Disclaimer : Si j'étais l'auteur de Game of Thrones, tous les Stark auraient survécu et les enfants aussi!

Résumé : Bien que reine des Sept Royaumes, Lyarra est loin d'être en sécurité. Elle doit protéger Sansa ainsi que sa propre tête. Saura-t-elle naviguer sur cette mer traîtresse qu'est la cour de Port-Réal? [La Louve du Nord tome 4]

Note de l'auteur : Un grand merci à ma beta, Marina Ka-Fai, pour sa relecture et sa correction. Je suis désolé pour le temps d'attente entre ce chapitre et celui d'avant, j'espère que sa longueur compensera !

Une Louve royale

Chapitre 7 : La Bataille de la Nera

PDV de Lyarra

Les cloches sonnaient dans tout Port-Réal. L'armée de Stannis était bien arrivée pour nous affronter. Le moment que je redoutais le plus depuis mon mariage était maintenant présent. On avait tout fait pour se préparer, mais selon moi, ça n'allait pas être un grand succès. Demain à la même heure, peut-être que ma tête allait orner le mur du Donjon Rouge en compagnie de celles de mon mari, de ma belle-mère, de mon ami et du pauvre Tommen. J'inspirai pour reprendre mon calme. Depuis que j'étais enceinte, j'étais à fleur de peau et je perdais beaucoup souvent la maîtrise de mes émotions. Le nouveau grand mestre Anar prétendait que c'était parce que j'étais une femme et portais un bébé. Peut-être, il en demeurerait pas que j'avais plus que jamais besoin de mon calme.

-Ma reine, n'ayez pas l'air si inquiète, je reviendrai de la bataille avec le sang de mon oncle luisant sur ma lame. Je décapiterai moi-même de l'usurpateur qui nous menace. Se vanta celui que j'aidais à enfiler vêtements et armure afin qu'il puisse partir au combat.

C'était ironique, comment il appelait son oncle, songeai-je distraitement, vu comment son père était perçu par endroit à Westeros. Une autre raison de craindre cette bataille était que si Joffrey mourait : je serais à la merci de Cersei et ça annonçait absolument rien qui vaille.

-Le rôle d'un roi est de rester vivant, Monseigneur. Dis-je en relevant la tête pour le dévisager avec intensité. Stannis doit mourir, mais que ce soit de votre lame ou d'un autre, cela m'importe. Il doit mourir et vous vous devez restez vivant.

-Je vous apporterai sa tête. Dit Joffrey fiévreusement.

Et je poussai un gémissement d'agacement. Tyrion et moi pensions que ça serait bien pour les soldats de voir leur roi être sur le champ de bataille, mais j'étais prête à changer d'idée et de rejoindre Cersei ,que Joffrey ferait mieux d'être enfermé à triple tour dans sa chambre pour son propre bien. Il n'avait pas la dextérité de… Son père. Qu'il fusse Robert ou Jaime. Malgré ses croyances, je savais que Joffrey sur le champ de bataille ne serait qu'en réalité un poids mort. C'était peut-être vaniteux de ma part, mais j'avais l'intime conviction qu'avec un arc, je serais plus utile pour tuer les ennemis que mon cher et tendre époux.

Avant que je puisse insister sur mes inquiétudes, des coups à la porte nous interrompirent dans ce dialogue de sourds et Joffrey invita l'importun à entrer. Son bouclier lige pénétra dans nos appartements, et après s'être incliné respectueusement, il annonça :

-Le Prince Oberyn. Il est prêt à vous escorter.

-Bien, il est presque prêt. Répondit-je à Sandor Clegane, l'un des rares membres de la cour que je n'avais pas été en mesure de comprendre.

Je me relevai et attachai les dernières sangles de l'armure, et glissai un casque de protection sur sa tête avant d'y nouer sa ceinture où se trouvaient ses armes.

