Bonjour,
Voici le nouveau chapitre, on commence la partie qui concerne l'épisode 8 de la saison 4. Et les choses ne vont pas aller en s'arrangeant.
Bonne Lecture
Une fois rendu, c'est elle qui escorta Balthazar jusqu'à son bureau. Les mains dans le dos, le légiste se laissait faire, sachant l'issue de tout cela. Il sentait Hélène qui le touchait comme pour lui dire que tout allait bien se passer, elle essayait de le rassurer. Si il pouvait il aurait fuit ce contact tellement il avait honte, tellement il ne parvenait plus à la regarder en face…Il avait fait quelque chose d'horrible et elle devrait le détester.
Tous les regards étaient tournés vers lui, c'était l'un des leurs qui avait commis les pires atrocités et tous voulaient savoir ce qui avait pu pousser le légiste à faire un truc pareil… Lui qui était si gentil, qui était un homme profondément blessé, mais un homme bien. C'était tellement inconcevable que ce grand enfant soit passé du mauvais côté, pourtant cela semblait bien être le cas.
Une fois dans le bureau d'Hélène, Delgado lui retira les menottes et Hélène prit place en face de lui. Elle réfléchissait encore à ce qu'elle allait pouvoir lui dire, elle était encore perdue, pourtant cette fois, Delgado ne pouvait pas prendre ça place, ne devait pas la prendre. Il fallait faire face, même si cela devait la détruire un peu plus…
"J'ai retourné le truc dans tous les sens" commença-t-elle "Et il y a rien qui cloche, rien de louche" ça lui faisait si mal de le reconnaître. "Tes empreintes sur le couteau, ton ADN sur le corps, le baume du Pérou…" commença à énumérer la blonde. "Tes… Mensonges…" Elle avait essayé d'activer le mode flic qui ne se laisse pas dépasser par ses émotions, mais la carapace craquait déjà… "T'as conscience que tout t'accuse ? TOUT" demanda-t-elle.
Devant elle Balthazar restait silencieux, la regardant de temps à autre mais préférant fixer le bureau pour ne pas lire la déception, la trahison, la haine dans le regard de celle qu'il aimait et qu'il avait, encore une fois, déçue… Non il ne pouvait pas voir ça, ça allait finir de le détruire, il voulait en finir au plus vite… De toute façon, après tout cela, il n'allait plus jamais la voir…
"Baltha, écoute moi" commença Jérôme en s'installant près de lui "Si tu nous aides pas à comprendre ce qui c'est passé… Tu risques de passer ta vie en taule" il parlait doucement, se voulait rassurant, après tout, c'était son ami, le principal suspect…
Balthazar ne disait toujours rien et Hélène commençait à bouillir, elle allait exploser d'une seconde à l'autre. Mais putain pouquoi il ne se défandait pas ? Pourquoi il ne les aidait pas ? Putain mais c'était pas possible il ne pouvait pas être coupable.
"Oh !" cria-t-elle en tapant sur le bureau "On te parle là ! Pourquoi tu ne dis rien ? Réveille toi merde !" hurla-t-elle, les larmes menaçant de couler sur son visage. "Dis quelque chose. Dis que c'est une erreur, que c'est pas toi, demande un avocat" continua-t-elle toujours en colère.
"C'est moi" murmura Balthazar en regardant Hélène, il n'y avait rien d'autre à dire, il fallait l'accepter.
Le cœur d'Hélène s'arrêta avant de chuter dans sa poitrine, c'était impossible elle ne pouvait pas le croire. A côté de Balthazar, Delgado avait eu un mouvement de recul, surpris par la révélation qu'il venait de faire. Aucun des deux n'arrivaient à croire qu'il ait pu faire ça, pourtant il venait d'avouer…
"C'est quoi cet auto-sabotage ?" demanda Hélène en riant nerveusement "Pourquoi tu gâches tout comme ça ?" cette fois, sa voix se brisa, c'était beaucoup trop dur, mais elle ne pouvait pas montrer combien elle était affectée par cela.
"Je suis désolé, j'ai rien d'autre à te dire" murmura Balthazar avant de reculer la chaise et de se lever, tendant les mains, attendant les menottes.
"Vas-y fou lui les menottes" folle de rage Hélène les balança sur son bureau "Et emène le en cellule"
Elle se leva et regarda le fond de son bureau, ne voulant pas voir ça, elle ne pouvait pas faire face, c'était trop dur. Des larmes silencieuses commençaient à couler sur son visage alors que Delgado faisait sortir Balthazar du bureau.
"PUTAIIIIIIIIIIIIN" hurla-t-elle une fois seule, mais c'était sûr que tous l'avaient entendu. Le cri avait été tellement profond, tellement rempli de rage et de tristesse que personne ne pouvait être passé à côté, pas même Balthazar qu'on emmenait en cellule de garde à vue.
