Gloria ne voit plus rien. Elle sent ses forces la quitter au fur et à mesure que vient à lui manquer d'air. La pression autour de son cou est douloureuse et insupportable. ''C'est ainsi que je vais mourir ? Pardon de vous avoir fait souffrir les amis.'' Elle finit par ne presque plus sentir son corps, juste la pression autour de son cou et de sa tête. ''J'espère que ta mort sera horrible, sale monstre''. Elle se laisse tomber dans l'inconscience.
Soudain, toute la douleur qu'elle ressent disparait. Loracle la lâche soudainement. Quelque chose semble l'attraper doucement. Sa vue est trouble et son ouïe encore faible. Elle n'entend que des bribes de paroles, alors qu'elle tente de retrouver sa respiration.
- …ria…Gloria…Reine Gloria…dit l'être l'ayant sauvé.
Gloria fini par voir et il s'agit d'un Aile de Boue.
- Ar…Argil…dit-elle faiblement.
Elle reprend mieux sa respiration et son souffle. Elle se rend compte que cela ne peut être Argil. Jamais il ne l'appellerait par son titre de reine. Cet Aile de Boue a les écaille d'un mélange entre le brun et le roux. Et surtout, il est encore plus grand qu'Esterre et Loracle, tout en étant encore plus musclé qu'eux. De plus, son visage est plus sérieux que son ami.
- Thor soit loué, vous êtes vivante, s'exclame l'Aile de Boue.
Comme pour sa surprise avec Harold, Gloria l'est tout autant pour cet Aile de Boue.
- Stoïk ? demande Gloria, un brin confuse.
L'Aile de Boue sourit. Il tient dans une patte l'Aile de Pluie.
- J'avais peur d'arriver trop tard.
- Mais…Ou se trouve Loracle ?
Stoïk lui montre avec une griffe le dragon étendu au sol, encore sous le choc de l'arrivé soudaine de ce dernier.
- Vous êtes comme les autres ?
- Harold et ses amis ignorent cela, lui répond Stoïk.
Anémone est épuisée par tous les sorts qu'elle a dû préparer. Heureusement que Vanille est présente. Juste voir l'Aile de Pluie lui suffit à lui faire du bien.
- Tu as l'air épuisée, Anémone.
- Pas qu'un peu, souffle-t-elle. On peut dire ce que l'on veut des charognards, mais Harold, lui est vraiment à part.
- Hi, hi, hi. Ses amis également. Ils ont chacun une personnalité vraiment forte. J'apprécie grandement Ingrid. Sa voix m'apaise comme jamais.
- Je te rejoins, Vanille.
Alors que les deux dragonettes discutent entre elles, un dragon arrive. Anémone regarde l'arrivant. Il s'agit du dragon dénommé Crânecrusher. Son cavalier, Stoïk s'y trouve.
- Je ne vous dérange pas, princesse Anémone ? demande poliment ce dernier.
- Euh…Non, pas vraiment. Pourquoi êtes-vous là ?
- J'aimerais savoir si vous allez bien après avoir dû écrire autant de sort. Harold m'a mis au courant concernant le contre coup de vos pouvoirs d'animus.
Anémone ne répond pas, mais comprends les intentions de Stoïk sans que ce dernier ne les lui disent. Elle sort le testeur d'âme et l'active. Ce dernier s'anime et le sablier s'arrête, montrant toujours le même état de son âme. Anémone est mine de rien surprise. Elle s'attendait à trouver plus de perles blanches que de noires.
- Comme vous pouvez le constater, mon âme est encore en sécurité. Vous voulez que je vous crée un bracelet comme Harold ? S'agit-il d'une de ses demande ?
- Aucunement. Il s'agit de ma propre initiative. Je reste mine de rien sans voix quand il se transforma en un Aile de Nuit. J'ai pu y lire la joie et le sentiment que son plan va fonctionner. Pourtant, je préfère prendre cette précaution.
- Pourquoi donc ? Votre fils semble savoir ce qu'il fait.
- Je le sais. Je sais qu'il est encore plus pointilleux. Il n'a pas oublié l'humiliation que Viggo leur a fait subir. Je sais également que malgré toutes ses précautions, il y aura un danger imprévu. Et je pense qu'un adulte comme moi sous forme de dragon sera un argument plus que judicieux.
- Hum…Je ne vous connais guère beaucoup, chef Stoïk. Ma sœur ne m'a pas beaucoup parlé de vous. J'ai surtout entendu parler de vous par les amis d'Harold. Et ce qui en ressort me permet de vous faire confiance.
- Je serais vous rendre cette acte, princesse.
- Non. Le simple fait de sauver ma mère sera une récompense plus que suffisante.
- Je comprends tout à fait. Votre mère doit avoir de la chance d'avoir des enfants aussi courageux pour la sauver.
- Pas vraiment, du moins, pas comme vous le pensez. Notre mère est surprotectrice envers Tsunami, Frégate et moi-même. Au point que l'on étouffe littéralement. J'ai apprécié la naissance de Frégate, c'est vous dire.
- Pourtant, vous tenez à elle.
- Oui, c'est étrange non ?
- Non. Il est normal pour un enfant de vouloir prendre soin de ses parents.
Anémone sourit et se met à écrire le sort sur un papier, le connaissant par cœur. Vanille s'approche doucement de Stoïk et de son dragon. Malgré la rudesse de ce dernier, il laisse faire l'Aile de Pluie aveugle. Vanille semble contente.
- Vous êtes un grand homme, Stoïk.
- Peut-être, mais je suis loin d'être parfait. J'admire votre courage Vanille. Je ne peux m'imaginer ce que cela fait de ne pas pouvoir observer ce qui m'entoure.
- Je m'y suis habitué. Il me suffit de toucher et de sentir pour comprendre mon environnement. Anémone est une magnifique et attentionnée dragonne. C'est la meilleur chose qui m'est arrivé, juste après Kinkajou. Je l'aime.
- V…Vraiment…s'exclame l'intéressée.
Anémone a tout entendu. Elle en reste sans voix. Vanille ne cache pas ses émotions et les montre, faisant encore plus plaisir à l'Aile de Mer. Elles s'empoignent les pattes. Ne disant rien. Se regardant juste. Cela leur suffit.
- Chef Stoïk, voici le bracelet avec le sort. Je vous conseil de l'utiliser loin, si vous voulez garder le secret.
- Je le pense également. J'ai encore une faveur à vous demander, ou plutôt un caprice de ma part.
- Dite toujours.
- Etant donné que je vais devenir un dragon, il va falloir qu'un de vous m'entraine. Et puisque vous êtes les seules à connaitre cela…
- Vous voulez que l'on vous entraine, je comprends. Mais on va devoir le faire de nuit.
- Aucun soucis. Je connais un endroit de l'île parfait pour cela.
Ils s'y rendent.
- Tu es prêt Crânecrusher ? Il lui répond par un grognement sérieux. Dans ce cas, on essaie.
Le bracelet de Stoïk s'illumine. Cavalier et dragon se confondent pour devenir un immense Aile de Boue. Une fois remis, Stoïk regarde son corps de dragon.
