Sioban s'engagea dans la rue pleine de vie. Des magasins de toutes sortes
défilaient sous ses yeux. Elle fixait son but : la batisse hétéroclyte qui
formait le coin de la rue : la banque.
Elle traversa un portail de bronze et un petit nain à la tête en forme de patate avec un nez crochu et deux grandes oreilles pointues l'accueillit froidement et la guida vers une seconde porte, toute en argent. La deux autres attendaient. Ils étaient très moches et tout petits, mais même si leur regards étaient maussades et sévères et qu'en plus, ils n'avaient pas du tout l'air de rigoler, leur façon rapide de se mouvoir faisait pouffer Sioban qui eu beaucoup de mal à étouffe un éclat de rire au moment où ils se prosternèrent en guise de salut avec toute la raideur et l'amabilité que l'on pouvait attribuer à une Mayotte en colère. Surtout qu'elle ne voyait pas du tout Mayotte lui faire la révérence, avec ses lêvres pincées et son air supèrieur, comme ici présnts ces chers petits gobelins. L'un d'eux amena Sioban près d'un guichet où un autre, interrompu dans son travail, la toisa du haut de son tabouret :
C'est pour quoi.
Je viens de chez les moldus.On m'a dit que j'avais un coffre ici.
Votre nom.
Sioban Uchelwydd.
Il se leva aussitôt et disparu derrière une des portes du grand hall de la banque. Sioban se demanda un instant si le fait d'entendre son nom ne lui avait pas flanqué une frousse de tous les diables. mais elle attendit, un peu inquiète, près du guichet. Le gobelin revint bientôt avec un gros dossier à la main.
Miss Sioban Naeco Uchelwydd, fille de Silfee et Origan Uchelwydd, sang sorcier, dit noir. Vous sont attribués les numéros 366 et 721. Voulez-vous retirer ?
Ebahie, Sioban acquiesça. Elle n'avait jamais connu que son père et ne se souvenait de lui que les longues promenades qu'ils faisaient avec ses chiens. Sioban eu un léger pincement au c?ur en pensant à Brique, qu'elle avait laissé enchainé. à l'orphelinat, jamais personne ne parlait des parents. Ils étaient morts, fous, enfermés ou inexistant, c'était banni de leur vocabulaire, et voilà qu'on lui citait des noms le plus normalement du monde.
A la réponse affirmative, le gobelin sauta une nouvelle fois de son tabouret.
Veuillez me suivre, commanda-t-il d'un ton sec, et il l'entraîna dans les catacombes de la banque.
Le petit wagon, leur moyen de transport, s'arrêta devant un grand coffre, marqué des chiffres brillants qui composaient le nombre 366. en posant pied à terre, il se mit à crier d'un voix stridente :
Sir O. Uchelwydd.
Puis il s'empara d'une des clés qu'il portait à la ceinture et ouvrit le coffre. Sioban découvrit alors une montagne brillante qui lui fit cligner des yeux dans la pénombre : une montagne d'or était amassée là. Elle observa, incrédule, ce trésor immense. Ce pouvait-il que ce soit à elle ? Il y avait là des bijoux, des vases, des pièces, un tas de pièces.. Elle visa un vieux sac à bandouillère, dans un coin, dont la couleur vert kaki, tirant sur le gris clair, jurait admirablement avec l'ensemble rutilant de la pièce. Elle s'en empara et fut étonnée par le poids qu'il pouvait avoir. Elle l'ouvrit, mais ne vit rien qu'un tas de petits objets, minuscules, qui le remplissaient presque de moitié. Son père était-il fan de miniatures ? Elle haussa les épaules et s'atela à prendre autant de pièces qu'elle pourrait en porter dans ses poches.
Je ne connais pas ces pièces ! s'étonna-t-elle en lorgnant sur l'une d'elle.
29 noises de bronze dans une mornille d'argent, et 17 mornilles d'argent dans un gallion d'or. Récita le gobelin resté à la porte.
