A tous, désolée pour ce retard inadmissible dans mes fanfictions, je me prosterne à vos pieds et implore votre clémence.
Pour ma défense, je ne dirais qu'une chose : l'inspiration est volage, et depuis quelques temps, elle m'avait quitté. Elle m'est revenue le temps d'un chapitre, pourvu que ça dure !
Réponses aux revieweurs :
Frite 12 : Kikou !! Ben faut dire que mes persos sont assez OOC quand même LOL, à part Lucius bien entendu. Sinon, une fin alternative c quand tu as le choix entre deux fins justement ! mais en fait, je crois que je vais en faire qu'une, mais je te dirais pas si elle finit bien ou pas (de toute façon c'est une chance sur deux lol)
A toi de deviner !
Bisous bien sucrés !
Lalouve avec moi tu es mal tombée si tu veux la suite rapidement… j'espère que tu me pardonnes, mais en attendant, et avec mes plus plates excuses, voici le chapitre 3
Agatha Brume Le voici, le voilà, le samedi que tout le monde (sans vouloir être modeste lol) attend ! J'espère que ça sera à la hauteur de tous tes samedis d'attente !
Lulu-Cyfer Et ben voilà, en plus c pas fait exprès, mais c bientôt samedi !!!! (dans une heure et demi environ) . c bien la première fois que je suis ponctuelle … Merci en tout cas pour ta review !
Missouistiti Ben en fait… c presque ça lol : c'est un samedi, mais on sait pas lequel de l'année. Tu me diras, y'a que 52 possibilités !
Angelinadelacour Quand on aime, on a beau avoir que du beau monde autour de soi, c'est sa chère et tendre et personne d'autre !!! je crois pas que Draco oublie sa Mione si facilement ! et pour Lucius, je crois que tt le monde est d'acc pour dire que c'est un gros pervers dégoûtant (mais c pour ça qu'on l'aime lol)
Katarina Ehhhhh ! reviens !!! les spoiler, c au début qu'ils étaient, si tu les as pas vus, tant mieux lol, mais reviens, parce que promis, après y'en a plus! En tout cas je suis ravie que ça te plaise autant, et ce que tu dis à propos de mon Lucius me touche beaucoup !
Virginie 1 Merci, merci, mes chevilles enflent LOL. J'espère que ce chapitre te plaira, et si ça peut te rassurer, pour Mione et Dray, on va trouver une solution. Il ne faut jamais désespérer, et quand l'amour est dans l'air, il y a toujours de l'espoir !!!! même si ce chapitre n'est pas une parfaite illustration de l'espoir, ça va venir !
Dready Ben, pour le bientôt, c râté, mais tu peux la lire maintenant lol (et encore mille pardons pour cet horrible retard J)
Lythanie bon, je te fais une petite confidence, mais ne le répète à personne : Lucius va laisser Hermione revoir son Dray… mais chuuuuuut!
Caroline Black Voilà un chapitre trois un peu plus long que les autres, mais comme on dit, c'est la qualité et pas la quantité qui compte!! La fin prévue pour le chapitre 10 environ, on a encore le temps lol
Voldarchie J'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes attentes, mais en tout cas s'il a été aussi long à venir qu'il n'est bon, il est parfait LOL (je plaisante bien sûr !)
Amiastine Oui, oui, voilà, ça arrive lol!! T'as attendu si longtemps que je vais pas te faire attendre encore, alors bonne lecture !!!!
Violaine 1 Salut! Merci beaucoup pour ta longue review, elle m'a fait très très plaisir! Et désolée si je t'ai fait pleurer… je voulais pas lol. Voici la suite, j'espère sincèrement que tu vas aimer, mais un conseil, si tu es émotive, prends un mouchoir, voire deux, parce que mon Lucius, je te préviens, c un grand méchant !Eline Et ben voilà, aussitôt dit, aussitôt fait (enfin… presque lol), la suite est en ligne !! Merci et bisous !
GoldenLoulou Bon, Mon Sugar Duck, ne le prend pas mal, mais ce chapitre est pas pour les petit canard en sucre comme toi, mais bon, si tu penses pouvoir me regarder dans les yeux quand même après ce que tu vas lire, t'as le droit de lire… En même temps, si tu veux savoir si tu pourras me regarder dans les yeux, faut que tu le lises, et si après tu peux plus me regarder en face, tu pourras plus le dé-lire… Enfin bref, tout ça pour dire qu'il y a de belles balades dans le coin
Pour information, ce chapitre contient une scène de sexe explicite mettant en scène une mineure semi-consentante, et donc pouvant heurter et choquer les âmes sensibles. Vous êtes prévenus, ce chapitre est classé NC-17 et est donc interdit aux mineurs !
