Chapitre 2 : Être sûr de soi

[ D'amour en amour . Louise Attaque .

Avec dans ses mains sa tête, Se demander souvent, Si une personne vraiment, Peut en valoir deux simultanément.

Histoire sans queue ni tête, Je l'ai posée souvent, On m'a répondu aussi sec : Trop beau pour être honnête, Pour être plus que poétique.

Et puis, dans les soirées, Se dire je t'aime c'est pas net, Je t'aime encore c'est rageant, Je ne t'aime plus, ça c'est navrant, Il t'aime lui, ça c'est chouette, Il te le dit souvent, Il ne t'aime plus dis le au vent, Et cherche bien il gagne du temps, Pour être plus que poétique.

Finir plus loin sur la droite, Un peu plus haut dans le fond, Avec entrain, c'est ça qui m'épate, Avec tout ce qu'il faut,

D'amour en amour, Maîtriser mon parcours, Garder le sens de l'orientation, Souffir tous les discours.

D'amour en amour, Maîtriser mon parcours, Garder le sens de l'orientation, S'offrir tous les discours. ]

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- - - Draco. - - -

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Potter sort brusquement des vestiaires, en prenant son éclair de feu. Hé hé hé, alors ça, c'est vraiment excellent. Il m'évite. Aurait-il peur que je lui saute dessus ? Depuis sept ans qu'on se connaît, il devrait pourtant savoir que je n'attaque pas par derrière ! . à moins bien sûr qu'il ne craigne autre chose... Un sourire narquois étire mes lèvres. J'attrape une seconde serviette et me sèche rapidement les cheveux. Potter qui se détourne pour ne pas me voir nu. Quelle blague ! Je sais que je suis beau, mais quand même... Harry Potter... là, ça me fait vraiment plaisir. Rien à voir avec ces jeunes filles en quête de nouvelles sensations, où simplement curieuses de mon excellente réputation... que voulez-vous, je suis un dieu partout ! Mais le pudique et délicat petit Potter, ça c'est valorisant. Voyez que même les saints ne me résistent pas ! Je m'habille sans cesser de sourire. Ça m'a vraiment mis de bonne humeur tout ça... depuis combien de temps je lui fait cet effet à notre prude survivant ? Hé hé hé, Harry Potter le survivant qui bande pour un fils de mangemort, le fruit défendu, c'est tout de suite plus excitant, c'est sûr... Non, vraiment, je suis flatté. Je n'aurais jamais cru ça de Potter... comme quoi, je me sous- estime ! Pourtant je n'ai aucune raison de le faire. J'ai toujours satisfait tous mes amants, plus qu'ils n'en attendaient. Quoi ? Mais non je ne suis pas un salop ! Les filles, comme les garçons, savent très bien ce qu'elles font quand elles viennent me voir. Et c'est même justement ce qui les intéresse : le plaisir sans engagement ! Et puis, j'ai des principes, et un minimum d'égards envers ceux qui partagent mon lit. Je sais faire preuve d'une grande discrétion lorsque la personne est déjà casé, et ça aussi, les filles le savent.

Non, je n'ai aucun scrupule ni regret, chacun sait ce qu'il veut, et obtient ce qu'il veut. La vie est trop courte. Il faut mieux en profiter. Et puis, l'amour est une faiblesse. Le sexe, le plaisir, oui... mais pas l'amour. Pas le temps pour l'amour. Amour signifie fidélité, engagement, obligations... Par pitié, laissez-moi varier mes partenaires et mes plaisirs, laissez-moi goûter à toutes les libertés.

J'attache ma cape et attrape mon Nimbus 2001. J'hésite un instant. Profiter ne la situation, ou ne pas profiter de la situation, that is the question... en plus je viens de prendre une douche... mais qu'est-ce que je raconte, moi ? Il s'agit de Potter là ! Je reprendrais une douche plus tard ! Je sors rapidement dans le stade et cherche Potter des yeux. Il ne m'a pas vu... hé hé hé... Oh, un petit piqué, remonté chandelle... il n'a vraiment que ça à faire ?

Monter et descendre sur un terrain de Quidditch, non mais vraiment, aucune ambition ! J'enfourche mon balai et me dirige vers lui.

- Alors Potter, en vol solitaire ?

Il sursaute et effectue un charmant virage en épingle à cheveux pour se retrouver face à moi.

- Qu'est-ce que tu fous là, Malefoy ?

Et voilà, tout de suite, on m'attaque, je suis persécuté ! Je remarque tout de même les mains crispées sur le manche du balai, et un port droit, trop raide et inhabituel chez Potter. On va rire...

- Allons, Potter, j'ai autant de droits que toi à voler ici !