Quand elle fut sorti du coffre, le gobelin en ferma l'ouverture et sauta dans le petit wagon, invitant Sioban à le rejoindre. Et ils plongèrent encore plus profond dans les galleries de la banque, jusqu'au deuxième coffre. Devant celui-ci, Sioban resta interdite.
Pourquoi mes parents n'ont-ils pas un coffre commun ?
Le gobelin lui lança un regard inquisiteur : répondre aux questions sur leur banque ne devait pas être leur passe-temps préféré. Il ouvrit la salle en silence. Elle était vide.
Sioban entra, perplexe, et son regard fut attiré par une masse poussièreuse au fond du coffre. Elle s'approcha et, sous le choc, porta ses mains à sa bouche pour retenir un cri. Devant elle, sous la poussière, un squelette de chien, roulé en boule, semblait protéger quelque chose. Malgré sa peur, Sioban s'approcha davantage. Au milieu du squelette, la fillette pu voir quelque chose briller, qui dépassait d'un paquet. Sioban fit la grimace en tentant de dégager l'objet des os de l'animal. Elle y réussit enfin, et, privé d'appui, le large crâne du chien s'écroula à terre dans un bruit sourd et sinistre et tomba en poussières. Sioban fixa un instant l'outrage qu'elle avait fait à ce cadavre, puis se retourna et s'assit suffisemment loin du squelette pour l'oublier quelques secondes.
Elle déballa le paquet, et plusieurs objets lui tombèrent sur les genoux : une lourde clé de métal clair, un peu rouillé, un vieux grimoire, un petit carnet, d'où dépassait un mêche de cheveux, et un couteau effilé, à la lame encore luisante, bien que souillée d'un tache brunâtre.. Elle l'observa un instant. Sur le manche en bois solide, était gravée la Croix du Berger, et le bois était délicatement décoré de différents dessins qui semblaient suivre le cycle lunaire. Sioban remarqua que le dessin représentant la demi- lune descendante semblait habité d'une légère lueur miroitante, alors que les autres dessins, éteints, rappelaient des gravures primitives banales, faites grossièrement au couteau.
Un bref raclement de gorge lui rapellant la présence du gobelin à l'exterieur, qui commençait à s'impatienter. Sioban mit tous ces précieux objets dans son sac et sorti de la pièce sans regarder derrière elle.
La rue s'ouvrit enfin à elle. Elle décida avant tout de repérer les lieux. Puis parti en quète du chaudron, des fioles, vêtements, et autres objets byzarres que lui dictaient la liste de fournitures. Elle soupira en voyant la taille du chaudron. comment allait-elle le transporter, elle avait mis déjà tellement de choses dans ce sac. Elle alla s'asseoir sur les dalles dans un coin, comme quand elle partageait son butins avec ses chiens après une longue course poursuites avec les policiers à travers les rues de Londres. Elle sourit à ce souvenir. Déormais, elle n'avait plus besoin de voler ! Elle ouvrit son sac pour vérifier la place qui y restait, et,à sa grande surprise, elle se rendit compte que ses vêtements, bottes, gants, fioles, téléscope, balance, avaient rétrécis au même titre que le reste du contenu du sac. Bouche-bée, elle extirpa sa paire de bottes miniature de la besace, et, à son grand étonnement, la paire de botte reprit sa taille normale en en sortant. Sioban était confondue. Elle sorti et rerentra sa balance, ses fioles de cristal, et tenta d'y mettre le chaudron qui rentra comme par magie dans le sac, rétrécit également, en un petit objet de poupée qui tenait dans le creux de la main. Quel étrange sacoche ! Sioban comprenait pourquoi elle était aussi lourde ! Avec tout ce qu'elle contenait, ça n'avait rien d'époustouflant !
Bon ! aux livres maintenant !
Elle s'arrêta donc à la première librairie et y entra : des étagères à droite et à gauche, pleines de grimoires de toutes sortes, habillaient les murs de la boutique
Devant Sioban, un garçon de son âge demandait justement les manuels scolaires.
Je voudrais les mêmes s'il-vous-plaît, articula-t-elle avant que le vendeur aille chercher les livres en question.
Tu entres aussi à Poudlard ?
