Chapitre 7

"Chez Dyth et fils"

Tout le monde se retourna et vit un homme, de taille moyenne qui était dans la cinquantaine. Il portait une très belle robe de sorcier en velours noir avec une cape qui traînait sur le sol élégamment. Il avait les cheveux et la moustache noirs parsemé de blanc. Il leur souriait, un sourire qui leur donnait une mauvaise impression. Il avait une expression qui se rapprochait de celle de Rogue, mais en pire, ce qui n'est pas peu dire. Mélissa mit la main sur son épaule gauche en plissant les yeux, comme si elle avait mal.

-B…Bonjour! répondit Mme Weasley en essayant en vain de cacher sa peur, je…j'ai v…vu ce magnifique…foulard et…

Mais l'homme ne l'écoutait qu'à moitié et pour cause: il était trop occupé à regarder la cicatrice de Harry. Son expression changea brusquement lorsqu'il comprit, ce qui d'ailleurs ne prit guère de temps.

- Oh! N'êtes-vous pas Harry Potter? J'ai attendu ce jour toute ma vie, je suis Mr Dyth, et voici mon fils.

Il pointait un jeune vendeur (jeune, comparé à Mr Dyth, en fait, son fils était dans la trentaine) qui, jusqu'ici était occupé avec des clients. Maintenant qu'il avait fini, il se dirigeait vers eux d'un regard intéressé.

- Bonjour! dit-il , bienvenue chez Dyth et fils, euh…vous êtes?

- Mme Weasley, dit-elle, ravie qu'on s'occupe enfin d'elle, j'ai vu ce foulard et…

- Lyrus, voici Harry Potter, l'interrompit Mr Dyth sur un ton plutôt bizarre, comme si il voulait insinuer quelque chose.

Le teint du dénommé Lyrus devint quelque peu livide alors que son regard se posa sur le front de Harry, mais il se ressaisit aussitôt.

- Bonjour, Mr Potter! Je suis Lyrus Dyth, voici mon père…

- Mr. Dyth, l'interrompit le caissier, vous avez reçu un hibou…

- J'arrive, répondit le père, je te les laisse, Lyrus…

-Au revoir, père, répondit Lyrus sur un ton qui leur rappela Percy.

Mr Dyth s'en alla dans l'arrière-boutique.

- Pour ce foulard…commença Mme Weasley qui était de pus en plus en colère.

- Avant toute chose, l'interrompit Mr Dyth jr, je dois vous avertir d'une chose. Notre magasin vend des objets quelque peu différent des autres, voyez nous prenons des objets de magie noire et nous les sécurisons grâce à plusieurs sortilèges purifiants qui estompent tout danger.

C'était suffisant pour faire revenir la crise de Mme Weasley. Bref, elle était entrain de crier que leur commerce était dangereux lorsque Ron eut une idée. Il prit le fameux foulard de la vitrine et demanda à Mr Dyth en quoi il consistait. Mme Weasley se tut lorsqu'elle entendit le vendeur leur dire que ce foulard donnait la capacité aux cheveux de la personne qui le porte de voler au vent, même lorsqu'il n'y en a pas du tout! Mme Weasley l'essaya et d'un coup, ses cheveux roux-bruns commencèrent à ondoyer derrière ses épaules, ce qui lui donna l'air d'une reine de beauté.

- Ça vous va vraiment bien, Mme Weasley! dit Harry, je vous l'offre!

Il savait que quelque soit le prix de ce foulard, Mme Weasley ne pourrait se l'offrir. Après s'être argumenter durant une dizaines de minutes ("Non, non! Je ne peux pas accepter!" "Mais oui! Je vous le dois bien!") Harry réussi à convaincre Mme Weasley de le lui offrir. Quand il l'annonça au vendeur, celui-ci devint alors nerveux.

- Euh…J'avais justement quelque chose en réserve pour vous…dit-il avant de disparaître derrière des grands rideaux rouges qui cachait le magasin de l'arrière-boutique, sans que Harry eut le temps de dire quoi que ce soit. Lorsqu'il revint, Harry s'apprêta à lui dire qu'il ne désirait pas acheter quoi que ce soit d'autre, mais changea aussitôt d'idée lorsqu'il vu ce que Mr Dyth tenait dans ses mains.

