Titre : Quelle heure est-il au paradis ?

Auteur : Spero Patronum (On est deux ! Spero est Neko-Chan, et Patronum est Tilicho :o))

Votre adresse e-mail : spero_patronum@hotmail.com (Eh voui, changement soudain.)

Avertissements : On est donc deux tarées qui se sont rencontrées d'abord sur le net, puis dans la vie vraie du réelle de la réalité vraie :o) On a décidé d'écrire cette fic à deux... Et voilà !

Spoilers : Tomes 1, 2, 3, 4 et 5 d`Harry Potter + chapitre 1 de cette même fic.

Remerciements : Merci à Solla, Draco et MarieMJS qui ont lu cette fic en premier pendant que fanfiction buguait et refusait de nous laisser publier nos chefs d'oeuvre.Et également à nos premiers reviewers ^^.

Résumé général : La vie de la génération Maraudeurs du mariage des Potter... A leur fin.

Disclaimer : Quasiment tous les personnages y zappartiennent à JK Rowling et pas à nous (Vous vous rendez compte qu'elle fait ce qu'elle veut de Sirius ??? Y'a de l'abus), et pis même qu'on gagne pas d'argent, sauf si vous vous montrez très intelligents et que vous décidez de nous léguer tous vos biens... A vous de décider.

***


Chapitre 2.
Les Noces de Figaro.


- Alors... Aspircrâne, Mozabsents... Ou un simple aspirine. Qu'est-ce que tu choisis, Peter ?
- Grouarf.
- Oui, moi aussi.
Remus laissa tomber le cachet dans son verre d'eau et le cogna contre celui de Peter qui se massait les tempes, les yeux plissés.
- Santé mon rat !
Lupin se laissa choir sur sa chaise, la tête penchée en arrière. Quand il rouvrit les yeux, le visage souriant de James se penchait sur lui, disproportionné, comme si Remus l'observait à l'aide d'une loupe grossissante.
- Ouh ! T'es vraiment effrayant quand tu veux.
- Merci, dit James. Sirius n'est pas venu se soigner avec vous ?
Ils secouèrent la tête.
- Emily n'est pas là non plus, ajouta Remus d'une voix pleine de sous-entendus.
- Mais comment il fait ? gêmit Peter. Bah... Chacun sa chance. Plus tard, j'irai à New York et...
- T'APPROCHE PAS DE LILY ! hurla James.
Remus rit et Peter, stupéfait, murmura :
- Hein ?? Quoi ?? Pourquoi tu me parles de Lily ? interrogea-t-il.
- Lily, ma femme ! rappela James.
- Jusque là, je te suis. Mais pourquoi tu dis ça à moi ? A ta place, je me méfierais plus de Lunard ou Patmol.
- TU TE PAYES MA TETE ? cria James.
- Calme, Potter, intervint Remus, on oublie les inepties qu'on a proférées lorsqu'on était saoul. Tu es bien placé pour le savoir...
- J'en ai dit beaucoup ? s'inquiéta Queudver.
- Oui, mais dans ton cas, t'en dis autant que quand tu es a jeun...
- Je t'...
Fort heureusement, Lily apparut à ce moment précis, ne laissant pas à Peter le temps d'achever sa phrase. Elle s'assit sur le bord de la baignoire et étendit ses longues jambes blanches devant elle.
- J'arrive toujours pas à réaliser.
- Quoi ? interrogea Remus dans une moue d'étonnement poli.
- On est mariés.
- QUOI ? REMUS ET TOI ?? hurla Peter.
- Je ne m'appelle plus Evans !
- C'est vrai, concéda James d'un air pensif.
- Non mais, je veux dire... Je n'écrirai plus Evans sur les fiches d'état civil !
- C'est vrai.
- Je m'appelle Potter !
- C'est vrai, répéta James.
- C'est vrai ?? interrogea Peter.
- Mes initiales ne sont plus LE mais LP !
- C'est vrai.
- Dommage, LE, ça faisait Los Engeles.
- C'est faux.
- Pardon ?
- Oui, intervint Remus, Angeles, ça s'écrit avec un A.
- C'est vrai.
- Ce que vous pouvez être terre-à-terre, vous, alors !
- C'est vrai.
- Tu pourras toujours faire Los Pangeles, consola Remus.
- C'est vrai.
- Et Sirius ?
- Devine, rétorqua Peter sombrement.
- C'est dingue, quand même... murmura-t-elle.
James pouffa et interrogea :
- Tu plaisantes, Lily ? Tu connais les Maraudeurs et les filles...
Lily lui jeta un regard noir et hurla :
- NON ! PAS TOI, JAMES ! ON EST MARIES !
- C'est vrai.
Remus s'étira longuement avant d'arguer :
- T'inquiète pas Lily, Jamsie te taquine, je suis Maraudeur, mais également célibataire endurci, comme quoi ça veut rien dire...
Lily se leva brusquement et se mit à se trémousser en chantant d'une voix haut-perchée :
- ET NOUS ON EST MARIEEEEEEEEEUUUUH !
- Ah bon ? s'étonna James. Ah oui...
- 'C'est vrai'', se moqua Remus d'un air savant.
- ET NOUS ON EST MARIEEEEEEEEEEEEUUUUUUUUUUH ! s'obstina Lily.
Il y eut un silence, puis Peter soupira.
- C'est nul que Black soit encore avec une fille, il t'aurait répondu du tac-au-tac en t'hurlant dans les oreilles quelque chose comme ET VOUS VOUS ETES MARIIIIIIIEEEEEEEEUUUUUUUUH !.
- Eh bien, tu vois, Peter... Black n'est pas si imprévisible si tu peux prévoir ses répliques...