Oui. Fit-elle sans plus d'explications
Je m'appelle Graham Freefall ! Mes parents m'accompagnent, ils sont d'origine moldue !
Les deux grandes personnes récupéraient les livres que leur tendaient le vendeur.
ils sont un peu perdus, ajouta le garçon, et toi, tu es seule ?
Oui. Sioban Uchelwydd.
C'est un nom de sorcière.
Je viens du monde moldu. Tu es allé chercher une baguette ? demanda-t-elle, désireuse de changer de sujet.
Non, mais on peut y aller ensemble si tu veux ! Mes parents doivent aller chercher le chaudron ! c'est pas très fascinant comme courses !
Sioban prit sa montagne de livres et emboîta le pas de Graham.
Ils entrèrent enfin chez Ollivander. Sioban lâcha son sac qui tomba avec fracas sur le sol en parquet de la boutique. Il était horriblemùent lourd depuis qu'elle y avait ajouté les livres.
Ollivander, alerté par le bruit, apparu de l'arrière-boutique : Sioban, exténuée, s'était assise sur l'unique chaise. Quant à Graham, il paraissait éberlué par le décor.
Voyons voyons. lança Ollivander. Le jeune homme aura besoin d'une baguette ?
Graham se retourna en sursautant : Apparemment il n'avait pas entendu le vieil homme s'approcher.
Je peux connaître ton nom ?
Euh. Graham. Graham Freefall.
Freefall. Freefall. je ne connais pas ce nom ! d'origine moldue alors ! une baguette de noisetier peut-être. ou de hêtre.
Et tandis qu'Ollivanders s'éloignait à la recherche de la baguette idéale, Graham se vit attaqué par un mêtre autonome qui cherchait à prendre ses mesures. Ollivander revint bientôt, portant un étui entre ses doigts osseux. Il tendit la baguette à son client. Celui-ci hésita un peu, puis se mit à agiter la baguette.
Une chaude lumière l'auréola soudain et le vieil homme se mit à sourire.
Celle-ci est parfaite ! Hêtre et plume de phénix, 33cm et assez flexible, elle est faite pour vous !
Sioban en avait oublié sa fatigue, comme si cette lumière l'avait rassénérée. Ollivander se tourna vers elle.
C'est à vous je pense. vous êtes ?
Sioban Uchelwydd.dit-elle en s'approchant. Le mêtre commença aussitôt à prendre ses mesures sous son ?il suspicieux.
Sioban Uchelwydd, répéta le vieux vendeur. ah, j'y suis, Origan. et Silfee. » murmura-t-il, perdu dans ses pensées. « votre mère avait une baguette en bois d'aubépine ! un très bonne article, très léger, souple et maniable ». Il réfléchit. « Celle de votre père était en pin argenté, longue et fine, avec un crin de licorne dedans. mais puissante, et qui a fait ses preuves ! Il a bien su s'en servir d'ailleurs. mais trop tard ! » il sembla sortir de sa léthargie. « je me demande si. »
Il courut chercher dans le fond de sa boutique un petit étui qu'il ramena à l'enfant. Il lui tendit la baguette :
Grande bruyère sauvage, crin de licorne, 28 cm.
Sioban agita la baguette comme l'avait fait plus tôt Graham, mais rien ne se produisit. Ollivander était immobile, pensif et le regard fixé sur Sioban, de plus en plus anxieux. Mais elle continua d'agiter la baguette avec véhémence, se trouvant au passage parfaitement ridicule. Et petit à petit, le médaillon qu'elle portait autour du cou se mit à briller. D'abord une petite lueur, se transformant soudain en lumière intense qui envahi toute la boutique pendant quelques secondes. Puis la pierre s'éteignit, comme elle s'était allumée. Ollivander reprit la baguette et la ragea. Son air accueillant était devenu sombre et taciturne. Il fouillait au milieu de se articles en grimaçant. Mais un tintement de clochettes résonna dans la boutique, annonçant la venu d'un nouveau client : Grand, maîgre, les cheveux blonds tirés en arrière, le jeune homme visible dans l'embrasure de la porte devait avoir une quinzaine d'années. Son regard scruta la pièce dans son ensemble, puis s'arrêta quelques instants sur Sioban, attendant, debout au milieu de la pîèce qu'on lui présentât une nouvelle baguette.
