirmer en étant aussi jeune que je passerais toute ma vie au sein de la Marine mais... je ne fais pas les choses à moitié. Aujourd'hui je sais se que je suis et en l'imprimant sur ma peau j'espère faire comprendre le message à ceux qui le verrons.

-Ce n'est pas l'idéal pour passer des vacances incognito lorsque tu seras en permission. Et même si tu fais un retour à la vie civile un jour, tu ne pourras pas cacher cette partie de ta vie professionnelle. Ce n'est pas forcément très bien apprécié par...

-Mario je interrompt subitement, je sais se que je veux et j'en ai accepté les conséquences dès le moment où j'ai prise cette résolution. Peux tu me le faire oui où non ?

-Hum... tu es jeune mais ton regard est déterminé. Et puis un client est un client ! Où plutôt une cliente dans ton cas, tu sais se que tu veux et je le respecte. Alors ok, on fais ça quant tu veux !

-Demain c'est bon ?

-Ouaip, pas dans la mâtiné je pense que je serais en train de dormir.

-Dis plutôt que tu récupéreras de ta cuite de ce soir Mario ! Réagi l'un des hommes à la table.

-Ouais... bon en début d'après midi ça t'ira ?

-Oui parfait.

La soirée se poursuit tranquillement, les chopes s'enchaînent et au final comme hier soir je suis obligée d'aider Aki à rentrer à la maison.

Le lendemain le réveil se fais de la même manière que la veille, je déjeune tout en discutant avec Maria et Misa. Ensuite je me rends chez Mario le tatoueur, en entrant dans la boutique je lui serres la main amicalement et il me montre en aval le motif qu'il va me faire pour avoir mon accord. Je retire ensuite mon haut restant simplement en maillot de bain pendant qu'il s'affaire avec attention sur mon tatouage.

Quelques heures après il est enfin terminé, à présent la mouette bleu symbole de la Marine orne mon épaule droite. Il me donne quelques consignes puis je lui règle la note en ajoutant un tube de crème qu'il me faudra passer matin et soir.

Je rejoint ensuite Maria et Misa à notre point de rendez-vous en retrait de la ville, nous avions prévue de nous promenez en forêt ensemble pour le reste de l'après-midi. Il y a de magnifiques paysages sauvages à voir sur cette île et de nombreux chemins de sentier permettent d'accéder à de très bon endroit pour avoir de superbes vues.

Lorsque le soir s'approche nous rentrons toutes les trois, mère et fille se tiennent par la main tout en discutant de l'homme idéal...

-Pour moi explique Misa avec des étoiles dans les yeux, l'homme idéal est grand et fort. Il doit savoir être gentleman et donc être galant. Mais le point le plus important c'est qu'il doit aimer les armes à feu, que l'on puisse discuter pendant des heures en passant du simple revolver au canon à mortier... il est nécessaire qu'il s'y connaisse. C'est le minimum pour être avec la fille de l'artisan Aki !

-Je suis tout à fait d'accord ma fille. Mais ça ne suffis pas... je ne confirais pas ma fille à n'importe qui ! Il ne doit pas être un psychopathe ! Et doit avoir une bonne culture général, un bon revenu...

Les deux femmes continuent ainsi sur tout le trajet, je n'écoute plus leurs échanges au bout d'un moment. Lorsque l'on arrive finalement à la maison je soupire de soulagement en me disant que je vais pouvoir passer à quelque chose qui m'intéresse bien plus.

Les jours passent tranquillement, une petite routine s'installe très vite. La famille de Misa est très gentille de m'accueillir comme ils le font. Tout les matins je fais un footing dans la partie sauvage de l'île, ramenant quelques fois au passage du petit gibier, c'est important pour éviter de prendre un mauvais rythme car sinon la reprise sera très rude !


Lors d'une soirée au bar accompagné par Aki, l'un de nos compagnon de beuverie pécheur explique qu'il est très embêté car deux de ses matelots sont trop malades pour prendre la mer. Le navire peut se passer d'une personne mais deux c'est bien trop... face à sa détresse et voyant là un moyen de faire quelque chose qui me changerai du cadre peut être trop féminin dans lequel je passe maintenant la plupart de mon temps libre je lui propose de l'aider.

