Lord of the rings : One moment in the life of Haldir

Eryna Khan : je l'ai lue !! Je l'ai lue « Aragiliath fils d'Aragorn » (c'est une des premières fics que j'ai lue quand je suis revenue sur fanfiction.net ke j'ais un peu déserté ses derniers temps) Merci en tout cas pour ta précisions orthographiques tolkienniste

Yotma : Ton souhait est réalisé J voici la suite !!

Ce chapitre est dédicacé à ma béta-readeuse : ELYSABETH, merci pour tout le travail et tout l'aide que tu m'a fourni man'zelle (et ta patience !!) Car si elle était pas là, vous seriez pas en train de lire ça, vous auriez une versions bourrés de fautes d'orthographes et de répétitions (n'est ce pas Ly !! J )

Auteur: Ellyna ali19@free.fr

Chapitre 3 :

« Bienvenue à Caras Galadhon ! » lança Haldir en se tournant vers Aliénor.

La jeune femme s'arrêta un moment pour contempler la cité sylvestre. Elle était construite sur les hauteurs des mallornes : des arbres dont la taille dépassait de loin, tout ce qu'on pouvait voir dans une forêt ordinaire. Elle aurait pu admirer pendant des heures le paysage qui s'étendait à elle et observer la beauté de la cité pour oublier pourquoi elle était là, mais la main d'Haldir pressant la sienne la fit revenir à la réalité. Un simple contact, mais qui fit toute la différence, c'est pour cela que la rôdeuse la retira aussi vite que si elle l'avait mise au dessus d'un feu. 

Quelques temps plus tard, ils atteignirent le bas de la vallée où se trouvaient les portes de la cité qui s'ouvrirent sans un bruit devant eux.

Et Aliénor put  enfin admirer l'intérieure de la cité, chose qu'elle n'avait fait qu'à travers des larmes et d'un désir de vengeance…

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            Haldir avait laissé Aliénor aux soins de deux Elfes, qui la conduirent dans une petite pièce qui semblait incrustée dans un des mallorne et qui allait lui servir de chambre durant le court séjour qu'elle effectuerait ici.

Laissant glisser son corps sur le lit, elle ferma les yeux extenuée autant par le voyage que par les souvenirs de cette petite fille trop tôt séparée de ses parents.

Le Gardien des Frontières marchait d'un pas léger en direction de l'endroit où Aliénor avait été installée. La Dame avait accepté de la recevoir. Quand elle avait apprit que cette dernière marchait en direction de la Cité, elle avait même prié que la rôdeuse vienne le plus rapidement possible. Elle éprouvait le désir de voir comment cette jeune femme, qu'elle avait vu enfant pour la dernière fois, avait grandi, changée, survécu... 

Quand il atteignit enfin l'endroit où se trouvait Aliénor, il la découvrit profondément endormie, peut être pas paisiblement car quelque chose semblait l'empêcher de bénéficier du luxe qu'était un sommeil réparateur. Recroquevillée sur elle même, ses cheveux avaient été rapidement attachés en arrière, car plusieurs mèches rebelles balayaient son visage dont une qui, reposant sur sa joue droite, cachait une grande partie d'une des rares marques de son passé visible, qu'elle possédait. Sa main s'avança en direction de l'épaule dénudée  de la jeune femme, qu'il serra  avec fermeté et une certaine de douceur, la secouant légèrement dans l'espoir de la réveiller.  Le résultat ne se fit pas attendre, mais ne fût pas exactement ce qu'Haldir espérait. Aliénor se réveilla brutalement, et en un réflexe, elle attrapa son épée qui reposait à côté d'elle et la dirigea sous le cou de l'Elfe. La lame dénuée de toute chaleur le fit frissonner, mais il ne bougea pas :

« Aliénor…ce n'est que moi…Haldir… »lui dit-il avec une certaine dureté.

Elle ne répondit pas tout de suite, secouant sa tête comme pour se réveiller, et le voyant, elle lâcha son épée qui tomba dans un bruit métallique sur le sol. Et se levant avec précipitation pour se placer à l'opposé de lui.

 « Que faîtes vous ici ? » lui demanda-t-elle d'un ton non dépourvu de rage, chose qui fit froncer les sourcils au Gardien.