Un sourire froid et cruel se figea sur son visage.
Monsieur Malfoy. Alors c'est vous qu'il a appelé. marmonna sombrement Ollivander en guise de bienvenue. Vos familles seront donc toujours liées.. Murmura-t-il comme à regret.
Le regard cu jeune homme dévia lentement de l'enfant au vieux vendeur soumis. On put voir alors une horrible cicatrice qui lui fendait la joue gauche en deux et traversait son ?il gris de haut en bas. Pourtant, bien qu'impressionnante, cette marque n'avait pas déformé les traits, et n'avait pas touché la vue du jeune homme.
Votre baguette. siffla Ollivander en le fixant dans un élan de haine.
Oui, ma baguette. elle est puissante !. Il avait détaché chaque syllabe de ce dernier mot en défiant le vieux des yeux. Il parlait lentement, d'une voix calme, sans effacer ce sourire qui destabilisait autant ses interlocuteurs.
Il me semble que cette jeune fille a également besoin d'une baguette puissante ! continua-t-il en se retournant à nouveau vers Sioban.
Ollivander disparut dans l'arrière-boutique et en revint un long moment après, avec deux étuis en main. Il en présenta un à Sioban.
Bois de chêne, serre de gryffon.
Elle prit la baguette et l'agita énergiquement. Un nuage de flammes se forma aussitôt tout autour d'elle et se propagea sur toute la pièce comme une explosion. Mais ils ne s'étaient pas remis de cette première secousse qu'une deuxième les assaya, puis une troisième, encore et encore, jaillissant avec force du c?ur de flammes où était enfermée Sioban. Celle- ci avaitbeau faire, elle n'arrivait pas à se débarrasser de la baguette qui tremblait sous les forces qu'elle déchaînait autour d'elle, entraînant dans sa faiblesse la main et le bras de Sioban. Mais Ollivander réussit à lui ejecter des main, à l'aide d'une incantation et enferma la baguette dans son étui. Il maintint un moment le couvercle pour l'empêcher de dégager une autre onde de chocs. Autour, la pièce avait triste allure. Tout avait été soufflé et la pagaille y régnait désormais en maître. Graham s'était caché derrière la chaise. De son côté, le jeune homme, adossé à l'embrasure de la porte, n'avait pas bougé. Seul son sourire semblait de plus en plus marqué. Ollivander prit sa baguette et annula les effets du sort jeté par la baguette colérique. Quand tout fut enfin remit dans l'ordre, le vieil homme se tourna vers Sioban. Il regardait le petit étui qu'il avait dans les mains, et en retira la baguette qu'il donna à Sioban.
Bois de chêvrefeuille, larme de loup blanc, souple, facile à manipuler, légère et de petite taille : 28,5cm. Sioban prit lentement cette troisième baguette. Une douce chaleur s'empara instantanement de son corps. Sioban sourit à cette sensation de sécurité, et agita la baguette. Il s'en échappa un nuage de brume brillante qui communiquait une agréable sensation de légèreté et de bien-être.
Voici donc votre baguette.murmura Ollivander. Il esquissa un sourire triste. Une baguette fascinante dont je ne connais pas tous les secrets, je pense que sa force vient en grande partie de là !
Sioban se tourna vers la caisse où attendait déjà Graham, pour payer, tandis qu'Ollivander rangeait la baguette dans son étui. Le vendeur regarda la porte, le jeune homme était parti. Alors il se tourna vers Sioban, et, par dessus le comptoir il lui souffla sur le ton de la confidence, fixant toujours au dehors.
Vous possédez-là une Baguette de Haut-Lieux. C'est une baguette puissante qui défit les rêgles de n'importe quelle baguette ordinaire. Elle est capable d'invoquer de Grandes Forces. Or, je peux vous dire que votre Force est liées aux Forces de la Nuit. Mais je ne peux pas vous en dire davantage.
Il lui tendit l'étui et y ajouta un tout petit livre.