C'était une boule de cristal, totalement différente de celles qu'ils utilisaient dans leur (ancien) cours de Divination. Celle-ci était montée sur un support doré avec toutes sortes de moulures compliquées. Mais La boule en elle-même attirait toute l'attention. À l'intérieur, virevoltaient des volutes de fumées rouge sang, quand on posait le regard dedans, il était des plus difficile d'en retirer les yeux. Elle était si fascinante, que même Mélissa ne put s'empêcher de pousser un "Wow!" très explicite.

- Ceci est un objet très rare, en fait, je crois bien que cette boule est unique au monde, expliqua Mr Dyth en baissant la voix pour que ce ne soit qu'eux qui puissent entendre, elle sert…enfin…elle sert à…

Apparemment, il craignait qu'ils ne le croient pas.

- Elle…elle permet de…il baissa la voix encore plus en se penchant vers Harry, avec elle, on peut parler avec les morts…

- QUOI???!

- SSShhhhhh!!! Il ne faut pas que l'on découvre l'existence de cette boule! Lui murmura précipitamment Mr Dyth, si les partisans de Vous-savez-qui l'apprenaient…

Cette perspective semblait le terrifier au plus au point. Harry regarda la boule en pensant à l'usage qu'il en ferait…Il va pouvoir parler au morts, donc à …ses parents!!!

-Je l'achète! C'est combien? dit-il en sortant sa bourse remplie de Gallions d'or de ses poches. C'était la première foi qu'il désirait autant quelque chose, il se fichait bien de ce que ça pourrait coûter.

- Oh! s'exclama Mr Dyth, ce n'est pas la peine de payer je les offre, vous voulez un emballage?

Après avoir prit ses choses (Mr Dyth insista pour enfermer la Boule dans un coffre fermé à clé), ils sortirent pour retourner au Terrier, mais Mélissa demanda à Harry si elle pouvait lui dire quelques mots.

- Est-ce que je pourrait utiliser ta Boule s'il te plaît? demanda-t-elle lorsqu'ils s'étaient éloigné des autres, tu vois, j'ai toujours eu envie de parler à mes parents…

- Oui, je comprends, dit Harry, bien sûr que tu peux…Mais, j'ai une question, pourquoi est–ce que tes parents sont morts, lui demanda-t-il, oubliant la mise en garde de Mme Weasley.

- Bof, mon père est mort avant me naissance, dit-elle sur un ton qui se voulait détaché, et ma mère s'est fait assassinée quand j'avais quatre ans, pas un partisan de Voldemort.

- C'est vrai? demanda Harry, alors tu dois te souvenir de ce qui s'est passé.

- Hé, non! Le seul souvenir que j'ai de ce jour, c'est une cicatrice sur l'épaule…

- Et elle est en forme d'éclair? lui demanda Harry, qui n'avait jamais rencontré quelqu'un qui lui ressemblait tant.

-Non, en forme d'étoile… Écoute , je t'expliquerai tout cela à bord de l'avion…euh, du train, désolée, encore un flash-back de l'Amérique!

Harry ne comprit pas grand chose, mais saisit l'essentiel, il ajouta:

- Il faut absolument que Ron et Hermione le savent aussi, je suis sûr que Hermione aura lu tout plein de livres sur le sujet…dit Harry, alors qui rejoignait les autres. Mais ce jour arriva plus tôt que prévu, car lorsqu'ils arrivèrent au Terrier, Sonique était déjà revenu, avec une lettre attachée à sa patte.

-Mais comment est ce qu'il a réussi à faire tout ce voyage en si peu de temps, demanda Harry qui était entrain de réparer ses lunettes en un coup de baguette (elles s'étaient cassée durant le voyage mouvementé de la poudre de cheminette).

- Je vous l'ai dit, il peut voyager à la vitesse du son, mais il en revient super épuisé.

