Petit mot de l'auteure : BON ANNIVERSAIRE ANGELICA !

Merci à Angelica et Marina pour leurs review sur l'OS précédent !


Comme toutes les nuits où Inej étaient de retour à Ketterdam, elle s'était endormie sur le canapé de la chambre de Kaz. Celui-ci l'avait rapproché de son lit, de manière à ce qu'ils puissent être proches l'un de l'autre, tout en évitant d'avoir des contacts. Cette solution était la meilleure pour qu'ils puissent dormir ensemble tout en gérant leurs traumatismes.

Cependant, cette nuit là, le sommeil d'Inej était particulièrement agité. Grâce à la lumière de la lune, Kaz pouvait voir son visage se crisper sous les coups de mauvais rêves qui devaient être particulièrement éprouvant et dont Kaz avait malheureusement une idée du contenu. Le brun était perdu ; il aurait voulu prendre Inej dans ses bras pour la réconforter, mais savait que cette solution n'était adaptée ni pour lui, ni pour elle. Une idée lui vint alors – il n'était pas sûr qu'elle fonctionne, mais il se devait de la tenter, quand bien même elle le placerait dans une situation ridicule. Le sommeil d'Inej était en jeu, et cela, c'était bien plus important que tout le reste.

Il commença alors à fredonner doucement une berceuse, espérant qu'elle atteigne Inej et la fasse revenir dans le présent, où le seul homme qui partageait sa chambre était dans un couchage différent d'elle et ne lui aurait fait du mal pour rien au monde.

Au bout de quelques minutes, la mélodie sembla fonctionner puisque Inej ouvrit ses yeux. Dans l'obscurité de la nuit, elle murmura :

- C'est toi qui chantais ?

Kaz haussa les épaules, geste qu'Inej ne put qu'entrapercevoir. Toutefois, même dans le noir le plus complet, elle aurait su qu'il avait eu cette réaction. Elle sourit alors légèrement, avant de poser une autre question :

- Tu as appris une berceuse en suli exprès pour moi ?

- Je me suis dit que cela pourrait être utile, finit par répondre Kaz.

- Tu as eu raison. Comme bien souvent.

Sous la lumière de la lune, Inej tendit sa main, et Kaz l'attrapa. Il s'endormirent alors toujours dans leurs couchages respectifs, mais unis par quelques centimètres de chairs.