Ceci vous aidera, il contient tout ce que l'on sait à ce jour sur les Baguettes de Haut-Lieux.
Elle traversa un portail de bronze et un petit nain à la tête en forme de patate avec un nez crochu et deux grandes oreilles pointues l'accueillit froidement et la guida vers une seconde porte, toute en argent. La deux autres attendaient. Ils étaient très moches et tout petits, mais même si leur regards étaient maussades et sévères et qu'en plus, ils n'avaient pas du tout l'air de rigoler, leur façon rapide de se mouvoir faisait pouffer Sioban qui eu beaucoup de mal à étouffe un éclat de rire au moment où ils se prosternèrent en guise de salut avec toute la raideur et l'amabilité que l'on pouvait attribuer à une Mayotte en colère. Surtout qu'elle ne voyait pas du tout Mayotte lui faire la révérence, avec ses lêvres pincées et son air supèrieur, comme ici présnts ces chers petits gobelins. L'un d'eux amena Sioban près d'un guichet où un autre, interrompu dans son travail, la toisa du haut de son tabouret :
C'est pour quoi.
Je viens de chez les moldus.On m'a dit que j'avais un coffre ici.
Votre nom.
Sioban Uchelwydd.
Il se leva aussitôt et disparu derrière une des portes du grand hall de la banque. Sioban se demanda un instant si le fait d'entendre son nom ne lui avait pas flanqué une frousse de tous les diables. mais elle attendit, un peu inquiète, près du guichet. Le gobelin revint bientôt avec un gros dossier à la main.
Miss Sioban Naeco Uchelwydd, fille de Silfee et Origan Uchelwydd, sang sorcier, dit noir. Vous sont attribués les numéros 366 et 721. Voulez-vous retirer ?
Ebahie, Sioban acquiesça. Elle n'avait jamais connu que son père et ne se souvenait de lui que les longues promenades qu'ils faisaient avec ses chiens. Sioban eu un léger pincement au c?ur en pensant à Brique, qu'elle avait laissé enchainé. à l'orphelinat, jamais personne ne parlait des parents. Ils étaient morts, fous, enfermés ou inexistant, c'était banni de leur vocabulaire, et voilà qu'on lui citait des noms le plus normalement du monde.
A la réponse affirmative, le gobelin sauta une nouvelle fois de son tabouret.
Veuillez me suivre, commanda-t-il d'un ton sec, et il l'entraîna dans les catacombes de la banque.
Le petit wagon, leur moyen de transport, s'arrêta devant un grand coffre, marqué des chiffres brillants qui composaient le nombre 366. en posant pied à terre, il se mit à crier d'un voix stridente :
Sir O. Uchelwydd.
Puis il s'empara d'une des clés qu'il portait à la ceinture et ouvrit le coffre. Sioban découvrit alors une montagne brillante qui lui fit cligner des yeux dans la pénombre : une montagne d'or était amassée là. Elle observa, incrédule, ce trésor immense. Ce pouvait-il que ce soit à elle ? Il y avait là des bijoux, des vases, des pièces, un tas de pièces.. Elle visa un vieux sac à bandouillère, dans un coin, dont la couleur vert kaki, tirant sur le gris clair, jurait admirablement avec l'ensemble rutilant de la pièce. Elle s'en empara et fut étonnée par le poids qu'il pouvait avoir. Elle l'ouvrit, mais ne vit rien qu'un tas de petits objets, minuscules, qui le remplissaient presque de moitié. Son père était-il fan de miniatures ? Elle haussa les épaules et s'atela à prendre autant de pièces qu'elle pourrait en porter dans ses poches.
Je ne connais pas ces pièces ! s'étonna-t-elle en lorgnant sur l'une d'elle.
29 noises de bronze dans une mornille d'argent, et 17 mornilles d'argent dans un gallion d'or. Récita le gobelin resté à la porte.
Quand elle fut sorti du coffre, le gobelin en ferma l'ouverture et sauta dans le petit wagon, invitant Sioban à le rejoindre. Et ils plongèrent encore plus profond dans les galleries de la banque, jusqu'au deuxième coffre. Devant celui-ci, Sioban resta interdite.