Ma magnifique voix, égale à elle-même, froide et glacée, un peu sarcastique, irrésistible... je m'adore ! il me dévisage un instant, ne cherche pas Potter, je n'ai aucun défaut.

- Très bien, dans ce cas c'est moi qui part !

Quoi ? Ah mais non mais ça va pas du tout ça ! Reviens ici Potter, on ne tourne pas le dos à un Malefoy !

- Je te fais donc si peur, Potter ?

La petite phrase. Il ralentit, et lance, sans même se retourner :

- Si ça te fais plaisir de le penser.

Stop ! Il nous fais quoi, là, le Potter ? Si tu crois que je vais te laisser t'en tirer comme ça ! Je me couche sur mon balai et me précipite pour lui couper sa route. Il s'immobilise face à moi.

- Dégage, Malefoy.

- Tu te fous de moi, Potter ? C'est quoi ton problème ? Tu nous fais ton complexe d'infériorité, petit héros incompris ? Pauvre survivant, nous devrions tous nous prosterner à ses pieds et pleurer sa misérable existence !

Ah, si les regards pouvaient tuer... 10 points pour Draco Malefoy ! J'adore l'emmerder, il est si pathétique.

- Tu crois intimider quelqu'un avec tes petits yeux plissés derrière tes lunettes rondes ridicules ? Bouh, faîtes attention, Potter fronce les sourcils, craignez sa colère !

- Tu me fais pitié Malefoy, je ne pensais pas que tu attribuais tant d'importance à ma cicatrice... Mais c'est là que je me suis trompé : tu ne vois que ça, tu es jaloux de ce qu'elle représente, sans même chercher à me voir moi ou mon caractère. Si je pouvais, je te la donnerais, crois-moi. Comme ça tu serais heureux, tu serais harcelé de groupies et de journalistes, à toi la belle vie !

Moi, Draco Malefoy, faire pitié ? Pour qui se prend-il, ce crétin ! Et qu'est-ce que j'en ai à foutre de sa cicatrice franchement ! Jaloux... et puis quoi encore ?! Je le dévisageais d'un air goguenard, il était encore plus stupide que je le croyais.

- Alors dans l'ordre : d'abord, ta cicatrice, c'est difficile de ne pas la voir, le balafré. Mais si tu crois que j'y accorde la moindre importance, tu tombes complètement à côté de ton balai ! Si tu n'as pas encore remarqué que je me foutais de ta gueule c'est bien grave pour toi. Je pourrais aussi t'appeler le binoclard, mais ça n'aurait rien d'original, et puis le balafré peint très bien ta repoussante face de gryffondor. Cela dit, je comprends que tu veuille t'en débarrasser. Quand à ton caractère, je ne veux pas te vexer, mais je n'ai même pas envie de le connaître... oh, et puis rappelle-toi, en première année, c'est toi qui m'a rejeté avant même de me connaître, alors ne tire pas tes petites conclusions trop rapidement, c'est si facile de te prendre pour le héros au grand c?ur. Enfin si ça te donne bonne conscience. Et autre chose, les filles, elles sont déjà à mes pieds... il n'y a pas que les filles d'ailleurs, n'est-ce pas Potter ?!...

Je le vois serrer les dents et rougir. Je jubile. Potter embarrassé, ô joie ! Je ne m'étais pas trompé, quel crétin ! Je suis content mais qu'est- ce que je suis content ! Pour un peu, j'en ferais trois petits looping sur le stade. Hé hé hé, Potter à la merci du corps divin de Draco Malefoy ! ... quoi ? Mais non, je ne suis pas sadique, il s'agit de Potter tout de même, Potter qui bande pour Draco Malefoy, serpentard de pure souche ! Appelez la presse, la radio, tous les médias... appelez Crivey ! Hé hé hé, qu'est-ce que je suis drôle !

- Je ne vois pas ce que ta langue de serpent veux insinuer, Malefoy, crache- t-il d'une voix sourde.

Naaannn, vraiment ? Oh, Potter, serais-tu stupide au point de ne même pas savoir ce que tu ressens toi-même ? Assume un peu ce que tu es : gay... Potter est gay ! Je verrais bien ça en gros titre sur la gazette ! Avec une photo, haute en couleur, de Potter embarrassé. Allez, tous ensemble, faisons rougir Potter de honte : Je prends un air mi-abasourdi, mi-moqueur pour m'écrier :

- Ma langue ? Où elle veut s'insinuer ? Putain Potter, je ne t'imaginais pas comme ça !

Son teint deviens cramoisi. Si j'étais au sol, je sautillerais de joie. Voir le contenu de mon coffre à Grignotts doubler de volume ne m'aurait pas fait plus plaisir ! Je connais une faiblesse de Potter-euh ! Et c'est moi, comble de l'ironie ! Je vais pouvoir en profiter, le traîner dans la boue, lui fendre le c?ur, piétiner son amour-propre et détruire son honneur... que de divines perspectives s'offrent à moi...