- Vraiment impressionnant et étrange de vous regarder d'aussi haut.
- Essayer de marcher.
Il le fait et a sa grande surprise, arrive à le faire sans tomber. Même Anémone en reste surprise, se rappelant les efforts d'Harold et de ses amis pour juste marcher. Par la suite, il eut les plus grande difficulté pour voler et utiliser son souffle.
Sur le toit de l'arène
Stoïk et Domitius observent les événements, surtout Stoïk. Voyant qu'ils ont besoin d'aide et sachant qu'un dragon a appris, décide d'intervenir.
- Vous vous décidez à intervenir ?
- Oui. Ils ont donné tout ce qu'ils avaient et il n'est même pas blessé. Par ailleurs, le dragon que je voulais a reçu sa leçon.
- Dans ce cas, je compte apporter mon soutien. Je vais faire cesser les combats. Il est inutile que d'autres personnes meurent.
- Très bien. Tu es prêt, mon Crânecrusher ? Et il lui répond par l'affirmative. Alors prend ton envol.
Le dragon s'envole et Stoïk active son bracelet, le transformant petit à petit en Aile de Boue. Domitius observe ce phénomène avec une certaine appréhension. Une fois totalement transformé, Stoïk descend.
- Votre précaution m'a sauvé la vie, Stoïk. Je vous suis reconnaissante.
- Non, ne le soyez pas, reine Gloria. Le fait que vous ayez appris de votre erreur me suffit amplement.
- Vous saviez pour cela ? s'étonne Gloria.
- Je suis un chef depuis bien plus longtemps que vous ne le pensez. Je sais reconnaitre ce comportement. Je l'avais dans ma jeunesse. Il m'a porté préjudice. Je sais que c'est ennuyeux d'écouter tous les problèmes de ses sujets, mais c'est notre devoir. Avez-vous compris ?
- Bien plus que vous ne pouvez l'espérer.
- Tant mieux. Il est maintenant à mon tour de me joindre au combat.
Il lève la tête, regardant d'un rapide regard tous les dragons blessés. Les dragonniers sont à la fois surpris, mais surtout heureux de le voir. Puis, il arrête son regard sur le responsable de tout cela. Loracle se relève, ayant bien ressentie le coup. Il regarde son agresseur et semble agacé de devoir lever la tête pour le regarder.
- Tu dois être un de ces charognards se prenant pour un des nôtres. Je me moque de qui tu peux être. Tout ceci ne te concerne pas. Laisse-moi la tuer.
Stoïk le regarde encore puis s'exprime.
- Cela ne me concerne pas, dis-tu ?
Voyant que le dragon réfléchit, Loracle s'envole et se jette sur Gloria. Au moment d'arriver sur elle, Stoïk lui attrape le haut du crane avec rapidité.
- Oh que si, cela me concerne, répond-il avec force.
Il referme sa prise.
- Je ne te laisserais pas continuer à humilier et blesser une précieuse amie de mon fils ! rugit-il. Et à aucun des dragons présents ici !
Il abat avec une violence inouïe la tête de Loracle au sol. Le choc est tellement puissant que Gloria s'élève du sol, figer. Elle regarde Stoïk avec force et peur. Loracle semble sonné par le coup. Stoïk lui attrape le cou, fait un mouvement circulaire et envoie balader le dragon au loin.
- Woah ! s'exclame Rustik. Le chef à l'air furieux.
- Et pas qu'un peu, continu Varek. C'est la première fois qu'il l'est autant.
- Il ne va en faire qu'une bouchée de ce dragon.
Gloria regarde le visage de Stoïk. Ce dernier ne laisse paraitre que colère. Elle sait que son regard ne lui ait pas destinée, mais elle frissonne de peur.
- Reine Gloria, allez rejoindre vos camarades. Je ne voudrais pas vous blesser.
- Je peux vous aider.
- Faite le, dit-il sur un ton encore plus féroce.
Gloria se raidit. Elle rejoint rapidement les autres reines se remettant des coups de Loracle. Ce dernier se relève, ressentant largement l'attaque de son adversaire. Du sang s'écoule de ses narines. Il ressent toute la colère et la fureur de l'Aile de Boue. Puis, ce dernier s'adresse à lui.
- J'ai écouté ton discours. Si je comprends bien, selon tes dires, tu devrais être le chef autoproclamé des Ailes de Nuits ?
- Bien entendu. C'est la moindre des choses. Chaque Aile de Nuit est un meneur né, sauf cet échec de Comète.
- Personne ne nait meneur. On le devient. On peut suivre un individu juste parce qu'il dégage une aura de confiance et une volonté forte (ce qui rejoint Epine). Ou alors parce qu'il veut ramener son clan comme il l'était avant (faisant allusion à Ruby). Ou encore pour prouver sa valeur et le protéger (amenant les actions de Gloria). Un chef, reine ou quel que soit son titre se doit d'être à l'écoute de son peuple. Celui qui passe son temps à manipuler les autres ne peut se faire appeler ainsi. Par ailleurs, tu sembles pester par le fait que la reine Gloria est compromise ton plan. Pour ma part, je ne vois là que le destin voulant se moquer de toi.
Loracle lui lance un grognement mauvais, mais cela n'inquiète aucunement Stoïk.
- Le destin est une chose bien complexe. Il peut se montrer bien capricieux. Encore plus quand on veut l'utiliser pour son propre profit. Pour ma, je pense que Gloria était destinée à devenir reine, juste parce qu'elle a la volonté et la force pour l'être. Le fait qu'elle soit aussi celle de ton clan est un retour du destin et une chance pour eux de repartir sur de nouvelles bases. Quant à toi, tu n'es rien. Astrid a déjà tout dit te concernant.
- Qui es-tu pour oser me parler sur ce ton, sale créature inférieure ?
- Je suis Stoïk la Brute, Chef du village de Beurk, père d'Harold et simple Aile de Boue.
- Comme je le pensais, tu es un simple charognard. Il suffit que je te supprime pour que je puisse éliminer cette Aile de Pluie.
- Ne pense pas pouvoir faire pareil avec moi. Je suis bien différent de Viggo et de son frère qui sont des chasseurs. Bien avant que mon fils ait amené la paix avec les dragons sur notre île, nous passions notre vie à les combattre. Je suis un tueur de dragon. J'ai enfui cette partie de ma personne. Mais juste pour toi, je vais la faire ressortir et te faire payer pour tes actions. N'attend aucune pitié de ma part ! rugit-il avec tant de colère et férocité que tous les dragons le ressentent.
Loracle ne répondit pas, gardant son visage impassible.
- Très bien. Je vais vous tuez comme vous le concevez. Je suis Loracle, Commandant Suprême des Ailes de Nuit.
Les deux dragons se tournent autour, se regardant, balayant avec leur queue furieusement le sol. Chacun prêt à bondir. Il y a un instant de flottement, puis les deux adversaires s'élancent, griffes et crocs sortit, ne voulant que la mort de son adversaire.
Gloria rejoint les autres reines. Epine, Avalanche et Corail reprennent encore leur esprit. Chacune regarde l'immense Aile de Boue.
