Sioban fut réveillée par un bruit brutal : quelque chose avait heurté la
fenêtre. Elle se leva et inspecta la vitre sale. Ralf ne pouvais rien lui
avoir envoyé, c'était trop haut et c'était trop dangereux. Guidée par sa
curiosité, elle ouvrit donc les battants, et, dans un grincement, la nuit
s'empara de tous ses sens. Elle ferma les yeux un instant, submergée par la
quantité d'odeurs fraîches qu'elle inhalait soudain. Après le moisi et le
renfermé des greniers, c'était revivre ! Sioban se reprit bientôt : de
nouveau, le bruit qui l'avait réveillée se faisait entendre. Elle baissa
les yeux et quelle ne fut pas sa surprise de voir un oiseau de nuit tapper
rigoureusement du bec contre la vitre. A sa patte droite était attaché un
bout de papier jauni. Sioban approcha lentement sa main de l'animal,
maîtrisant ses gestes pour ne pas l'effrayer. Elle eut tôt fait de lui
enlever le papier et se rendit compte qu'il s'agissait en vérité d'une
enveloppe. Elle l'ouvrit immédiatement et découvrit un parchemin sur lequel
était inscrit :
« Chère Mlle Sioban Naeco Uchelwydd,
Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous bénéficiez d'ores-et- déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des équipements nécessaires au bon dérouelement de votre scolarité. La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard. Voyez croire, chère Mlle Uchelwydd, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice adjointe. »
Sioban observa la lettre, perplexe. Elle ne savait pas que son deuxième nom étair Naeco, comment ces gens là pouvaient-ils donc le savoir ? A moins qu'il s'agisse d'une blague. Mais à ce moment-là , qui irait dresser un hibou juste pour une lettre ? Elle chercha sur l'enveloppe, mais aucune adresse de l'envoyeur n'y paraissait, aucun timbre ne pouvait l'aider. Mais deux parchemins tombèrent de la fente de l'enveloppe. Sioban en déplia un et découvrit la liste des fournitures scolaires :
uniforme
3 robes de travail noires modèle normal
un chapeau pointu
une cape d'hiver noire à attache d'argent
une robe de bal
étiquettes
une baguette magique
un chaudron
une boîte de fiole en verre ou en cristal
un téléscope
une balance en cuivre
un équipement de duel
A la liste s'ajoutaient toute une suite de livres aux thêmes bizarres : métamorphose, potion, sorts et d'autres.
Sioban lisait cette feuille avec des yeux qui s'écarquillaient davantage à chaque mots. Elle retourna la feuille pour être sûre de son authenticité et découvrit à son verso un plan de Londres qui partait de l'orphelinat, montrait la gare voisine, et allait jusqu'à un magasin appelé Chaudron Baveur. Deux lignes sur le plan indiquaient qu'il s'agissait de l'endroit où se rendre pour chercher les fournitures. Abasourdie, Sioban ouvrit le troisième parchemin et put lire :
« Cette feuille ne concerne que les futurs élèves appartenant encore au monde des Moldus ( des non-sorciers ).
Si votre réponse n'a pas été envoyée avant le 31 juillet, nous vous enverrons un hibou de l'école afin de connaître votre situation.
NB : Veuillez penser à nourrir le hibou.
Vous sera envoyé votre billet pour Poudlard au cours des vacances, les détails y seront inscrits. »
Sioban s'accouda à la fenêtre. Elle n'avait aucune idée de comment répondre. Le hibou s'était envolé dès qu'elle l'avait débarassé de son fardeau. Et il fallait qu'elle trouve le moyen d'aller au Chaudron Baveur.Elle inspecta le bâtiment devant elle. Elle était dans la zone sombre de l'établissement. Dans l'aile Nord. A cette hauteur elle dominait tout l'orphelinat : Les deux bâtiments qui se croisaient autour de la cour, comme une prison bien fermée. L'aile Est, là où était son dortoir, était un peu à sa gauche. Il communiquait directement avec l'aile Sud, juste en face : bureaux et appartements de La Mayotte, bureau et appartements du concierge, archives, salles de classes, salles de punitions, c'était aussi dans cette aile qu'était le hall d'entrée. Autant dire qu'elle était bien surveillée. Sioban regarda plus loin, on y voyait la petite rue noire par où elle était passé, et même les deux poubelles où on l'avait retrouvé. Plus loin encore, les grandes rues chics de Londres, et la gare, qui trônait au milieu. Ca, elle n'aurait aucun mal à trouver la gare : c'était à cet endroit précis qu'elle récoltait le plus d'informations et l'un de ses chiens avait d'ailleurs élu domicile dans ces parages. Mais le Chaudron Baveur. C'était elle qui connaissait le mieux cette partie de la ville et pourta nt, elle n'avait jamais entendu parler du Chaudron Baveur ! Et ce plan mystèrieux qui lui annonçait que le magasin en question se trouvait justement sur son secteur. Certes, pas un coin où elle avait 'habitude d'aller souvent, mais dans son secteur. Et elle ne le connaissait pas.
