I've come undone

Auteur : Mary-Ann, MissBourriquette@aol.com (reviews s'il vous plaît !!!)

Résumé : Alors que Lucius Malfoy rentre plus tôt que prévu de voyage, il découvre avec émerveillement la nouvelle petite amie de son fils… Mais il déchante vite.

Pairing : Draco Malfoy/ Hermione Granger

Rating : Ce chapitre est classé R pour violences, vous êtes prévenus !

Dédicace : La même chose garçon ! Pour ma Gloubinette qui me manque beaucoup beaucoup, et à Cho Chang, à qui je fais 2 bisous (soyons fous !)

Note : 1 Cette histoire se passe pendant la sixième et la septième année de Hermione et Draco à Hogwarts: Attention, SPOILERS de Harry Potter and the Order of the Phoenix

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Chapitre 1 : The Rage.

Mon regard erre un instant encore dans le sillon imaginaire laissé par la jeune fille dans son départ précipité. Comment a-t-elle fait pour envoûter mon fils et le changer si radicalement en seulement deux mois ? Sa simple présence suffit à lui faire perdre l'esprit au point qu'il déshonore son rang et son nom…

Sa simple présence me fait perdre l'esprit…

Violemment, je détourne mon regard et me dirige vers le manoir, d'un pas saccadé par la colère. Mes jambes ne sont plus dirigées que par la force incontrôlable de la vengeance. Je sens la rage monter à mes joues et mes yeux brûlent d'une folle envie de détruire tout ce qui me fera barrage. Et puisque je ne peux pas l'avoir elle, je l'aurais, lui…

Il va payer, ce petit imbécile.

Arrivé devant la porte de mon bureau, je l'ouvre à toute volée. Il se lève précipitemment, et rencontrant un instant mon regard fou, recule d'instinct vers le mur, tremblant. Souvent, lorsqu'il était enfant et que son comportement me déplaisait, je le traînais jusqu'ici pour l'avoir à ma merci, loin des cris suppliants de Narcissa. Il hurlait de peur en tenant de m'échapper, mais je le rattrapais toujours, et lorsque j'avais dû le traquer pendant des heures entières comme le chasseur traque le jeune faon, j'étais encore plus mauvais…

Dans son adolescence, nous avons eu beaucoup moins de ce genre de «rendez-vous ». Il s'était assagi. Et lorsque je le convoquais dans le bureau, il s'y rendait de lui-même, ayant compris que les foudres seraient moins douloureuses s'il était docile comme un agneau.

Cette pièce en elle-même lui fait peur. Elle représente pour lui la soumission et la douleur. Même lorsqu'il y est seul et qu'il m'attend, il n'est pas rassuré et tous ses sens sont en alerte.

Maintenant que sa mère n'est plus là pour se mettre en travers de nous deux et le protéger, il est encore plus vulnérable, et il le sait.

Je ferme la porte avec violence. Inutile de la verrouiller, il ne s'enfuira pas. Je siffle :

« - Assis ! »

Il hésite une seconde et, lentement vient s'asseoir sur le rebord du fauteuil qui fait face au grand bureau en bois de rose derrière lequel je prends place. Ses yeux sont rivés au sol, il mord sa lèvre meurtrie. Je dis d'une voix tremblante qui cache mal ma colère sourde :

« - Regarde-moi Draco. »

Il lève ses grands yeux bleus vers moi et soutient mon regard. C'est une torture pour lui d'affronter mon regard : je sais qu'il peut y voir la violence, les coups, la rage, la douleur.

Sa douleur…

« - Alors comme ça, tu profites de ce que je suis parti pour faire venir des sangs – de – bourbe chez moi ? Tu crois que mon absence te suffit pour te proclamer roi de ce manoir, que cela t'autorise à faire ce qui te chante ? Que cela te donne le droit de souiller ton nom et ton rang en faisant venir des sangs impurs ici dans un autre but que de les exterminer jusqu'au dernier ?

- Non, père.

- Sache Draco, que tant que tu vivras ici, tu ne seras pas le chef. JE suis le maître, JE fais la loi ici, et tout ce qui est et vit sous ce toit est à moi, sous ma coupe. »

Son regard est toujours rivé au mien. Il n'ose même pas ciller.