-Rappelez-vous mon roi, restez vivant. Lui ordonnai-je fermement.

-Je vous reviendrais, Madame.

Il me sourit et après un baiser sur ma main, il sortit de nos appartements pour marcher vers le danger. Je le regarder disparaître avec de l'appréhension me nouant l'estomac. Hélas, je ne pouvais plus rien y faire. Les Dieux de la Forêt, ou vraisemblablement plus les Sept, s'ils étaient d'humeur clémente, seraient seul juge de l'avenir de Joffrey et par ricochet du mien. Je poussai un douloureux soupir avant de me détourner de la porte. Je devais me changer à mon tour. Je n'allais pas rester en robe d'apparat pour cette longue nuit qui s'annonçait. Je commençai à défaire les attaches de ma tenue sans appeler de camériste pour m'aider quand des mains surgirent dans mon dos pour se poser sur les miennes, m'arrachant un petit cri de surprise.

-Bien que j'ai vu ce qu'il avait à voir, je ne pense pas que le fait que la reine se déshabille devant son maître des lois soit bien perçu à la cour. Susurra Oberyn d'une voix moqueuse

-Prince Oberyn! Que faites-vous ici? Vous ne deviez pas escorter le roi?

-J'y vais. Je tenais seulement à vous souhaitez bonne chance pour cette nuit.

De la chance, j'en aurai de besoin, et lui aussi puisqu'il allait être au combat. Surmontant ma nervosité due à sa proximité au sein même de mes appartements, je dis calmement :

-Vous serez certainement plus en danger que moi, mon prince. Quoi qu'il en soit, nous affronterons tous les deux notre destinée. Moi, la cour et vous, les soldats.

-Oh, mais la cour n'a plus de secret pour vous ma reine. Je pensais à tout autre chose.

-Et à quoi donc?

-À quelques surprises qui peuvent surgir de l'endroit où on s'y attend le moins. Dit-il énigmatiquement. Bien, je vais y aller, et ne vous inquiétez pas, je ferai mon devoir avec votre royal époux.

Ses mains se retirèrent, et le temps que je me retourne pour le questionner plus profondément, il avait disparu. Je secouai la tête, interloquée. Oberyn était de plus en plus étrange.

PDV de Joffrey

Je quittai à contrecœur les appartements où m'attendrait fidèlement ma femme. Ma femme, j'adorais dire ces mots. C'était ma réussite, j'avais réussi où mon père avait échoué. J'avais Lyanna Stark comme femme. Lyanna qui s'était réincarnée en sa petite sœur. La femme par qui toute la rébellion de mon père était partie et qui avait fait tomber la maison Targaryen. Son reflet se tenait à mes côtés dans la salle du trône. Je l'avais tout de suite aperçue quand on était arrivé dans cette endroit lugubre qu'était Winterfell. Sansa était une vrai beauté, mais elle était selon moi vide et sans intérêt comparée à la légende qui se retrouvait en chair et en os au côté de son traître de frère. Je l'avais tout de suite voulue, encore plus quand elle m'avait apporté ses soins. Elle ne semblait pas avoir la tête vide comme les autres dames de la cour. Elle était trop proche de mon nain d'oncle, mais c'était si mineur. Je n'avais eu qu'un grand obstacle devant moi : l'arrangement des fiançailles entre elle et se moins que rien de Martell! Des traîtres au Trône de Fer auraient la fleur du Nord, le trophée si convoité par tout les hommes? Pas question. Il m'avait fallu patienter et manigancer. Et ça s'était présenté avec la trahison d'Eddard Stark. J'étais le roi, mais il était celui qui devait décider du mariage de sa sœur, sauf s'il mourait. Évidemment, elle m'en avait beaucoup voulu… J'avais dû multiplier les douces attentions pour la mettre à mes côtés. La laisser se battre, continuer à lire ses livres, la préférer à ma mère qui gâchait tout. Je ne lui avais pas pardonné d'avoir frappé ma reine juste avant de lui apprendre la mort de ses frères. Je m'en moquais un peu, mais j'avais vu la douleur dans les yeux des filles Stark. Déclarer que je leur rapporterais la tête du traître Theon n'avait pas été difficile. Les Îles de Fer se rebellaient aussi contre moi. Entendre que Lyarra voulait le tuer elle-même m'avait fasciné. Elle cachait donc aussi de la férocité sous ses allures de jouvencelle. Quoi qu'il en soit, Lyarra était à moi et le resterait à moi seul. C'était encore plus vrai depuis qu'elle était enceinte. Mon trésor abritait mon héritier qui continuerait mon glorieux règne! Voilà où j'en étais avec mon épouse. J'avais obtenu ce que je désirais et elle aussi en ma protection et mes douces attentions pour lui faire plaisir. Aujourd'hui, je vaincrais mon oncle Stannis qui menaçait ma famille et mon trône. Je tuerai se traître moi-même. Pour commencer, cela semblait passer par l'attente sur les remparts de la ville qui surplombait la baie en compagnie de Lancel, du Limier, Oberyn et de mon demi-homme d'oncle. La flotte ennemie arrivait avec leurs tambours répondant à nos cloches. C'était bizarre. Pourquoi il y avait rien pour les arrêter? À non, il y avait un navire. Un seul…