- Qui est-il ? demande Corail.
- Comme il a lui-même dit, il est le père d'Harold tout en étant chef.
- Chef ? Comme je l'étais avant avec mes Rebailes ?
- Non, pas exactement. Pour eux, le titre est équivalent à celui de reine.
- En tout cas, une chose est sure, s'exprime Ruby. Le voir me donne l'impression d'être en sécurité.
- Il est le dernier dragon debout. Si même cet imposant Aile de Boue ne le vainc pas, on est tous mort, dit Avalanche un brin défaitiste.
- J'ignore beaucoup chose sur lui, mais une chose que les dragonniers ont admis. Il garde son calme en toute circonstance. S'il vient à devenir en colère ou même furieux, rien ne l'arrêtera.
- Alors il a intérêt à démolir ce tas de crottin !
Esterre ne dit rien. Elle observe avec un intérêt grandissant l'Aile de Boue. ''Je n'ai jamais vu un dragon encore plus imposant que moi. Il fait une tête de plus que moi. On dirait un Grand Aile, mais pas comme nous, plus pour nous tous.'' Esterre n'arrive pas à détourner le regard et petit à petit quelque chose se créer au fond d'elle.
Les dragonniers se remettent de la surprise de voir leur chef en dragon et l'encouragent.
- Allez chef ! hurle Varek.
- Démolissez-lui le portrait ! acclament les jumeaux.
- Faites-en de la charpie ! encourage Rustik.
Tsunami et Astrid se maintiennent l'une et l'autre par les épaules. L'Aile de Mer regarde son amie, le visage joyeux, encourageant son chef. Elle finit par être emportée par tout cela.
- Allez-y Stoïk, rugit-elle. Arrachez-lui les crocs !
De fil en aiguille, tous les dragons encouragent Stoïk.
Ce dernier combat avec férocité. Loracle visant à chaque attaque à lui trancher la gorge, tandis que Stoïk arrive à le blesser grâce à sa force. Leur combat est violent, aucun ne laissant un instant à son adversaire de souffler. Ils s'arrêtent pour se toiser à nouveau. Chacun est recouvert de blessures.
- Voilà un moment que je n'avais pas fait un combat intéressant, s'amuse Stoïk, se faisant craquer ses épaules.
- Cela vous amuse ? s'étonne Loracle. Voilà bien de l'arrogance.
- Aucunement, reprit-il avec un ton plus sérieux.
Les deux dragons ouvrent leur gueule et utilisent leur souffle. Ils se percutent, et alors que la fumée se dissipe à peine, s'affrontent de nouveau. Les dragons n'ont jamais vu un affrontement aussi violent. L'impassibilité et l'assurance de Loracle commencent à s'effriter. Néanmoins, il ne montre rien. Il pensait tuer ce dragon facilement. A sa grande consternation, les paroles du dragons se révélèrent exacts. Il savait se battre et arriver à chaque fois à éviter subtilement ses coups mortels. A la longue, il finit par être agacé. ''Ce combat m'ennuie. Eliminons-le comme l'inférieur qu'il est.''
Loracle donne un coup de queue, faisant reculer son adversaire. Il prend son inspiration et au dernier moment, tourne la tête et vise Gloria. Il relâche son souffle et comme il s'y attendait, son adversaire s'interpose, se prenant de plein fouet l'attaque. Loracle jubile.
- Se laisser submerger par ses émotions est dangereux, surtout lors d'un combat. Dommage qu'il vous faille l'apprendre par la mort. Maintenant, il est temps de te tuer, Gloria.
Il s'avance, tandis que la fumée de son attaque est encore présente. Une patte sort de la fumée et lui agrippe le cou, à sa plus grande stupéfaction. La fumée se dissipe pour révéler un Stoïk sans aucune brûlure, ni même de blessure. Son visage semble être encore plus furieux.
- C'est toi qui sembles arrogant. Tu as affronté les dragonniers, tu dois savoir que nous pouvions avoir des capacités de nos dragons. Pour ma part, c'est celle de résister aux flammes, comme le peux être Argil.
Il toise d'un regard mauvais Loracle.
- Je pensais que malgré tout tu étais un guerrier. Mais il semblerait que non. L'insulte de la reine Epine semble être vrai. Il n'y a rien en toi, aucun honneur, ni fierté. Juste un amalgame de peur, de colère et de haine.
Stoïk s'assoit sur son arrière train, soulevant toujours Loracle. Il ferme sa patte comme une main. Puis il lui assène des coups, au niveau de la poitrine, de son flanc, de son ventre et du visage. Loracle gémit de douleur. Une fois fait, Stoïk le jette, se remet sur ses pattes et regarde son adversaire se relever. Cette fois par contre, la stupeur et le doute se lisent sur le visage de Loracle.
- Maintenant il est temps que tu payes pour les malheurs que tu as faits.
- Que j'ai fait ? Et envers qui ?
- Envers les dragonnets du destin. Puisque tu as tout fait pour qu'ils ne puissent assouvir ce qu'ils ont subi, je vais le faire pour eux.
- Tch. Je n'ai jamais entendu pareil absurdité ! C'est eux qui m'ont créé des malheurs et rien d'autres rugit-il.
Stoïk court et lui assène un violent coup de patte, désarçonnant le dragon noir.
- De la part d'Argil.
Puis, il lui fait une profonde griffure avec ses griffes sur tout le long du cou.
- Voilà celle de Tsunami.
Il concentre la chaleur de son corps et recouvre Loracle de flamme.
- Pour Comète qui t'es bien supérieur.
Alors que son adversaire se remet à peine de ses attaques, il abat avec une précision diabolique sa queue sur une partie précise de son corps.
- De la part de Sunny.
- Qu…Quoi ? Je suis paralysé.
Stoïk s'avance et s'adosse sur le dragon de tout son poids. Comme pour lui montrer son infériorité.
- J'ai cru comprendre que vous mordre dans une partie sensible de votre cou est synonyme de domination.
- Tu n'oserais pas misérable…
- Te lécher ? Je préfère encore manger l'immonde breuvage de Gueulfor que de le faire. De toute façon, je n'en ai pas besoin. La griffure que je t'ai faite m'a permis de découvrir ta zone sensible.
Loracle essaie de bouger vainement son corps. Seulement ce dernier reste paralyser. Il sent la respiration de Stoïk. Ce dernier ouvre sa gueule.
- De la part de Gloria, dit-il simplement.
Il referme ses crocs sur le cou. Loracle hurle de douleur, son corps pouvant bouger de nouveau. Seulement, le poids immense de son adversaire l'en empêche. Il ressent pleinement les crocs lui perforaient les écailles et pénétraient sa chair. Du sang s'écoule. Stoïk libère son adversaire et le regarde. Il lève la tête, le visage furieux.
- C…Comment…Comment oses-tu…sale être inférieur ! hurle-t-il.
Il s'élance sur Stoïk, l'attaquant avec encore plus de violence. Stoïk se défend et à la fin son adversaire s'envole et utilise son souffle pour tenter de le tuer. Stoïk déploie ses ailes et s'envole, percutant violement la poitrine du dragon, lui coupant la respiration. Il se remet et traque son opposant.