Ce qui était apparemment vrai puisque ce dernier était profondément endormi dans sa cage.

- Les enfants, faites vos bagages, vous partez pour Poudlard demain! leur ordonna Mme Weasley.

-Quoi? demandèrent à peu près tout le monde en même temps.

- Après l'attaque de tout à l'heure, j'ai écris à Dumbledore pour qu'il vous héberge à Poudlard pour le reste de l'été.

-Mais maman, il ne reste qu'une semaine et demie! s'exclama George en suscitant l'approbation silencieuse de son frère jumeau.

- Sachez que c'est largement suffisant pour permettre à un Mangemort de nous attaquer et de nous éliminer tous! Dit Mme Weasley qui recommençait à faire une crise de nerf, alors vous allez faire vos bagages et sur le champ!

- Et Ginny? Demanda Ron.

-Elle va rester chez son amie pour le reste des vacances. J'ai dit filez!

-Ça alors! Je sais pas trop si je dois être heureux ou déçu…s'exclama Ron qui entassait ses robes dans sa valise.

- Il faut voir le bon côté des choses, dit Hermione, on aura accès à la bibliothèque.

- C'est vrai, quelle joie, j'ai peine à la contenir. marmonna Ron assez fort pour que Hermione l'entende.

- Moi je trouve ça bien, comme ça, je pourrais me familiariser avec Poudlard avant de commencer les cours, expliqua Mélissa, et on aura le stade de Quidditch pour nous seuls!

Cette deuxième option était beaucoup plus encourageante que les autres. Cela faisait deux ans qu'il n'avaient pas joué une vrai partie de Quidditch, et il craignait de ne pas être sélectionné pour l'équipe de Quidditch de Gryffondor cette année par manque de pratique.

Le lendemain, ils se réveillèrent de bonne heure, le train partait assez tôt. Mme Weasley commanda encore une fois cette année un taxi moldu, cette fois, ils demandèrent pour une fourgonnette, ce qu'ils eurent. Le chauffeur de taxi regardait Coquecigrue d'un air maussade, le fait d'un voyage en auto le mettait dans une totale frénésie, comme n'importe quoi d'autre, d'ailleurs. Pattenrond, qui avait passé l'été à pourchasser les gnomes dans le jardin était profondément endormi dans son panier, Hedwige et Sonique se jetaient des regards hostiles, bref, tous les constituants pour un voyage plus ou moins tranquille. Après un bon vingt minutes à entendre les cris perçants de Coquecigrue, Mélissa en avait assez, elle prit sa baguette magique et discrètement, elle la pointa vers Coquecigrue en disant "Descrescendam volumnio !". Aussitôt les cris de Coquecigrue diminuait d'intensité jusqu'à ce qu'ils ne l'entendent plus du tout, comme si quelqu'un avait baisser le volume d'une radio.

-Sortilège du silence gradué, murmura Mélissa pour ne pas que le chauffeur l'entende, mais ce n'était sûrement pas nécessaire, car ce dernier criait des jurons à la voiture qui passait devant eux.

Hermione en était verte de jalousie. Ils arrivèrent à la gare de King Cross à l'heure prévue. Ils prirent leur bagages et s'appuyèrent d'un air détaché sur la barrière entre le quai 9 et le quai 10 et passèrent au travers lorsque personne ne les regardait. Mais au lieu d'y trouver la grande locomotive rouge nommée Poudlard Express, ils trouvèrent Albus Dumbledore devant une sort de cabine avec une forme aérodynamique.

- Bonjour Albus! dit Mélissa en lui serrant la main, alors ça va?

- Ouais, pas si mal, Mélissa, il faut que j'y aille, peux tu leur expliquer, s'il te plaît?

- D'accord, à la prochaine! Dit-elle avant que son grand-père transplane en disant "merci!".

À présent, tout les regards étaient posés sur Mélissa. Ravie de pouvoir leur apprendre quelque chose, elle leur dit, d'un geste théâtral:

-Vous avez devant vous un Portoloin!