-Où est notre flotte? Pourquoi il y a juste un seul bateau? Demandai-je, énervé.

-Je dois me concentrer. Me répondit la Main ce qui me fit fulminer davantage.

À Lyarra, il lui aurait répondu j'en étais sûr. À moins qu'elle aurait compris le plan toute seule? Je devais l'admettre, elle était brillante, ma femme, plus que la majorité de la cour.

-Votre roi vous a posé une question! Dis-je exigeant de savoir.

-La flotte n'affrontera pas celle de Stannis majesté. Ronronna Oberyn qui me dévisageait avec moquerie. C'est le feu grégeois qui le fera.

Je détestais cet homme. Un Martell autour de la reine n'était pas une chose souhaitable, surtout avec les fiançailles de ce bon à rien de Trystane annulées. Mais il l'avait sauvée, et un Lannister payait toujours ses dettes. L'information du feu gréegois me réduisit au silence, stupéfait. La chose qui avait fait paniquer Lyarra affronterait les navires de Stannis? Mais comment cela?

-Là! Dit mon oncle et une flèche enflammée traversa l'air et tomba sur le navire solitaire.

Je m'esclaffai de la maladresse du soldat. Il frappait nos propres bateaux, quel empoté! Mon rire ne dura pas. Une formidable explosion de flammes vertes déferla en tout sens et engloutit plusieurs dizaines de navires de mon traître d'oncle. J'en resté bouche bée et je compris enfin pourquoi ma reine avait eu peur. C'était incroyable comme destruction!

-Lyarra, Stannis sera bientôt mort et je vous apporterai sa tête. Promis-je , exalté.

PDV de Sansa

Le bruit d'une explosion au loin me fit sursauter et je sentis ma sœur poser une main sur mon épaule. J'étais très nerveuse depuis qu'on s'était réfugiées dans la citadelle de Maegor. Des dames gémissaient en se tordant les mains. Cersei, la reine, regardait tout ça d'un air indifférent tout en buvant son vin. J'aurais donné beaucoup pour être ailleurs. J'aurais aimé être à Winterfell avec mes sœurs, mes frères et mes parents. Repenser a la maison me faisait mal sachant que Rickon et Bran étaient morts, tout comme Père et peut-être Arya. Néanmoins, oublier que nous étions dans une ville assiégée m'aidait à ne pas flancher. Regarder ma grande sœur conserver son calme aussi m'aidait. Lyarra était plus forte que moi, elle l'avait toujours été. Elle semblait aussi toujours prête au moindre souci… Si seulement j'avais été plus rapide pour faire mes bagages quand elle me l'avait demandé au matin de la mort du roi Robert ! On aurait pu partir de Port-Réal avant d'être arrêtées...