*


Emily s'efforçait à garder ses yeux ouverts. Le visage de Sirius arborait un air paisible et calme qui ne lui était pas coutumier. C'était comme si, endormi, le jeune homme révélait cette partie de lui-même qu'il s'obstinait tant à dissimuler. Silence et douceur...
Ses cheveux noirs s'éparpillaient sur la taie d'oreiller immaculée, ses lèvres légèrement entrouvertes semblaient vouloir murmurer, chuchoter. Emily le contemplait depuis plus d'une heure. Les rayons du soleil commençaient désormais à percer la nuit et s'infiltrer par la fenêtre. Emily sourit. Elle se sentait bien, l'air semblait empli d'une litanie d'aurore. Souriant inconsciemment, elle se redressa lentement pour ne pas réveiller le jeune homme assoupi, et après une dernière caresse dans sa chevelure d'ébène, elle posa un pied sur le sol et se leva. Le sol était jonché d'habits de cérémonie, mais également de livres, de nourriture diverse et de différents objets magiques dont Emily n'avait pas la moindre idée de ce que pouvait être leur utilité.
Distraitement, elle attrapa un peignoir de Sirius qui trainait sur une chaise, probablement là un jour de ce qu'il décrivait comme une flemmingite aigue. Elle sortit de la chambre à coucher aux murs défraîchis qu'elle se promit de lui faire repeindre à l'avenir et emprunta un couloir exigu vers la cuisine-salon-salle à manger-bureau-atelier-établi.
Là, après avoir soulevé trois piles de magazines de Quidditch, elle trouva un grille pain presque en état de marche, qu'elle répara d'un violent coup de poing dans la carcasse métallique. Elle entreprit de griller des toasts et alluma la télévision. Là, également, surprise. Selon les apparences, Sirius avait investi dans l'appareil plutôt par effet de mode que par besoin. L'écran était posé à l'envers sur la commode, ce qui donnait certainement au présentateur un air particulièrement stupide... Lorsque la télévision était branchée sur une prise.
C'était la deuxième fois qu'elle venait ici, et le désordre n'avait fait que s'accroître depuis. La première fois... oui, la première fois, c'était lorsque Lily et James avaient insisté pour qu'elle rencontre Sirius (C'est l'attraction du monde sorcier ! Tu peux pas ne pas le rencontrer, enfin ! Un jeune homme charmant, mis à part quand il... et puis quand il... mais également lorsque...). Elle avait été surprise par le chaos qui régnait dans le minuscule appartement, puis par le sorcier qui y logeait. Couvert de farine de la tête aux pieds, les cheveux emmêlés, sa baguette magique et un tournevis dans la poche droite de sa salopette trouée, il était apparu en déclarant J'ai essayé de vous faire des pancakes mais je crois que je m'y suis légèrement mal pris... Vous en voulez quand même ?, tendant à ses invités une poêle carbonisée.
C'était incroyable comment Lily et James pouvaient rester calmes face à une telle personnalisation de la pagaille.
- Ta poêle est noire, Black, avait précisé nonchalement James.
- C'est vrai, avait avoué Sirius d'un air coupable, mais ne me regarde pas comme ça... elle était déjà un peu grise au départ. Vous en voulez ? avait-il insisté.
Lily avait prestement refusé, ainsi que James qui observait d'un air perplexe l'objet brûlé. Emily, qui pouffait mentalement, avait cependant accepté avec politesse et amusement. Sous les regards ravis de Black et terrorisés de James et Lily, elle avait mordu dans le gâteau dur et noir. Puis elle avait demandé la direction des toilettes et s'y était rapidement réfugiée pour quelques minutes, tout en entendant de l'exigu cabinet les cris outrés de Lily (Comment, mais comment, as-tu pu lui proposer une telle immondice ? Comment tu as pu la laisser manger ?) et les approbations de James (Oui, c'est vrai, ça, Black, aucune prévoyance, aucune délicatesse !), ainsi que les protestations de Sirius (Pour une fois que je ne manque pas à mes obligations d'hôte et que je propose à bouffer...). Pour une première rencontre, on aurait pu imaginer cela d'une manière plus romantique, mais bon... Elle se souvenait avoir été séduite par le regard de chien battu de Sirius qui lui avait demandé mille fois après l'incident, par son gigantesque manteau noir dont les poches recellaient d'objets inutiles, par l'énorme moto qui lévitait devant la porte, entourées de clés de douze magiques ou purement métalliques.
