Bonjour à tous ! J'espère que vous allez bien :)

Je vous retrouve pour un chapitre que j'appréhende un peu... Je vous en dis pas plus et on se retrouve à la fin ;)

Bonne lecture !

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Les rayons du soleil caressaient chaleureusement Hermione. Elle s'était si bien reposée qu'elle voulait poursuivre ce moment paisible. Dans un soupir satisfait, elle se retourna, mais son corps la fit gémir, la ramenant à la réalité. Il lui était désormais impossible de se rendormir.

La jeune femme entrouvrit péniblement les yeux. La tête encore embrumée, elle ne comprit pas où elle se trouvait. Elle était allongée sur un matelas, enveloppée dans des draps parfumés à la lavande. Étonnée, Hermione se releva. Dans la pénombre, elle distingua une table de chevet à côté d'elle croulant sous une pile de livres. Plus loin, elle remarqua une armoire en bois d'un bel ouvrage. Elle était entrouverte, la porte était recouverte de vêtements entassés en désordre.

Tous noirs.

À droite sa droite se trouvait une commode remplie de cadres photo. Malheureusement, Hermione n'arriva pas à discerner les personnes présentes sur les clichés. Juste au-dessus d'eux, un grand fanion habillait le mur.

Un blason orné d'un serpent. Vert et argent.

Un balai en bois noir était posé contre le meuble. Il était décoré de lettres brillantes et argentées sur le manche.

Un Nimbus 2001.

Hermione se figea. Comment avait-elle pu s'assoupir dans la chambre de Malefoy ? Le mec qui la torture sans état d'âme. Et dans son lit ?

Horrifiée, la jeune femme se retourna et se trouva nez à nez avec le susnommé. Il dormait sur le ventre, son visage apaisé tourné vers elle, respirant lentement. Son expression détendue était fascinante. Hermione ne connaissait qu'un Malefoy colérique, frustré ou dédaigneux. Captivée, elle l'observa secrètement dans la pénombre. La couleur presque blanche de ses cheveux et de ses longs cils ainsi que le teint diaphane de sa peau le rendaient irréel. Aucun doute sur son origine sorcière. Hermione n'avait jamais rencontré de Moldu avec de telles caractéristiques physiques. Seules quelques fines cicatrices cassaient légèrement cette image surréaliste.

Hermione sentit le rouge de ses pommettes monter.

À quoi songes-tu, Hermione Granger ? Tu n'as pas à le trouver beau quand il dort ! N'oublie pas que Malefoy t'a torturé pendant des jours ! pensa-t-elle.

Elle pesta désormais contre elle-même, si bien qu'elle se leva en faisant craquer le parquet. Hermione pria intérieurement pour que Malefoy soit toujours profondément assoupi. Il poussa un grognement, mais n'ouvrit pas les yeux.

Une fois debout, Hermione étira difficilement son corps douloureux. C'est en se massant qu'elle remarqua qu'elle était encore en haillon. Elle souffla. Bien qu'il ne lui avait pas donné d'habits neufs, Malefoy l'avait allongée sur un matelas et non par terre à même le sol.

C'est déjà Noël venant de sa part !

Déterminée à sortir de cet endroit lugubre, Hermione progressa dans la pièce, esquivant les vêtements et les bouteilles vides au sol. Elle devait impérativement retrouver sa baguette. Elle espérait que Malefoy la gardait quelque part dans les meubles de sa chambre.

Certaine qu'il ne l'aurait pas caché de son côté du lit, Hermione inspecta la table de chevet du Serpentard. Les trois tiroirs étaient remplis d'un tas de babioles. Il y avait des cartes de Chocogrenouilles, des flacons vides étiquetés « Nuit Sans Sommeil », plusieurs livres sur la médicomagie et un vif d'or inactif. Rien qui ne ressemblait à une baguette. Pour se rassurer que Malefoy n'avait rien planqué dans la deuxième table de chevet, elle la fouilla. Le meuble était bourré de lettres encore cachetées.

L'anxiété commençait à grimper, la panique n'était pas loin.

Elle scruta à nouveau le Serpentard. Il n'avait toujours pas bougé.

Tant pis, se dit-elle en s'efforçant de garder la tête froide. Avec ou sans baguette, je dois m'échapper d'ici. Malefoy dort, je n'aurais pas d'occasion aussi belle. Qui sait ce qu'il a prévu de me faire plus tard ?

Deux portes s'offraient à elle : une devant, l'autre à sa gauche. Hermione essaya stratégiquement la deuxième. Elle jugeait illogique de placer son lit en face d'une sortie, rien que d'imaginer les bruits dans le couloir la fatiguait.

Sûre d'elle, Hermione l'ouvrit prudemment.

Perdu.

Elle se trouvait désormais dans une petite salle de bain lumineuse aux murs verts. Au fond de la pièce, une importante fenêtre laissait passer les doux rayons du soleil de l'aurore, faisant briller les canalisations en cuivre. De grands halos orangés sublimaient le carrelage.