Delgado n'essaya même pas de lui parler, il fallait digérer le choc, avaler la pilule, mais elle avait beaucoup de mal a passer, cette foutue pilule… Il le laissa seul dans sa cellule. Pendant une fraction de secondes, Balthazar voulut lui demander de prendre soin d'Hélène, de faire en sorte qu'elle ne se tue pas à la tâche et qu'elle arrête de penser à lui. Mais surtout, le légiste avait besoin que son ami veille sur la femme qui avait éconduit son coeur, pour ne pas qu'elle continue à vouloir l'aider et le voir après tout ça… C'était fini, il n'allait pas supporter de voir Hélène se sacrifier encore une fois…
Quand Delgado retourna dans l'open space, tout le monde était encore sur pause après le cri d'Hélène et beaucoup fixaient le bureau de la blonde. Il les regarda en leur signifiant de se remettre au travail rapidement, ce que tout le monde fit sans poser de question alors qu'il se dirigeait vers le bureau de son amie.
Il la retrouva prostrée dans sa chaise, la tête dans les mains et les épaules tremblantes. Hélène avait craqué sous la pression que cela mettait sur ses épaules et il comprenait… Balthazar était leur ami, et lui aussi, ça lui brisait le cœur, mais il ne voulait pas abandonner, pas encore, et surtout, pas sans avoir réellement compris.
"Hélène ça va ?" demanda-t-il doucement en entrant et en fermant la porte. La blonde leva vers lui un visage très humide et il comprit que non, ça n'allait pas, rien n'allait… Il s'approcha doucement d'elle avant d'ouvrir grand ses bras "Viens là" murmura-t-il
Sans hésiter Hélène prit place dans les bras de son ami qui essayait tant bien que mal de la réconforter sans craquer lui aussi, c'était dur, très dur. Mais là, tout de suite, elle avait besoin de lui, de son amitié et qu'il soit une épaule pour qu'elle puisse se reposer un peu, et tout lâcher.
"J'arrive pas à le croire, Jérôme, c'est impossible, c'est pas lui." commença Hélène "C'est pas l'homme qu'on connaît, l'homme que j'ai…" elle s'arrêta en plein milieu de son mot, mais Jérôme avait déjà compris…
"L'homme que tu aimes" il lui sourit en l'éloignant doucement de lui "Malgré tout ce qui a pu se passer, ce qui se passe, tu l'aimes, et ça ne va pas changer du jour au lendemain" il caressa ses bras pour la réconforter.
"Oui…" murmura Hélène "Je comprends plus rien depuis hier… Ca ne fait pas de sens…" continua la blonde "Mais on a des aveux, que veux tu faire avec ça, c'est fini, on ne peut plus rien pour lui" elle soupira "Il faut que j'appelle Vésinet pour qu'elle vienne vérifier son état de santé, c'est la procédure" murmura Hélène
"Ouais, je sais bien" soupira Delgado "Et on peut pas appeler Tic et Tac, ils sont trop proches de lui… Même nous, pourtant on est là…" il la regarda "J'vais pas te lâcher Hélène, tu le sais ? T'es mon amie et je vais être là pour toi"
Hélène lui sourit avec tendresse, heureusement qu'il était là. Elle ne pouvait pas lui dire qu'elle n'avait pas fini de se battre pour essayer de sauver Balthazar, qu'elle ne lâcherait pas si facilement, il pourrait encore la prendre pour une folle pathétique. Pourtant, il lui semblait déceler au fond de ses pupilles que lui non plus, n'allait pas lâcher l'affaire si facilement.
Après avoir été appelée, Olivia se rendit à la DPJ, en recevant le coup de fil, elle savait très bien pourquoi… Balthazar l'accueilli de façon assez sarcastique, mais il savait pourquoi elle était là, il avait été appelé des centaines voir même des milliers de fois pour la même raison.
Il se laissa faire, écoutant les conclusions qu'Olivia faisait à haute voix. De toute façon, il savait déjà ce qui l'attendait après cela, il n'avait plus aucune raison de lutter, d'essayer de se défendre, il était foutu… Il avait tout foutu en l'air, et cela incluait la belle relation qu'il avait avec Hélène… Elle devait être tellement déçue…
Il finit par fendre l'armure, c'était trop, beaucoup trop et il avait essayé de lutter en vain… Il voulait que ça s'arrête, que tout s'arrête et surtout, qu'on lui fiche la paix. Il ne voulait plus affronter tous les regards déçus de ceux avec qui il avait travaillé pendant de nombreuses années.
"Pourquoi vous ne parlez pas au Capitaine Bach ?" demanda Olivia en rangeant son matériel "Elle pourrait vous aider non ?" continua-t-elle mais Balthazar secoua la tête, Hélène avait déjà beaucoup trop fait pour lui, il ne pouvait pas lui demander encore une fois de l'aider.
Olivia finit par poser une main qui se voulait rassurante sur son bras avant de le laisser. Elle salua brièvement les flics qu'elle croisait avant de retourner à l'IML, elle avait du boulot et avec un légiste en garde à vue, elle n'avait pas fini d'avoir des problèmes…
Pas simple pour Hélène, de se dire que Balthazar est coupable... Et lui s'enfonce, et il veut la protéger...
On se retrouve Lundi, à 10h pour le prochain chapitre
Kiss