Elle fut interrompue dans ses pensée par l'apparition dans l'encadrement de la porte d'un Sirius totalement nu. Elle eut un cri de surprise et se détourna en dissimulant un sourire plus ou moins embarassé.
- Ahem...
- Bonjour Emily...
Il s'approcha pour l'embrasser.
- Ahem... Euh, Sirius...
- Voui ?
- Tu... Enfin, je veux dire... Ton, enfin... Ton pyjama, quoi.
Sirius baissa les yeux et prit immédiatement une couleur écarlate, avant de bredouiller vaguement :
- Ah oui, mon... Certes, oui, je... Enfin...Oui.
Et il courut rejoindre la chambre à coucher pour se mettre quelque chose sur le dos.
Quelques minutes plus tard, constatant que le jeune homme ne revenait toujours pas, Emily se résigna et entreprit de préparer un petit déjeuner à lui amener au lit. Après une violente bataille avec le grille-pain défectueux, la bouilloire dont le manche se dévissait, la cuisinière éventrée, mais également les placards qui l'insultaient dès qu'elle tentait de les ouvrir (je ne me ferai jamais à toutes ces fantaisies ! Espèce de tronche de serpillère !), elle réussit enfin à réunir sur le plateau à demi-cassé de quoi faire un petit-déjeuner conventionnel. Elle prit le plateau dans ses mains et se dirigea vers la chambre en poussant du genou les portes qu'elle trouvait sur son chemin.
Elle entra à pas de loup dans la pièce où Sirius s'était rendormi profondément sur le ventre, avachi sur le matelas. Elle posa le plateau à terre, avant de gratifier le jeune homme d'un sourire tendre, puis de le réveiller en l'embrassant doucement dans la nuque.
- Sirius... murmura-t-elle.
Il se retourna - sur le dos - et elle lui fit comprendre avec un clin d'oeil qu'il n'avait toujours pas revêtu son pyjama. Il se leva, les yeux embués de sommeil, et enfila gauchement un pantalon à rayures bleues. Il s'assit en tailleur sur les draps défaits et sourit de toutes ses dents en apercevant le plateau qu'Emily avait apporté et glissé sous ses yeux. En guise de remerciement - et c'en était un de taille ! - il l'embrassa tendrement.
Tandis qu'il versait le café fumant dans deux tasses ébréchées et de tailles disparates, Emily déclara :
- Je repensais à la première fois qu'on s'est vus...
Il éclata de rire et le café inonda le plateau.
- Et mes merveilleux pancakes ! Heureusement que tu as préparé le petit-déjeuner.
- Oui, c'était légèrement foireux comme première rencontre...
- Oh, voyons, à part la farine sur ma salopette pleine de trous, l'odeur de brûlé qui empestait la pièce, mon manque de galanterie et ta fabuleuse course aux toilettes, tout fut d'une perfection à en couper le souffle.
Emily s'abstint de tout commentaire désobligeant, le fixa dans les yeux et, avec un petit sourire, demanda d'une voix câline :
- Qu'est-ce que tu as pensé de moi quand tu m'as vue ? Qu'est-ce que tu t'es dit ?
- A vrai dire... Je comptais les secondes avant le fatal Tu as des toilettes dans ton squat ?.
La jeune femme éclata de rire et fit mine de l'étouffer sous son oreiller en hurlant à tue-tête :
- ESPECE DE MUFFLE !
Il acquiesça volontiers, du moins autant qu'il lui en était possible.
- De toutes façons, t'étais horrible avec ta farine... dit-elle d'un ton penaud.
Libéré de son oreiller, Sirius s'approcha d'elle, en appui sur ses deux bras, et avec un sourire irrésistible, interrogea :
- Oh, vraiment ? Si horrible que ça ? Tu es sûre ?
Emily fit une grimace et resta silencieuse durant quelques instants. Puis, d'un ton sérieux, elle dit :
- Tu sais, Sirius... je crois qu'il y a vraiment un problème entre nous deux...
Sirius eut un regard inquiet.
- Quoi ?
- Et bien, tu vois...
Elle s'arrêta quelques secondes.
- Je n'arrive pas à m'énerver longtemps contre toi.
- En même temps, Emily, répondit aussitôt Sirius avec un sourire, ça ne fait que huit mois qu'on se connait et ce n'est que depuis un jour que... Et une nuit que...
- Oui, mais le problème n'est pas là Sirius ! Il est là.
- Pardon ?
- Voilà, je te parle sérieusement et tu me prends par les sentiments ! C'est terrible, tu vois ? Genre, là, je devrais te hurler dessus et je...
Sa voix baissa progressivement, puis elle marmonna :
- Oh et puis mince.
Et elle l'embrassa.

