Chapitre 14

"La maladie de Dumbledore"

O puissante Sphère! Montres-moi l'âme de Firenze!

Harry et Ron étaient dans leur chambre et ils utilisaient la Boule pour pouvoir parler au centaure. À ces mots, les volutes de fumées reformèrent un tourbillon comme lorsqu'ils avaient parlé à Cédric dans le Portoloin. Quelques secondes plus tard, Firenze se tenait dans la Sphère.

- Harry! s'exclama le centaure, as-tu trouvé l'Anneau?

- Euh…à vrai dire…je voulais m'assurer du fait que cet Anneau existe vraiment…Nous avons lu la légende de Frigilus et…

Le visage de Firenze s'assombrit.

- Alors, tu n'as donc pas confiance en moi, Harry?

- Ce n'est pas ça, Firenze! Seulement, c'est difficile à croire, cette histoire de demi-licorne et de musique de chambre…

- Écoute Harry, qui t'a mis sur la piste du Seigneur des Ténèbres quand tu n'étais qu'en première année? Je te demande de me faire confiance, c'est tout! dit Firenze, qui commençait à se fâcher.

- Alors, l'Anneau de Frigilus existe vraiment?

- Oui, il existe bien et, d'après les rumeurs, il serait quelque part en Angleterre, dit Firenze.

- Et comment suis-je sensé savoir où trouver cet Anneau, lui demanda Harry.

Mais avant que Firenze puisse lui répondre, son image s'effaça de la même manière qu'elle était apparue.

-Firenze! Firenze! s'écria Harry en agitant la Sphère.

Ils essayèrent d'appeler de nouveau Firenze mais la Boule ne fonctionnait pas.

- Pourquoi est ce que cette fichue Sphère ne veux pas marcher! s'écria Ron, Firenze allait nous dire comment retrouver l'Anneau!

Harry aperçut un petit papier dans la boîte de la Boule. Curieux, il le prit et le lut à haute voix. C'était une publicité de la boutique où il se l'était procuré.

- Dyth et fils, boutique d'objets de magie noire purifiés et sécurisés. Depuis toujours, les objets de magie noire ont suscité l'intérêt de plusieurs d'entre nous. Cependant, leur utilisation étant trop dangereuse, jusqu'ici nous avons résisté à la tentation de s'en servir. Mais maintenant, vous pouvez vous en procurer sans la moindre trace de danger puisque Mr. Dyth et son fils ont ouvert leur boutique! À l'aide de plusieurs sortilèges purifiants, toute trace de danger a été écartée dans tous les articles de leur magasin. Alors, venez y faire un tour et laissez vous tenter!

Ron soupira et dit:

- Génial, ça répond à toutes nos questions…

- Attend, répondit Harry, les yeux toujours fixés sur la feuille, ça continue: Avertissement sur la marchandise. Nos produit ne sont pas garantis à 100%, en raison des nombreux sorts purifiants que nous leur avons jeté qui auraient pu dérégler quelque peu leurs fonctions. Ainsi, si votre achat arrête de fonctionner, ne vous affolez pas et essayez-le plus tard, ce genre de situation est tout à fait normale et peut arriver fréquemment. Si le problème persiste, venez nous l'apporter et nous ferons tout ce qui est possible pour le réparer.

- Et bien…on a qu'à réessayer plus tard, dit Ron en regardant ailleurs.

- Firenze était vraiment fâché, tu as vu? demanda Harry en contemplant la Sphère où les volutes de fumée étaient revenues.

- Je croyais que les centaures étaient d'un calme légendaire, dit Ron.

- Firenze n'a jamais été un centaure comme les autres, dit Harry avant de lui raconter comment ce dernier s'était dressé contre les autres centaures pour lui sauver la vie.

Le lendemain, ils expliquèrent à Hermione et Mélissa tout ce qu'ils avaient fait la veille. Après les avoir écouté, Hermione prit un air interdit.

- Jamais vous ne me ferez croire à cette histoire de demi-licorne. Même si Firenze me le dit en personne, je ne le croirai que quand je le verrai, dit-elle. Ne me dites pas que vous y croyez!

Harry, Ron et Mélissa ne répondirent pas. Après s'être rendus à la Grande Salle, ils remarquèrent que les table des maisons étaient installées, mais aucun professeur n'était encore arrivé.

