Réponses aux revieweurs :
Ah, mes bien aimés lecteurs, je ne vous mérite pas… vous qui êtes si prévenants, gentils, adorables, merveilleux, et moi qui suis si en retard, en retard, en retard, en retard… Bref, je vous aime tous à la folie !
Merci du fond du cœur !
Violaine : Ben en fait, toutes les réponses à tes questions sont dans ce chapitre, si c'est pas merveilleux tout ça lol. Je te souhaite bonne lecture et mille mercis pour toutes ces éloges, je ne les mérite pas…
Golden Loulou : J'savais pas que les agents secrets pouvaient se sentir peinés… le MI6 n'est plus ce qu'il était lol.
Eline2 : je ne sais pas trop quoi te dire… à part peut-être MERCI !!!! la scène n'a pas été évidente à écrire, mais je crois que le simple fait de penser au Lucius Malfoy de JKR aide beaucoup lol. C'est à elle qu'il faut demander où elle va chercher des personnages aussi vicieux et méchants, et c'est à elle qu'il faut dire merci pour ces merveilleuses créatures machiavéliques – surtout mon Sevy d'ailleurs * soupir + sourire béat *
Allez, bisous bisous et merci d'être si fidèle !
Tsk tsk : Si si, je t'assure lol
Amiastine : en effet, à la relecture, cette scène n'est carrément pas comme je l'avais imaginée. J'ai été emportée par ma folie créatrice lol, et au final, c'est dur du point de vue des thèmes abordés, mais tellement implicite que ça ne mérite pas le NC-17… enfin bref, du moment que ça t'a plu, c'est tant mieux !
Merci !
Lythanie : ouais, je sais, je me fais peur des fois, à inventer des trucs aussi pervers… je crois que c'est comme le retard ce genre de truc, ça se soigne pas… Mais, ne nous apitoyons pas sur notre sort, et mettons cet excès de sadisme à profit lol.
Un grand merci et des bisous !
Harriette Potter : Tu en veux une bonne ? Ben t'auras pas à faire pan-pan cul-cul à Lucius, parce que quelqu'un va s'en charger pour toi lol. En tout cas merci pour ta review, et au cas où j'ai besoin d'une fessée si Dracounet n'est pas sage, je t'appelle lol.
Frite12 : Salut à toi, fidèle lectrice et revieweuse ! tout d'abord, un énorme merci saupoudré de sucre glace pour toi ! Concernant Hermione, je crois qu'on ne pouvait rêver mieux que cette petite Gryffindor en amoureuse transie et prête à tout lol, et c'est aussi parce que c'est un membre de la communauté du Red Lion ( elle était facile…) que j'aime bien la faire souffrir, gniark ( moi ? sadique ? noooooooon !!!). Si tu trouves ce chapitre 4 triste, je ne peux que vivement te conseiller de préparer tes mouchoirs pour le 5…
Bizous et merci !
Caroline Black : Moi je dis, l'inspiration c'est une chose, mais si c'était possible d'avoir des journées de 48 heures histoire de mener de front mes fanfictions, la fac, la préparation des concours, et le reste, ben ça serait vâchement mieux lol. Concernant ton Lucius, profites-en bien, il paraît que… non, rien, va plutôt lire, je m'en voudrai de te faire un spoiler mal placé lol. Merci et à plus !
Kaima1 : Salut ma Grande sœur de cœur que j'aime à la folie ! tu vas te fâcher, parce que je continue cette fic alors que la notre attend depuis plus longtemps… ne m'en veux pas trop, je vais te faire un chapitre de rêve pour me faire pardonner lol. En tout cas merci pour ta review adorable, et surtout merci d'être ma SIS chérie ! je t'aime gros gros gros gros gros !
Floriana : Un million de merci, avec cependant une petite correction à apporter à ta review : ce n'est pas « presque » du sadisme, c'est du sadisme pur lol. Et autant te prévenir, la fin du 5 est dans le même style. *et elle aime ça, en plus * Allez bisous, et merci encore !
Lulu-Cyfair : Ben, elle est là la suite lol !
Merci pour ta review, elle aussi, elle est parfaite : de quoi donner envie à une petite Mary-Ann peu motivée de continuer, rien que pour recevoir des petits mots aussi flatteurs et gentils ! Je m'en vais d'ailleurs reviewer une certaine Lulu de ce pas…
Zibous ! et je ne pourrais jamais assez te remercier pour tes reviews !
Léacmoa : meuh non, tu me saoules pas ! plus y'en a à lire, plus ça me plaît lol, et j'ai l'impression que t'es pareille ! alors voilà, le chapitre 5 de madam' est servi, j'espère qu'il sera tout à ta convenance ! Bizou et merci merci merci merci pour ta review !