*

- Je parie huit gallions qu'ils ne vont pas ré-apparaître.
(T'as pas huit gallions, Pete ! hurla James)
- J'en parie six que si, Queudver, renchérit Remus, ignorant le nouveau marié.
- Boh...
- Six et rien de plus.
- Boh...
- Six et un sandwich au poulet !
- VENDU !
Lily eut un regard incrédule.
- Mais Peter, tu n'as que de la nourriture devant toi DONT des sandwiches au poulet ! Pourquoi tu veux celui de Remus ?
Peter baissa la tête d'un air penaud et confessa :
- De un, je n'y avais pas pensé, de deux, Lup-Lup prépare bien les sad-witches au poulet...
- Jeu de mot pourri, Peter, dit James.
- Et surnom pourri, ajouta Lily.
- M'en fous, suis un célibataire endurci...
- Je vois pas le rapport, Lup-Lup...
- En effet, il n'y en a aucun.
- N'empêche que je te comprends pas, marmonna Peter, avec les sa...
Il se reprit sous le regard noir que lui jeta James.
- Les hamburgers au poulet que tu prépares, tu peux conquérir n'importe qui.
Avec un clin d'oeil mutin, James murmura :
- En tout cas, il s'en est déjà mis un dans la poche, on dirait...
Lily et Peter eurent un regard stupéfait vers Remus qui, tranquillement, continuait de manger ses pommes de terre et son sad-witche au poulet.
- C'est qui ? c'est qui ? demanda d'un ton surexcité Peter.
- Hum ? Quoi ? répondit Remus d'un air absent.
- Alice Bones ? Caroline Hudjones ? Hanna Smith ?
James et Remus échangèrent un regard et explosèrent de rire.
- Quoi ? interrogea Lily, vexée.
- Oui, quoi ? insista Peter.
- Toi, mon amour ! dit Remus à Peter en battant des cils. Mais à la place de New-York, je préfererais Paris... J'aime les françaises, ajouta-t-il sur un ton plus calme.
- Elle est française ? s'exclama Lily. C'est qui ? C'est qui ?
- Lily, ma chérie, intervint James d'une voix douce, je t'explique la subtilité de ma blague. Je parlais de Peter lorsque j'ai dit que Lup-Lup (He !) s'était déjà mis quelqu'un dans la poche grâce à ses merveilles que sont ses sandwiches au poulet.
- Ooooh... dit Lily, déçue. Vous allez adopter des enfants, puisque vous ne pouvez pas en avoir ?
- C'est vrai, murmura James d'un ton faussement sérieux.
- Comment ça ?? interrogea Peter.
- Y'en a marre de tout t'expliquer, Pettigrow, suis, un peu.
- Attends, je vais lui expliquer, si tu veux, dit Remus. Alors, Pete, tu vois, quand un papa et une maman s' aiment très fort...
- Oh, ça va ! s'exclama Peter en râlant.
- Non non, j'insiste pour t'expliquer, c'est de la culture générale.
A ce moment, Peter tenta de détourner la conversation.
- C'est fou ce que tu te dévergondes quand tu n'es pas avec Sirius... Tu prends son rôle, en gros.
D'un air pensif, James acquiesça (un peu vexé quand même) avant de s'écrier :
- Allez, grand jeu concours ! A gagner, une sandale ! Où est Sirius en ce moment ?
Les autres se consultèrent du regard, avant de proposer tous en même temps :
- Il se fait larguer par Emily !
- Il embrasse Emily !
- Il pionce encore, cet abruti !
- Ou alors peut-être qu'il s'est pris la tête à se lever, avec sa bien-aimée et à venir à votre petite bouffe, rétorqua la voix de Sirius derrière eux.
Ils se retournèrent tous en même temps.
- Quelle bien-aimée ? ricana Remus. Tu oses imaginer que tu vas réussir à nous faire croire qu'elle était consentante ?
- Et oui, farpaitement, acquiesça Emily en s'avançant.
Lily se précipita sur la jeune femme et l'étouffa à moitié en l'étreignant et en la secouant comme un arbre fruitier un peu trop résistant.
- RAH ! ON EST MARIES EMILY ! ON EST MARIES !
- Emily et toi ?? parodia James avec un coup d'oeil moqueur à Peter.
- Tu te rends compte, Emily ? Je ne pourrai plus marquer sur les fiches d'état civil mais Lily Potter ! Quant à mes initiales, et bien figure-toi que...
