I've come undone

Auteur : Mary-Ann, MissBourriquette@aol.com (reviews s'il vous plaît !!!)

Résumé : Alors que Lucius Malfoy rentre plus tôt que prévu de voyage, il découvre avec émerveillement la nouvelle petite amie de son fils… Mais il déchante vite.

Pairing : Draco Malfoy/ Hermione Granger

Rating : Ce chapitre est classé R pour « proposition indécente »

Dédicace : La même chose garçon ! Pour ma Gloubinette qui me manque beaucoup beaucoup, et à Cho Chang, à qui je fais 2 bisous (soyons fous !)

Note : 1 Cette histoire se passe pendant la sixième et la septième année de Hermione et Draco à Hogwarts: Attention, SPOILERS de Harry Potter and the Order of the Phoenix

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Réponses aux revieweurs :

Girl-of-Butterfly : Ravie que ça te plaise! Malheureusement, je commence à devenir comme cette chère madame Rowling… LENTE LOL, alors les suites risquent d'être longues à venir… patience donc, je fais au plus vite! Pour le point de vue de Mione, c'est prévu pour un peu plus tard!


Zmija : Voilà la suite… un peu tard… la moral de l'histoire, c'est qu'il ne fait pas être impatient lol. Et t'inquiète pour Dray et Mione, car la Grande justicière que je suis ne laissera pas Lucius impuni ! (enfin… pas tout de suite… parce que là, on peut pas dire qu'il prend sa revanche le Dracounet )

Ellyah Mystical : Tiens… une Miss Mortadèle! Ta review me touche beaucoup beaucoup beaucoup! Pour Narcissa, ben elle est morte mais je sais pas de quoi LOL… faudra que je pense à demander à Draco à l'occasion…

Frite12 : Salut!! Tu soulèves une grande question, à savoir si ça va bien se terminer entre Draco et Mione… Ben comme je suis une grande indécise (et une grande retardataire, je sais… lol) je pense que je vais faire une fin alternative.

Affaire à suivre!

Bisous sucrée pour ma part!

Chapitre 2 : Proposition indécente

Il est là, devant moi, tête baissée, les lèvres pincées et le regard fuyant. Je dis :

« - Nous nous revoyons donc à Noël.

- Oui… à Noël. »

Il ne dit rien mais ses yeux, une fois de plus, me supplient de revenir sur ma décision. Pourtant, c'est peine perdue car il sait que quoi qu'il arrive, il ne retournera pas à Hogwarts.

Et il ne reverra pas Hermione Granger.

Sa lourde valise est près de lui, ainsi que son Hibou Grand Duc, sur le quai du port de Douvres, où nous attendons le bateau qui doit l'acheminer vers la Bulgarie. Il est très tôt, environ 4heures du matin, mais je remarque que plusieurs jeunes garçons et filles portant l'uniforme sombre de Drumstrang attendent aussi…

De loin, je reconnais Bellatrix Lestrange, une amie et collègue de travail… J'entraîne mon fils à ma suite.

« - Bella ! Je ne savais pas que tu étais de retour en Angleterre.

- Bonjour Lucius ! Je suis rentrée hier d'Espagne où j'étais… en mission.

- Bien sûr.

- Tu t'es enfin décidé à changer ton fils d'école ? C'est fou comme il te ressemble.

- Il m'a beaucoup influencé dans ma décision je dois dire…«

Je lance un regard noir à Draco qui esquisse un sourire à Bellatrix et à ses filles, Juliet et Dina. Toutes deux ont le même âge que Draco, 17 ans, et sont à Drumstrang depuis leur première année. Elles proposent de servir de guide à mon fils qui, sentant mon regard sur lui, ne peut qu'accepter.

Enfin, le bateau arrive, fendant l'air brumeux du matin avec grâce. Je serre la main de mon fils qui murmure :

« - Au revoir Père.

- Au revoir Draco. Tâche de te trouver une petite amie convenable là-bas. »

Je sens qu'il a envie de me sauter à la gorge, mais il ne fait que hocher la tête et je le vois qui disparaît dans le bateau, entiché de ses deux compatriotes de Hogwarts, ainsi que des sœurs Lestrange. Avant de rentrer, je dis à Bellatrix :

« - J'espère que tes filles sauront le dérider un peu…

- J'espère aussi pour toi. Comment as-tu pu le laisser si longtemps dans cette école ? Si tu veux en faire un mangemort, il va falloir passer ses connaissances au peigne fin et surtout pas le laisser sortir avec des sangs impurs ! Et l'amie de Potter en plus ! Tu aurais dû la tuer quand on en avait l'occasion ! »

Elle me lance un regard presque hautain et ajoute :

« - Enfin, tu es un Malfoy, tu vas trouver une solution.