- Ou es-tu ? Aurais-tu peur de moi finalement ? râle-t-il.
- De toi ? Aucunement, lui répond une voix au-dessus de lui.
Il n'a pas le temps de se retourner que Stoïk attrape la base de ses ailes et appuie ses pattes arrière sur son dos.
- Que…Que comptes-tu faire ? dit le dragon noir dont la voix est empreinte de peur.
- Te faire descendre de ton piédestal. Tu vas regretter d'avoir ajouté une résistance.
Stoïk commence à tirer. Loracle gesticule pour forcer l'Aile de Boue à le lâcher, mais rien n'y fait. Il sent les os de son épaule et de ses ailes résister. Il commence à maudire son souhait supplémentaire. Un bruit commence à s'entendre et enfin, les os se brises, déchirant la membrane relier sur son flanc. Le dragon noir chute lourdement au sol. Stoïk bat des ailes tout en tenant encore les ailes de son adversaire.
Loracle est envahie par la douleur. Elle le rend fou et pas que lui. Ragnar qui a s'est relié à lui ressent toute cette douleur. Lui aussi en devient fou.
- J'ai mal…J'ai mal, gémit Ragnar.
- Cette douleur est insupportable ! rugit Loracle.
Le sang gicle de l'endroit de ses anciennes ailes. Puis quelque chose tombe devant leurs yeux. Ses deux ailes arrachées. Il lève la tête pour observer son bourreau. Ce dernier le toise.
- Je t'avais prévenu. Je n'aurais aucune pitié envers toi, dit-il avec froideur
- Sale charognard arrogant…gémit Loracle.
- Misérable fou…s'exclame Ragnar.
- Je…Je…On va te tuer ! rugissent les deux âmes.
Les yeux du dragons sont injectés de sang et il se jette comme un fou furieux sur Stoïk. Ce dernier est pris au dépourvue par la soudaine agressivité du dragon. Il le blesse fortement, avant de lui bloquer la queue.
- Il est temps que tu disparaisses. Tu es une relique morte du passé. Tu n'aurais jamais dû revenir à la vie.
- Nous allons te tuer !
Stoïk attrape plus fermement la queue et tourne sur lui-même, emportant le dragon dans sa rotation. Une fois avoir pris assez d'élan, il le relâche, l'envoyant à l'intérieur de la cage du dragon inconnu. L'impact du dragon résonne, tandis que son corps écrase les os de la Mort Rouge. Les deux âmes continuent à souffrir et finissent par se combiner.
- Je…Je…Nous te haïssons, misérable ! Tu vas mourir !
Le dragon s'élance, mais le choc a ébranlé l'arène toute entière et la grille finit par retomber, s'abattant sur le dragon, ses pics s'enfonçant dans son cou, le clouant au sol. Il gémit de douleur, crachant des flammes, essayant de s'extirper. Sa tête fini par s'écrouler au sol lourdement, inerte. Le dragon vient de mourir.
Le calme s'entend, puis vient une clameur. Tous les dragons acclament la victoire de Stoïk. Astrid et Gloria viennent à la rencontre du dragon. Malgré sa victoire, Stoïk est en transe et respire beaucoup.
- Vous avez été fantastique chef.
- Je te remercie, Astrid. Argh, gémit Stoïk. Il a été coriace celui-là. Il n'a pas usurpé son titre. Maintenant, c'est terminé, réellement terminé.
- Stoïk, commence Gloria. Merci…Vos paroles et vos actes nous ont permis enfin de tirer un trait.
- Vous m'en voyez ravi, reine Gloria.
- Maintenant, on doit rejoindre Harold et Lassassin. Ils ont besoin d'aide.
- Tout juste.
Les deux dragonnes veulent s'envoler, mais Stoïk déploie ses ailes pour les empêcher.
- Non, on ne part pas.
- Mais pourquoi ? demande Astrid.
- Ils ont besoin d'aide.
- Premièrement, regarder tous les dragons autours de vous, vous-même et même moi. Nous sommes tous blessés. Allez affronter un tel adversaire dans de telles conditions est de la folie. On générait plus nos deux camarades qu'autres choses.
- Mais…
- Je comprends votre inquiétude à toutes les deux et elle est compréhensible. Il nous faut néanmoins nous reposer. Secondement, nous leur devons une explication, dit-il en pointant de sa griffe les cinq reines. Je vois dans leur regard qu'elles ont beaucoup de questions. Partir sans leur expliquer la situation serait problématique. Je suppose que vous leur avez fait part de ce que vous savez, reine Gloria.
- Tout à fait.
- Dans ce cas, nous allons leur expliquer les événements. Croyez en Harold et Lassassin. S'il y a bien deux individus plein de ressources, ce sont ces deux-là. Faite leur confiance.
Les deux dragonnes acquiescent et lèvent la tête. ''Tenez bon. On va venir.''
Stoïk s'avance vers les reines. Il baisse la tête pour les saluer.
- Je vous salue, reines, dit-il calmement. Je pense que vous avez beaucoup de questions à poser. Les réponses vous seront données. Mais avant tout, plusieurs dragons ont besoin de soin.
Il s'envole et rejoint les quatre dragons étendus sur les gradins. Tous sont blessés et épuisés, l'état d'un est urgent. Condor respire difficilement et lutte de toutes ses forces pour rester conscient. Il voit l'Aile de Boue atterrir à côté de lui. Malgré toute la douleur qu'il ressent, Condor lâche un sourire.
- Vous avez été formidable, Stoïk.
- Merci Condor. Garde tes forces. Ta femme est plus qu'inquiète qu'autre chose.
Stoïk agrippe aves ses pattes le dos de l'Aile du Ciel. Les jumeaux s'occupent de Requin, tandis que Qibli aidé de Dagur prennent Six-griffes. Pour Espérance, il s'agit de Fortaile, aidé de Mangrove. Les quatre dragons sont déposés auprès de l'équipe de soin. Rosa se jette immédiatement sur Condor pour le soigner non sans le réprimandez pour sa folie. Tsunami rejoint Naufrage pour savoir son état. Elle entend une respiration calme et continue.
- Alors ? demande Tsunami à Anémone avec une voix tremblante.
- Il est sauvé, lui répond sa sœur épuisée. Il s'en est fallu de peu.
- Merci ma sœur, dit-elle en l'enserrant.
Qibli va voir Lune. Elle a rejoint l'équipe de soin. Autruche a pris soin d'elle.
- Tu vas bien, Lune ?
- O…Oui. Je vais bien Qibli.
- Tu as le chic, Qibli pour choisir une petite amie vraiment folle.
- Je suis désolé, mais…je voulais savoir qui était mon père et maintenant je le regrette.
- Tu es vivante, Lune. On a tous été inquiet quand il t'a frappé et tenté de te tuer. Heureusement que Varek a réussi à te protéger.
- Je lui suis entièrement reconnaissante. Je me suis montré inconsciente.
- Laisse. Maintenant, il est mort.
