Hallucinations
Chapitre V : Huit-Clos
Auteur : Lojie
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient (malheureusement) et étant donné que j'ai toujours pas commencé à construire de start-up, ils sont pas prêts de m'appartenir un jour…
En ce qui concerne la zikmu, c'est Si je m'abandonnes à toi chantée par Noa dont les droits appartiennent au *camarade* Jean-Marie Messier ;o)
Note de l'Auteur : Les conditions dans lesquelles j'écris mes fics sont parfois un peu étranges mdr ! Je dis ça car Hallucinations me sert à faire passer le temps durant les cours d'historiographies (c'est l'histoire de l'histoire) qui est le cours le plus soporifique que je connaisse ! Autres exemples, quelques bouts de Le Papillon ont été écrit sur la ligne B du RER, en ce qui concerne Après j'ai écrit des passages à ma caisse alors que je travaillais comme caissière, dans le bus plein à craquer de la ligne 40-21, sur un transat tout en bronzant… etc. etc. En fait ce qui fait que j'écrive toujours mes fics à des endroits pas possibles, c'est que dès que j'ai une idée il faut que je la retranscrives sur papier pour pas l'oublier, et quand une idée me vient, une autre arrive et puis ça s'enchaîne et au bout du compte j'ai déjà écrit un passage en entier mdr !
Bonne Lecture
²²² ²²² ²²²
Si je m'abandonnes à toi
Avec toutes mes peurs et plaisirs
Si je m'abandonne à toi
Avec mes pluies de larmes et de fous rires
²²²
John se leva un instant pour remettre les couvertures sur le lit, puis s'allongea près d'Anna. Elle vint aussitôt se blottir contre lui. Il sentait ses muscles qui se crispaient, ses mains qui tremblaient. Il n'y avait rien de plus frustrant que de l'avoir contre lui et de ne rien pouvoir faire. Grâce au clair de lune, il vit qu'elle aussi n'arrivait pas à fermer ses paupières.
" _Anna ? "
" _Oui. "
" _Ce n'est sûrement pas le bon moment mais il faut que je te dise quelque chose… " Anna releva son regard vers lui. Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. " Tu sais parfaitement que j'ai toujours éprouvé des sentiments pour toi et je… "
Mais Anna posa un doigt sur ses lèvres pour qu'il se taise. Elle fit non d'un léger mouvement de tête et John voyait parfaitement ses yeux qui brillaient encore à cause des larmes. Son air grave et son regard glacial le fit frissonner. Quand elle fut sûre qu'il ne reparlerait pas, elle retira ses doigts de ses lèvres. Il la contempla bouche bée ne sachant comment réagir.
" _Tu ne m'as même pas laissé terminer ma phrase, " murmura-t-il un peu amer. " Tu ne sais même pas ce que je voulais te dire. "
" _Je ne suis pas aveugle John, j'ai remarqué depuis longtemps la façon dont tu me dévores du regard, " répondit-elle sur un ton doux, presque maternel. " Je sais ce que tu veux et je veux la même chose que toi mais c'est impossible. " Avoua Anna le ton teinté de remords. " Tu te poses beaucoup de questions …. Pourquoi me suis-je jetée sur ton ami ? Qu'ai-je bien pu donc faire chaque fois que je m'enfuyais ? Je n'ai vraiment pas envie de répondre à ces questions, j'ai si honte de moi… "
" _Mais pourquoi c'est impossible ? " Rétorqua John qui n'arrivait pas à camoufler son agacement. " J'aimerais savoir ce qui se passe dans ta tête, pouvoir comprendre pourquoi tu as telle ou telle réaction, mais si tu ne m'expliques rien je ne pourrais jamais comprendre ! "
Anna se leva subitement et s'approcha de la fenêtre. Elle se mit à observer les grandes étendues de pinèdes, et les reflets de la lune jouant parmi les vaguelettes du lac. Seuls les clapotis de l'eau venaient troubler le silence. Sa légère musette de nuit laissait filtrer la lumière et apparaître en contre-jour ses formes. John soupira bruyamment, il n'arrivait pas à comprendre sa logique et il savait que chaque fois qu'elle se mettait à observer le paysage ainsi, c'est que quelque chose la tracassait.
