Chapitre 18
"Une seule question"
Le prochain cours était celui de Défense Contre les Forces du Mal. Après avoir salué Mélissa qui allait dans son cours de Métamorphose (à leur grande surprise, Malefoy lui montra le chemin), ils allèrent prendre leurs livres et se dirigèrent vers la classe où Mlle Jones les attendait déjà. Quand ils entrèrent dans la classe, Mlle Jones leur demanda sans arrêter de sourire:
- Où est votre amie?
- Mélissa? dit Hermione, elle est à Serpentard, vous vous souvenez?
- Ah, oui! Je m'en souviens maintenant, quel dommage…
Puis, elle retourna à son bureau. Après s'être échangé un regard interrogateur, ils prirent place à l'arrière de la classe. Un peu avant le début du cours, Harry s'amusait à regarder les réactions des élèves par rapport à Mlle Jones. Plusieurs garçons (y comprit Neville, à sa grande surprise) la regardait avec un sourire niais sur le visage. Si Mlle Jones s'en est rendu compte, elle le cachait très bien. Alors qu'il était perdu dans ses pensées, le son retentissant de la cloche le ramena à l'ordre.
- Bienvenue, chers élèves (décidément, tous les profs disent la même chose en début de cours, murmura Ron), je suis Mlle Jones, professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Je vais vous parler tout d'abord de moi…euh… J'ai 28 ans, mon prénom est Karima, je suis originaire du Maroc et j'enseigne depuis deux ans la défense contre les forces du Mal à BeauxBâtons. J'ai choisi d'enseigner la défense contre les forces du mal car j'ai la conviction que c'est une des matières les plus importante pour votre futur. Je ne suis pas sévère, mais si vous essayez de jouer au malin dans ma classe, je veillerai personnellement à ce que votre punition soit des plus horrible.
Toute la classe se tut, elle avait dit cette dernière phrase d'un ton tellement cruel que personne ne savait si elle blaguait ou pas. Elle prit son plus large sourire et dit:
- Bon! Si on commençait? Prenez votre livre à la page 4.
Harry sortit son livre Se Défendre Contre les Forces du Mal, niveau 5 qu'il avait acheté à la hâte sur le Chemin de Traverse. En regardant l'illustration de la page 5, Harry eut un coup au ventre. Un énorme nuage de fumée noire qui avait la forme d'un humain encagoulé le regardait avec des yeux brillants rouges.
- Le Spectre de la Mort! s'écria Neville en tremblant de tous ses membres.
Il n'était pas le seul à être aussi effrayé. Plusieurs élèves chuchotaient entre eux d'un air affolé. Parvati Patil laissa même échapper un petit cri d'effroi. Harry, quant à lui, n'était pas aussi effrayé. Cependant, Ron ne partageais pas son opinion. Ses tâches de rousseur était devenues livides. Il dit à Harry et Hermione.
- On dit que le Spectre de la Mort vient nous chercher lorsqu'on meurt et qu'il peut faire mourir des gens simplement pour s'amuser…
- Ridicule, Ron! s'exclama Hermione. Tu sais combien de personne meurt à chaque secondes? Des centaines! Il ne peut pas être à cent places à la fois, non?
Ron ne semblait pas si sûre mais il ne dit rien.
- Allons, les enfants, il n'y a pas de quoi s'affoler! s'exclama Mlle Jones.
- Mais…Mais c'est le Spectre de la Mort! s'écria Neville qui était déjà venu tout blanc.
- Écoutez, quand on sait s'y prendre, il n'y a pas de danger! s'exclama Mlle Jones en leur adressant un sourire chaleureux.
Personne n'en semblait convaincu. Elle leur parla du Spectre de la Mort et les endroits où on l'avait vu le plus souvent tout le long du cours. Après avoir vu l'assurance du professeur envers le Spectre, bon nombre des élèves avaient maintenant beaucoup moins peur.
Au soir, Harry alla voir Dumbledore dans son bureau. Dumbledore l'attendait devant la gargouille qui donnait accès dans sa tour.
- Bonsoir Harry! dit celui-ci, FizWizBiz! ajouta-t-il à l'intention de la gargouille qui glissa sur le côté pour les laisser enter. Ils montèrent les escaliers en colimaçon et se rendirent dans une pièce circulaire où était rangé toutes sortes d'objets magiques fascinants dont Harry ignorait les utilités.
- Je t'en pris, prend un siège, dit Dumbledore en s'assoyant lui-même à son bureau. En le voyant, Fumseck, le phénix de Dumbledore, s'envola et alla se poser sur son épaule en lançant une note de musique douce qui vibra dans l'air pendant quelques secondes.
- Vous vouliez me voir professeur? demanda Harry en s'assoyant.
- Oui, je te rend ton vif d'or et je peux t'assurer qu'il est parfaitement normal et je crois que tu devra élucider ce mystère toi-même, Harry, dit Dumbledore en lui tendant l'étrange cadeau que Harry a reçu pour son anniversaire. Harry le prit et regarda Dumbledore d'un air suspect en disant:
- Mais ce n'est pas seulement pour ça que vous vouliez me voir, non? Je veux dire, si c'était cela, vous ne m'auriez pas demandé de venir seul!
Dumbledore souri et dit:
- Tu as raison, j'avais quelque chose d'autre à te dire.
Il prit un grande inspiration et dit:
- Je sais que vous êtes au courant pour l'Anneau de Frigilus.
Harry resta bouche bée, il n'avait aucune idée de quoi répondre. Il prit cependant la parole d'une voix hésitante:
- Et…comment…?
- Comment j'ai su? demanda Dumbledore qui, à la grande surprise de Harry, échappa un petit rire moqueur. C'est bien simple, quand j'ai été transporté à l'infirmerie, j'avais la lettre de Denius dans la main. Or, quand j'en suis ressortis, je ne l'avais plus. J'ai appris, par Mme Pomfresh, que vous aviez été les seuls à être venu me visiter. Et deuxièmement, quand je suis venu vous parler au déjeuner hier, j'ai vu la lettre qui sortait de ta poche.
Harry était très embarrassé. Mais quand il vit que Dumbledore lui souriait, il esquissa un petit sourire gêné.
- Ce n'est pas grave Harry, dit Dumbledore. Le mensonge fait partie de vie, mieux vaut y faire face que d'essayer de l'écarter. Cependant, il faut apprendre à l'utiliser de la bonne façon.
- Vous avez raison…
- Alors je vais te demander une chose, Harry, dit Dumbledore en se penchant et en s'appuyant sur ses bras, dont les longs doigts étaient entrecroisés. Ses yeux flamboyaient comme des flammes. Est ce que tu as la moindre idée d'où se trouve l'Anneau?
- Vous…vous n'allez tout de même pas le donner à Voldemort? demanda Harry.
- Bien sûr que non, Harry, j'ai un autre plan, maintenant, réponds à ma question, dit Dumbledore.
- Non…J'en ai aucune idée, professeur, répondit Harry, ce qui était totalement vrai. Apparemment, Dumbledore le savait, c'était sûrement la raison pour laquelle il permit à Harry d'aller se coucher sans en demander davantage.
En revenant dans sa chambre il dit à Ron qui ne l'écoutait qu'à moitié (il était en train de s'endormir):
- Ron, il faut retrouver cet Anneau…
- Non merci, j'en prendrais deux…marmonna Ron qui s'était rendormi.
Harry eut du mal à s'endormir cette nuit-là, car une seule question se posait et se reposait dans sa tête.
- Où est cet Anneau?