Si seulement je n'avais pas voulu devenir la femme de Joffrey, ce monstre ! Nous ne serions pas venues à Port-Réal. Nous serions restées dans le Nord… Nous aurions été loin du danger, et ma sœur n'aurait pas eu besoin de se sacrifier pour moi. Je ne la méritais pas… La seule lueur d'espoir que j'avais était qu'elle était la reine, et que les tourments avaient cessé, et ça allait continuer avec la naissance de l'enfant qu'elle aurait.

Le bébé de Lyarra...

J'avais hâte de le prendre dans mes bras ! Je me promettais d'être une meilleure tante que celle que j'avais été en tant que fille ou en tant que sœur

-Vous savez ce qui arrive lorsqu'une ville est assiégé? Demanda Cersei, l'ennemie de ma famille. Non bien sûr. Ajouta-t-elle sur un ton d'évidence.

-Oh si, Madame. Répondit ma sœur froidement. Des pillages, des incendies, la soif de sang et de chair fraîche.

Je regardai la lionne cligner des yeux, surprise de la remarque de Lyarra, mais acquiesçant.

-Vous n'êtes plus une oie blanche depuis longtemps, n'est-ce pas ma petite louve?

-Non, en effet. Et on m'y reprendra pas à deux fois. La ruelle m'a servi de leçon.

Je me sentis frissonner. Lyarra n'avait pas été la seule à passer proche d'une agression. Elle avait été sauvée par les Martell, et moi par Sandor Clegane. Ce moment traumatisant nous avait encore plus rapprochées, bien qu'on s'en seraient toutes deux passer. Le fait que Lyarra pensait que Cersei Lannister était responsable de nos agressions et se tenait là comme une fleur insouciante me paraissait injuste. Notre famille avait versé le sang alors qu'on était innocents, et elle, coupable de plusieurs choses, comme son monstrueux fils, n'avait subi aucun préjudice. La vie n'était pas peuplée de princes charmants, de chevaliers honorables sauvant les gentilles demoiselles en réalité. C'était une autre dure leçon que ma présence à Port-Réal m'avait apprise. Je regrettais certes la maison, mais je ne pouvais pas nier que notre venue dans ce nid de serpents nous avait permis d'apprendre. Seulement, Lyarra comme moi espérions pouvoir continuer à apprendre dans un avenir prévisible.

PDV d'Oberyn

Le lutin avait bien calculé son coup, je devais le reconnaître. Manier du feu grégeois était dangereux. La reine avait paniqué à cette idée et pas sans raison. Toutefois, la Main du roi avait trouvé un moyen pour l'exploiter sans faire courir un grand risque à Port-Réal. Il était dommage que le vieux lion du rocher ne réalise pas les qualités de son dernier fils. Pas que je m'en souciais vraiment, mais c'était tout de même dommage pour le nain. Au moins je pouvais me dire qu'à la cour, plus qu'avant, Tyrion avait pu s'épanouir et se tisser un réseau d'alliés respectables et fidèles, la première étant la reine elle-même. Ah la reine...

C'était une jeune fille encore naïve malgré ses prouesses avec son monstrueux mari. Néanmoins, je respectais le fait qu'elle avait su le contrôler. Le respect que j'avais eu envers la sœur de feu lord Stark était né quand elle m'avait demandé que je lui montre comment séduire son futur mari. Ça avait été dur de ne pas succomber et de ne pas la prendre avec voracité cette nuit-là alors que je lui apprenais mon art, que j'explorais ainsi son doux corps blanc et fin. Elle n'était pas tout à fait mon genre, mais elle avait quelque chose qui faisait que tout homme ne pouvait pas que jeter un regard sur elle et s'en détourner. Je m'étais tellement opposé aux fiançailles entre mon neveu Trystane et elle...