Chapitre 3 : Les yeux bandés.
Pourquoi, lorsque l'on attend quelque chose avec impatience, les jours se transforment-ils en lustres, et les minutes en d'interminables heures profondément ennuyeuses ?
Je suis devenu une véritable loque, Je ne fais plus rien, j'ai perdu l'appétit, je ne dors plus, je ne respire plus.
Je ne vis plus que pour Samedi soir.
Et à en croire les aiguilles de ma montre qui reculent, il me semble qu'il ne viendra jamais…
Mais jeudi et vendredi ont bien passé…il faut garder espoir, le soir va venir, et Hermione Granger avec lui.
Je perds patience !
Pourtant, de la baie vitrée de mon bureau, je vois, sans y croire encore, baignée dans le crépuscule orangé, la princesse charmante qui vient sauver son cher et tendre…
Un long frisson parcourt mon échine alors que je l'observe, une fois de plus sans être vu.
Elle a troqué sa cape de petite écolière sage contre un long manteau de fourrure beige, typiquement moldu, et à défaut de jupette plissée, elle a mis un pantalon noir et des talons hauts. Sa coiffure a dû lui demander un temps fou, car ses cheveux sont parfaitement lisses et disciplinés, et encadrent son visage grave et un peu maquillé.
Elle veut m'impressionner, et le plus fort, c'est que ça marche…
Lorsqu'elle passe sous le perron, je la perds de vue et cela m'est tellement insupportable que je descends presque en courant les escaliers pour lui ouvrir.
Sa main frôle à peine le carillon que j'ouvre la lourde porte de bois à toute volée, un fin sourire aux lèvres. Elle sursaute.
Je dis d'une voix qui se veut douce et rassurante:
« - Entrez donc Miss Granger, je vous attendais. »
Elle n'a pas un sourire pour moi et pénètre dans le hall d'entrée en faisant résonner ses talons.
Une elfe de maison accourt et la débarrasse de son manteau. Je la scrute à la dérobée et découvre un merveilleux chemisier de soie rose pâle dont tous les boutons ne sont pas fermés et qui dévoile une gorge et un décolleté laiteux.
Elle remercie l'elfe poliment et se tournant vers moi, me demande d'une voix sourde :
« - J'ai à vous parler.
- Mais, très certainement ma chère… suivez-moi, nous serons sans doute mieux au salon. »
Elle m'adresse un regard rempli et crainte et de défi, et me suit sans un mot.
Arrivés dans le salon, elle me tend un parchemin et une plume et me dit d'une voix autoritaire :
« - Avant toute chose, je veux votre accord écrit que je vais pouvoir revoir Draco…J'utiliserais un de vos hibou pour l'envoyer en lieu sûr. »
Je prends la plume et m'asseyant, je lui demande mielleusement :
« - Je vous écoute, que dois-je écrire ? » elle murmure, visiblement gênée :
- Je soussigné Lucius Malfoy m'engage sur l'honneur à laisser Hermione Granger et Draco Malfoy se voir sans tierce présence toute une heure durant, ce jour Dimanche 7 septembre de l'année 199- . » je lève ma plume et dis
- Nous n'avions pas parler de toute une heure…
- Vous ne croyez pas que c'est déjà assez cher payé ? »
Je signe la feuille et la lui tend avec un petit sourire :
« - Vous avez raison… Mais, je vais aussi vous demander de me signer un papier me prouvant que vous êtes d'accord… Après tout, nous ne faisons qu'un échange de bon procédés. »
Elle me foudroie du regard en s'asseyant à son tour pour écrire. J'éclaircis ma voix et dicte :
« - Je soussigné Hermione Granger, m'engage par la présente à honorer les 2 termes du contrat qui me lie avec Lucius Malfoy :
- Me donner à lui toute la nuit du 6 au 7 septembre de l'année 199-
- Ne pas chercher à revoir Draco Malfoy après l'entretien du 7 Septembre.
Elle signe rageusement le morceau de parchemin et me le tend. Je dis, satisfait et jovial :
« - Parfait ! nous sommes quittes désormais ! »
Je me lève et me dirigeant vers la porte de communication, je demande :
« - Vous désirez prendre un apéritif avant de passer à la salle à manger ?
- …
- Allons Miss Granger, détendez-vous, je ne vais pas vous empoisonner…votre présence m'est tellement agréable.