En regardant la lune, face à elle, elle réfléchit. Sioban pensa un instant à son père, mais ce n'était pas possible. Elle n'avait qu'un vague souvenir de ce qui s'était passé après ce jour horrible, mais elle savait que ces gens ne pouvaient pas la rappeler, puisque c'était à cause d'eux qu'elle était dans et orphelinat.
Sa sentence durerait au moins une semaine. Si elle parvenait à sortir d'ici, ce qui était théoriquement impossible, elle pourrait s'offrir une excursion plus longue que jamais ! Elle rangea l'enveloppe dans sa poche. L'article. Elle se remémora ce qu'elle y avait lu. Il faudrait bien qu'elle fasse face à ce tueur en série. Pourvu que Ralf ne se rende pas compte de son absence : elle désobéissait elle-même à ses propres ordres. Quel exemple pour la bande. Elle se ressaisit. Après tout, c'était chez elle ! Elle connaissait tous les coins où elle pourrait se mettre à l'abri en cas de pépin. Elle s'en servait souvent face à un marchant sportif ou à un policier à l'?il vif. Demain elle inspecterait les greniers de fond en comble, et elle trouverait bien un moyen d'en sortir.
Harry se réveilla en sursaut. Il venait de faire un rêve étrange : Il voyait encore le visage de cette enfant au regard livide. Ce n'était pas ce visage en lui-même qui faisait peur, mais l'atmosphère dans lequel il était baigné. La scène qui se produisait avait un côté angoissant. Il venait peut- être de la luminosité faible et inégale des flambeaux, ou du silence pesant qui régnait sur la salle aux murs distordus, ou encore toutes ces formes mouvantes et indistinctes autour. L'enfant, droite, se tenait debout, fixant devant elle une grande dalle noire et froide, qui lui arrivait à hauteur de la poitrine. Une silhouette s'approcha de la dalle et des mains gantée présentèrent une baguette en signe d'obéissance et de servitude. Une voix froide et pénétrante, dure et aigue s'éleva lentement dans la salle, ordonnant :
Domine.
A cet unique mot, la main gantée tint droite la baguette et devint menaçante. La fillette qui jusqu'ici était restée parfaitement immobile, prit une baguette sur la dalle et se mit en position de défense. Deux jets de lumière fusèrent des baguettes. Noir contre blanc, les deux forces s'entrechoquèrent et s'évaluèrent. Le noir se rapprochant de sa cible, l'enfant perdant du terrain. Sans s'avouer vaincue, elle continuait de combattre. Harry fut réveillé par sa propre voix qui criait « non » au moment où la petite baguette blanche tombait à terre.
Harry ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Il avait crié une deuxième fois.Il avait revécu une deuxième fois ce qu'il avait rêvé. Il s'essuya le front couvert de sueur avec le revers de son pyjama et chercha ses lunettes sur sa table de chevet, comme si cela pouvait l'aider à y voir plus clair dans l'intrigue dans laquelle ses pouvoirs magiques l'avaient à nouveau fisselé. Il tenta de ne plus y penser. Il fallait qu'il oublit. Il se leva et s'habilla
La veille, tôt le matin, la marque des ténèbres dominait la maison Dursleys. Elle était resté toute la matinée bien visible, puis s'était légèrement estompée, avant de disparaître complètement. La suite de la journée avait été : des problèmes. D'abord, alerté au travail par son fils par téléphone, l'oncle Vernon avait déboulé dans la maison tandis que la tante Pétunia se remettait de ses émotions dans le salon. Il avait bien sûr en arrivant, vu la fameuse marque, ce qui n'avait fait que redoubler sa colère. Il avait appelé Harry ( qui était monté dans sa chambre pour écrire à Dumbledore ) de toute la force de ses poumons et lui avait ordonné :
Tu vas me débarasser de cette horreur au-dessus de ma maison ! Comment as- tu pu oser nous faire ça ? Dudley m'a dit que tu avais attaqué ta tante par derrière, qu'est-ce-que tu lui a fait ?