« - Est-ce que c'est clair ?

- Oui, père.

- Bien. »

Sa peur et sa docilité envers moi me réconfortent un peu, me calment. Je dis d'une voix suave, mielleuse celle qu'il craint tant :

« - Alors écoute-moi bien. Tu vas mettre un terme à cette relation honteuse avec Miss Granger, dans les plus brefs délais. Débrouille-toi comme tu veux, mais je veux que demain à l'aube cette histoire ne soit plus qu'un mauvais souvenir. Tu n'as qu'à lui envoyer un hibou. »

Il hésite un instant et murmure, le front plissé :

« - Je…Je ne peux pas Père. »

J'en reste sans voix une seconde. Il ose me défier. Je prends sur moi et demande :

« - Et puis-je connaître les raisons qui te poussent à me désobéir ?

- … Hermione et moi nous… sommes fiancés. »

Il l'a dit dans un souffle.

Je me lève d'un bond, incapable de me contrôler, et l'agrippe par le col de la chemise qu'il a enfilé à la hâte par-dessus ses épaules encore humides. Je le plaque contre le mur et un gémissement de douleur s'échappe de ses lèvres. J'attrape sa main et là, pour la première fois, je la vois…

C'est une alliance en or blanc, très sobre, très belle, qui surprend et ravit par sa finesse et par la douceur de ses courbes. Elle est sertie de deux brillants jumeaux taillés avec justesse et précision.

Un travail de maître.

Je l'arrache de son doigt. Il hurle :

« - Non ! »

Je suis comme fou. Comment peut-il avoir la force de me répondre et de me défier en ce moment là ?

Cette sang – de – bourbe a ensorcelé mon fils…

Mon poing se serre contre son col, le privant d'air. Je siffle :

« - Je te préviens Draco, je commence à perdre patience…Tu vas mettre fin à vos fiançailles ridicules immédiatement. Avant que je ne le fasse pour toi. »

Je desserre mon étreinte et il s'échappe, se collant contre le mur d'en face. Il murmure :

« - … Vous ne pouvez pas me demander ça Père… Je l'aime. »

C'en est trop. Je me tourne vers lui et, rencontrant son regard de défi et de crainte, je m'avance. Il ne bouge pas, sachant que son geste d'héroïsme va lui coûter très cher et que rien ne sert de courir. Quand mon visage est à quelques millimètres du sien, je murmure :

« - Je peux te demander tout ce que je veux Draco… Je pourrais même te forcer à la tuer, ta sang – de – bourbe…«

Il tremble de tous ses membres. J'ajoute, caressant ses beaux cheveux blonds, un sourire cruel aux lèvres :

« - Mais… cela reviendrait à me priver de ce plaisir. »

J'enserre son cou d'une main et le soulève de terre. Il agrippe mon bras et je sens ses ongles pénétrer ma chair alors que je le prive d'oxygène. Je le regarde paniquer, ouvrir sa bouche dans un cri de terreur muet, devenir rouge, puis bleu, puis violet…Et lorsqu'il va pour suffoquer, je relâche mon étreinte et le laisse tomber au sol, comme une poupée désarticulée. Il porte ses mains à son cou, essayant de reprendre souffle, se relève difficilement, mais déjà un violent coup de poing dans le ventre le renvoie cogner contre la porte et s'effondrer de nouveau par terre. Il n'a pas crié, le souffle coupé.

Je rencontre ses yeux et remarque avec une certaine fierté qu'aucune larme ne coule. C'est un Malfoy après tout… Il les retiendra aussi longtemps que possible et ne les laissera couler que lorsqu'il sera seul.