Ellyah Mystical : Salut ma p'tite charcutière nordiste ! dis-donc, je commence franchement à me languire de toi… snif, plus personne avec qui blablater jusqu'à des heures impossibles. Reviens !!!!!!! Sinon…sinon…ben sinon je viens te chercher, voilà, na !
Nan, plus sérieusement, j'espère te retrouver bientôt sur le chat, merci pour ta review toute mimi !I miss u so
Bisous et câlins
Ta vile Slytherin, Harryett de son état.
Leaïs : voilà, voilà, suffisait de demander lol. Bises
Voldarchie : Toutes tes questions trouveront réponses dans ce chapitre. C'est pas comme dans X files quoi LOL. En tout cas merci et j'espère que ça te plaira.
Gothiquegirl : La voilà ! Merci !
Dranaé : d'abord, un grand merci, ensuite, ton mail est parti à l'instant histoire que tu sois la première au courant lol, et enfin, bonne lecture !
Petit mot pour miss Minako - Legolas qui devrait se reconnaître : j'attends tes impressions alors rendez-vous mardi pour en causer, amphi F, 13h… See you !
Allez, cessons de bavarder, have fun …
Chapitre 4 : Revanche… Belle… Rebel…Un courant d'air glacial et chargé d'humidité me sort des limbes obscures que sont devenues mes nuits depuis mon arrivée ici.
Je me recroqueville au centre du lit, m'enveloppant du mieux que je peux dans les épaisses couvertures de laines au travers desquelles la sournoise bise bulgare passe quand même.
Impossible de me rendormir…
D'après l'opaque lumière qui me parvient de la petite lucarne au-dessus de mon lit, il doit être 5heures du matin.
Je me lève, transi, attrape mon uniforme sur la chaise près du lit, et me dirige vers la salle de bain glaciale.
L'eau met un quart d'heure avant de couler à peine tiède. Je grimace en pénétrant dans la cabine de douche, et je pense à la chance que j'aie, en ma qualité de préfet en chef, d'avoir ma propre salle d'eau, et de n'être pas obligé de briser la glace des lavabos communs chaque matin pour me laver…
J'enfile un tee-shirt à manches longues sous ma chemise d'uniforme, de grosse chaussettes montantes, mon pantalon d'uniforme gris, un gros pull à col roulé vert, ma robe d'uniforme, puis je retourne dans ma chambre pour mettre des chaussures, mes gants, mon bonnet et ma longue écharpe que j'enroule trois fois autour de mon cou.
Enfin, j'enfile ma cape de laine et, prenant ma baguette et mon sac de cours, je sors dans les couloirs froids, sombres et verglacés de Drumstrang.
Beaucoup plus petit que Hogwarts, le château de Drumstrang est très modeste. Il comporte une Grande Salle dans laquelle les élèves se massent quand le temps ne permet pas de sortir dans les jardins, c'est à dire environ 360 jours sur 364… Etant donné que nous ne sommes que 300 élèves, pour les 1500 de Hogwarts, il n'existe pas de maisons, mais nous sommes répartis en 7 classes d'environ 40 élèves, correspondant aux 7 années d'étude.
Par chance, Drumstrang possède une bibliothèque relativement bien fournie et chauffée dans laquelle je passe le plus clair de mon temps libre depuis deux semaines que je suis ici.
Je descends à la Grande Salle pour boire un bol de thé brûlant.
Il n'y a personne j'en profite pour m'asseoir sur un petit fauteuil bancal, près de l'immense cheminée, au centre de la pièce.
Le thé me réchauffe et me fait du bien, même s'il a l'amère goût de la victoire de mon père – comme toute chose ici, d'ailleurs.
Je reste à contempler le feu crépitant et fumant jusqu'à ce que le soleil se lève, derrière la triple épaisseur de brouillard, de vent glacé et de pluie.
Il doit être 7heures.
Comme nous sommes dimanche, je ne risque pas de croiser quelqu'un dans la bibliothèque ou les couloirs avant deux bonnes heures.
Je monte quand même me cacher là-haut, au cas où les jumelles Lestrange auraient projeté de reconduire leur « opération séduction en Bulgarie » sur moi…
Je dégotte un livre que j'ai toujours voulu lire sans jamais le trouver en Angleterre où la censure sur les bouquins de magie noire est très répressive. Il y a vraiment de quoi ravire les fans de Vous – Savez – Qui …
Je m'assieds à une table près du feu et me plonge dans l'apprentissage des sortilèges de torture, mutilation, et mort lente.