Je ne peux pas enlever cette horreur ! s'était-il alors récrié, bousculé par la menace, indigné par l'injustice.
En vérité c'est que tu ne veux pas l'enlever ! avait rectifié l'oncle. Tous les journeaux vont en parler et tout le monde saura que tu es anormal ! C'est ce que tu veux n'est-ce pas ? Nous causer des ennuis ! Mais ça ne marchera pas avec moi ! Si tu l'as mise, tu l'enlèveras !
Harry était alors sorti de ses gonds :
Mais je ne l'aipas mise ! avait-il hurlé. Je ne connais pas assez de magie pour contrer cette marque ! Cette marque, c'est de la magie noire et je ne sais pas encore contrer la magie noire ! Parce que l'on ne me l'a pas appris, et parce qu'à Poudlard, on apprend que la magie blanche !!!!
A ce discours, l'oncle était passé du violet au blanc : l'expression de son visage avait changé de la colère à la peur.
Maintenant si ça ne vous dérange pas, j'ai du courrier à envoyer.
Et Harry était monter dans sa chambre afin de délivrer Hedwige, laissant l'oncle s'affaler, tout ahuri, sur un fauteuil voisin de celui de sa femme.
Par la suite, une foule de hiboux étaient rentré dans la maison. Passant par la fenêtre grande ouverte de la chambre de Harry. Une lettre de Sirius lui ordonnant de garder son sang froid, une de Dumbledore pour qu'il reste sagement enfermé sous la menace, plusieurs du ministère réclamant des détails, et autres. Finallement, la marque s'estompant plus tôt que prévu - à savoir dans la journée et non dans la semaine ou dans le mois -, une lettre lui intima qu'on ne pensait pas qu'il s'agisse là de Vous-Savez-Qui en personne, mais plutôt d'un de ses disciples, ce qui n'était pas pour rassurer Harry. « Mais, disait la lettre, une enquète est menée par nos agents afin de trouver le ou les véritables coupables ». Ce soir là, Harry avait eu du mal à s'endormir, et voilà que ce rêve épouvantable l'obsédait. ce visage si triste, cette atmosphère si étouffante, cette voix. Cà y est, il se l'évoquait encore, incapable de penser à autre chose. Il secoua la tête et s'arracha de sa rêverie. Il attendit que le jour se lève et descendit prendre son petit-déjeuner. Mais à sa grande surprise, malgrés l'heure matinale, la cuisine était allumée et l'oncle Vernon et la tante Pétunia y discutaient extremement sèrieusement. Harry se cacha derrière la porte et écouta. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas fonné pour avoir sa cape d'invisibilité.
Tu dis qu'il n'y est pour rien ? demandait l'oncle.
Tu me l'a déjà demandé une bonne dizaine de fois hier. Non, j'ai voulu sortir afin de voir ce que les voisins faisaient dans leur jardin - il me semble qu'ils avaient des invités -, quand j'ai vu cet horrible nuage. J'ai eu très peur et j'ai crié, après la tête m'a tourné et j'ai entendu des pas dans l'escalier.
Mais qui te dis que ce n'est pas lui qui a fait ce nuage, pour noius nuir ? en guise d'avertissement ?
Ce n'est pas possible ! tu as toi même rangé toutes ses affaires anormales sous clé !
Il n'avait pas besoin de ça pour gonfler Marge ! s'exclama Vernon d'un ton butté.
Un silence suivit cette interjection. Harry riait sous cape à ce souvenir. Puis la voix de l'oncle retentit à nouveau :
En tout cas si ce n'est pas lui qui l'a faite, c'est de sa faute ! Si nous l'avions mis comme me l'avait conseillé Marge à Whithout Stars, c'est au- dessus d'eux que ce trus aurait volé, et nous serions loin !