Ils regardent les cinq reines. Stoïk se trouve devant elles, les dragonniers le rejoignant.
- Je pense que vous savez ce que nous sommes, mais une présentation est plus équivoque.
Sur ces mots, les corps des dragons s'illuminent. Les deux Ailes de Mers se sont attrapées. Ils diminuent en taille pour reprendre leur forme de viking et avec leur compagnon dragon. Malgré que Stoïk est repris sa forme viking, les reines admettent qu'il a autant de charisme qu'elles.
- Je me présente à nouveau. Je suis Stoïk, chef du village de Beurk et père d'Harold. Ceux derrière moi sont les dragonniers, des amis de mon fils. Ces derniers avec leur dragon saluent les reines. Comme vous vous en doutez, nous sommes ce que vous nommez dans votre monde des charognards.
- Nous savons déjà cela, chef Stoïk, lui répond Epine. Ce que nous voulons comprendre c'est tout ce qui vient de se passer.
Stoïk expliqua aux reines le plan de son fils, n'omettant aucun détail. Parfois, les dragonniers intervenaient pour donner plus de détails. Les reines écoutent avec attention. Une fois les explications données, ces dernières en restent sans voix. Surtout devant l'audace d'Harold d'avoir concocter quelque chose d'aussi complexe.
- Maintenant que nous comprenons les événements, nous pouvons enfin respirer, dit Ruby.
- Malheureusement non, répond Requin.
Tous regardent l'Aile de Mer. Anémone et Autruche tentent de leur mieux pour le soigner.
- Faite attention, mon oncle. Vous êtes encore blessé.
- Je n'ai nullement besoin d'être soigné, réplique-t-il froidement. Ce dragon inconnu ou plutôt cette dragonne est un véritable danger pour nous et surtout vous six, dit-il en désignant les reines.
- De quoi parles-tu mon frère ? demande Corail.
- Scarlet m'en a fait part lorsqu'elle nous a piégé, Six-griffes et moi.
Alors qu'il est totalement neutralisé, Scarlet se penche et lui murmure aux oreilles.
- Vous savez, Requin, ce dragon ou je devrais dire cette dragonne est particulière. Voyez-vous, elle a un besoin de se nourrir de dragon différent. Les autochtones de l'île pensent qu'elle les mange pour assimiler les caractéristiques. Donc pour elle, les reines sont des plats raffinés, dont elle prendra grand plaisir à savourer.
Scarlet regarde la stupéfaction s'écrire sur le visage de Requin avant de revenir sérieux.
- Mais bon, pour le moment, nous avons une session fort palpitante et passionnante qui vous attendent Six-griffes et vous.
Tout le monde essaie d'assimiler ce que vient de dire Requin.
- Donc, si je comprends bien, Commandant Requin, commence Ruby, cette dragonne absorbe les caractéristiques des autres dragons.
- C'est ce que m'a avoué Scarlet non sans me dire si cela est vrai ou pas. Quoi qu'il en soit, elle cherchera à vous dévorer. Elle a trouvé juste un intérêt plus grand que vous pour le moment.
- Harold et Lassassin ! s'exclament Astrid et Gloria en même temps.
- C'est exact.
- Il faut éviter qu'elle y parvienne. Si elle le fait et que vos dire sont exact, Commandant Requin, cette dragonne va avoir les trait d'un furie nocturne et d'un Aile de Nuit sans compter tous les dragons qu'elle a dû manger. Elle risque d'être trop dangereuse.
- Je peux comprendre l'empressement, interrompt Stoïk, mais si nous y allons tel que nous le sommes en ce moment, nous ne ferons que vous donniez sur un plateau d'argent. Je l'ai déjà expliqué à Astrid et à la reine Gloria. Ces deux-là sont plus que capable de se débrouillez. Notre priorité est de récupérer.
- Je rejoins le chef Stoïk, admet Epine. Dans notre état cela serait déjà formidable que nous puissions voler. Et je ne parle pas des plus blessés d'entre nous.
Ils discutèrent pour être sûr de savoir quoi faire quand plusieurs dragons descendirent, rejoindre Stoïk.
- Au rapport chef, s'exprime Mastoc.
- Je t'écoute.
- Les soldats de l'île se sont rendus. Un certain Domitius a réussi à leur faire cesser le combat.
- Très bien. Où sont les Dames Ailées.
- Nous sommes là, Chef Stoïk, parle Nathalie.
Les reines ne peuvent qu'être stupéfaites de voir les humaines avoir des ailes dans le dos.
- Vous vouliez nous parler ?
- Oui. Harold avait pensé à une situation comme celle-ci. Avec l'équipe auxiliaire amené la réserve d'herbe à dragon que nous avons. Les dragons ont besoin d'être soigné le plus rapidement.
Nathalie et Mastoc comprennent le message et tous s'envolent. Aucun autre dragon ne fit de commentaire et ils se mirent à se reposer. Le groupe revient avec ce qui est demandé. Les dragonniers aidèrent à soigner. Après plusieurs heures, tous les dragons semblent avoir récupérer. Le jour commence par ailleurs à se montrer petit à petit.
- Je pense que nous pouvons maintenant nous envoler et nous occuper de cette dragonne, s'exprime Epine.
- Seulement, nous ne pouvons emmener mon fils Falaise et la dernière fille de Corail Frégate. Ils sont bien trop jeunes.
- Maman, j'en suis capable, lui répond son fils.
- Pas pour le moment. Quand tu feras la taille du dénommé Rustik unit à son dragon, tu pourras le faire.
- Si vous le permettez, reine Ruby, reine Corail, intervient Varek. Les deux reines le regardent. Je peux m'occuper d'eux, avec l'aide de ma dragonne Bouledogre.
- Vous laissez ma fille ? Hors de question. Je préfère encore qu'elle vienne avec moi. Vous nous avez peut-être aidé, je ne vous fais aucunement confiance.
- Désolé de vous interrompre votre majesté, répond Kognedur. Mais je tiens à vous rappeler que la geôle des Murmures Mortelles est encore ouverte. Je suis sûr que ces derniers aimeraient vraiment écouter vos réprimandes, si vous voyez ce que je veux dire.
- Vous n'oseriez tout de même pas ! s'insurge Corail.
- Ne me tentez pas. Je vous préviens, un accident peut si vite arriver, vous savez.
Corail se tut, voyant le visage sérieux de Kognedur.
- Vous pouvez faire confiance à Varek, votre majesté, parle Péril. Il est le dragonnier le plus attentionné. C'est lui qui a réussi à ralentir l'avancer du poison. Le seul au-dessus de lui, est Harold.
- Je vais te faire confiance, Péril. Falaise, tu restes là et tu obéis à cet humain. Me fais-je bien comprendre ?
- Oui, maman.
- Il ne sera pas seul. Comète, Destiny, Lune et moi-même restons ici, parle Sunny.
- Vous ne venez pas avec nous ?
- Destiny, Lune et moi-même n'aimons vraiment pas nous battre. Comète, quant à lui n'a pas toute sa vision. Cela le handicaperait dans un tel combat.