- Et la vôtre m'est si désagréable que je serais tenter de vous demander un plein verre de cyanure ! »
J'esquisse un sourire et sort de la pièce pour chercher une bouteille de Champagne et du sirop de pêche.
Lorsque je reviens, elle est plongée dans la contemplation du petit jeu d'échecs version sorcier que Draco avait reçu de sa mère pour son dixième anniversaire. Je demande doucement :
« - Vous aimez les échecs ?
- Je trouve la version sorcier terriblement barbare !
- L'avantage de ce jeu là, c'est que les pions peuvent être désenvoûtés et que l'on peut indifféremment jouer des deux versions. »
Elle semble intéressée par le concept et demande :
« - Vraiment ?
- Voulez-vous que nous y jouions ? »
Pour toute réponse, elle prit l'échiquier de marbre fin et vint le déposer avec précaution sur la table basse, entre nous deux. Elle dit doucement :
« - Je prends les noirs. »
Comment puis-je les lui refuser sachant que ce soir, peu importe la couleur du roi qui tombera, je serai le gagnant incontesté.
Sa stratégie est sans faille et en moins de vingt minutes, elle coince mon roi. Elle murmure, un fin sourire aux lèvres :
« - Echec et mat. »
Elle me lance un petit regard timide au travers de ses longs cils, et je dis en souriant :
« - Vous ne pouvez me refuser une revanche…
- En effet. »
Elle reste sur ses gardes mais m'offre un léger sourire. Je repousse l'échiquier et lui tend une coupe de Kir Royal.
« - J'aurai tout le temps de prendre ma revanche ce soir, buvons plutôt maintenant. »
Elle prend la coupe et y trempe ses lèvres sans me quitter des yeux. Je me sens fondre sous son regard perçant, à la fois craintif et rebel. Je dis doucement, d'une voix étonnamment douce :
« - Suis-je vraiment aussi horrible que vos yeux reflètent tant de haine lorsque vous me regardez ? » elle pose sa coupe et dit, un fin sourire de défi aux lèvres :
« - Ce n'est rien de le dire Monsieur Malfoy… Ne dit on pas que les yeux sont le miroir de l'âme ? Pendant une seconde, un silence écrasant semble s'abattre sur tout le manoir. Puis, sans vraiment savoir pourquoi, j'éclate de rire.
Elle me regarde, mi- pétrifiée, mi- horrifiée, puis je me lève et dis, en essuyant une larme de rire :
« - Comme vous êtes amusante Miss Granger… La petite Gryffindor dans toute sa splendeur ! Courageuse et arrogante jusqu'au bout.
- Et comme vous êtes prévisible Monsieur Malfoy… Il y a un venin vicieux et mortel dans chacune de vos paroles, dans chacun de vos gestes…Et faites-moi confiance, il vous tuera avant la fin. »
Je mords violemment ma lèvre inférieure devant si peu de respect, mais me force à sourire. Puis je dis, un peu sèchement :
« - A moins que « la fin » ne soit pour ce soir, vous avez tout de même du souci à vous faire. Ce n'est pas moi, mais bien vous qui avez beaucoup à perdre dans cette histoire. Faites-moi confiance, Miss Granger…»
Je souris méchamment et dis :
« - Passons à la salle à manger, j'ai faim. »
Je sors de la pièce en faisant claquer ma cape dans l'air. Je ne l'attends pas et vais jusqu'à la grande salle de réception où un somptueux couvert a été dressé. Je m'assieds et bois un verre de vin fruité d'une traite. Au bout de quelques minutes, la jeune fille vient s'asseoir en face de moi. Son visage est fermé, anxieux, je vois dans ses yeux sombre une lueur violente. Elle fait tout cela par amour, et je dois dire qu'elle m'épate.
Elle doit beaucoup l'aimer, son Dray…
*************
Le repas se passe dans le silence le plus total. Elle ne touche pas à son assiette et se contente de me regarder à la dérobée, alors que je mange avec un bon appétit feint.
Lorsque deux elfes de maison apportent le dessert, je vois ses mâchoires se crisper :
L'heure H se rapproche de plus en plus, et je la sens se tendre d'horreur.
J'avale en une bouchée ma part, au risque de m'étouffer, me lève et, tendant une main autoritaire et faussement douce, je dis :
« - Je crois que j'ai droit à ma revanche maintenant. »
Elle se fait violence pour ne pas hurler sa peur mais elle glisse quand même sa main dans la mienne. Elle se lève et, plongeant mon regard dans le sien, je murmure :
« - Savez-vous danser la valse Miss Granger ?
- … Oui.