Oui mais te souviens-tu de cet immense géant ? ou de toutes ces lettres de menace que nous avons reçu à chaque fois que nous projetions de nous débarasser du garçon ?
Tu as raison. Mais il faut l'éloigner de nous quelques temps. Il représente un danger pour notre famille, je l'ai toujours dit. Nous l'enverrons chez Mlle Figg pour le reste des vacances.
« Chère Mlle Sioban Naeco Uchelwydd,
Nous avons le plaisir de vous annoncer que vous bénéficiez d'ores-et- déjà d'une inscription au collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des équipements nécessaires au bon dérouelement de votre scolarité. La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard. Voyez croire, chère Mlle Uchelwydd, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice adjointe. »
Sioban observa la lettre, perplexe. Elle ne savait pas que son deuxième nom étair Naeco, comment ces gens là pouvaient-ils donc le savoir ? A moins qu'il s'agisse d'une blague. Mais à ce moment-là , qui irait dresser un hibou juste pour une lettre ? Elle chercha sur l'enveloppe, mais aucune adresse de l'envoyeur n'y paraissait, aucun timbre ne pouvait l'aider. Mais deux parchemins tombèrent de la fente de l'enveloppe. Sioban en déplia un et découvrit la liste des fournitures scolaires :
uniforme
3 robes de travail noires modèle normal
un chapeau pointu
une cape d'hiver noire à attache d'argent
une robe de bal
étiquettes
une baguette magique
un chaudron
une boîte de fiole en verre ou en cristal
un téléscope
une balance en cuivre
un équipement de duel
A la liste s'ajoutaient toute une suite de livres aux thêmes bizarres : métamorphose, potion, sorts et d'autres.
Sioban lisait cette feuille avec des yeux qui s'écarquillaient davantage à chaque mots. Elle retourna la feuille pour être sûre de son authenticité et découvrit à son verso un plan de Londres qui partait de l'orphelinat, montrait la gare voisine, et allait jusqu'à un magasin appelé Chaudron Baveur. Deux lignes sur le plan indiquaient qu'il s'agissait de l'endroit où se rendre pour chercher les fournitures. Abasourdie, Sioban ouvrit le troisième parchemin et put lire :
« Cette feuille ne concerne que les futurs élèves appartenant encore au monde des Moldus ( des non-sorciers ).
Si votre réponse n'a pas été envoyée avant le 31 juillet, nous vous enverrons un hibou de l'école afin de connaître votre situation.
NB : Veuillez penser à nourrir le hibou.
Vous sera envoyé votre billet pour Poudlard au cours des vacances, les détails y seront inscrits. »
Sioban s'accouda à la fenêtre. Elle n'avait aucune idée de comment répondre. Le hibou s'était envolé dès qu'elle l'avait débarassé de son fardeau. Et il fallait qu'elle trouve le moyen d'aller au Chaudron Baveur.Elle inspecta le bâtiment devant elle. Elle était dans la zone sombre de l'établissement. Dans l'aile Nord. A cette hauteur elle dominait tout l'orphelinat : Les deux bâtiments qui se croisaient autour de la cour, comme une prison bien fermée. L'aile Est, là où était son dortoir, était un peu à sa gauche. Il communiquait directement avec l'aile Sud, juste en face : bureaux et appartements de La Mayotte, bureau et appartements du concierge, archives, salles de classes, salles de punitions, c'était aussi dans cette aile qu'était le hall d'entrée. Autant dire qu'elle était bien surveillée. Sioban regarda plus loin, on y voyait la petite rue noire par où elle était passé, et même les deux poubelles où on l'avait retrouvé. Plus loin encore, les grandes rues chics de Londres, et la gare, qui trônait au milieu. Ca, elle n'aurait aucun mal à trouver la gare : c'était à cet endroit précis qu'elle récoltait le plus d'informations et l'un de ses chiens avait d'ailleurs élu domicile dans ces parages. Mais le Chaudron Baveur. C'était elle qui connaissait le mieux cette partie de la ville et pourta nt, elle n'avait jamais entendu parler du Chaudron Baveur ! Et ce plan mystèrieux qui lui annonçait que le magasin en question se trouvait justement sur son secteur. Certes, pas un coin où elle avait 'habitude d'aller souvent, mais dans son secteur. Et elle ne le connaissait pas.