Il se relève encore, chancelant, me suppliant par un regard d'arrêter. Je ne peux plus me contrôler. J'avance vers lui et le giflant avec fureur, le fait retomber. Il a l'air si petit comme cela, écrasé contre le mur, le visage déformé par la peur et la douleur. Il ressemble à l'enfant apeuré qu'il était, des années auparavant, tremblant et suppliant de sa petite voix, priant pour ma clémence… J'en frissonne…

Je dis d'une voix mauvaise :

« - Tu es à moi Draco… Tu feras exactement ce que je te dirais de faire. «

Je m'agenouille près de lui et, caressant sa joue meurtrie d'un doigt, je murmure :

« - Tu seras un Mangemort. Mais avant cela, tu seras un fils docile et obéissant… Même si cela doit prendre du temps, je saurais faire de toi ce que bon me semble. Tu verras mon ange… dans quelques temps, j'obtiendrais de toi ce que je veux en un claquement de doigt. »

Il mord sa lève inférieure et murmure dans un souffle :

« - Je ne serais pas un Mangemort, je ne serais pas votre esclave… Je ne vous appartiens pas… »

Je souris et ajoute, alors que ma main caresse toujours son visage :

« - Détrompe-toi mon petit. Tu n'es rien d'autre qu'un pion que je peux manier à ma guise sur un échiquier géant. »

D'un coup, je le relève et le remets durement sur ses pieds. Il a encore le courage de me dire :

« - Je l'aime… Vous ne pourrez pas m'empêcher de l'aimer…

- C'est vrai… mais je peux t'empêcher de la voir, et je peux aussi faire bien pire. Et tu le sais. Alors pour le bien de ta petite fiancée, il vaudrait mieux que tu m'obéisses. »

Un éclair de haine passe dans ses yeux. Il hurle :

« - Je ne vous obéirais pas ! »

Mon poing s'abat sur son visage et son nez émet un craquement sourd. Il se plie en deux de douleur. Ma canne s'abat sur son dos une fois, deux fois, trois fois.

Il tombe au sol en gémissant.

« - Tu vas m'obéir.

- Jamais… »

Je le roue de coup et bientôt, il ne se protège même plus. Je dis, alors qu'il est au bord de l'évanouissement et qu'il n'a même plus la force de gémir sa douleur:

« - Es-tu prêt à m'obéir maintenant ? Veux-tu que j'arrête ?

- …Père… pitié Père, je vous en supplie…arrêtez, j'ai mal

- Tu veux que cela cesse ? Réponds-moi !

- Oui…

- Tu vas obéir désormais ?

- …Oui Père.

- Tu vas écrire à cette satanée sang – de – bourbe et rompre ces stupides fiançailles ?

- Je le ferais.

- Très bien Draco. Maintenant, dis-moi, à qui appartiens-tu ?

- … A vous, Père… »

Je souris en voyant son visage humilié et rouge. De sa joue coule une larme unique. La larme de honte que pour la première fois, j'arrive à lui soutirer…

J'ai eu tout ce que je voulais. Je laisse tomber ma canne sur le sol et, le ramassant sans douceur, je le monte jusqu'à sa chambre et l'allonge sur son lit. Il est au bord de l'inconscience. Je dis tout de même avant de sortir de la chambre :

« - Considère-toi comme puni, mon fils. A partir d'aujourd'hui, interdiction de quitter cette chambre sans autorisation, et ce jusqu'à la fin des vacances…

Et laisse moi te prévenir que tu ne reverras jamais Hermione Granger. »

Ses yeux sont clos, mais je sais qu'il m'entend. Je sors et, fermant la porte, je l'entends qui gémit longuement le prénom maudit. Puis, presque en même temps, il fond en larmes.

J'ai un soupir d'aise. Je descends dans le grand salon et ordonne à un elfe de maison de veiller sur mon fils, et de ne soigner ses blessures que dans quelques heures…

Je monte à ma chambre et essaye de dormir un peu car le voyage et la dispute m'ont beaucoup fatigués, mais impossible de trouver le repos… Je n'ai qu'une image en tête :

Celle d'Hermione Granger…

Je sais très bien qu'il me sera impossible de l'atteindre étant donné la surveillance énervante dont je fais les frais depuis que Lord Voldemort est revenu au pouvoir et que je suis sorti de prison… Mais il me faut trouver un moyen d'empêcher Draco de la revoir… Sans quoi je perdrais tout le pouvoir que j'ai sur lui.

Soudain, une brillante idée me traverse l'esprit.