Ils soupirèrent tous en même temps, et Sirius, qui s'asseyait aux côtés de James, demanda :
- Elle a bu ou elle est toujours comme ça ?
- Elle a bu, assura James. Enfin, j'espère... sinon je suis plutôt mal barré.
- Et à quand le premier rejeton ? interrogea Black.
James haussa les épaules et jeta un coup d'oeil inquiet à Lily qui s'extasiait de son statut d'épouse à une Emily qui pouffait de rire.
- L'idée de devoir me battre avec elle sur la couleur du berceau me fait redouter le moment fatidique, vois-tu.
Sirius ricana.
- Ca me fait penser à une chanson française...
James eut un bref coup d'oeil vers Remus.
- L'histoire d'un mec dont la femme se retrouve enceinte. Pas triste à écouter... La dingue d'Arthur Rimbaud, avec la photo au-dessus du berceau, les anges sur la tapisserie, la tisane à la verveine, le tricot le soir, etc, etc...
Le jeune marié eut une moue intriguée et, faussement enjoué, il marmonna :
- Oh, génial... Ca va être génial.
Sirius leva les yeux au ciel.
- Et toi ? dit soudainement Remus.
- Quoi, moi ? soupira Sirius.
- La présentation aux parents ? La date du mariage ? Le choix des alliances ? Je vous hais, tu sais. Je viens à peine de me remettre de mon mal de crâne et toi, tu...
- LES ALLIANCES, JUSTEMENT ! hurla Lily, REGAAAAARDE EMILY, REGAAAAAAARDE ! 50 CARATS ! (enfin non en vérité j'en sais rien du tout) MAGNIFIQUE, NON ! ET JAMES AUSSI EN A UNE !
- C'est le principe des alliances, ma chérie, expliqua James d'un air blasé.
- JE VOULAIS LUI PRENDRE LA MEME QUE MOI MAIS IL N'AIME PAS LE ROSE SAUMON ! ET ILS AVAIENT PAS SA TAILLE ! TU TE RENDS COMPTE UN PEU ? ALORS ON A DU ALLER AU COIN ALLIANCE POUR HOMMES ! C'EST RIDICULE, N'EST-CE PAS ??
- Oui, je...
- AH ! TU VOIS, JAMES ! ELLE AUSSI ELLE EST D'ACCORD !
- Elle a bu, assura James maladroitement, elle a bu, je vous jure... Elle est jamais comme ça ! Enfin, si, des fois, mais...
- James, mon ami (Oui mon ange ?), lui dit Black, fais attention au rouleau à tarte qui ne va pas tarder à te fracasser sauvagement le crâne...
- Hu ?
- Rah les femmes... murmura Sirius d'un air rêveur, quel bonheur... Les bigoudis le matin, les critiques acerbes sur les matches de Quidditch, les manies sur le rangement de l'appart, les rouleaux à tarte qui volent partout près du crâne du malheureux élu... Oh, oui, quel bonheur vraiment.
Un silence tomba à la table et Sirius, satisfait de constater qu'il avait capté l'attention de son audience, serra la main à James en s'exclamant :
- Vous avez bien juré à la vie à la mort ! Félicitations, mon ami, bravo, du fond du coeur. Quel courage.
James se leva de table et prit Lily par les épaules.
- Lily, c'est pas vrai, hein, dis-moi ?
- Laisse-moi réfléchir... je n'ai pas besoin de bigoudis, mais en revanche, j'avoue que je n'aime pas trop le quidditch, que je suis assez maniaque, que le rouleau à tarte est mon meilleur ami.
- Oh, parfait, dit James en se rasseyant avec sérenité. Je m'inquiétais juste pour les bigoudis...
- Le rouleau à tarte ! Le meilleur ami ! J'y venais ! s'écria Sirius, et encore, je ne t'ai rien révélé sur les longues conversations qu'elle aura avec son meilleur pote...
- Le rouleau à tarte ?
- Précisément.
- Hum, fit James en se tournant vers sa femme. Dis-moi, Lily... Tu parles souvent au rouleau à tarte ?
- Bien sûr que non, mon amour... Seulement quand notre frigo ne m'adresse plus la parole.
- Il est teigneux, votre frigo, ou pas ? questionna Emily d'un air interessé.
- Comme un serpentard, dit James.
- JAMES ! Pas de principe immoral ! Tu vois, ça commence déjà !
- Hum, quel principe ?
- Emily n'est pas votre fille et de toutes façons, je m'en serais occupé tôt ou tard, dit Sirius, très diplomate.