En regardant la lune, face à elle, elle réfléchit. Sioban pensa un instant à son père, mais ce n'était pas possible. Elle n'avait qu'un vague souvenir de ce qui s'était passé après ce jour horrible, mais elle savait que ces gens ne pouvaient pas la rappeler, puisque c'était à cause d'eux qu'elle était dans et orphelinat.
Sa sentence durerait au moins une semaine. Si elle parvenait à sortir d'ici, ce qui était théoriquement impossible, elle pourrait s'offrir une excursion plus longue que jamais ! Elle rangea l'enveloppe dans sa poche. L'article. Elle se remémora ce qu'elle y avait lu. Il faudrait bien qu'elle fasse face à ce tueur en série. Pourvu que Ralf ne se rende pas compte de son absence : elle désobéissait elle-même à ses propres ordres. Quel exemple pour la bande. Elle se ressaisit. Après tout, c'était chez elle ! Elle connaissait tous les coins où elle pourrait se mettre à l'abri en cas de pépin. Elle s'en servait souvent face à un marchant sportif ou à un policier à l'?il vif. Demain elle inspecterait les greniers de fond en comble, et elle trouverait bien un moyen d'en sortir.
Harry se réveilla en sursaut. Il venait de faire un rêve étrange : Il voyait encore le visage de cette enfant au regard livide. Ce n'était pas ce visage en lui-même qui faisait peur, mais l'atmosphère dans lequel il était baigné. La scène qui se produisait avait un côté angoissant. Il venait peut- être de la luminosité faible et inégale des flambeaux, ou du silence pesant qui régnait sur la salle aux murs distordus, ou encore toutes ces formes mouvantes et indistinctes autour. L'enfant, droite, se tenait debout, fixant devant elle une grande dalle noire et froide, qui lui arrivait à hauteur de la poitrine. Une silhouette s'approcha de la dalle et des mains gantée présentèrent une baguette en signe d'obéissance et de servitude. Une voix froide et pénétrante, dure et aigue s'éleva lentement dans la salle, ordonnant :
Domine.
A cet unique mot, la main gantée tint droite la baguette et devint menaçante. La fillette qui jusqu'ici était restée parfaitement immobile, prit une baguette sur la dalle et se mit en position de défense. Deux jets de lumière fusèrent des baguettes. Noir contre blanc, les deux forces s'entrechoquèrent et s'évaluèrent. Le noir se rapprochant de sa cible, l'enfant perdant du terrain. Sans s'avouer vaincue, elle continuait de combattre. Harry fut réveillé par sa propre voix qui criait « non » au moment où la petite baguette blanche tombait à terre.
Harry ne comprenait pas ce qu'il lui arrivait. Il avait crié une deuxième fois.Il avait revécu une deuxième fois ce qu'il avait rêvé. Il s'essuya le front couvert de sueur avec le revers de son pyjama et chercha ses lunettes sur sa table de chevet, comme si cela pouvait l'aider à y voir plus clair dans l'intrigue dans laquelle ses pouvoirs magiques l'avaient à nouveau fisselé. Il tenta de ne plus y penser. Il fallait qu'il oublit. Il se leva et s'habilla
La veille, tôt le matin, la marque des ténèbres dominait la maison Dursleys. Elle était resté toute la matinée bien visible, puis s'était légèrement estompée, avant de disparaître complètement. La suite de la journée avait été : des problèmes. D'abord, alerté au travail par son fils par téléphone, l'oncle Vernon avait déboulé dans la maison tandis que la tante Pétunia se remettait de ses émotions dans le salon. Il avait bien sûr en arrivant, vu la fameuse marque, ce qui n'avait fait que redoubler sa colère. Il avait appelé Harry ( qui était monté dans sa chambre pour écrire à Dumbledore ) de toute la force de ses poumons et lui avait ordonné :
Tu vas me débarasser de cette horreur au-dessus de ma maison ! Comment as- tu pu oser nous faire ça ? Dudley m'a dit que tu avais attaqué ta tante par derrière, qu'est-ce-que tu lui a fait ?