Bien qu'au début retissant à l'idée de prendre une femme comme pêcheuse à bord il finit par changer d'avis lorsque je lui explique qu'avant d'être une femme je suis surtout un Marine. De plus, avec mon fruit du démon je pourrais très bien lui être utile pour tendre les filets de pêche ou les récupérer et diverses autres tâches.

Le soir même il me présente à quelque uns de ses employés, nous sympathisons rapidement l'alcool aidant fortement pour adopter un comportement plus ouvert. Tout en vidant nos chopes nous dansons et chantons bras dessus bras dessous divers chants marins. J'apprends en passant quelques chansons paillardes parlant de femmes, de sexe et de la mer bien évidemment.

Le lendemain j'arrive au point de rendez-vous à l'heure, habillé avec la tenue de sport de la marine. C'est à dire un ensemble de jogging bleu et blanc ressemblant à l'uniforme, mais adapté pour le travail manuel et qui peux être salie sans que ça soit gênant. Ayant conscience qu'il est possible de rencontrer des dangers sur la mer, et étant donné qu'il s'agit tout de même du Shin Sekaï je prévois ma tenue de service avec mon porte bonheur : le wakizashi. C'est Shanks qui me l'a offert il y a quelques année et il m'a déjà sauvé la vie plusieurs fois, même si le tsuba est masqué par une bande de tissu noir. Bien sûr mon épée qui ne quitte presque jamais est accroché elle aussi à ma taille.

Je pars donc en mer sur un modeste navire de pêche pour assister les matelots dans leur travail pour une durée d'une semaine. Nous levons l'encre, je monte sur le grand mat afin d'aider à décrocher la grande voile du navire. Tranquillement nous nous éloignons des côtes de Hand Island, on m'explique quelle est l'organisation du navire, la hiérarchie, les tâches relatives à la pêches etc. …Il est prévu que nous restons au large de l'île pendant une semaine.

Les journées s'enchaînent rapidement car nous avons beaucoup de travail et avec la fatigue de la journée le soir nous ne traînons jamais lorsque nous pouvons finalement aller dormir, du moins lorsque qu'on le peux... Car si nous nous avons un bon filon il arrive que nous ne dormons que quelques heures.

Le temps n'est pas mauvais, apparemment le capitaine sait où le climat de l'île influence la mer de manière positive. Car si nous nous éloignons de certains courants alors la météo a très vite fais de changer du tout au tout.

La pêche étant bonne, nous passons une semaine crevante mais très fructueuse. La bonne humeur règne sur le navire, nous allons retourner sur l'île afin de décharger les poissons et les livrer. Ensuite le navire reprendra le large mais cette fois sans moi, car les deux matelots malades devraient normalement être suffisamment rétablis pour reprendre le travail.

Il fait nuit lorsque le navire se rapproche de plus en plus des côtes de l'île. De nombreuses lueurs orangées provenant de la ville traversent l'obscurité, nous permettant d'entrevoir notre destination. Le capitaine tient la barre du bateau tandis que les matelots discutent tranquillement sur le pont sous le ciel étoilé, attendant que le navire arrive dans les eaux proches de la ville avant de pouvoir s'atteler à se qui sera leurs dernières tâches de la semaine.

Moi je reste allongée sur le planché les yeux rivées vers le ciel nocturne, pensive. Toute fois l'inquiétude du capitaine me sort de ma tranquillité, affichant un air grave sur le visage. Je me redresse afin de le regarder interpellée par son attitude, tout comme les autre matelots qui se taisent laissant un silence pesant sur le pont seulement interrompu par le bruit des vagues se brisant sur la coque. Toujours les mains prises par la barre ce dernier demande à l'un de ses employés de prendre la relève avant d'avancer vers l'avant du navire où il utilise une longue vue qu'il pointe vers la ville.

-Oh... non... soupire le capitaine.

Je m'approche de lui, inquiète afin de lui demander quel est le problème.

-Qu'est ce qu'il y a ?

-Les lumières... elles ne viennent pas des lampadaires de la ville... L'homme pâlit gravement.

-Quoi ? Je ne comprends pas, qu'est-ce qui se passe ?

Il ajuste sa longue vue avant de la repointer dans la même direction.

-La ville... brûle ! Des pirates attaquent notre île !

À suivre...