" _J'ai eu si peur et si mal… " Anna venait brusquement de rompre le silence. Sa voix tremblante trahissait les larmes salés qui perlaient le long de ses joues. John resta comme paralysé sur le lit, elle renifla tentant de contenir ses sanglots puis reprit : " quand j'étais petite et que quelque chose me faisait peur ou qu'une situation m'embarrassait, je me réfugiais dans un monde imaginaire, dans mon jardin secret. Dans ce monde, mes parents ne se disputaient jamais et on ne manquait pas d'argent, mes frères ne m'embêtaient pas et me prêtaient leurs jouets, on avait une jolie petite maison, un jardin, des animaux, j'avais tout ce que je voulais… même un prince charmant… "
Anna s'arrêta un instant car les sanglots étranglaient trop sa gorge pour qu'elle puisse continuer. Une petite décharge fit frissonner tout son corps quand Carter qui s'était levé, l'avait encerclé de ses bras. Elle posa son visage contre son torse et reprit lentement le contrôle de ses sentiments. L'odeur de John l'avait complètement enveloppé et elle se sentait rassurée.
" _Quand je suis sortie du métro… " Des flashs de souvenirs la firent hésiter à continuer. Anna entendait à nouveau les pas qui la suivaient, elle revoyait encore l'ombre qui se dessinait sur les murs noirs de pollution.
" _Anna… " Murmura John en voyant ses yeux hagards. " Que s'est-il passé ? "
" _Quand je suis sortie du métro il faisait nuit et il pleuvait, il n'y avait personne dans la rue mais je sentais que quelqu'un me suivait… j'ai cru que j'étais parano. Mais je n'étais pas folle ! J'entendais des pas derrière moi ! Je n'osais pas me retourner et quand je suis arrivée dans cette ruelle juste à deux pas de mon immeuble, une ruelle étroite et sombre j'ai… j'ai senti une main se mettre sur ma bouche pour m'empêcher de crier et une lame froide contre la peau de mon cou… Il m'a dit de ne rien tenter car sinon il n'hésiterait pas à me trancher la gorge. Il m'a attaché les mains, bandé les yeux pour que je ne puisse pas le voir, et aussi bâillonné. J'ai été mise dans un coffre de voiture… J'ai cru que j'allais étouffer, je n'arrivais plus à respirer à cause de mes larmes… Je… je peux pas continuer !"
Anna se dégagea violemment de l'étreinte de John et partit s'asseoir sur le rebord de son matelas. Elle sanglotait doucement en se berçant machinalement d'avant en arrière. John la suivit et se mit à côté d'elle. Par contre il n'osait pas la toucher.
" _Il faut que tu ailles jusqu'au bout, " lui souffla-t-il au creux de l'oreille. Elle détourna la tête.
" _Tu ne vas pas aimer ce que je vais dire… " Rétorqua Anna qui ne cessait de frissonner. " Je ne sais pas combien de temps il s'est écoulé mais il a soudainement stoppé la voiture. J'ai entendu le coffre s'ouvrir puis il m'a porté à l'arrière de la voiture. Je n'osais pas me débattre, j'étais trop tétanisé pour tenter quoique ce soit. C'est là qu'il m'a… qu'il m'a violé… comme si j'étais de nouveau redevenue une enfant, je me suis réfugiée dans mon monde imaginaire, je n'étais plus à l'arrière de cette voiture mais dans un jardin à l'herbe parfaitement verte… Tu étais là… Tu étais là alors qu'il me violait ! Et tu n'as pas bougé le petit doigt ! "
" _Anna ! Comment aurais-je pu ? J'étais seulement là dans ton esprit ! " Rétorqua John comprenant un peu mieux la rancœur qu'il avait lu dans ses yeux la première fois qu'ils s'étaient revus.
" _Mais je sais ça ! Tu me prends pour une folle ! ? ! " S'écria-t-elle en se relevant brusquement.
" _Je n'ai jamais… "
" _SI ! TU ME PRENDS POUR UNE FOLLE ! " Hurla-t-elle de nouveau prise d'hystérie.
Elle allait s'enfuir de la chambre mais John lui attrapa le bras avant. Anna commença à se débattre follement comme si elle était enragée. Il lui empoigna les deux bras cette fois mais le jeune homme n'avait jamais soupçonné qu'elle avait autant de force. Anna réussit presque à se dégager, John parvint quand même à la faire basculer sur le lit, et l'y maintenir contre son grès sur le dos. Elle se mit à hurler de plus en plus fort en proie à des hallucinations.
" _ME FAITES PAS DE MAL ! " S'époumonait-elle de toutes ses forces en cambrant son dos. " JE VOUS EN SUPPLIES ! " Anna s'essouffla rapidement et John placé à califourchon sur elle, lui lâcha enfin les mains.