Hermione se tourna instinctivement vers un immense miroir surchargé de dorures. Son reflet lui faisait peur. Elle était couverte d'écorchures et de bleus.

Toujours à la recherche de sa baguette ou d'objets utiles à sa fuite, elle ouvrit le petit meuble posé en dessous du lavabo en marbre noir. Hélas, elle ne trouva rien d'intéressant, seulement des produits de soin du visage ou du corps. Hermione ne s'étonna pas, Malefoy tenait constamment à son apparence.

Elle ne tarda pas plus dans la salle de bain et fit demi-tour. C'est à ce moment que la porte se ferma avec fracas. Le blondinet l'avait enfermée.

- MALEFOY ! Laisse-moi sortir ! hurla-t-elle.

Elle se déchaîna contre elle pendant plusieurs minutes, mais ses suppliques restèrent sans réponse.

Drago bâilla en se passant la main dans ses cheveux. La fatigue se faisait encore ressentir, mais la bonne humeur était plus forte. Il avait enfin réussi à s'endormir sans potion de sommeil. Sa dépendance était si élevée que c'était un véritable exploit. Drago se demandait si ce n'était pas grâce à la présence de Granger.

Rougissant, il se frotta le visage pour s'enlever cette image de la tête.

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Il ouvrit machinalement la porte de la cuisine. Il était déjà 7 heures et sa mère n'était pas encore là. À peine fut-il assis que sa table fut remplie de nourriture et de boissons chaudes.

Drago profita du calme environnant pour repenser aux événements de la veille.

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Il avait traversé la quasi-totalité des étages du Manoir à la recherche d'une pièce vide, toujours avec Granger volant à côté de lui.

Le lieu devait être obligatoirement inoccupé et isolé. Drago frémissait si ce n'était pas le cas. Que se passerait-il si les Mangemorts, surtout sa tante, apprenaient qu'il avait fait sortir Granger de sa cellule ? Bien que sa mère lui avait garanti sa protection, le jeune homme était plus que sceptique.

Dans sa déambulation, Drago découvrit que seules les chambres de bonne placées sous les combles répondaient à ses attentes. Mais il se résigna rapidement à l'installer ici, car ses propres appartements se situaient trois étages plus bas. Il fallait s'assurer que Granger ne prenne pas la poudre de cheminette en son absence. Le jeune homme devait être très vigilant. L'intelligence de la Gryffondor n'était plus à prouver.

Drago pesta intérieurement, sa mère l'avait bien eu. Il n'avait eu d'autre choix que de l'amener avec lui.

Dès qu'il ouvrit la porte, il prit conscience du capharnaüm qu'il avait laissé. Son sofa était rempli de chemises sales et son sol jonché de bouteilles vides, de livres et de vêtements. Drago soupira profondément, se maudissant. Il avait interdit aux Elfes de ranger sa chambre, surtout pour pouvoir cacher facilement son constant état d'ivresse. Il ne voulait pas que ses parents le sachent, surtout son père.

Tant pis, il était mort de fatigue et son Levicorpus faiblissait de minute en minute.

Drago déposa Granger sur son lit défait et s'affala à côté d'elle. Ses dernières forces lui permirent de se recouvrir d'un drap. Il dormit pendant tout le reste de la journée.

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Ce n'est que le lendemain matin qu'il émergea, réveillé par des bruits à côté de lui. Drago l'avait anticipé : si quelqu'un pénétrait sans autorisation dans sa chambre, il ne devait pas trouver les affaires de Granger facilement. Sa table de chevet était donc un endroit bien trop exposé. Drago se félicita de sa prévoyance quand il sentit la Gryffondor la fouiller. Elle ne retrouvera pas sa baguette, ni même la sienne. Il dormait toujours avec elle sous son oreiller. Sa tante lui avait suffisamment rabâché qu'un sorcier vivant portait constamment son arme sur lui.

C'est alors qu'il entendit Granger pénétrer dans la salle de bain. Encore à moitié assoupi, il se leva silencieusement et verrouilla la porte avec un Alohomora. La Gryffondor se mit à la tambouriner fortement, lui déclenchant une migraine. Drago insonorisa la pièce d'eau et s'attela à ranger lui-même sa chambre.

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Narcissa s'assit en face de lui, un livre à la main.

- Bonjour, Drago, t'es-tu bien reposé ?

- Oui, Mère. J'imagine que vous aussi, vous êtes tardive ce matin.

- Oh, ne m'en parle pas. Comme à mon habitude, j'ai lu une bonne partie de la nuit à la bibliothèque. Je me suis effondrée sans même le remarquer.

- Pas de cris à déplorer ?

- Aucun. J'ai très bien dormi. Trop même, ajouta-t-elle en sirotant son thé. Je te remercie de t'être occupé d'Hermione Granger.

- Ce ne fut pas une mince affaire, grogna Drago. Je n'ai trouvé aucune pièce convenable.

- Cela ne m'étonne pas, le Manoir est complet depuis quelques mois. C'est tragique, soupira Narcissa avec un air malicieux.

- Vous le saviez, n'est-ce pas ?