- … Bien sûr… » Murmuré- je, à la fois vexé et las

Je me force à lui sourire, puis, je rentre au manoir en transplanant.

Toute la journée, je tourne et je vire sans but dans la maison vide. Au fond de moi, je ne veux pas m'avouer que j'attends une visite.

Elle n'arrive que le 4 septembre, alors que je suis dans mon bureau, en pleine réunion avec Macnair et Dolohov.

Un elfe de maison frappe à la porte. Je dis avec humeur :

« - J'ai demandé à n'être dérangé par personne !

- Pardonnez-moi Monsieur Malfoy, mais une certaine Miss Granger est dans le salon monsieur… Elle dit qu'elle ne partira pas tant qu'elle ne vous aura pas dit ce qu'elle a à vous dire monsieur. »

J'ai un hoquet de surprise. Je dis à l'elfe :

« - Très bien, emmenez-la dans le petit boudoir, et dites-lui de patienter. »

L'elfe sort après maintes courbettes d'excuses. J'ai du mal à cacher mon excitation…

Je dis à mes confrères que la réunion est suspendue et que nous reprendrons tout cela demain. Ils quittent mon bureau un peu interloqués, mais sans dire mot.

Puis, après avoir inspiré deux ou trois fois, je descends dans le petit boudoir contigu à la salle de réception. Elle ne m'entend pas entrer, trop absorbée par la contemplation de la bibliothèque, renfermant il est vrai de précieux ouvrages de magie noire, interdits, uniques, ou bien encore les deux. Je l'observe, du pas de la porte, sans bruit :

Elle a passé par-dessus son uniforme, une légère cape de coton gris clair qui la protège de la pluie fine de septembre. Ses cheveux sont lâchés et semblent moins épais. Sans doute les a-t-elle ensorcelés pour les rendre moins volumineux et plus brillants.

Par terre, contre le mur, elle a posé son sac de cours.

Soudain, mon regard se pose sur sa main gauche. Elle caresse respectueusement, presque tendrement, un gros ouvrage relié. Ses longs doigts pâles se découpent parfaitement sur le cuir sombre, flattent le livre, tracent le titre en lettre d'or. Je me prends à vouloir sentir ses mains sur mon corps, dans mes cheveux…

Je frissonne de plaisir et de dégoût mêlés : Ce n'est qu'une moldue !

Puis, je vois l'anneau.

C'est le même que celui qui repose dans mon petit coffre de verre, sur ma table de nuit. Celui que j'ai pris à Draco. Celui que j'ai passé plusieurs fois sans trop savoir pourquoi je faisais ça, ou en me persuadant de ne pas savoir…

Il semble un peu plus gros à son doigt fin.

Soudain, elle fait volte face. Nous nous regardons sans bouger pendant plusieurs secondes. Puis, elle s'avance et me demande, d'une voix rageuse et triste :

« - Comment avez-vous pu oser faire cela ? ! »

Je réplique, un sourire fin aux lèvres :

« - Il se trouve que vous n'êtes pas la seule à avoir du culot, Miss Granger… Je vous avais pourtant mise en garde. Vous avez peut-être envoûté mon fils, mais sachez qu'une bonne correction a bien vite fait de le remettre sur le droit chemin. Comme quoi vos sortilèges ne sont pas si infaillibles que ce cher Dumbledore semble le croire.

- Où est Draco ?

- Là où vous n'êtes pas. »

Elle me lance un regard noir. Mais je sens qu'elle commence à avoir peur, à craindre pour son Dray. Je dis d'une voix mielleuse :

« - Asseyez-vous donc, vous ne refuserez pas une tasse de thé ?

- Je n'ai pas soif, merci. »

Je claque des doigts et apparaissent une théière, deux tasses et des petits biscuits. Je dis :

« - Un biscuit alors ? »

Elle s'assied de mauvaise grâce et prend un biscuit. Puis, elle me dit, d'une voix plus calme, plus empreinte à la peur :

« - Vous n'avez pas le droit de nous faire ça… Je l'aime… Je ne peux pas vivre sans lui.