…
C'est une voix dangereusement doucereuse qui me réveille :
« - Dray… Réveille-toi. »
Je sursaute et tombe nez à nez avec Juliet Lestrange qui me sourit de toutes ses dents. Elle dit :
« - Le proviseur Umbridge te demande dans son bureau.
- Pourquoi ?
- Je n'en sais rien, elle a juste demander à ce que je vienne te chercher… Tu viens ? »
Je hoche la tête, soucieux : pourquoi veut-elle me voir ?
Je me lève, vais reposer le livre à sa place, reviens, enfile mes gants, mon bonnet, mon écharpe, ma cape.
Juliet me regarde avec de grands yeux rieurs. Elle profite de ce que je dors encore à moitié pour m'attraper le bras et m'entraîner dans les couloirs de l'école tout en babillant des mots doux que je n'écoute pas, trop préoccupé par ce que j'ai encore bien pu faire pour mériter une audience spéciale avec Dolorès Umbridge…
Arrivés devant la grande porte du bureau du proviseur, Juliet me murmure à l'oreille :
« - Tu veux que je t'attende là Dray ? On pourrait aller se promener tous les deux après… »
Je me tourne vers elle, lui adresse un sourire forcé et siffle :
« - D'un, ne m'appelle pas Dray mais Draco… et de deux, je préfère encore passer ma journée à lire des livres sur la torture jusqu'à en avoir la nausée plutôt que de me balader avec toi. »
Je l'achève en lui lançant :
« - Et tu peux dire à Dina que c'est la même chose pour elle. »
Puis, je frappe à la porte et pénètre dans le grand bureau agréablement tiède sans me retourner.
Une voix mielleuse m'accueille, qui me fait frissonner de dégoût :
« - Entre Draco, viens t'asseoir. »
Je retire mon bonnet et m'avance vers l'imposant bureau derrière lequel cette vieille peau me regarde avec des petits yeux perçants. Je lui adresse mon sourire le plus lèche-botte et m'assieds sur le rebord d'un fauteuil, en face d'elle. Elle me demande doucement :
« - Alors, est-ce que tu te plaît ici ?
- Oui… beaucoup madame.
- Bien. Je savais que Drumstrang serait bien plus approprié que Hogwarts pour toi.
- Oui…
- Comme tu dois t'en douter, ton père m'a demander de te faire surveiller. Chaque jour, je lui envoie un hibou pour lui faire état de ta conduite qui, jusqu'ici a été exemplaire, tout comme tes résultats d'ailleurs.
- Merci.
- Je crois qu'il est fier de toi, puisqu'il m'a demander de te remettre ceci. »
Elle me tend une épaisse enveloppe marron en ajoutant :
« - Elle contient un portoloin qui te permettra d'aller le rejoindre chez toi pour la journée. »
Ma gorge se serre alors que je murmure :
« - Il…il veut me voir ?
- Oui. Il m'a dit qu'il était fier de toi et qu'il entendait bien te féliciter pour ta conduite. »
Pourquoi ai-je la désagréable impression que je vais passer un sale moment…
« - Le portoloin s'activera à 9heures précises. Monte dans ta chambre et utilise-le là-haut. Je ne voudrais pas que ce petit traitement de faveur s'ébruite.
- Bien madame. Merci beaucoup. » dis-je en me levant, les jambes tremblantes.
Elle me sourit et me fait signe de sortir.
Je monte à ma chambre en courant presque, le cœur battant à la chamade, le corps tremblant, la tête emplie de questions.
C'est trop facile…
Une fois dans ma chambre, j'ouvre l'enveloppe.
L'écriture longue, arrogante, parfaite, de mon père m'égratigne les yeux. Je lis la froide missive, le souffle court :
Tu as une heure, profites-en, ce sera la dernière.
Essaye de ne pas la gâcher par un quelconque acte de bravoure irréfléchi.
L.M.
Est ce que quelqu'un pourrait m'expliquer ?
Je regarde mon réveil : il est 9h05. Je laisse délicatement tomber sur mon lit le contenu de l'enveloppe : c'est une longue plume argentée.
Je la touche du bout des doigts, peu rassuré par le mot de mon père. Soudain, je suis happé dans une sorte de tourbillon multicolore qui m'entraîne à une vitesse incroyable vers un point de lumière aveuglante, droit devant moi, tout droit.
Au bout de quelques secondes, j'atterris sur la moquette moelleuse d'un endroit que je ne connais pas.