- Très bien, fini par admettre Corail. Je vous confie ma fille. Mais si jamais il lui arrive quelque chose, ce sont vos têtes que je demanderais.
La phrase de la reine Corail jette un froid au groupe en question.
- Nous le jurons. Ils ne leur arriveront rien, assure Varek.
- Dans ce cas, allons-y. Nous avons assez attendu, s'exprime Stoïk.
Ce dernier s'illumine, suivit des autres dragonniers. Ils reprennent chacun leur apparence de Pyrrienh, sauf Astrid.
- Tu ne te transforme pas, Astrid ? demande Ingrid.
- Non. Tempête et moi avons commencé à ressentir un étrange malaise. Nous préférons rester comme cela.
- Vous allez avoir du mal à nous suivre avec votre camarade, semble provoquer la reine Epine.
- Tempête est plus que capable de vous suivre et bien plus, répond Astrid à la provocation.
- Je suis curieuse de voir cela.
Un petit climat de défi semble s'être créer entre Astrid et la reine Epine. Les deux sourient et s'envolent aussitôt, suivi de tous les dragons, sauf ceux restant ici. Les battements des dragons résonnent et ils finissent par disparaitre, laissant le groupe.
Varek est avec les autres, tandis que Falaise se rapproche de Frégate et semble lui murmurer quelque chose. Elle acquiesce.
- Oh, j'allais oublier, s'exprime Varek. Bouledogre couche toi sur leur queue, tu veux bien ?
La Gronk obéit et se couche sur leur queue alors que ces derniers aller prendre leur élan pour s'envoler.
- Aie ! Lâche ma queue ! râle Falaise.
- Bouledogre ne le fera pas. Je pense que nous cinq avons envie d'avoir encore notre tête sur les épaules. Vous voulez désobéir à votre mère, prince Falaise ?
- Je veux aider maman.
- Alors faite le en restant ici, en sécurité. Vous lui causeriez bien plus de soucis en allant l'aider.
Falaise semble vouloir encore répondre, quand Frégate lui pause une aile contre lui.
- Il a raison, Falaise. Je pense que nos mères se sont suffisamment inquiétées pour nous.
Le dragonnet semble se calmer et Bouledogre libère les queues des deux dragonnets. Les deux dragonnets regardent l'entrée de la geôle. Ils frémissent de peur en repensant aux monstres s'y trouvant. Ils sentent une douce chaleur les entouré. Sunny se blottit contre eux.
- N'ayez plus peur, maintenant. Vous êtes en sécurité, dit calmement Sunny.
Les deux dragonnets se blottissent contre elle, appréciant la chaleur de l'Aile de Sable. Lune s'approche de Varek.
- Varek, merci de m'avoir protégé.
- Ce n'est rien Lune. Mine de rien, c'était un monstre ce dragon, dit Varek en faisant allusion à Loracle.
- Tu n'as pas idée, Varek, lui assure Comète. Moins tu es sais sur lui et mieux tu te porteras.
Destiny regarde Lune qui semble toujours avoir grise mine.
- Tu ne vas pas bien, Lune ?
- C'est que…J'ai du mal à accepter que je sois sa fille. Je ne sais comment les autres vont l'accepter, en particulier sa majesté Gloria.
- Ne t'inquiète pas Lune. Je pense que Gloria ne le prendra pas mal, dit Comète.
- Vous en êtes sur ?
- Crois en un ami de ta reine, lui sourit Comète.
Alors qu'ils discutent, un homme se montre. Varek et les dragons le regardent, se demandant s'il est un garde ou autre. Seulement, à sa vue, il ne l'est pas. Il semble être fort âgé, en montre son visage ridée mais encore bien vivant, ses cheveux gris et sa manière de marcher. Il est également habillé richement, sans trop de paraitre. Ils remarquent qu'il dégage une aura calme et apaisante. Ils sont aussi intrigués par le fait qu'il n'ait pas peur des Pyrrienhs.
- Qui êtes-vous ? demande Varek.
Le vieil homme s'arrête, semblant regarder Varek.
- Je ne suis qu'un simple vieil homme, répondit-il calmement et avec grâce.
- Vous n'avez pas peur d'eux ?
- De ces magnifiques créatures ? dit-il à l'adresse des dragons. Aucunement.
- Vous êtes étrange, vieil homme, s'exprime Lune.
L'individu ne semble aucunement apeuré par l'aptitude de Lune à lui parler. Par ailleurs, il semble l'observer avec intention.
- Une aile de nuit, commence le vieil homme à observer ta taille, tu es encore une dragonette. Tu dois avoir je dirais 4-5 ans. Et à voir tes écailles argentées, tu as dû naitre sous au moins deux lunes complètes.
Lune ne peut cacher sa surprise. Elle n'est pas la seule, les autres le sont aussi. Le vieil homme semble continuer à observer les dragons.
- Une Aile de Nuit également, et tu sembles au vue de tes écailles, naitre sous une demi-lune. Tu ais par ailleurs proches d'être adulte.
Destiny ouvre sa bouche et la referme sans comprendre. Il s'intéresse à Comète maintenant.
- Un mâle Aile de Nuit, dit-il en observant sa blessure au niveau des yeux tout aussi âgé que son amie. Tu sembles avoir eu une brûlure importante au niveau de tes yeux. Je compatis à ta souffrance, dit-il sur un ton respectueux.
Tout comme Destiny, Comète bégaie, ne comprenant ce qui se passe. Semblant ne pas observer leur mine déconfite, il continu. Il s'arrête devant Sunny, contre laquelle se blottissent Falaise et Frégate. Sunny n'est guère menaçante envers le vieil homme, comprenant qu'il est plus curieux qu'autre chose. Il regarde les deux dragonnets.
- Un jeune Aile du Ciel et Aile de Mer. Ils semblent ne pas avoir 1 an. Ils sont bien vigoureux après avoir subi pareil traitement. Leur quiétude est bonne à voir. Par ailleurs, j'en déduit qu'ils sont de nature royal.
- Et comment le pensez-vous ? demande Varek.
- Les caractéristiques des rayures bioluminescentes de la dragonette sont uniques et ne peuvent que provenir de la lignée royale. Pour l'Aile du Ciel, je le suppose au vu de ses couleurs si rouges, si vives, représentant parfaitement son clan.
Il observe avec curiosité Sunny.
- Une aile de sable proche de l'âge adulte, mais à juger l'absence de ton dard, j'en déduit que tu es une hybride. Il observe mieux la couleur des écailles. Intéressant, tu as du sang d'Aile de Nuit. C'est les seuls à pouvoir donner une telle caractéristique à tes écailles. Tu restes malgré tout une belle dragonne.
Sunny est étonnée qu'il est deviné ses origines sans qu'elle dise quoi que ce soit. En fait, tout le groupe ne sait quoi dire. Ce vieil homme est parvenu à les décrire parfaitement. Varek s'approche de Lune.
- As-tu pu lire ses pensées, Lune ?
- Non. Il a une barrière vraiment solide. Celle de la reine Gloria n'est rien comparé à la sienne. Néanmoins, il n'est pas menaçant. Pourtant, ses connaissances sur nous sont intrigantes.