Une fille du Nord pour mon neveu romantique, et puis quoi encore?

J'avais estimé qu'elle serait trop froide et sans cervelle pour lui, mais aujourd'hui, j'estimais plus qu'elle aurait dévoré tout rond le fils de mon frère. Heureusement, les fiançailles avaient été rompues, bien qu'elles m'avaient plus ennuyé pour l'affront envers Dorne que le fait que ça ne se réalise pas. La première fois que j'avais vu cette fille donc, elle m'avais assez déçu, une impression vite détrompée. Elle avait lu le livre que je lui avais envoyé avec assez d'attention pour reconnaître le poison qui aurait tué Jon Arryn, elle s'était offerte à moi au lit pour pouvoir avoir le pouvoir sur Joffrey, elle s'était entraînée pour vouloir venger la mort de ses frères, elle avait tué pour se protéger quand on l'avait agressée. Non, j'avais dû réviser mon jugement sur la louve du Nord. Néanmoins, je n'étais pas venu à Port-Réal pour répondre aux demandes de l'ancienne fiancée de Trystane, mais pour accomplir ma vengeance. Cette vengeance passerait par Joffrey Baratheon et grâce à mon amante Ellaria. J'observai donc les événements se dérouler heure après heure, la destruction de la flotte de Stannis, mais ça ne le retarda qu'un temps. Les porte de la ville avaient été prises et bientôt l'ennemi allait se répandre sur nous. C'est là que les chose commençèrent enfin à tourner en ma faveur, avec Lancel revenu de son rapport aux reines et annonçant à Joffrey que Cersei, la reine douairière, avait décrété qu'il devait aller se cacher au Donjon Rouge pendant que les hommes se battraient en son nom.

-Que dit la reine à ce sujet? Demanda Joffrey transpirant de nervosité.

-Votre mère vous demande que…

-Pas ma mère, ma femme! L'interrompit-il furieusement

-Dame Lyarra…. Je veux dire, Sa Majesté la reine soutenait que votre place était avec vos hommes. Dit précipitamment Ser Lancel, très agité. Votre mère n'était pas d'accord du tout…

-Je resterai donc, si c'est ce que la reine croit être le meilleur. Elle a toute ma confiance. soutint l'affreux personnage.

-Mon roi… Nous pourrions défendre l'entrée du Donjon Rouge. Suggérai-je. Vous restez à la tête de vos hommes et en cas de souci, nous pourrons vous ramener rapidement à l'intérieur des murs du château.

Joffrey hésita de nouveau, je voyais qu'il soupesait ma proposition. Puis, comme je l'avais prévu, il sauta sur la perche que je lui tendais. Le salle gosse n'était pas quelqu'un de courageux. Il s'entêtait selon moi plus par peur de son épouse que par orgueil.

-Mon oncle, vous resterez ici représenter la couronne devant les portes avec la moitié des gardes royaux. Je défendrai mon château contre l'envahisseur!

Il se gonfla d'orgueil.

-Chien, Martell, vous me protégerez.

J'opinai du chef et suivis le roi qui prit la direction du Donjon Rouge. Des soldats gardaient déjà l'entrée, aussi, nous filâmes en toute discrétion tous les trois à travers rues et ruelles. C'était dans l'une d'elles que je me retournai contre le bouclier lige de Joffrey et lui assenai un puissant coup sur la tempe avec ma lance qu'il ne vit pas venir. Mon sourire s'élargit et je me tournai vers le roi qui me regardais maintenant avec peur.

-Gardes ! A moi, je… commença-t-il à crier avant que je ne le pousse contre le mur et le désarme prestement. Je suis votre roi, vous n'avez pas à lever la main sur moi!

-Vous n'êtes pas mon roi. Je ne sers que la maison Martell. Ma vengeance sera totale contre ceux qui nous ont fait du mal… Longue vie au roi !