*


Sirius passa sa main dans les boucles claires d'Emily. Elle frissonna de délice et il interrogea de sa voix douce :
- Et pour... L'avenir ? Qu'est-ce que tu vois ?
Elle sourit.
- Hum... Placé sous le signe du voyage. J'aime bouger. J'ai horreur du quotidien... Je veux vivre partout, aux quatre coins du monde et repartir riche de chaque civilisation... Je suis une nomade.
L'idée d'une Emily marchant sur la route, son baluchon sur le dos, et ses cheveux au vent, procura à Sirius une étrange sensation. Il se sentait autant heureux qu'elle et pourtant... et bien, pourtant...
- Et toi ? interrogea-t-elle d'une voix pleine de sourires.
- Eh bien, moi... Jusqu'à maintenant, j'étais comme toi, je voulais... Ecumer les chemins, et tout ce qui s'en suit, carpe diem, quoi... Je n'avais pas d'attaches sentimentales. Tu crois qu'on peut vagabonder à deux ?
Elle eut un léger rire.
- A trois, tu veux dire... si ta moto veut bien nous porter, ce sera à trois...
Sirius ferma les yeux.
- Je vais essayer de la convaincre.
Elle se serra un peu plus fort contre lui et enfouit son nez dans son cou, en respirant son odeur.
- J'aurai besoin de cette odeur sur la route...