- Et bien… dansons maintenant. »
Je l'entraîne dans la salle de bal, à quelques pièces de la salle à manger. Un coup de baguette magique et une Valse de Viennes résonne dans le manoir. Je l'attire à moi et pose une main sur ses reins. Je dois faire des efforts surhumains pour garder mon contrôle, alors qu'elle réprime difficilement une grimace au contact de ma main au creux de son dos. Sa main se crispe dans la mienne, et c'est un poing serré qu'elle pose sur mon épaule.
Nous tournoyons quelques instants sans un mot. Elle reporte son attention sur la pièce, il faut l'avouer, magnifiquement décorée, aux très hauts plafonds illuminés, et aux parquets si bien cirés que nos silhouettes enlacées s'y reflètent parfaitement.
Ses yeux sont si beaux, illuminés par la crainte et l'émerveillement.
Je me penche vers son oreille. Elle se recule un peu mais ne peut éviter le contact de mon souffle dans son cou :
« - Vous aimez la musique classique ?
- … Qu'est ce que vous en avez à faire ?
- J'essaye de rendre cette soirée la moins pénible possible pour vous, tout simplement.
- J'aime beaucoup Mozart et Bach.
- Intéressant, j'aime beaucoup Bach aussi… »
Aussitôt dit, six merveilleux violoncelles se lancent dans une valse plus sombre et mélancolique que j'aime particulièrement. J'attire la jeune fille un peu plus contre moi, tous ses muscles se tendent de concert et elle mord violemment sa lèvre. Je me penche à nouveau sur son visage et souffle :
« - Enivrant, non ? »
Elle ne répond pas, trop occupée à conjurer tous les Dieux de la sauver…
Désolé ma princesse, il n'y a que vous et moi ce soir…
Puis, lentement, Bach se meurt dans une magnifique agonie aux mille notes de musique. Dans un éclair, elle s'est violemment arrachée de moi. Elle passe une main dans ses cheveux, et je vois son menton trembler. Pourtant, elle ne s'avoue pas vaincue puisqu'elle reste là, immobile, statique, au-lieu de prendre ses jambes à son cou.
Je dis doucement :
« - Suivez-moi. »
Elle laisse plusieurs pas entre nous et me suit vers les escaliers qui mènent à l'étage.
A ma chambre…
Elle essaye de faire bonne figure, mais c'est à peine si ses jambes la soutiennent. Je lui désigne un petit fauteuil de velours rouge, et, docile, elle s'y assied. Je prends une chaise et m'assieds près d'elle. Elle regarde tout autour d'elle avec les yeux du faon pris dans un piège à loup. Je prends sa main et l'attire à moi. Elle détourne son visage du mien, la mâchoire crispée. Je souris et murmure :
« - Un peu de courage petite fille… »
Sa respiration est haletante, tout son être tremble, elle crève de peur. Je caresse sa joue fraîche avec douceur et approche mes lèvres des siennes. Elle se dérobe en hurlant presque :
« - NON !!! »
Elle se réfugie dans un coin de la pièce en tremblant si fort que, dans le silence pesant qui a fait place à son cri de terreur, on peut entendre ses dents claquer. Je me lève lentement et une idée me vient. J'avance vers elle à petits pas et m'accroupis près d'elle. Elle murmure, suppliante :
« - non… »
Elle ne pleure pas, et je ressens, comme pour Draco, une grande fierté. C'est vrai qu'elle a du courage, ma petite moldue préférée.
Je dis doucement :
« - Tu as peur n'est ce pas ? »
Pas de réponse juste deux yeux agrandis par la terreur. Je souris et murmure en passant une main dans ses cheveux :
« - Tu trembles de peur, mon pauvre petit ange…
- …
- Allez petite fille, montres-moi que tu es brave. »
Elle se relève un peu et prend la main que le lui tend. Je la relève avec douceur, faisant preuve d'un self- control dont je ne me savais pas capable.
Sortant de ma poche un long ruban de tissu noir, je le noue délicatement autour de ses yeux. Elle essaye de l'enlever, paniquée. Une larme de peur coule sur sa joue, mais je prends ses mains dans les miennes en murmurant à son oreille :
« - Chut… vous êtes un brave petit soldat Miss Granger, je suis très fier de vous… »
Je la lâche elle esquisse un mouvement de recul mais ne cherche pas à retirer le bandeau. Je la prends par le bras et la guide lentement vers le lit où nous nous asseyons. Etrangement, le ruban semble la rassurer. Je glisse à son oreille d'une voix empreinte de fébrilité :
« - Oubliez qui je suis… ne pensez plus qu'à Draco maintenant. »
Elle hoche la tête et me laisse caresser son visage sans broncher. Lentement, le plus lentement du monde, pour ne pas la réveiller de la transe à laquelle elle semble en proie, j'approche ma bouche de la sienne, la frôle, la goûte du bout des lèvres. Elle a un instant d'hésitation, puis répond timidement à mon baiser. Dans mon être, c'est une explosion de mille et une petite délices qui me font perdre l'esprit. Je l'attire à moi et passant une main sous son chemisier, caresse gentiment le bas de son dos.