«…La première nuit que vous avez passée ici, le soir où je vous ai stipulé que si vous aviez encore un discours de ce genre à propos des Elfes, je serais beaucoup moins charmant…mais je le serais aussi si vous ne l'êtes pas avec moi… »

Haldir reçut un grand sourire d'Aliénor pour toute réponse, un sourire qui se voulait pour le moins ironique…

« Est-ce que cela vous convient maître Elfe… » le questionna-t-elle avec sarcasme.

Son sang ne fit qu'un tour exaspéré, mais aussi amusé par cette petite demoiselle, il se leva donc avec le plus grand calme et la plus grande grâce, s'approchant de la jeune femme, qui hésitait vraiment à faire un pas en arrière, mais qui restait là, avec un regard de défi, clairement visible dans ses pupilles couleurs noisettes. Bien qu'elle semblait sûre d'elle, une chose n'échappa pas au regard perçant d'Haldir : sa lèvre inférieure tremblait légèrement, mais elle tremblait tout même, monopolisant toute l'attention du Gardien, qui dû se retenir pour ne pas effectuer quelque chose d'incongru... Il lui attrapa à nouveau le menton, comme cette même nuit, mais cette fois-ci ses doigts semblaient effleurer sa peau avec une grande douceur. Puis, il lui releva sa tête pour que ses yeux gris, si déroutant et enivrant pour la jeune femme, se plongent dans les siens, tout en lui disant :

« Vous aurez tout le temps de vous exercer durant le chemin que nous parcourons pour aller voir la Dame… »

Et sa main lâcha, a contre-cœur,  son visage pour lui faire signe de le suivre.

Ils traversèrent ensemble la Cité, pour monter sur les hauteurs où Dame Galadriel les attendait. Au fur et à mesure qu'ils avançaient, Haldir pouvait apercevoir Aliénor, qui faisait tourner d'un geste machinale, autour de son doigt, l'objet de son désespoir le plus profond, cette petite bague sertie de petites fleurs argentées qui demeuraient éternelles Mais ce qu'il ne perçut pas, fût le regard qu'Aliénor posa sur lui, un regard curieux, bien qu'un peu rêveur.

Ils atteignirent enfin l'endroit où se trouvaient Galadriel et Céléborn, lieu qui baignait presque dans une lumière irréelle. Haldir les salua respectueusement et alla se placer sur le côté. Aliénor n'ayant toujours pas bougé, rassembla ses dernières forces pour avancer d'un pas rapide vers eux. S'arrêtant face à eux, elle s'inclina avec toute la grâce que son père lui avait enseigné peu avant leur visite en Lothlòrien, qui s'était finit bien avant d'avoir commencé, qui s'était terminée en bain de sang et de larmes.

            Un doux sourire s'afficha sur les lèvres de Galadriel et elle fit signe à Aliénor d'avancer plus près. La jeune femme s'exécuta, mais la Dame l'encouragea à venir beaucoup plus près.

Les doigts de Galadriel coururent avec légèreté sur le visage de la jeune rôdeuse, soulignant ses traits… s'attardant sur la cicatrice avec une onde de tristesse au fond de ses  yeux, qui fût vite remplacée par un nouveau sourire accompagné d'un mot en Quenya :

« …Hinya… »

Et elle l'attira dans ses bras, avec une grande douceur, caractéristique de sa nature. Les bras ballants de la jeune femme, s'accrochèrent timidement à la Dame, formant ainsi une étreinte qui pouvait en tout points ressembler à celle que donnerait une mère à son enfant…

*¤*¤*¤*¤*¤*

Aliénor, était en train de brosser avec soin son cheval, quand Haldir la retrouva. La Dame de lumière avait voulu s'entretenir seule avec le jeune femme et quand la chose fût faite, elle s'était empressée de retrouver Inaìn, son cheval. Elle se tourna vers lui et esquissa un maigre sourire tandis qu'il avançait sa main pour caresser la crinière de sa monture.

« Êtes-vous satisfaite de la manière dont à été traité votre cheval durant votre absence ? »

Ses doigts glissèrent dans le crin d'Inaìn avant qu'elle ne lui réponde :

« Il ne semble guère se plaindre…n'est-ce pas, mon ami… »

Un grand sourire s'affichait maintenant sur les lèvres de la jeune femme, dont les yeux brillaient de mille petites étoiles.