Je me lève et, m'asseyant à mon bureau, j'attrape une plume et un parchemin et j'écris :

Ma bien chère amie,

Je viens à peine de rentrer et voilà que les problèmes me tombent dessus. Etant donné votre tout nouveau poste au sein du Ministère international de l'éducation magique, je me suis dit que vous pourriez peut-être m'aider…

En effet, Hogwarts n'est désormais plus du tout sûre pour Draco qui, à force de côtoyer des sangs – de – bourbe, a fini par se lier d'amitié avec l'un d'entre eux Une jeune fille, plus précisément. Vous comprendrez sans peine mon dégoût et mon empressement à vouloir l'éloigner à tout prix de ce Dumbledore et de son amour inconditionné pour ces…gens là…

Je vous demande une grande faveur, j'en ai conscience… Mais il s'agit là de mon fils pour qui, je sais, vous avez beaucoup d'affection.

Acceptez qu'il vienne faire sa septième année à Drumstrang dont vous avez été nommée proviseur, ne l'oubliez pas, grâce à moi… Là-bas au moins, je le saurais près de vous et loin des moldus à qui, vous au moins, vous refusez l'entrée…

J'attends votre réponse dans les meilleurs délais.

Bien à vous,

L.M.

La réponse ne se fait pas attendre, je la reçois, sous forme d'un paquet assez volumineux, le soir même, alors que je dîne avec un Draco silencieux et craintif :

Cher Lucius,

Rien ne me ferait plus plaisir que d'accueillir Draco cette année à Drumstrang. C'est un élève charmant et brillant, et je comprends tout à fait votre envie de l'éloigner de Hogwarts. C'est une bien sage décision que nos amis communs Crabbe et Goyle ont eux aussi, prise. Draco sera sans doute ravi de retrouver ses camarades, et il fera connaissance des Jumelles Lestrange, de Miss Avery, ainsi que MM Nott et Rookwood, dont les parents sont eux aussi, pour ainsi dire, des collègues de travail...

Vous trouverez ci-joint les quelques formulaires à remplir pour son inscription en septième année, la liste du matériel et des manuels scolaires, ainsi que son uniforme.

La date de la rentrée est le 1er septembre. Pour toute information, n'hésitez pas à me contacter.

Je pense de toute façon vous voir à la mi-août, lors du prochain meeting…

Dites à Draco comme je suis pressée de l'avoir auprès de moi à Drumstrang.

Votre dévouée,

D.J.U

Je souris et, levant les yeux vers mon fils qui, non encore soigné, a du mal à rester bien droit sur sa chaise, le regard rivé sur son assiette intouchée, je dis :

« - J'ai une bonne nouvelle pour toi Draco.

- Oui, Père ?

- Tu te souviens du professeur Umbridge ?

- Oui, Père.

- Et bien, le professeur Dolores Jane Umbridge a été nommée proviseur de l'école de Drumstrang en juin, et je me suis arrangé avec elle pour que tu ailles terminer ton cycle d'études là-bas. N'est-ce pas merveilleux ?

- …Si, Père. C'est merveilleux. » Me répond-il en tremblant de tout son être.

« - Tu ne seras pas trop dépaysé, car tes amis Crabbe et Goyle y sont eux aussi inscrits. Et puis, l'air vigoureux de la Bulgarie ne pourra te faire que du bien. »

Il ne répond rien. De toute façon, il n'a pas le choix. Au bout d'une demi-heure d'un pesant silence, il me demande :

« - Puis-je sortir de table ?

- Tu n'as plus faim ?

- Non.

- Alors va dans ta chambre, et envoie un Hibou à Miss Granger l'informant de ta rupture. Ne lui parle pas de Drumstrang. Et couche-toi tôt, car demain, nous irons à Diagon Alley pour chercher ton nouveau matériel. Sois prêt pour 9heures.

- Bien Père. »

Il se lève, prend le paquet contenant son nouvel uniforme et monte à sa chambre.

D'en bas, je l'entends hurler sa rage contre moi.

Il peut pester tant qu'il voudra, j'ai gagné.

Echec et Mat.