Pourquoi mes parents n'ont-ils pas un coffre commun ?
Le gobelin lui lança un regard inquisiteur : répondre aux questions sur leur banque ne devait pas être leur passe-temps préféré. Il ouvrit la salle en silence. Elle était vide.
Sioban entra, perplexe, et son regard fut attiré par une masse poussièreuse au fond du coffre. Elle s'approcha et, sous le choc, porta ses mains à sa bouche pour retenir un cri. Devant elle, sous la poussière, un squelette de chien, roulé en boule, semblait protéger quelque chose. Malgré sa peur, Sioban s'approcha davantage. Au milieu du squelette, la fillette pu voir quelque chose briller, qui dépassait d'un paquet. Sioban fit la grimace en tentant de dégager l'objet des os de l'animal. Elle y réussit enfin, et, privé d'appui, le large crâne du chien s'écroula à terre dans un bruit sourd et sinistre et tomba en poussières. Sioban fixa un instant l'outrage qu'elle avait fait à ce cadavre, puis se retourna et s'assit suffisemment loin du squelette pour l'oublier quelques secondes.
Elle déballa le paquet, et plusieurs objets lui tombèrent sur les genoux : une lourde clé de métal clair, un peu rouillé, un vieux grimoire, un petit carnet, d'où dépassait un mêche de cheveux, et un couteau effilé, à la lame encore luisante, bien que souillée d'un tache brunâtre.. Elle l'observa un instant. Sur le manche en bois solide, était gravée la Croix du Berger, et le bois était délicatement décoré de différents dessins qui semblaient suivre le cycle lunaire. Sioban remarqua que le dessin représentant la demi- lune descendante semblait habité d'une légère lueur miroitante, alors que les autres dessins, éteints, rappelaient des gravures primitives banales, faites grossièrement au couteau.
Un bref raclement de gorge lui rapellant la présence du gobelin à l'exterieur, qui commençait à s'impatienter. Sioban mit tous ces précieux objets dans son sac et sorti de la pièce sans regarder derrière elle.
La rue s'ouvrit enfin à elle. Elle décida avant tout de repérer les lieux. Puis parti en quète du chaudron, des fioles, vêtements, et autres objets byzarres que lui dictaient la liste de fournitures. Elle soupira en voyant la taille du chaudron. comment allait-elle le transporter, elle avait mis déjà tellement de choses dans ce sac. Elle alla s'asseoir sur les dalles dans un coin, comme quand elle partageait son butins avec ses chiens après une longue course poursuites avec les policiers à travers les rues de Londres. Elle sourit à ce souvenir. Déormais, elle n'avait plus besoin de voler ! Elle ouvrit son sac pour vérifier la place qui y restait, et,à sa grande surprise, elle se rendit compte que ses vêtements, bottes, gants, fioles, téléscope, balance, avaient rétrécis au même titre que le reste du contenu du sac. Bouche-bée, elle extirpa sa paire de bottes miniature de la besace, et, à son grand étonnement, la paire de botte reprit sa taille normale en en sortant. Sioban était confondue. Elle sorti et rerentra sa balance, ses fioles de cristal, et tenta d'y mettre le chaudron qui rentra comme par magie dans le sac, rétrécit également, en un petit objet de poupée qui tenait dans le creux de la main. Quel étrange sacoche ! Sioban comprenait pourquoi elle était aussi lourde ! Avec tout ce qu'elle contenait, ça n'avait rien d'époustouflant !
Bon ! aux livres maintenant !
Elle s'arrêta donc à la première librairie et y entra : des étagères à droite et à gauche, pleines de grimoires de toutes sortes, habillaient les murs de la boutique
Devant Sioban, un garçon de son âge demandait justement les manuels scolaires.
Je voudrais les mêmes s'il-vous-plaît, articula-t-elle avant que le vendeur aille chercher les livres en question.
Tu entres aussi à Poudlard ?
Oui. Fit-elle sans plus d'explications
Je m'appelle Graham Freefall ! Mes parents m'accompagnent, ils sont d'origine moldue !