*

- James...
- Hm...
- James...
- Hmmmm...
- JAMES.
- HMMMMM.
James ouvrit les yeux et sursauta quand il vit, à quelques centimètres de sa figure, les yeux de Lily, plus ouverts que jamais.
- Heu... oui... je sais, Lily... on est mariés...
- James, tu t'es endormi au dessus de l'évier...
Il contempla le placard en face de lui qui avait supporté son front durant quelques minutes d'assoupissement.
- C'est le placard qui m'a corrompu ! déclara James. Ses mains gantées dans l'eau de vaisselle, ses cernes sous ses yeux noirs, tout trahissait une fatigue et un pittoresque certain.
- Et pourquoi tu m'obliges à faire ça à la main ? Un coup de baguette et c'est fini...
Lily se tortilla et se balança d'un pied sur l'autre, embarassée.
- Et bien, heu, tu vois... Si on n'en fait pas un minimum à la main, j'ai pas l'impression qu'on est un vrai couple...
James la contempla, incrédule, puis il éclata de rire.
- C'est pour ça ?
Les joues de Lily devinrent écarlates.
- C'est pas drôle du tout, James !
James, qui se tenait les côtes à force de rire, sous le regard furibond de Lily, se débarassa difficilement de ses gants et s'approcha de son épouse. Celle-ci s'était assise sur la table de la cuisine, les bras croisés, un air boudeur sur la figure.
- Mais je plaisante, Lily...
- C'est bien ça que je te reproche...
- En fait, c'est juste que tu ne connais pas la formule pour laver tout ça, hm ?
hurla-t-elle. Il s'avança vers elle et la serra dans ses bras. Elle répondit à son étreinte, un sourire se dessinant sur ses lèvres.
- Content d'être avec toi...

*


Patronum : Et vouélé ! Fin du chapitre :o)

Spero : Un deuxième chapitre, un peu moins long, certes...

Patronum : ... D'une page, Spero, n'exagérons rien... Et puis on a des excuses :o)

Spero : Il est vrai. Nous sommes légèrement occupées, et puis, seules des écrivains comme JKRowling peuvent se permettre d'écrire toute la journée, vu qu'elle gagne 6 millions durant la première nuit de la sortie de son bouquin... hm.

Patronum : ...Et nous ! Pensez à nous ! Sans dons d'aucune sorte, sans argent ! Sans reviews ! On s'est saignées pour acheter cet ordinateur ! On a vendu nos organes ! On doit sucer nos lacets pour ne pas crever de faim !

Spero : Il est vrai. Et puis niveau moral, deux reviews seulement, c'est légèrement le spleen.

Patronum : Cependant, merci quand même d'avoir reviewé, héhé... C'est vrai, y'a des auteurs qui n'ont pas de reviews... (On en est pas loin mais on a déjà passé ce stade, alléluia !)

Spero : Enfin bref. On était néanmoins tellement motivées qu'on a même fait un site. Motivation désesperée, car ce jour-là avait été placé sous le signe du bug...

Patronum : En effet, notre ordinateur de fortune (celui pour lequel on a vendu nos organes, vous vous souvenez ? Sur le marché noir à Kuala Lumpur...) a décidé de faire des siennes. Au départ de l'écriture du chapitre, aucuuuuun problème ! Mais dès qu'on commence à avoir des idées, monsieur le computer se met en tête de nous virer tout ce qu'on a écrit. A ce moment-là, le système auto-enregistreur déconne. Donc, on l'a retapé plusieurs fois, comme des abruties que nous sommes. Quant au site, encore en construction (spero-patronum.fr.fm), pas moyen de le mettre en ligne correctement -_- Ou de choisir une musique de fond -_-

Spero : Nous avons trimé... Mais nous avons réussi ! Et le mieux, c'est qu'on passe notre temps à avoir des idées. A part tout cela, nous vous devons quelques explications. Nous avouons (Patronum en particulier), développer une fixation légèrement maladive pour Sirius Black, le seul, l'unique.

Patronum : *Bave, le regard dans le vide et des images plein la tête*

Spero : Pour le prouver, des lapsus comme : Emily se dirigea vers la jambe au lieu de la chambre (ça, c'était de ma part), ou d'autres minis-erreurs par-ci par-là...