" _Anna… C'est moi John… Réveilles-toi Anna, revient à la réalité…" Il vit dans son regard qu'elle était brusquement revenue à elle.
" _Je suis complètement perdue… " Murmura-t-elle en évitant son regard. " Je déteste quand je n'arrive pas à me contrôler… Le pire c'est que je m'en rend compte mais mes gestes et mes paroles m'échappent, je deviens hystérique et je ne peux rien y faire… D'autres fois j'ai l'impression que je suis quelqu'un d'autre, une Anna qui ne s'est jamais faite violée, je cherche le contact des hommes et je couche avec le premier venu… C'est ce qui est arrivé les deux fois où je vous ai faussé compagnie, et c'est ce qui a failli arriver avec ton ami… J'ai tellement honte de tout… "
" _Il ne faut pas, " répondit John en se mettant à genoux à côté d'elle. Anna restait étendue sur le dos. " Tu n'as pas à avoir honte, et je… je ne t'en veux, personne ne t'en veux tu m'entends ? On a tous fait des erreurs et les tiennes sont largement excusables. Il faudra du temps et du travail pour que tes crises d'hystérie disparaissent et que cette autre Anna dont tu me parles disparaisse elle aussi. "
" _Merci, " répondit-elle simplement.
Anna se remit sous les couvertures du lit et John vint la rejoindre. Elle se lova comme un chat contre lui et ferma ses paupières. Elle semblait si épuisée, ses nerfs étaient encore à vifs. John décida que ce n'était pas le moment de la déranger pour lui parler. La respiration de la jeune femme indiquait qu'elle dormait déjà, à bout de force à cause de la violence de sa crise d'hystérie. Il ferma lui aussi les yeux pour tenter de trouver le sommeil mais il lui échappait en vain.
²²²
Tes sentiments
Vont-ils grandir
ou bien me trahir
si je m'abandonne à toi
si je t'offre tout de moi
²²²
A suivre…
²²²
Le Petit Mot De La Fin : Oui je sais ce chapitre était court ! Par contre pour les prochains chapitre je ne sais pas du tout comme je vais faire car je n'ai strictement aucune idée… Donc si vous avez des propositions n'hésitez pas !
Chapitre V : Huit-Clos
Auteur : Lojie
Disclaimer : Aucun des personnages ne m'appartient (malheureusement) et étant donné que j'ai toujours pas commencé à construire de start-up, ils sont pas prêts de m'appartenir un jour…
En ce qui concerne la zikmu, c'est Si je m'abandonnes à toi chantée par Noa dont les droits appartiennent au *camarade* Jean-Marie Messier ;o)
Note de l'Auteur : Les conditions dans lesquelles j'écris mes fics sont parfois un peu étranges mdr ! Je dis ça car Hallucinations me sert à faire passer le temps durant les cours d'historiographies (c'est l'histoire de l'histoire) qui est le cours le plus soporifique que je connaisse ! Autres exemples, quelques bouts de Le Papillon ont été écrit sur la ligne B du RER, en ce qui concerne Après j'ai écrit des passages à ma caisse alors que je travaillais comme caissière, dans le bus plein à craquer de la ligne 40-21, sur un transat tout en bronzant… etc. etc. En fait ce qui fait que j'écrive toujours mes fics à des endroits pas possibles, c'est que dès que j'ai une idée il faut que je la retranscrives sur papier pour pas l'oublier, et quand une idée me vient, une autre arrive et puis ça s'enchaîne et au bout du compte j'ai déjà écrit un passage en entier mdr !
Bonne Lecture
²²² ²²² ²²²
Si je m'abandonnes à toi
Avec toutes mes peurs et plaisirs
Si je m'abandonne à toi
Avec mes pluies de larmes et de fous rires
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John se leva un instant pour remettre les couvertures sur le lit, puis s'allongea près d'Anna. Elle vint aussitôt se blottir contre lui. Il sentait ses muscles qui se crispaient, ses mains qui tremblaient. Il n'y avait rien de plus frustrant que de l'avoir contre lui et de ne rien pouvoir faire. Grâce au clair de lune, il vit qu'elle aussi n'arrivait pas à fermer ses paupières.