- La moitié de ce qu'il a dit, nous ne le savons même pas, avoue Varek.
- Et je pense qu'aux visages que font Comète et Destiny, ils sont tout aussi confus que moi.
- Sunny semble ne pas trop être confuse. J'avais peur, admit Varek.
A peine se remettent-ils des paroles de l'étrange homme que deux hommes arrivent. L'un est reconnu sur le champ, c'est Alvin. Il discute avec un autre homme. Ce dernier porte une armure et semble avoir encore des traces de combats. Ils arrivent devant le groupe.
- Je vois que comme Harold, les dragons aiment faire dans le grandiose, ricane Alvin. On a eu le plus grand mal à calmer la peur des soldats à la vue de tous ses dragons s'envolant. D'ailleurs, voici Domitius. C'est lui qui a réussi à faire capituler les soldats de l'île.
L'homme ne semble guère montrer d'enthousiasme.
- Je l'ai fait pour éviter que nos soldats meurent inutilement. Si je n'étais pas intervenu, les morts des deux côtés auraient continué pour rien.
- Je l'accord. Mes exilés, ainsi que les Parenvrilles mené par Sauvage surveillent les soldats, tout en les soignants. On n'est pas non plus des barbares.
Domitius regarde les dragons, puis attarde son regard sur le vieil homme. La surprise se dessine sur son visage. L'homme s'agenouille immédiatement. Les autres sont surpris.
- Pardonné mon irrespect envers vous, Empereur, dit solennellement Domitius.
Tous sont étonné de voir le chef de cette île juste devant eux. Cette fois par contre, les dragons se montrent moins amicales envers lui.
- J'ignorais que vous étiez encore dans l'arène. Je vous croyais en sécurité.
- Je te remercie pour ton inquiétude, Domitius. Tu peux te relever.
- C'est vous qui avez ordonné à Viggo et ses chasseurs de capturer nos reines ? s'exprime Lune avec colère.
- Non, je ne suis aucunement responsable de ce qui vous arrive.
- Comment vous appelez-vous ? demande Varek, essayant d'éviter que les Pyrrienhs ne deviennent plus agressifs.
Le manque de respect envers l'empereur semble agacer Domitius, mais le concerné lui indique que cela ne le dérange pas.
- Avec l'âge, on finit par oublier comment on se nomme. Cela fait tellement longtemps que je suis empereur que cela est devenu mon nom en quelque sorte, dit-il sur un air désintéressé. Par ailleurs, je n'ai guère beaucoup de pouvoir. Ce sont les ministres qui l'ont et surtout Julius. C'est lui qui est derrière ce qui vous arrive.
- Excusez-moi, Empereur, demande Comète. Un ami et moi nous nous posions des questions sur votre île et avec vos paroles, cela est encore plus troublants.
- Je vous écoute.
- Avez-vous des informations concernant notre monde ?
L'homme semble réfléchir un bref moment et lui répond simplement.
- Oui, nous en avons.
L'homme contemple l'arène et du dégout se dessine sur son visage.
- Je me rappel quand cette horreur n'existait pas encore sur notre île, les dragons volant sans aucune crainte.
- Comment ? s'exclame Domitius. Mais c'est impossible. L'arène existe depuis presque la création d'Utopia.
- Vraiment ? demande Lune.
- Cela fait plusieurs millénaires qu'elle existe.
Avec ses paroles, tous regardent étrangement l'empereur. Ce dernier ne semble aucunement inquiété.
- Il est vrai que…argh !
L'empereur ne parvient pas à finir sa phrase. Une lance le transperce, lui traverse le corps, transperçant le cœur sur le coup. La stupéfaction les surprend. L'individu tenant la lance la lève, comme pour observer sa victime.
- Enfin, vous êtes mort, Empereur, parle l'homme.
- Julius ! répond avec véhémence Domitius.
Julius lâche sa lance, se moquant désormais du mort.
- Vous êtes encore en vie Domitius ? Moi qui espérais que mes hommes vous aient éliminés. Décidément je suis entouré d'incapables.
- Ces derniers ont été réduits en cendre, misérable lâche.
- Tant pis. Caesar, occupez-vous de lui et de ces immondes créatures. Et bazarder moi les deux dragonnets dans la fosse.
- Avec plaisir, répond Caesar.
Le capitaine se montre avec tous ses hommes, ce qui représente beaucoup de soldats. Ces derniers sont tous armés et prêt à tuer. Varek, lui toise Julius.
- Ainsi donc c'est vous, Julius.
- En personne et d'après vos habits très rudimentaires, vous devez être un de ces barbares.
- Dans ce cas, le barbare va s'occuper de vous.
- J'en doute fortement.
Il claque des doigts et plusieurs dragons se montrent.
- J'ai gardé des dragons sous mon contrôle. Histoire d'être sûr de tuer l'empereur. Ces créatures servent au moins à cela.
Une fureur sans fin brûle dans les yeux de Varek.
- Je m'occupe d'eux.
- Tu en sur Varek ? demande Lune.
- Oui, répond-il avec force et colère.
Cela met fin à la discussion. Bouledogre rejoint son cavalier et il la monte, pour le plus grand dégout de Julius.
- Vous osez monter ces créatures ? Quelle folie. J'en ai des nausée.
- Je vais vous faire payez pour tout le mal que vous leur faite. On y va chouchoute.
Il fait briller son bracelet et se transforme devant les yeux horrifiés de Julius, Caesar et des hommes. Varek est toujours aussi menaçant et furieux. Il frappe les pattes avant.
- Je suis du genre gentil. Mais il y a plusieurs choses qui me mettent hors de moi. L'une d'elle est celle de blesser et faire souffrir les dragons.
Varek remue fortement la queue et se jette avec une violence totalement surprenante sur ses ennemies.
- Woah ! s'étonne Destiny. Moi qui pensais que Varek était du genre tranquille.
- Comme quoi, même la personne la plus gentille peut se montrer en colère quand on le provoque, commente Comète.
- Restez sur votre garde, les Pyrrienhs, répond Alvin. Varek ne peut s'occuper entièrement d'eux et les dragons sont déjà en train de le faire.
Le meneur des hommes lève son épée.
- Tuez ces créatures inférieur, hurle-t-il. Une récompense sera versée à chacun qui en aura tué un.
Les hommes répondent avec joie et ils courent avec conviction sur les dragons. Une pluie de flèche les fait s'arrêter. Un autre groupe arrive.
- Entraineur Domitius !
Ce dernier se retourne. Les jeunes qu'il a entrainés sont là, avec autant de motivation qu'avant.
- Vous allez bien ?
- Oui. Il regarde, cherchant quelqu'un. Ou se trouve Auguste ?
- Il…Il est mort, répond le garçon dont la voix se teinte de tristesse.
- Comment ? s'étonne Domitius. C'est le meilleur du groupe. Comment a-t-il pu ?
- Il a protégé la princesse Tsunami d'une attaque en traitre du capitaine Caesar.
- Je…Je vois, dit-il en masquant sa peine.