Je ne peux pas enlever cette horreur ! s'était-il alors récrié, bousculé par la menace, indigné par l'injustice.
En vérité c'est que tu ne veux pas l'enlever ! avait rectifié l'oncle. Tous les journeaux vont en parler et tout le monde saura que tu es anormal ! C'est ce que tu veux n'est-ce pas ? Nous causer des ennuis ! Mais ça ne marchera pas avec moi ! Si tu l'as mise, tu l'enlèveras !
Harry était alors sorti de ses gonds :
Mais je ne l'aipas mise ! avait-il hurlé. Je ne connais pas assez de magie pour contrer cette marque ! Cette marque, c'est de la magie noire et je ne sais pas encore contrer la magie noire ! Parce que l'on ne me l'a pas appris, et parce qu'à Poudlard, on apprend que la magie blanche !!!!
A ce discours, l'oncle était passé du violet au blanc : l'expression de son visage avait changé de la colère à la peur.
Maintenant si ça ne vous dérange pas, j'ai du courrier à envoyer.
Et Harry était monter dans sa chambre afin de délivrer Hedwige, laissant l'oncle s'affaler, tout ahuri, sur un fauteuil voisin de celui de sa femme.
Par la suite, une foule de hiboux étaient rentré dans la maison. Passant par la fenêtre grande ouverte de la chambre de Harry. Une lettre de Sirius lui ordonnant de garder son sang froid, une de Dumbledore pour qu'il reste sagement enfermé sous la menace, plusieurs du ministère réclamant des détails, et autres. Finallement, la marque s'estompant plus tôt que prévu - à savoir dans la journée et non dans la semaine ou dans le mois -, une lettre lui intima qu'on ne pensait pas qu'il s'agisse là de Vous-Savez-Qui en personne, mais plutôt d'un de ses disciples, ce qui n'était pas pour rassurer Harry. « Mais, disait la lettre, une enquète est menée par nos agents afin de trouver le ou les véritables coupables ». Ce soir là, Harry avait eu du mal à s'endormir, et voilà que ce rêve épouvantable l'obsédait. ce visage si triste, cette atmosphère si étouffante, cette voix. Cà y est, il se l'évoquait encore, incapable de penser à autre chose. Il secoua la tête et s'arracha de sa rêverie. Il attendit que le jour se lève et descendit prendre son petit-déjeuner. Mais à sa grande surprise, malgrés l'heure matinale, la cuisine était allumée et l'oncle Vernon et la tante Pétunia y discutaient extremement sèrieusement. Harry se cacha derrière la porte et écouta. Qu'est-ce qu'il n'aurait pas fonné pour avoir sa cape d'invisibilité.
Tu dis qu'il n'y est pour rien ? demandait l'oncle.
Tu me l'a déjà demandé une bonne dizaine de fois hier. Non, j'ai voulu sortir afin de voir ce que les voisins faisaient dans leur jardin - il me semble qu'ils avaient des invités -, quand j'ai vu cet horrible nuage. J'ai eu très peur et j'ai crié, après la tête m'a tourné et j'ai entendu des pas dans l'escalier.
Mais qui te dis que ce n'est pas lui qui a fait ce nuage, pour noius nuir ? en guise d'avertissement ?
Ce n'est pas possible ! tu as toi même rangé toutes ses affaires anormales sous clé !
Il n'avait pas besoin de ça pour gonfler Marge ! s'exclama Vernon d'un ton butté.
Un silence suivit cette interjection. Harry riait sous cape à ce souvenir. Puis la voix de l'oncle retentit à nouveau :
En tout cas si ce n'est pas lui qui l'a faite, c'est de sa faute ! Si nous l'avions mis comme me l'avait conseillé Marge à Whithout Stars, c'est au- dessus d'eux que ce trus aurait volé, et nous serions loin !
Oui mais te souviens-tu de cet immense géant ? ou de toutes ces lettres de menace que nous avons reçu à chaque fois que nous projetions de nous débarasser du garçon ?
Tu as raison. Mais il faut l'éloigner de nous quelques temps. Il représente un danger pour notre famille, je l'ai toujours dit. Nous l'enverrons chez Mlle Figg pour le reste des vacances.