" _Anna ? "
" _Oui. "
" _Ce n'est sûrement pas le bon moment mais il faut que je te dise quelque chose… " Anna releva son regard vers lui. Leurs visages n'étaient qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. " Tu sais parfaitement que j'ai toujours éprouvé des sentiments pour toi et je… "
Mais Anna posa un doigt sur ses lèvres pour qu'il se taise. Elle fit non d'un léger mouvement de tête et John voyait parfaitement ses yeux qui brillaient encore à cause des larmes. Son air grave et son regard glacial le fit frissonner. Quand elle fut sûre qu'il ne reparlerait pas, elle retira ses doigts de ses lèvres. Il la contempla bouche bée ne sachant comment réagir.
" _Tu ne m'as même pas laissé terminer ma phrase, " murmura-t-il un peu amer. " Tu ne sais même pas ce que je voulais te dire. "
" _Je ne suis pas aveugle John, j'ai remarqué depuis longtemps la façon dont tu me dévores du regard, " répondit-elle sur un ton doux, presque maternel. " Je sais ce que tu veux et je veux la même chose que toi mais c'est impossible. " Avoua Anna le ton teinté de remords. " Tu te poses beaucoup de questions …. Pourquoi me suis-je jetée sur ton ami ? Qu'ai-je bien pu donc faire chaque fois que je m'enfuyais ? Je n'ai vraiment pas envie de répondre à ces questions, j'ai si honte de moi… "
" _Mais pourquoi c'est impossible ? " Rétorqua John qui n'arrivait pas à camoufler son agacement. " J'aimerais savoir ce qui se passe dans ta tête, pouvoir comprendre pourquoi tu as telle ou telle réaction, mais si tu ne m'expliques rien je ne pourrais jamais comprendre ! "
Anna se leva subitement et s'approcha de la fenêtre. Elle se mit à observer les grandes étendues de pinèdes, et les reflets de la lune jouant parmi les vaguelettes du lac. Seuls les clapotis de l'eau venaient troubler le silence. Sa légère musette de nuit laissait filtrer la lumière et apparaître en contre-jour ses formes. John soupira bruyamment, il n'arrivait pas à comprendre sa logique et il savait que chaque fois qu'elle se mettait à observer le paysage ainsi, c'est que quelque chose la tracassait.
" _J'ai eu si peur et si mal… " Anna venait brusquement de rompre le silence. Sa voix tremblante trahissait les larmes salés qui perlaient le long de ses joues. John resta comme paralysé sur le lit, elle renifla tentant de contenir ses sanglots puis reprit : " quand j'étais petite et que quelque chose me faisait peur ou qu'une situation m'embarrassait, je me réfugiais dans un monde imaginaire, dans mon jardin secret. Dans ce monde, mes parents ne se disputaient jamais et on ne manquait pas d'argent, mes frères ne m'embêtaient pas et me prêtaient leurs jouets, on avait une jolie petite maison, un jardin, des animaux, j'avais tout ce que je voulais… même un prince charmant… "
Anna s'arrêta un instant car les sanglots étranglaient trop sa gorge pour qu'elle puisse continuer. Une petite décharge fit frissonner tout son corps quand Carter qui s'était levé, l'avait encerclé de ses bras. Elle posa son visage contre son torse et reprit lentement le contrôle de ses sentiments. L'odeur de John l'avait complètement enveloppé et elle se sentait rassurée.
" _Quand je suis sortie du métro… " Des flashs de souvenirs la firent hésiter à continuer. Anna entendait à nouveau les pas qui la suivaient, elle revoyait encore l'ombre qui se dessinait sur les murs noirs de pollution.
" _Anna… " Murmura John en voyant ses yeux hagards. " Que s'est-il passé ? "
" _Quand je suis sortie du métro il faisait nuit et il pleuvait, il n'y avait personne dans la rue mais je sentais que quelqu'un me suivait… j'ai cru que j'étais parano. Mais je n'étais pas folle ! J'entendais des pas derrière moi ! Je n'osais pas me retourner et quand je suis arrivée dans cette ruelle juste à deux pas de mon immeuble, une ruelle étroite et sombre j'ai… j'ai senti une main se mettre sur ma bouche pour m'empêcher de crier et une lame froide contre la peau de mon cou… Il m'a dit de ne rien tenter car sinon il n'hésiterait pas à me trancher la gorge. Il m'a attaché les mains, bandé les yeux pour que je ne puisse pas le voir, et aussi bâillonné. J'ai été mise dans un coffre de voiture… J'ai cru que j'allais étouffer, je n'arrivais plus à respirer à cause de mes larmes… Je… je peux pas continuer !"