Les paroles du garçon atteignent les oreilles de Sunny. Elle demande de quoi ils font allusions. Une des archère lui explique les événements et l'Aile de Sable est attristée. Domitius reprend son calme.
- Archères, mettez-vous autour de la dragonne dorée. Protéger là et les deux dragonnets avec elle. Couvrez-nous. Soldats, venez avec moi. On va s'occuper d'eux une bonne fois pour toutes.
- Laissez nous nous joindre à vous, s'exprime les autres dragons. On veut aussi s'occuper d'eux.
Domitius répond avec un simple hochement de tête. Alvin, lui ne dit rien et à déjà sa hache et son bouclier dans les mains.
- A l'attaque !
Ils chargent les hommes de Caesar. L'impact est violent. Les archères tirent, essayant de dégrossir le rang adverse. Les Pyrrienhs se déchainent sur les hommes, évitant les épées et lances au possible. Domitius et Alvin se battent comme des montagnes. Malgré ses blessures et son âge, Domitius reste un combattant dangereux, tuant son adversaire à la moindre occasion. Alvin, lui ne fait pas dans la dentelle et abat avec force sa hache. Le combat est devenu un chaos. Plusieurs hommes parviennent à atteindre les archères. Ces dernières dégainent leurs épées, obéissant aux ordres de Domitius. A leur surprise, Sunny et Falaise utilisent leur souffle pour en tuer certains. Les survivants sont éliminés par elles.
Domitius est concentré sur son opposant quand un cri l'interpelle. Le garçon l'ayant parlé se fait transpercer par Caesar, le sourire au lèvre. Enragé, il élimine rapidement son adversaire.
- Je vais m'occupez de lui, dit Alvin.
- Non. C'est à moi de le faire.
Le viking regarde Domitius. Il le voit serrez avec violence le pommeau de son épée. Il le laisse faire. Domitius s'avance, certains soldats s'interposant entre lui et Caesar. Il les écarte rapidement. Les deux hommes se retrouvent face à face.
- Je suis mine de rien épaté par le fait que vous soyez encore en vie, malgré toutes vos blessures, s'amuse Caesar.
- Ce n'est rien pour moi. J'ai connu bien pire.
- Peuh. Vous et votre stupide croyance. Si Auguste est mort, c'est à cause de vous, aucunement de moi.
- Au contraire, je suis fière de lui. Il a protégé une personne qui semblait importante à ses yeux aux mépris de sa propre vie. Pour moi, il n'y a pas de plus beau acte.
- Alors, je vais vous le faire rejoindre. Il est temps que vous mourriez, vieux débris et avec votre mentalité vieillotte.
- Je vais vous donnez une dernière leçon. Je reste votre instructeur.
- Je suis le meilleur et de loin, arrange Caesar.
- Dans ce cas, préparez-vous à la recevoir.
Les deux hommes se mettent en position. Ils ne bougent aucunement, se regardant dans les yeux, oubliant ce qui les entoure. Puis, les deux hommes bougent. Caesar fait sou mouvement favori, un coup verticale y mettant toute sa force. Il sourit comme jamais. Domitius fait un mouvement horizontale avec son épée, désarçonnant l'attaque. Il fait un mouvement de pivot et rabat son arme sur la poitrine sans défense de son adversaire. Il perfore l'armure, traversant le corps. Caesar a le visage livide, totalement surpris. Domitius le regarde avec indifférence.
- Voici ma dernière leçon : toujours se remettre en question.
Caesar essaie de répondre, mais ce ne sont que des cafouillis de paroles et de crachat de sang. Il regarde Domitius, puis la mort arrive. Il s'écroule au sol. ''Tu es vengé Auguste.''
Julius qui semblait fort serein, commence à perdre en convenance en voyant le déroulement des combats. Ce qui l'alerta, fut la mort du capitaine Caesar. La peur s'immisce en lui. Il entend un bruit et tourne la tête. Varek se montre devant lui, toujours aussi furieux, le corps recouvert de blessures et de sang. Julius regarde à nouveau les combats et tous ses soldats sont morts. Les Pyrrienhs, Varek, Alvin, Domitius et ses soldats le toisent. Julius recule de quelque pas. Quelque chose se relève. Il tourne la tête et une main lui attrape le cou, le soulevant. Julius n'arrive pas à comprendre. L'individu qui le tien se trouve être l'empereur, transpercé par une lance.
- C…Comment pouvez-vous…être encore en vie ? dit difficilement Julius.
- Oh, vous voulez parlez de cela, lui répond l'empereur en désignant la lance.
Il attrape la lance avec sa main et la tire, la sortant de son corps, devant la totale stupéfaction de Julius.
- Je vous ai transpercé le cœur. Vous ne pouvez être vivant.
L'empereur sourit et lui montre sa blessure. Cette dernière se referme comme par magie.
- Qu…Qui êtes-vous ?
- Je suis quelqu'un de compliqué.
Son visage laisse place à une froideur sans nom.
- Je suis au courant depuis le début de votre stupide tentative pour prendre ma place. J'étais loin de me douter que vous y mêleriez ces dragons à votre plan. Encore plus des dragonnets aussi jeune, dit-il en faisant allusion à Falaise et Frégate.
Il marche, se dirigeant vers le centre de l'arène. Au fur et à mesure, le visage de Julius se crispe et montre de plus en plus de peur et de terreur. Il comprend ce que va faire le vieil homme.
- Non, empereur ! J'ai été l'un de vos sujets les plus loyal !
- Vous me donnez envie de vomir. Vous ne pensez qu'à votre propre petite vie maintenant que plus rien ne vous protège.
Il arrive devant l'entrée. Le bruit des Murmures Mortelles est clairement audible. Julius tremble de peur et pleure toutes les larmes de son corps.
- P…Pitié, dit-il d'une voix faible.
- Vous n'en aviez aucune quand vous aviez décidé de donner ses dragons en pâtures à ses monstres. Vous représentez tout ce que je hais depuis la création de cette île. Maintenant, il est temps de payer.
Il lâche sa prise. Il regarde la chute du ministre. Ses cris résonnent, puis ils sont cachés par les bruits de mastications des dragons. Le calme reprend. Le vieil homme rejoint le groupe qui reste encore sous le choc de ce qu'ils ont vu.
- Co…Comment pouvez-vous être en vie ? C'est scientifiquement impossible ! s'exclame Comète.
- Les explications vont venir. Voilà bien longtemps que des dragons de votre monde ne soient venue ici. Suivez-moi et beaucoup de chose vous seront expliquez.
Le vieil homme part. Ils hésitent, mais la curiosité est trop importante et ils le suivent. Domitius ordonne à ses soldats de rejoindre les autres, prenant avec eux les corps de leurs camarades tombés.
Ils quittent l'arène et arrivent devant l'entrée. Le vieil homme appose sa main sur une dalle. Un drôle de bruit s'entend et les dalles s'écartent, montrant une entrée totalement inconnue.
- Si vous voulez des réponses, elles se trouvent ici désigne l'empereur.
Il descend les escaliers, suivit par le groupe, la curiosité et l'inquiétude se montrant sur leur visage.