- T'es qu'un sale pervers, siffle-t-il comme s'il s'agissait de la pire insulte.

- Ooooh, prude-Potter, le voilà !

Il fronce les sourcils de son air colérique, et son visage, toujours aussi rouge, n'arrange pas le portrait.

- Moi au moins je ne me tape pas tout Poudlard dans mon pieu !

Un grand sourire s'affiche sur mon visage, je secoue une main d'un air modeste.

- Allons, tu me donnes un peu plus de crédit que je n'en ai réellement, Potter ! Tout Poudlard n'est pas passé dans mon lit ! Mais ce n'est pas parce que le nombre de tes conquêtes ne m'arrive pas à la cheville que...

Je m'interromps soudain. J'ai cru voir, l'espace d'une demi seconde, Potter baisser les yeux d'un air gêné (rien n'échappe au regard des Malefoy). Avec qui Potter est déjà sortit, depuis sept ans... illumination soudaine dans mon esprit :

- T'es encore puceau !

Il écarquille les yeux, ses joues, ses oreilles, son cou... il est plus rouge qu'un souaffle !

- Casse-toi Malefoy, siffle-t-il. Je suis sûr qu'une de tes putes t'attends dans ta chambre...

Oh, il est vexé le Potter ? Mais pourquoi donc ? Il n'assume pas son état de pauvre petit puceau innocent ? Ou bien c'est son homosexualité qui le gène ? Le fait que personne ne veuille de lui ? Que je connais sa faiblesse et que je vais me faire une joie immense de l'utiliser ? ... Allez, tu me fais pitié, va.

- Tu as raison Potter, j'ai une jolie serdaigle qui doit se languir dans mes draps de soie, autant ne pas la laisser seule !

Je redescends tranquillement, tout sourire et regagne Poudlard. Non, ce n'est pas vrai, je n'ai pas de petite serdaigle attendant devant ma porte, ni personne d'autre d'ailleurs. Jamais le jeudi soir, après un entraînement de Quidditch, et puis, il ne faut pas exagérer non plus, je ne me tape pas quelqu'un tous les jours ! Je croise Blaise qui me fait un clin d'?il en prenant le chemin de la tour d'astronomie, apparemment, il va gagner son pari avec Pansy... séduire Padma Patil. Enfin bref, je rejoins ma chambre personnelle. Je n'ai pas envie de passer par la salle commune, pas envie de gâcher ma superbe fin de journée par le babillage incessant de Pansy, acquiescée bêtement par Grégory et Vincent. Ah, la joie d'être préfet-en- chef ! Une chambre personnelle, avec l'entrée principale, directement dans la salle commune de serpentard, et une autre, amenant à un couloir au pied du grand escalier menant au premier étage, très pratique pour éviter les groupies.

- Anguis.

Le grand dragon de la tapisserie se change en serpent. Il se dresse un instant de toute sa hauteur, puis ouvre le passage qui mène directement à ma chambre. J'ai brusquement l'impression d'être suivit, espionné... Je me retourne brusquement. Un silence mort me répond. Je secoue la tête en me traitant d'imbécile - bien que je ne le pense pas, mais c'est vrai qu'avec mon physique de rêve, il est tout à fait possible d'être suivit par une bande d'admiratrices/eurs - et referme la porte de ma chambre. C'est une grande pièce, décorée de vert et d'argent. Sur la droite, l'entrée principale, close par une grande porte de chêne. Une grande cheminée de pierre occupe la plus grande partie du mur latérale. Face à elle, deux gros fauteuils de cuir vert. De grandes étagères tapissent le mur du fond, encadrants mon bureau. Je m'avance vers la fenêtre, face à moi, contournant le grand lit à baldaquin, adossé sur la mur de gauche. J'ouvre les deux battants pour laisser rentrer l'air frais de la nuit. Le vent s'engouffre dans les rideaux d'un vert transparent, les faisant voler à son gré. Ah, quelle belle soirée, vraiment. Potter, tu m'étonneras toujours, mais là, vraiment, je ne m'y attendais pas ! Que dirait Granger et Weasley s'ils l'apprenaient ? Oh, Granger compatirait sûrement pour lui, certaines filles sont tellement fleur bleue... Mais Weasley, je me souviens encore du petit scandale qu'il avait fait quand Finnigan et Thomas s'étaient ramenés dans la grande salle en "oubliant" de se lâcher la main. Mon dieu, des homos, honte et sacrilège ! ... Ah, l'amitié résistant à toute épreuve... c'est magnifique !