Patronum : On s'en fout bien de savoir si elle va voir la chambre ou la jambe, tant que Siriuuuuus... Oops. Oui, d'ailleurs, à propos de ça, ça a été terrible pour se mettre d'accord sur la position dans laquelle Sirius s'était endormi... (Il est sur le ventre ! On voit ses f.... ! Naon ! Sur le dos je te dis ! Spero, donne ce clavier ! Vicieuse ! Il est sur le ventre, basta.) J'ai quand même gagné, il est sur le ventre. Ensuite, ça a été la bataille pour savoir s'il enfilerait le haut ou le bas de son pyjama. (Si c'est que le haut, on aura + de reviews ! Oui mais c'est totalement illogique ! Et pis j'aime bien les torses, moi. Spero, c'est pas de ton âge Le reste n'est pas du tien non plus !) Cette fois-ci, c'est elle qui a gagné... Youpi, une lutte pour une société équitable ! Niarf niarf.

Spero : ... Hem, hem. Je tiendrais également à présenter toutes mes excuses aux petites Lily et Emily que nous avons rencontré respectivement dans un magasin, au lac, puis encore au magasin. Le casting commence très jeune, oui, je sais, mais faut bien anticiper.

Patronum : On a pas encore repéré Sirius =.=. (N'empêche, il est cool le passage où il se ramène sans pyjama, non ?? C'était mon idée euh :-p Et la description de l'appart, hein ? Merci à Spero, d'ailleurs, qu'elle a eu pleiiiiin de bonnes nidées)

Spero : Patronum, un peu de calme ! (Carnet de correspondance sur la table ! 5 points de moins pour Gryffondor !) Ah oui, nous portons un remerciement particulier au grand, à l'immensissime, au géant, au Titan du créateur du Donjon de Naheulbeuk, sans lequel nous n'aurions pas pu bénéficier de certaines répliques entre les Maraudeurs (Six gallions et un sandwich au poulet ! Vendu !). C'est par ailleurs une personne fort sympathique que Patronum a eu le loisir d'interviewer lors de son émission de la radio locale... mais je la laisse s'expliquer.

Patronum : Voui, donc, le truc, c'est que je suis bénévole dans une radio associative :-p (C'est pas la peine de nous raconter ta vie !) donc j'ai voulu interviewer le monsieur en question, parce que j'adore ce qu'il fait... Et voilà ! En gros, il fait des mp3s d'héroic-fantasy... Mais parodiée :-p penofchaos.com, c'est monstrueux !

Spero : Ensuite, on hésitait à faire une partie slash pour Remus, et puis on a réfléchi (une fois n'est pas coutume), pour en arriver à cette conclusion : ce serait quand même trop vache pour ses fans. On a donc eu une autre idée, vous verrez...

Patronum : Ensuite, pour les titres des chapitres, nous avons décidé de donner les titres de romans classiques déjà existants... Marrant, non ? On aime bien faire des clins d'oeil à ce que l'on aime... D'ailleurs ! La chanson dont parle Sirius est En Cloque de Renaud. (On adore cette chanson :-p)

Spero : Enfin, nos influences musicales pour ce chapitre : Oh Fortuna (Carmina Burana de Carl Orff) remasterisée pour , Ennio Morricone (Un peu tout :-p), Noir Désir (oui, on est au courant pour Bertrand Cantat, merci.), la Danse Macabre de Camille de Saint-Saëns, One man's dream de Yanni, Muse, Coldplay, Radiohead, Saez, Emilianna Torrini... En gros.

Patronum : Voilà, en théorie, c'est tout ce qu'on avait à dire, on est en train de préparer des auto-fanart de Sirius qui fait dodo :o) On les mettra p-e en ligne...

Spero : TU prépares des auto-fanarts de Sirius ! Hm, pardon, moi aussi... Donc, merci de nous avoir lus, et si, vous avez un semblant de coeur, ou un semblant d'argent, ou un semblant de pitié, les reviews (et les dons !) sont les bienvenus... surtout les reviews dans la mesure du possible...

Patronum : Oui ! Faites du bruit autour de cette fic ! Le 3° millénaire sera SperoPatronumien ou ne sera pas !

Spero : ... alors il ne sera pas...

Patronum : It depends of YOU ^^