Petit mot de l'auteure : ce texte a été écrit pour la roulette personnes, c'est Thomas qui est tombé pour DA, que demander de plus ?


- Cette coutume est ridicule, grommela une nouvelle fois Thomas.

- Oui, l'appuya Carson. J'ai toujours dit qu'il fallait que cette idée complètement folle cesse. Je suis désolé pour vous de ne pas avoir été écouté.

Pour une fois, Thomas ne sentit aucune malice chez son aîné ; celui-ci était sincèrement désolé pour lui. Et il pouvait ! C'était de sa faute après tout ! Si il ne s'était pas foulé la cheville, cela serait lui à sa place... Toutefois, comme le vieux majordome était le seul de l'assistance à lui témoigner un peu de compassion, il se retint de s'énerver contre lui. Il serait idiot de perdre son seul allié. Parce que si il devait compter sur les autres domestiques...

Ces derniers étaient en effet tous réunis dans la salle à manger du personnel, mais se retenaient plus de rire qu'autre chose. Il fallait dire qu'avec l'accoutrement qu'il avait...

- Monsieur Barrow, vous ferez un superbe Père Noël, l'encouragea Anna.

- Oui, enfin si il arrête avec ce regard de « Je vais tous vous tuer », marmonna Bates derrière elle.

Thomas choisit de les ignorer superbement tous les deux pour plutôt monter vers l'étage. Plus vite sa mission serait terminée, plus vite il pourrait enlever ce costume de malheur. Sérieusement, qui avait eu cette stupide idée de charger un membre du personnel de se déguiser en Père Noël pour divertir les enfants ? Ça ne faisait pas partie de ses missions ! Certes il avait toujours vu monsieur Carson s'en acquitter, mais il avait naïvement pensé échapper à cette corvée. Il fallait croire qu'être sous-majordome avait son revers de la médaille. Ou qu'il était maudit, tout simplement.

Ce fut donc avec une mine particulièrement sombre qu'il arriva à l'étage. Avant de rentrer dans la pièce où les enfants l'attendaient sagement, il souffla. Quitte à se ridiculiser, autant le faire en ayant accomplit sa mission dignement. Il se prépara donc à faire son plus beau faux sourire.

Toutefois, quand il ouvrit la porte, ses lèvres formèrent un large sourire qui n'avait rien de feint.

Lady Marigold et Lady Sybil s'étaient en effet levées avec autant d'enthousiaste que leur petites jambes de trois ans leur permettait. Lord Georges, à peine plus âgé, s'était quant à lui rué sur lui. Il reçu le petit garçon avec une force étonnante, mais ne se formalisa pas. Il le prit plutôt dans ses bras, prêt à lui lancer « Avez-vous été sage cette année ? » dans sa plus belle voix de Père Noël, mais l'enfant le prit de court.

- Je suis content que ce soit vous Monsieur Barrow, lui souffla-t-il à l'oreille. J'aime monsieur Carson, mais je préfère vous.

Puis, voyant que ses cousines le regardait, jalouses de sa position privilégiée dans les bras du Père Noël, il murmura encore :

- Rassurez-vous, je ne dirai pas aux filles et aux adultes que c'est vous.

Comment aurait-il pu ne pas sourire sincèrement face à tant de mignonnerie ? C'était impossible. Alors, sur le même ton de la confidence, Thomas lui répondit :

- Merci monsieur Georges. Je savais que je pouvais toujours compter sur vous.