- J'ai tout les droits en ce qui concerne mon fils Miss Granger, et que vous l'aimiez ne me fait ni chaud ni froid.

- … Dites-moi au moins qu'il va bien.

- Il va très bien, j'ai reçu des nouvelles de lui ce matin.

- Laissez-moi le voir une dernière fois ou bien alors lui écrire…Je vous remettrais les lettres et vous les lui enverrez…

- Pourquoi ferais-je ça pour vous ?

- Simplement parce que je vous le demande.

- Je ne vois pas en quoi cela vous aiderait à l'oublier, puisque de toute façon, je ne le laisserais pas vous revoir. Allez donc plutôt conter fleurette à votre ami le rouquin ou bien à Potter si cela vous fait plaisir, mais sachez que Draco n'est pas pour vous. »

Elle se lève de son siège et me crie :

« - Mais je l'aime ! »

Ses yeux sont emplis de larmes. Elle ajoute :

« - Vous n'avez donc pas de cœur ? Je ne vous demande pas la lune juste de m'accorder une lettre, de pouvoir le voir ne serait- ce qu'une minute… Pour lui dire au revoir…

- C'est non, Miss Granger. »

Elle s'effondre sur le fauteuil, en pleurs. Soudain, alors que la beauté de son visage est accentué par la peine qu'il révèle, une idée me vient. Une idée qui me donne de grands frissons d'aversion.

Et de plaisir…

« - Jusqu'où iriez-vous pour que je vous laisse revoir Draco ?

- Je ferais tout… » Me dit-elle sans même une seconde de réflexion.

Elle me facilite la tâche…

« - Vraiment tout ?

- Monsieur Malfoy, j'aime Dray à en mourir. N'est-ce pas suffisant ?

- …Comme c'est charmant… Vous êtes l'archétype du diction qui dit que l'amour rend aveugle…»

Alors que j'ai de plus en plus de mal à me contenir, je croise son regard inquiet. Elle semble si jeune à cet instant, si vulnérable, si corruptible. Je me lève et dis :

« - Très bien jeune fille. Je suis prêt à vous laisser voir Draco à la condition que vous vous pliiez à une faveur. »

Elle se lève aussi et, me faisant face, fixant mon regard, demande :

« - Laquelle ? »

Je prends une profonde inspiration, me donnant du courage et je dis dans un souffle :

« - Acceptez d'être mienne durant toute une nuit. »

Elle n'en revient pas. Moi non plus d'ailleurs…

Pendant un long moment, elle me regarde, mi- horrifiée, mi- rageuse.

Je sens qu'elle va refuser…

Elle recule de plusieurs pas, ne quittant pas mes yeux, cherchant sans doute une échappatoire.

Elle va dire non…

Puis, dans un murmure, elle dit, les yeux révulsés et pleins de larmes:

« - Vous êtes l'homme le plus immonde que je connaisse… »

Elle va tourner les talons et partir, c'est sûr…

Elle se tourne vers la bibliothèque et dit doucement.

« - D'accord… J'accepte… «

Elle se retourne, me fait face et ajoute :

« - Pour Draco. »

Un sourire mauvais illumine mon visage, je dis :

« - Parfait. Alors disons, samedi soir, venez à 19 heures. Tâchez d'être à l'heure… Pour Draco…

Elle a du mal à garder le contrôle de ses nerfs. Elle murmure :

« - Je serais là… »

Lentement, elle se retourne, attrape son sac et, allant pour sortir, se retourne vers moi. Ses yeux me lancent des éclairs. Elle dit seulement :

« - Je vous hais Monsieur Malfoy. »

J'incline ma tête et dit, d'un ton moqueur :

« - Bonne fin de soirée Miss Granger, à samedi. »

Je la regarde quitter la pièce de son pas vif et saccadé. Ses épaules sont secouées par les sanglots. Je souris de ma victoire écrasante sur mon fils, car je vais, en plus de la lui interdire, la lui voler…

Je frissonne encore à l'idée qu'elle n'est rien qu'une sang – de – bourbe, mais même si elle a su m'envoûter, j'aurais bien vite fait d'assouvir ma vengeance.

Et mon désir…

Vivement samedi.