Chapitre 3

"Retour chez les Weasley"

Oncle Vernon…dit Harry, le plus poliment possible.

L'oncle Vernon ne lui répondit pas, mais il leva les yeux de son journal et le regarda d'un air légèrement dégoûté, remarqua Harry.

-Je…on m'a demandé de vous donner ça, dit-il , en remettant la lettre à son oncle.

Harry resta silencieux pendant que l'oncle Vernon lu la lettre. Il avait une horrible expression sur le visage comme pour dire "et puis quoi encore?". Toutefois, à la fin de sa lecture, il reposa la lettre sur la table en prenant une grande inspiration.

-Si je comprend bien, ils veulent t'héberger dans une autre famille pour le reste de l'été, sinon, ta vie sera en danger? dit-il sur un ton sceptique.

-Oui, c'est bien cela…

Jamais l'oncle Vernon n'était resté si calme lorsqu'on parlait du monde de la Magie. Peut-être était-ce dû à l'imagination de son neveu, mais l'oncle Vernon paraissait bizarre, presque…gentil! Mais il se trompait sûrement car il ajouta:

-Et bien, si on peut se débarrasser de toi plus tôt que prévu, je suis d'accord… ATTEND UNE MINUTE! Il ne vont pas venir te chercher de la même manière que la dernière fois, non?

La "dernière fois" , c'était l'année d'avant, quand les Weasley était venu le chercher par la cheminée, en faisant exploser cette dernière.

-Je vais leur dire de venir me chercher en voiture, alors je peux? dit-il.

-Mmmm…ouais…répondit son oncle , sur un ton désenchanté (il détestait faire plaisir à Harry, surtout malgré lui) tout en reprenant la lecture de son journal.

Harry se précipita dans sa chambre pour répondre à Dumbledore. Après que sa chouette fut partie, il se jura d'envoyer sa réponse à Ron dès le retour d'Hedwige.

Cette dernière arriva le lendemain dans l'après-midi, avec la réponse de Dumbledore. Il la caressa tandis qu'il lisait sa lettre:

Cher Harry,

Puisque les Dursley sont d'accord, je viendrai te chercher demain à midi. Dis à tes moldus que je viendrai te chercher en automobile moldue.

Sincèrement

Albus Dumbledore

Pour être d'accord, ils sont d'accord, pensa Harry. En effet, il a entendu son oncle et sa tante fêter son départ, hier soir.

La tante Pétunia et l'oncle Vernon étaient très soulagés de savoir qu'on viendra le chercher dans un moyen de transport respectable. Bref, le lendemain, toute la famille s'était habillée chic pour faire bonne impression, du moins ce serait la raison si les Dursley avaient le moindre respect pour les sorciers. Mais Harry savait que, comme l'année dernière, ils voulaient surtout paraître impressionnant. Harry était déjà à l'entrée avec ses bagages , l'oncle Vernon faisait les cent pas derrière lui et dans le salon, la tante Pétunia s'efforçait de convaincre Dudley de venir à l'entrée, pour "ne pas montrer sa peur et son aversion".

- Dudlichounet, gémissait-elle, s'ils savent que tu as peur, ils s'en prendront à toi!

- Je n'ai pas peur… geignait-il.

- Bien sûr que nom, mon chéri…

Les deux seules fois où Dudley s'était trouvé en présence de sorcier, il s'était retrouvé affublé d'une queue de cochon et d'une langue de un mètre de long. Après s'être fait menacé de supprimer ses desserts pendant une semaine , il se résigna à traîner son gros derrière dans l'entrée entre ses parents , de manière à former la pose de la famille parfaite, un peu comme si il voulait prendre une photo.

Soudain, la sonnette retentit dans la maison. L'oncle Vernon, qui suait abondamment ouvrit la porte d'une main tremblante. Un vieil homme se tenait derrière celle-ci . Il était habillé en moldu tellement bien que même l'oncle Vernon douta du fait qu'il était sorcier, il était plutôt grand et avait des lunettes en demi-lune posée sur son long nez aquilin. Mais un autre trait physique de Albus Dumbledore avait attiré l'attention de Harry: sa barbe, autrefois longue jusqu'à la taille, était maintenant très courte et se terminait en bouc, comme Karkarof, un ancien Mangemort que Harry avait rencontré l'an dernier.

-Bonjour! Monsieur Dursley, je présume? dit Dumbledore en tendant la main, que l'oncle Vernon serra dans la sienne, à la grande surprise de Harry. Surpris (et aussi dégoûté) par sa propre audace, il répondit:

-Euh…oui, c'est moi! dit-il

Il y eu un silence gêné. Impatient, Harry prit ses bagages et dit:

-Bon, c'est l'heure d'y aller! et il ajouta à l'intention des Dursley, passez de bonnes vacances!

- C'est ça, répondirent-ils, au revoir.

Et ils s'efforcèrent de fermer la porte avec le plus de bruit possible.

-Ils ne sont pas très…chaleureux, dit Dumbledore.

-Je suis même surpris qu'il vous ai serré la main, répondit Harry.

Il savait que l'oncle Vernon est entrain de se laver les mains à présent. Dans l'automobile, Harry ne put s'empêcher de poser des questions à son directeur.

-Euh…Comment savez-vous conduire les automobiles moldues?

- C'est une question intéressante, et bien voilà! La plupart des sorciers trouvent que ce n'est pas nécessaire d'apprendre les trucs des moldus, mais moi, j'ai toujours su que ça me servirait un jour. Car tu vois Harry, si les Moldus étaient aussi primitifs que les sorciers le croit, ils n'existeraient même pas! Et, sans vouloir rabaisser la communauté magique, ils sont plus évolué en technologies.

- C'est vrai, je crois que je ne n'ai jamais vu un sorcier utiliser un ordinateur… Et pourquoi avez-vous fait coupé votre barbe?

- Pour te donner un indice, je ne me suis pas rasé la barbe depuis le règne de Voldemort, il y a 13 ans. Je trouve qu'elle devient encombrante dans de pareilles situations.

Le reste du voyage resta sans anicroches, ils discutèrent de tout et de rien. Harry aimait bien discuter avec lui, il avait l'impression de jouer aux énigmes. Bref, après environ deux heures de route (Harry avait la curieuse impression que l'automobile roulait plus vite que la normale), il arrivèrent au Terrier, maison de la famille Weasley.

Devant se tenait trois garçon, tous avaient les cheveux roux, presque rouge. Les deux premier étaient des jumeaux identiques, Fred et George, ils étaient tellement pareils que même leur mère pouvaient les confondre. L'autre, c'était le meilleur ami de Harry, Ron. Il était grand et son visage était littéralement couvert de taches de rousseurs. Tous trois lui adressait de grands signes de la mains en l'appelant.

-Je dois te quitter, maintenant, dit Dumbledore, bon été!

-À vous aussi , répondit Harry en prenant ses bagages.

Fred , George et Ron étaient venu pour l'aider à transporter ses valises.