Les deux grandes personnes récupéraient les livres que leur tendaient le vendeur.
ils sont un peu perdus, ajouta le garçon, et toi, tu es seule ?
Oui. Sioban Uchelwydd.
C'est un nom de sorcière.
Je viens du monde moldu. Tu es allé chercher une baguette ? demanda-t-elle, désireuse de changer de sujet.
Non, mais on peut y aller ensemble si tu veux ! Mes parents doivent aller chercher le chaudron ! c'est pas très fascinant comme courses !
Sioban prit sa montagne de livres et emboîta le pas de Graham.
Ils entrèrent enfin chez Ollivander. Sioban lâcha son sac qui tomba avec fracas sur le sol en parquet de la boutique. Il était horriblemùent lourd depuis qu'elle y avait ajouté les livres.
Ollivander, alerté par le bruit, apparu de l'arrière-boutique : Sioban, exténuée, s'était assise sur l'unique chaise. Quant à Graham, il paraissait éberlué par le décor.
Voyons voyons. lança Ollivander. Le jeune homme aura besoin d'une baguette ?
Graham se retourna en sursautant : Apparemment il n'avait pas entendu le vieil homme s'approcher.
Je peux connaître ton nom ?
Euh. Graham. Graham Freefall.
Freefall. Freefall. je ne connais pas ce nom ! d'origine moldue alors ! une baguette de noisetier peut-être. ou de hêtre.
Et tandis qu'Ollivanders s'éloignait à la recherche de la baguette idéale, Graham se vit attaqué par un mêtre autonome qui cherchait à prendre ses mesures. Ollivander revint bientôt, portant un étui entre ses doigts osseux. Il tendit la baguette à son client. Celui-ci hésita un peu, puis se mit à agiter la baguette.
Une chaude lumière l'auréola soudain et le vieil homme se mit à sourire.
Celle-ci est parfaite ! Hêtre et plume de phénix, 33cm et assez flexible, elle est faite pour vous !
Sioban en avait oublié sa fatigue, comme si cette lumière l'avait rassénérée. Ollivander se tourna vers elle.
C'est à vous je pense. vous êtes ?
Sioban Uchelwydd.dit-elle en s'approchant. Le mêtre commença aussitôt à prendre ses mesures sous son ?il suspicieux.
Sioban Uchelwydd, répéta le vieux vendeur. ah, j'y suis, Origan. et Silfee. » murmura-t-il, perdu dans ses pensées. « votre mère avait une baguette en bois d'aubépine ! un très bonne article, très léger, souple et maniable ». Il réfléchit. « Celle de votre père était en pin argenté, longue et fine, avec un crin de licorne dedans. mais puissante, et qui a fait ses preuves ! Il a bien su s'en servir d'ailleurs. mais trop tard ! » il sembla sortir de sa léthargie. « je me demande si. »
Il courut chercher dans le fond de sa boutique un petit étui qu'il ramena à l'enfant. Il lui tendit la baguette :
Grande bruyère sauvage, crin de licorne, 28 cm.
Sioban agita la baguette comme l'avait fait plus tôt Graham, mais rien ne se produisit. Ollivander était immobile, pensif et le regard fixé sur Sioban, de plus en plus anxieux. Mais elle continua d'agiter la baguette avec véhémence, se trouvant au passage parfaitement ridicule. Et petit à petit, le médaillon qu'elle portait autour du cou se mit à briller. D'abord une petite lueur, se transformant soudain en lumière intense qui envahi toute la boutique pendant quelques secondes. Puis la pierre s'éteignit, comme elle s'était allumée. Ollivander reprit la baguette et la ragea. Son air accueillant était devenu sombre et taciturne. Il fouillait au milieu de se articles en grimaçant. Mais un tintement de clochettes résonna dans la boutique, annonçant la venu d'un nouveau client : Grand, maîgre, les cheveux blonds tirés en arrière, le jeune homme visible dans l'embrasure de la porte devait avoir une quinzaine d'années. Son regard scruta la pièce dans son ensemble, puis s'arrêta quelques instants sur Sioban, attendant, debout au milieu de la pîèce qu'on lui présentât une nouvelle baguette.