Je me lève difficilement, tirant ma baguette de ma poche, au cas où, lorsqu'un cri étouffé me fait sursauter :
« - Dray ! »
Je me retourne, y croyant à peine, et me retrouve nez à nez avec…
Avec…
« - Mione… »
Nous nous regardons une seconde sans y croire, avant qu'elle ne se jette dans mes bras en pleurant.
« - Mione… mon amour… c'est bien toi ? »
Je n'ai pas besoin qu'elle me réponde. Il me suffit de plonger mon visage dans son cou laiteux, de respirer son parfum, de sentir son corps contre le mien, ses mains dans mes cheveux, ses lèvres sur ma joue, pour savoir que je ne rêve pas.
Ses larmes coulent dans mon cou, me rappelant que je ne suis pas en plein rêve. Elle murmure à mon oreille :
« - Tu m'as tellement manqué… »
Et moi donc… J'en reste sans voix, les larmes aux yeux, la bouche entrouverte sur des sentiments trop complexes, trop forts, trop tout…Au-delà des mots eux-mêmes.
Nous restons ainsi pendant de longues minutes, savourant notre bonheur retrouvé, sans penser que dans moins d'une heure, il nous faudra nous quitter de nouveau.
Nous nous détachons l'un de l'autre à contre-cœur, et elle plonge ses grands yeux brillants de larmes dans les miens. Je l'attire à moi, incapable de lui résister, et enfin, après toutes ces semaines de séparation, nos lèvres se retrouvent, comme si elles ne devaient plus jamais se perdre…
…
J'aimerai pouvoir jeter un sort qui arrêterai le temps pour toujours et qui nous permettrai de nous aimer sans avoir à nous soucier de cette horrible pendule aux secondes trop courtes.
Je ne peux la quitter des yeux. Un millième de seconde sans la voir me serait fatal…
« - Mon amour…
- Oui ?
- Comment as-tu fait ? »
Elle lève vers moi ses grands yeux sombre et demande :
« - Comment j'ai fait quoi ?
- Pour qu'IL nous laisse nous revoir. »
Soudain, la lueur de douce passion que j'éclaire dans ses yeux à chaque fois que nos regards se croisent, s'éteint. Violemment. Faisant naître en moi un horrible pressentiment. Brusquement.
Comme un coup de vent est capable d'éteindre la flamme vacillante d'une bougie.
Un voile de tristesse se peint sur son visage. Elle murmure en prenant ma main dans les siennes :
« - Qu'importe, puisque nous sommes tous les deux. »
Une larme coule sur sa joue. Je prends son menton dans ma main libre et la force à me regarder.
« - Raconte-moi. »
Elle secoue négativement la tête.
« - Cela n'a aucune importance Dray…n'insiste pas. »
Sa lèvre inférieure se met à trembler. Elle se détache de moi et répète, la voix chevrotante :
« - Aucune importance… »
Je me lève, incrédule. Je demande doucement :
« - Mione, mon ange… Est-ce qu'il s'est passé quelque chose… avec… mon père ? »
Elle ne me répond pas, se contentant de me soutenir une seconde mon regard avant de baisser les yeux et de fondre en larmes, silencieusement.
Son silence, pire que tout, me pétrifie.
Je commence à comprendre…
« - Dis-le-moi Hermione… Est ce qu'il t'a fait du mal ? »
Dis-je, la voix tremblante, en m'avançant vers elle.
Elle s'échappe, m'évite, le visage ravagé par la douleur.
Les paroles de mon père résonnent dans ma tête :
Je peux t'empêcher de la voir, et je peux aussi faire bien pire. Et tu le saisEt alors que je voudrai ne pas la voir, la vérité s'impose à moi, violemment, douloureusement, comme une flèche empoisonnée qui aurait transpercé ma poitrine et dont le venin aurait commencer de faire effet avant qu'elle ne soit tout à fait plantée dans mon cœur…
Je recule de plusieurs pas moi aussi, portant mes mains à mon cœur comme si la flèche imaginaire s'y était vraiment fichée et que sa vitesse m'avait déséquilibré.
« - Qu'est ce qu'il t'a fait ? »
M'entends-je dire avec violence.
Nous nous regardons à travers nos larmes, pauvres petits pions sans jugeote et manipulés. J'ai envie de hurler ma rage, mais elle et moi sommes seuls dans cette pièce sans âme et c'est sur tous les autre que je voudrais cracher la haine qui m'anime. Tous ceux qui se sont dit amis mais qui n'ont pas remarqué, ou n'ont pas voulu remarquer que derrière le petit prince héritier arrogant et cynique se trouvait un enfant battu aux coups et blessures soignés juste à temps pour qu'on ne puisse que les soupçonner d'exister, parce que la douleur dans les yeux d'un enfant, aucune formule ne peut la cacher…
Elle a donné ce qu'elle avait de plus cher à ce salaud qui ne l'a utilisé que pour me faire du mal.