- C'est vrai! s'exclama Hermione tandis qu'ils allèrent s'asseoir à la table des professeurs, comme depuis le début de leur vacances à Poudlard.

- Quoi? demanda Ron.

- Demain, c'est la rentrée, tu te souviens? demanda Hermione.

- Comment le pourrait-il? dit une voix qu'ils reconnurent aussitôt, cet imbécile n'a même pas de cerveau!

Malefoy venait de s'asseoir à son tour à la table. Mélissa avait repris son air menaçant.

- Qu'est ce que tu veux Malefoy? demanda Harry sur le ton le plus glacial possible.

- Je veux simplement déjeuner, Potter, dit Malefoy en prenant du porridge. De plus, je veux souligner le fait que toi et Carter n'avez pas de parents et que Weasley est pauvre, (il poussa un soupir qui sonnait horriblement faux) quelle tragédie…

Harry sourit; il avait une arme infaillible contre Malefoy.

- Moi et Mélissa, on pensait justement à former un club d'orphelins, dit-il d'un air faussement compatissant. Puisque ton père est mort et que ta mère l'est sûrement à l'heure qu'il est… Tu veux te joindre à nous?

Le teint de Malefoy prit une couleur anormalement rouge avant que ce dernier quitte la salle au pas de course.

- Harry…Je pense que tu n'aurais pas dû dire ça, dit Mélissa sur un ton inquiet.

- Bof, Malefoy peut en prendre! De plus, il nous insulte de la sorte depuis quatre ans, expliqua Ron en esquissant un sourire.

- Ce n'est pas ça! s'exclama Mélissa, c'est juste le fait qu'il va sûrement tout rapporter à Rogue!

Ils se regardèrent tous d'un air grave; Mélissa avait raison, Malefoy ne s'était pas gêné de le faire une fois, il n'hésiterait sûrement pas à le refaire. Mais ce ne fut apparemment pas le cas. Bien qu'ils avaient passés la journée en s'attendant à voir Rogue surgir devant eux à tous les instants, ce dernier ne se présenta même pas pour les repas. Mais cela ne les préoccupait pas en comparé au fait que Dumbledore était absent aussi. Après avoir fouillé son bureau de fond en comble, ils allèrent regarder dans les cuisines, la bibliothèque, les serres de botanique et même le stade de Quidditch mais sans succès.

- Euh…je déteste dire ça, mais…nous n'avons pas encore regardé à l'infirmerie, dit Ron d'un air sombre.

Mélissa poussa un soupir et dit:

- J'espère qu'il n'est pas là…

Tous quatre entrèrent dans la petite salle blanche et paisible qu'était l'infirmerie de Poudlard. Les élèves n'étant pas encore arrivés, celle-ci était vide, à l'exception de Mme Pomfresh qui était affairée à côté d'un lit, l'air affolé. Ils ne mirent pas longtemps pour savoir pourquoi elle était dans cet état; Dumbledore était endormi dans le lit.

- Que lui est-il arrivé? demanda Harry d'une voix tremblante à Mme Pomfresh.

Mme Pomfresh sursauta en entendant sa voix, elle ne les avait pas entendu arrivé.

- Il…il a eu un coup de faiblesse, dit-elle en leur lançant un regard qui se voulait apaisant.

Ils s'assirent aussi autour du lit.

- Écoutez, vous pouvez rester cinq minutes, il doit se reposer, dit Mme Pomfresh en quittant l'infirmerie, je serai bientôt de retour!

Harry regarda Dumbledore. Il était pâle et ses cernes en dessous de ses yeux clos pouvaient rivaliser avec ceux de Lupin, un professeur loup-garou que Harry avait eu en troisième année. Il était étendu de manière très détendu exception faite de son poing qui était resté solidement fermé. Mélissa avait également remarqué ce détail car elle s'exclama:

- Regardez! Il tient quelque chose dans sa main!

Harry regarda de plus près et en conclu que Mélissa avait de très bons yeux car un minuscule bout de papier sortait du poing serré de Dumbledore, comme si il s'était fait attaqué alors qu'il le lisait. Après avoir fait mille et une précautions pour ne pas réveiller le vieil homme tout en sortant le mystérieux bout de papier, ils réussirent enfin à l'extirper. Mélissa le lut en premier puis, son visage devint livide.

- Cette lettre a été écrite par le Mangemort qui a tué ma mère…murmura-t-elle.