Mes lèvres s'étirant dans un large sourire, j'enfonçai ma lance dans la poitrine du blond qui cria et se débattit. Il pleurait, il appelait à l'aide sa mère et sa femme. Lentement, la vie quitta son regard tandis que ses vêtements s'imbibèrent de sang chaud et poisseux. Et lorsque ses muscles se relâchèrent, je retirai mon arme et laissai tomber le cadavre au sol.

-Martell, mais qu'avez-vous fait! Jura Clegane qui venait de réussir à se remettre sur les pieds, la tête sûrement douloureuse.

-J'ai rendu un grand service à la reine, et ma vengeance a commencé. Cette nuit sonnera bien des changements, Clegane. Restez et vivez le courroux des Lannister ou partez. Sur ces mots, je m'enfonçai dans l'obscurité pour rejoindre mon amante de cœur. Elle avait dû remplir sa part de la mission maintenant.

PDV de Lyarra

Cersei était partie depuis que Lancel était venu nous demander quoi faire avec le roi et les portes enfoncées. C'était… Inquiétant. En fait, je commençais à me demander si plusieurs choses m'échappaient. Après plusieurs minutes d'hésitation, je me levai et dis à Sansa de se réfugier dans sa chambre et de verrouiller derrière elle. Rester ici n'était à mon sens plus un endroit sécuritaire. Nous sortîmes de la pièce laissant les dames présentes prier et chanté un hymne à la gloire des dieux... Comme s'ils pouvaient nous aider en pareille circonstance.

-Tu vas où Lya? Demanda Sansa.

-Je vais chercher d'autres armes dans mes appartements et je vais te rejoindre. Peut-être aussi trouver Tommen…. J'ai un mauvais pressentiment.

Ma sœur acquiesça et prit la direction de sa chambre tandis que moi, je fonçai vers les appartements royaux. Je m'arrêtai dans la chambre de Tommen et de Cersei avant d'arriver à la mienne. Les deux n'étaient pas là et il n'y avait aucun garde devant leurs portes. Cela m'inquiétait. Que manigançait ma belle-mère? Est-ce que le jeune lionceau était en danger? La ville était assiégée et selon les derniers rapports, elle tomberait. Alors, désespérée la reine douairière serait peut-être capable du pire. Mon instinct me poussa à le chercher pour le mettre en sécurité avec ma sœur, mais avant, une autre arme. Les poignards que je portais ne seraient pas suffisants. Il fallait que je mette la main sur mon arc. Je fonçai vers ma garde-robe quand je crus voir une ombre du coin de l'œil. Je me retournai prestement et n'eus le temps que de baisser la tête pour éviter un coup. Ellaria Sand se tenait là, un rictus aux lèvres.

-Que faites-vous là, vous n'êtes pas avec le Prince Oberyn?

-Il avait une mission à me confier. M'occuper de vous.

Elle réarma son coup et je poussai un cri et me précipitai sur le côté.

-Gardes! Appelai-je de toute mes forces.

-Inutile, ils sont dehors Majesté. Ne résistez pas, ça sera vite fait.

-Mais pourquoi faites-vous ça?! Nous sommes alliés!

-Vous êtes naïve, ma reine. Seule la vengeance d'Oberyn envers les Lannister compte.

Mon sang se glaça dans mes veines.

-Joffrey, Tommen, Tyrion, ma sœur…

-On s'occupera de tous.

Ellaria bondit et leva le bras.

J'essayai de l'éviter, mais en vain. La poignée de son arme se précipitait vers mon crâne. C'était donc la fin? Avais-je été trop crédule? Au jeu des trônes, soit on gagne où on meurt. Je songeai que j'avais perdu lorsque le coup me heurta et que le noir se referma autour de moi.

Ma dernière pensée fut pour ma famille et l'enfant que je portais…

FIN