Elle frissonne mais ne brise pas notre baiser.
Ses mains, soudain, se retrouvent sur mon torse. Je retiens à grand peine un gémissement, et me détachant légèrement d'elle pour pouvoir la contempler, je la laisse faire.
En aveugle, elle pose ses paumes sur mon torse et le parcoure, lentement, par dessus ma chemise d'abord, puis en glissant ses doigts fins et tremblants sur ma peau. Elle à l'air tellement jeune et désorientée, avec son bandeau sur les yeux, ses lèvres entrouvertes et ses joues baignées de larmes. Tellement belle aussi…
Je dois me faire violence pour doucement retirer ses mains de dessous mes vêtements. Je dépose un baiser sur son front et lui enlève ses chaussures. Puis, avec douceur et dextérité, j'ouvre un à un les boutons de son chemisier et le lui retire. Elle a un grand frisson et gémis, d'une vois empreinte à la panique :
« - Non…
- Chut petite fille… je ne vais pas vous faire de mal. »
Elle reste là, assise, tremblante de peur, torse nu, sans rien faire d'autre que pleurer en silence. J'essuie ses larmes et murmure :
« - C'est très bien… Vous êtes merveilleuse mon ange. »
Prenant ses jambes, je lui retire son pantalon et l'allonge sur le lit. Une fois de plus, je retiens mon souffle en découvrant la vision magique qui s'offre à moi tout entière.
Je retire cape, chemise et pantalon, et prenant ses mains, les pose sur mon torse nu et chaud. Le contact incertain et tremblant me fait gémir.
Me penchant sur elle, j'embrasse son visage, son cou, remontant un instant pour mordiller le lobe de son oreille, redescendant le long de sa gorge, traçant un chemin parsemé de baiser jusqu'à son nombril. Mes mains sont sur ses hanches tant admirées, elles les flattent, les redessinent, les caressent. Ses mains sont dans mon cou, immobiles, paralysées par le flot de sensations étranges qu'elle ressent pour la première fois.
Je remonte à sa bouche et l'embrasse longuement, langoureusement, passionnément, pendant que je retire le plus doucement du monde, sa petite culotte.
Elle ne bronche pas, prise dans le tourbillon du plaisir.
Et moi, de continuer mon exploration de ce jeune corps maître de mes pensées et tourments depuis tant de jours et de nuits blanches…
Tu as hanté chacun de mes pas et chacun de mes souffles, Hermione Granger !
Ton spectre m'a poursuivi jusqu'aux enfers, persécuté, torturé jusqu'à en avoir le corps meurtri.
Mais pis encore fut ton emprise sur mon esprit : Tu m'as blessé dans mon essence même, forcé à me rabaisser à toi.
Une moldue !
Je t'ai fuie un temps, avant de comprendre que pour que tu me laisses tranquille, il me faudrait te confronter.
Je t'ai affronter dans un duel couru d'avance : Blanche ou Noire ma jolie reine, ce soir, tu es tombée, et ton Dray avec toi.
Echec et Mat…
…
Alors que je savoure ma victoire sur elle, je l'entends qui murmure, du plus profond du délire passionnel que j'ai réussi à faire naître en elle :
« - Dray… »
***********
Lorsque je me réveille, je suis enroulé dans mon drap, nu, et elle n'est pas près de moi dans le lit.
Je me lève, enfilant sur mon corps encore chaud une longue robe de chambre, et je descends :
Elle n'est pas en bas.
J'attrape un elfe de maison et demande :
« - Où est Miss Granger ?
- Elle dort Monsieur.
- Où donc ?
- Dans la chambre de Monsieur Draco, Monsieur. »
J'aurai dû m'en douter.
Je monte à la chambre de mon fils et ouvre doucement la porte.
Elle est bien là, dans le lit de son Dray, formant une petite boule au centre du lit. Je souris du tableau enfantin, et ressors de la pièce sans un bruit.
Je descends prendre un petit déjeuner copieux.
J'ai retrouvé l'appétit…