« Ce regard est-il seulement destiné à votre cheval ? »

Elle leva la tête vers lui, surprise de sa remarque, et son sourire s'effaça, et ses yeux soutinrent le regard presque arrogant du Gardien.

« Et en quoi cela vous intéresse… »

Il haussa les épaules, et son sourire devint espiègle quelques instants, avant de changer de sujet :

« Que vous a dit la Dame… »

Les yeux noisettes de la rôdeuse devinrent vagues, semblant s'intéresser à quelque chose qui se trouvait derrière Haldir, intrigué, ce dernier se retourna et aperçut trois femmes Elfes qui descendaient d'un des escalier. Puis faisant volte-face, il observa Aliénor, qui n'avait toujours pas quittés les Elfes, rêveuse, son tempérament arrogant s'était volatilisé en quelques instants, dévoilant une autre face de la jeune femme, douce, curieuse. Elle était comparable à une palette…de peinture, de possibilités, de réactions, chose qu'Haldir n'avait pas beaucoup vue dans sa vie, mais qui l'attirait grandement.

« Elles sont magnifiques… »

« Vous l'êtes tout aussi, à votre manière…quand vous ne vous montrez pas désagréable…» rétorqua-t-il, un sourire au coin des lèvres qui s'agrandit quand il aperçut qu'Aliénor ne pouvait pas, cette fois, soutenir son regard. Ces yeux gris qui la sondaient et la pénétraient tout au fond de son être.

« Elle m'a promis qu'elle enverrait une armée d'Elfes en soutient au Hommes, seulement si elle trouvait quelqu'un pouvant les mener… »

Il hocha silencieusement la tête et elle continua :

« Et comme je n'ai que très peu d'espoir qu'elle trouve quelqu'un…je vais quitter la Lothlòrien… »

Haldir s'arrêta subitement de caresser l'animal, pour l'observer : elle mordait nerveusement ses lèvres, comme pour l'empêcher de trembler encore plus, ses yeux baissés, ne voulant pas voir la réaction de l'Elfe. Secouant la tête ce dernier essaya de se ressaisir :

« Et…où comptez vous aller ? »

La pression de ses dents sur ses lèvres se renforça, et un léger goût de sang se répandit dans sa bouche :

« Vous le savez tout aussi bien que moi… »

Et relevant la tête, elle plongea son regard dans celui d'Haldir, de son plein gré cette fois-ci, voulant se laisser submerger par ce qu'il faisait naître en elle.

« Vous ne risquez de ne jamais revenir…vous en êtes consciente… »

Aliénor hocha silencieusement la tête et sa main, remontant sur le pelage de son cheval, rencontra celle d'Haldir. Leurs doigts se frôlèrent petit à petit pour s'entremêler.

« …je préfère être là-bas…mourir avec eux, que de rester ici, en me disant que j'ai échoué… »dit-elle d'une voix tremblante.

Ils se trouvaient tous les deux d'un côté différent du cheval, yeux dans les yeux, main dans la main. La deuxième main d'Haldir, avança pour effleurer avec douceur, la joue d'Aliénor, surlignant la cicatrice. Elle frémit au contact de sa main, ne voulant plus qu'elle s'en aille, qu'elle continue dans sa route sans fin, ses cheveux se dressèrent au niveau de sa nuque et de ses oreilles avec la quiétude qui l'envahissait. Il se mit alors doucement à lui parler en elfique, prononçant les mots un par un pour qu'elle comprenne bien. D'une voix chaude et mélodieuse, il lui dit qu'il se rappelait d'elle, que malgré la mort de ses parents elle n'avait pas à se jeter corps et âme dans la bataille, que sa vie ne les ramènerait pas, qu'elle avait encore beaucoup de belles chose à vivre, chose dont il était sûr, et que ses parents ne voudraient certainement pas qu'elle parte tête baissée… que pour au moins une fois dans sa vie elle devait apprendre à profiter de son existence et la vivre…et enfin qu'il serait là pour elle si le désir s'en pressentait…

            Lorsqu'il eut finit, elle le regarda d'un air mi-étonné, les sourcils froncés…mais ne pouvant encore une fois soutenir son regard, elle murmura avant de tourner les talons pour s'échapper en furie….