Anna se dégagea violemment de l'étreinte de John et partit s'asseoir sur le rebord de son matelas. Elle sanglotait doucement en se berçant machinalement d'avant en arrière. John la suivit et se mit à côté d'elle. Par contre il n'osait pas la toucher.
" _Il faut que tu ailles jusqu'au bout, " lui souffla-t-il au creux de l'oreille. Elle détourna la tête.
" _Tu ne vas pas aimer ce que je vais dire… " Rétorqua Anna qui ne cessait de frissonner. " Je ne sais pas combien de temps il s'est écoulé mais il a soudainement stoppé la voiture. J'ai entendu le coffre s'ouvrir puis il m'a porté à l'arrière de la voiture. Je n'osais pas me débattre, j'étais trop tétanisé pour tenter quoique ce soit. C'est là qu'il m'a… qu'il m'a violé… comme si j'étais de nouveau redevenue une enfant, je me suis réfugiée dans mon monde imaginaire, je n'étais plus à l'arrière de cette voiture mais dans un jardin à l'herbe parfaitement verte… Tu étais là… Tu étais là alors qu'il me violait ! Et tu n'as pas bougé le petit doigt ! "
" _Anna ! Comment aurais-je pu ? J'étais seulement là dans ton esprit ! " Rétorqua John comprenant un peu mieux la rancœur qu'il avait lu dans ses yeux la première fois qu'ils s'étaient revus.
" _Mais je sais ça ! Tu me prends pour une folle ! ? ! " S'écria-t-elle en se relevant brusquement.
" _Je n'ai jamais… "
" _SI ! TU ME PRENDS POUR UNE FOLLE ! " Hurla-t-elle de nouveau prise d'hystérie.
Elle allait s'enfuir de la chambre mais John lui attrapa le bras avant. Anna commença à se débattre follement comme si elle était enragée. Il lui empoigna les deux bras cette fois mais le jeune homme n'avait jamais soupçonné qu'elle avait autant de force. Anna réussit presque à se dégager, John parvint quand même à la faire basculer sur le lit, et l'y maintenir contre son grès sur le dos. Elle se mit à hurler de plus en plus fort en proie à des hallucinations.
" _ME FAITES PAS DE MAL ! " S'époumonait-elle de toutes ses forces en cambrant son dos. " JE VOUS EN SUPPLIES ! " Anna s'essouffla rapidement et John placé à califourchon sur elle, lui lâcha enfin les mains.
" _Anna… C'est moi John… Réveilles-toi Anna, revient à la réalité…" Il vit dans son regard qu'elle était brusquement revenue à elle.
" _Je suis complètement perdue… " Murmura-t-elle en évitant son regard. " Je déteste quand je n'arrive pas à me contrôler… Le pire c'est que je m'en rend compte mais mes gestes et mes paroles m'échappent, je deviens hystérique et je ne peux rien y faire… D'autres fois j'ai l'impression que je suis quelqu'un d'autre, une Anna qui ne s'est jamais faite violée, je cherche le contact des hommes et je couche avec le premier venu… C'est ce qui est arrivé les deux fois où je vous ai faussé compagnie, et c'est ce qui a failli arriver avec ton ami… J'ai tellement honte de tout… "
" _Il ne faut pas, " répondit John en se mettant à genoux à côté d'elle. Anna restait étendue sur le dos. " Tu n'as pas à avoir honte, et je… je ne t'en veux, personne ne t'en veux tu m'entends ? On a tous fait des erreurs et les tiennes sont largement excusables. Il faudra du temps et du travail pour que tes crises d'hystérie disparaissent et que cette autre Anna dont tu me parles disparaisse elle aussi. "
" _Merci, " répondit-elle simplement.
Anna se remit sous les couvertures du lit et John vint la rejoindre. Elle se lova comme un chat contre lui et ferma ses paupières. Elle semblait si épuisée, ses nerfs étaient encore à vifs. John décida que ce n'était pas le moment de la déranger pour lui parler. La respiration de la jeune femme indiquait qu'elle dormait déjà, à bout de force à cause de la violence de sa crise d'hystérie. Il ferma lui aussi les yeux pour tenter de trouver le sommeil mais il lui échappait en vain.
²²²
Tes sentiments
Vont-ils grandir
ou bien me trahir
si je m'abandonne à toi
si je t'offre tout de moi
²²²
A suivre…
²²²
Le Petit Mot De La Fin : Oui je sais ce chapitre était court ! Par contre pour les prochains chapitre je ne sais pas du tout comme je vais faire car je n'ai strictement aucune idée… Donc si vous avez des propositions n'hésitez pas !