Un sourire froid et cruel se figea sur son visage.
Monsieur Malfoy. Alors c'est vous qu'il a appelé. marmonna sombrement Ollivander en guise de bienvenue. Vos familles seront donc toujours liées.. Murmura-t-il comme à regret.
Le regard cu jeune homme dévia lentement de l'enfant au vieux vendeur soumis. On put voir alors une horrible cicatrice qui lui fendait la joue gauche en deux et traversait son ?il gris de haut en bas. Pourtant, bien qu'impressionnante, cette marque n'avait pas déformé les traits, et n'avait pas touché la vue du jeune homme.
Votre baguette. siffla Ollivander en le fixant dans un élan de haine.
Oui, ma baguette. elle est puissante !. Il avait détaché chaque syllabe de ce dernier mot en défiant le vieux des yeux. Il parlait lentement, d'une voix calme, sans effacer ce sourire qui destabilisait autant ses interlocuteurs.
Il me semble que cette jeune fille a également besoin d'une baguette puissante ! continua-t-il en se retournant à nouveau vers Sioban.
Ollivander disparut dans l'arrière-boutique et en revint un long moment après, avec deux étuis en main. Il en présenta un à Sioban.
Bois de chêne, serre de gryffon.
Elle prit la baguette et l'agita énergiquement. Un nuage de flammes se forma aussitôt tout autour d'elle et se propagea sur toute la pièce comme une explosion. Mais ils ne s'étaient pas remis de cette première secousse qu'une deuxième les assaya, puis une troisième, encore et encore, jaillissant avec force du c?ur de flammes où était enfermée Sioban. Celle- ci avaitbeau faire, elle n'arrivait pas à se débarrasser de la baguette qui tremblait sous les forces qu'elle déchaînait autour d'elle, entraînant dans sa faiblesse la main et le bras de Sioban. Mais Ollivander réussit à lui ejecter des main, à l'aide d'une incantation et enferma la baguette dans son étui. Il maintint un moment le couvercle pour l'empêcher de dégager une autre onde de chocs. Autour, la pièce avait triste allure. Tout avait été soufflé et la pagaille y régnait désormais en maître. Graham s'était caché derrière la chaise. De son côté, le jeune homme, adossé à l'embrasure de la porte, n'avait pas bougé. Seul son sourire semblait de plus en plus marqué. Ollivander prit sa baguette et annula les effets du sort jeté par la baguette colérique. Quand tout fut enfin remit dans l'ordre, le vieil homme se tourna vers Sioban. Il regardait le petit étui qu'il avait dans les mains, et en retira la baguette qu'il donna à Sioban.
Bois de chêvrefeuille, larme de loup blanc, souple, facile à manipuler, légère et de petite taille : 28,5cm. Sioban prit lentement cette troisième baguette. Une douce chaleur s'empara instantanement de son corps. Sioban sourit à cette sensation de sécurité, et agita la baguette. Il s'en échappa un nuage de brume brillante qui communiquait une agréable sensation de légèreté et de bien-être.
Voici donc votre baguette.murmura Ollivander. Il esquissa un sourire triste. Une baguette fascinante dont je ne connais pas tous les secrets, je pense que sa force vient en grande partie de là !
Sioban se tourna vers la caisse où attendait déjà Graham, pour payer, tandis qu'Ollivander rangeait la baguette dans son étui. Le vendeur regarda la porte, le jeune homme était parti. Alors il se tourna vers Sioban, et, par dessus le comptoir il lui souffla sur le ton de la confidence, fixant toujours au dehors.
Vous possédez-là une Baguette de Haut-Lieux. C'est une baguette puissante qui défit les rêgles de n'importe quelle baguette ordinaire. Elle est capable d'invoquer de Grandes Forces. Or, je peux vous dire que votre Force est liées aux Forces de la Nuit. Mais je ne peux pas vous en dire davantage.
Il lui tendit l'étui et y ajouta un tout petit livre.
Ceci vous aidera, il contient tout ce que l'on sait à ce jour sur les Baguettes de Haut-Lieux.