« - C'était… C'était pour toi Draco… Je ne pouvais plus vivre sans te voir au moins une fois encore… Pardon… pardonne-moi.»
Elle se jette dans mes bras, je la serre aussi fort que les tremblement de rage qui parcourent mon corps me le permettent. Je dis dans un souffle :
« - Il n'y a rien à pardonner mon Amour. Rien du tout. »
En même temps que s'achève la dernière minute du temps qui nous est imparti, une troisième partie d'échecs se met en place : S'il doit gagner, se sera sans les honneurs. A défaut de clairon de la victoire, il aura le glas et à défaut d'étendard, le suaire de l'enfant prodige. Le champagne aura la couleur de mon sang, et pour chaque Viva de la foule, l'écho lui renverra dix Assassin…
Cette vision me fait frissonner d'horreur, mais depuis dix-sept années que je le subis, jamais il n'était allé aussi lui loin dans la provocation et l'humiliation. Il ne s'agit plus de moi mais de tout ce qui fait que je suis Moi…
Embrassant le haut de sa tête je dis doucement:
« - Il est l'heure… »
Elle se tourne vers l'horloge et gémit :
« - Non… pas déjà… »
Résigné, je me détache d'elle et lui dit en souriant au travers de mes larmes :
« - Nous allons nous revoir Mione… Je t'en fais le serment… Et je ne le laisserai plus jamais te toucher… »
Elle a un hoquet de surprise et me dit d'une voix suppliante, essayant de me retenir :
« - Ne fais rien Dray… Je t'en supplie, nous trouverons une solution. Promets-moi que tu ne feras rien.
- C'est un jeu Hermione… Il nous utilise comme de vulgaire pièce d'un échiquier.
- Mais quand bien même ce serait un jeu, il est le plus fort !
- Il a eu sa revanche… Je veux ma Belle. »
Puis, en une seconde, nos regards se croisent elle lit dans mes yeux tout ce que j'aurai voulu qu'elle ne sache pas, je lis dans les siens tout ce qu'elle aurait voulu que je sache…
Sa protestation est un faible cri qui se meurt dans le tourbillon multicolore qui me ramène dans ma froide chambre à Drumstrang.
Je n'ai pas beaucoup de temps je sais qu'elle va faire son possible pour m'empêcher de jouer ma dernière carte. Mais j'ai deux avantages sur elle : J'ai lu dans ses yeux que quoi qu'il arrive, elle m'aimerait toujours et…j'ai mon permis pour transplaner…
…
La chaleur moite de Septembre me surprend en quinze jours, j'avais oublier qu'on pouvait transpirer.
Je suis dans ma chambre tout est en place, rien n'a changé. C'est comme si je n'étais jamais parti somme toute.
Attrapant ma baguette, je sors.
Il est dix heures du matin, il est à son bureau.
Je descends les escaliers sans bruit, priant ardemment pour qu'Hermione n'ait pas le temps d'arriver.
Puis, je pousse violemment la porte du bureau, la faisant vibrer, déversant toute la haine jusqu'alors contenue, dans un simple coup de pied.
Nos deux regards, du bleu clair de l'acier, dont la seule différence est la lueur d'amour qui brille grâce à Mione dans le mien, se fixent, un court instant.
Je lève ma baguette et siffle en sa direction :
« - Vous avez eu votre revanche, Père… J'ai droit à ma Belle… »
Il se lève à son tour et sort sa baguette je me rends compte que dans ma précipitation, je n'ai même pas lâché la plume d'argent qui avait servi de portoloin
Tout est trop rapide ensuite.
Il y a une formule crachée avec violence contre mon père un éclair de furie vert qui sort de ma baguette et dont la puissance me fait vaciller il y a une porte qui claque derrière moi, un hurlement… non, deux hurlements.
Celui d'Hermione, dans mon dos, et celui de mon père, face à moi, qui reçoit la sortilège en plein cœur. Il y a son regard dur et méchant qui me gifle une dernière fois, pour l'honneur une larme qui coule sur ma joue droite avant de tomber sur le sol lentement, en même temps que tombe le corps de mon père, lentement aussi, comme tombe la plume.
Un long silence d'une, deux, peut-être même trois secondes.
Puis, je lâche ma baguette, le regard rivé sur le corps sans vie, à mes pieds.
Enfin, le bruit sourd de ma baguette qui tombe sur le sol Comme tombe une sentence de mort.
Puis, plus rien…