- Quoi donc ?

- Ne faites pas l'innocente, Mère ! s'énerva Drago. Vous étiez au courant que j'étais obligé de la cacher dans ma chambre.

Narcissa posa sa tasse et prit un ton beaucoup plus sérieux.

- Mon chéri, en ces temps difficiles, tu as besoin de compagnie de ton âge. Tu ne sors plus, tu ne rends plus visite à tes amis ni même ne les invites, tu ne dors plus… Tu ne fais que de t'entraîner avec ta tante.

Elle fit une pause et soupira profondément.

- Ton père est exaspéré de voir ses bouteilles disparaître, murmura-t-elle.

Drago ouvrit la bouche, sur le point de contester.

- Non, Drago, ne me mens pas ! Je suis ta mère et je sais tout ce qu'il se passe dans cette maison.

Il marmonna dans son café.

- Écoute-moi, je devine que Miss Granger n'est pas ton amie, cela va sans dire. Je me souviens de ce que tu m'as appris, notamment sur ses origines.

Le jeune homme souhaitait intervenir, mais Narcissa leva la main, lui faisant signe de se taire.

- Mon chéri, tu ne dois pas te fermer comme ça. Je sais que tu ne portes pas bien, même si tu fais mine du contraire. Je te connais. Tu ne désires pas m'en parler parce que tu es comme Lucius, une vraie tête de mule, persuadé que tu peux résoudre tes problèmes alors qu'ils te dépassent.

Drago leva les yeux au ciel, il n'aimait pas quand elle le comparait à son père. Narcissa ne commenta pas et poursuivit :

- Il est évident qu'un jeune homme de ton âge ne veuille plus rien avouer à sa propre mère. Je suis certaine que cela te soulagerait d'échanger avec quelqu'un d'extérieur. Cette Miss Granger fera parfaitement l'affaire, peu importe son ascendance.

- Ne prenez pas Granger pour une psychomage, Mère, répliqua Drago. Je n'en ai pas le besoin et ce n'est juste qu'une insupportable Miss-Je-Sais-Tout. Vous savez pertinemment que je la déteste ! Sans compter que mon dernier divertissement est de lui lancer des Doloris avec Tante Bella. Je ne pense pas qu'elle ait envie de me faire la conversation.

- À d'autres, mon chéri. Si tu l'exècres tant que ça, pourquoi ne l'as-tu pas simplement laissée dans les cachots ? répondit Narcissa, rêveuse. Je sais que tu as la capacité d'insonoriser les pièces pendant longtemps. Alors, pourquoi as-tu pris l'initiative de l'amener en sécurité et tenu à ce que nos invités ne la remarquent pas ?

Piqué au vif, Drago s'indigna :

- Mais parce que vous me l'avez demandé ! Vous…

- Depuis quand mon fils, noble descendant des familles Malefoy et Black n'en fait pas qu'à sa tête ? pouffa Narcissa en levant un sourcil.

Drago se tut et grogna.

- Maintenant, file, dit-elle en se plongeant dans son livre. J'imagine que tu ne lui as rien donné à manger depuis qu'elle est dans ta chambre. Elle doit toujours être d'une puanteur épouvantable et les vêtements déchirés. Sache que tu me fais honte. Où est passée l'hospitalité des Sang-Pur que je t'ai inculquée ?

- L'hospitalité des Sang-Pur ? répéta Drago, scandalisé. Pour une Sang-de-Bourbe ? Vous plaisantez, Mère.

- J'en ai l'air ?

- Comme vous voulez, soupira-t-il. Mais que faîtes-vous de votre sœur quand elle apprendra que vous m'aviez obligé à…

Je me charge de Bella, j'ai quelques mots à lui dire, répliqua Narcissa en le pointant du doigt. Pendant ce temps, occupe-toi de Miss Granger. Bien, cette fois-ci. Si tu ne le fais pas pour toi, fais-le pour moi.

La porte de la salle de bain s'entrouvrit, mais personne n'entra. Assise pendant plus d'une heure sur un tapis rêche, Hermione se releva avec difficulté. Tout le repos dont avait bénéficié son corps s'était envolé.

Elle entra nerveusement dans la chambre, prête à esquiver les possibles attaques de Malefoy. A sa grande surprise, rien ne se passa.

Hermione chercha Malefoy du regard.

Les rideaux de velours étaient désormais tirés, baignant la pièce d'une chaude lumière d'été. Elle était dorénavant totalement rangée. L'immense lit à baldaquin était entièrement fait. Des vêtements pliés et propres étaient posés sur les draps verts brodés de fil d'or et un plateau rempli de victuailles était dressé sur une des tables de chevet.

Enfin elle le repéra. Il était de dos, assis sur un sofa tourné vers la cheminée.

Un sentiment intense de rage s'emparait d'elle.

Hermione attrapa le premier objet contondant qu'elle trouva sur un bureau, puis se dirigea vers lui. Elle s'apprêtait à l'assommer violemment quand il l'esquiva au dernier moment. Il lui jeta au visage le livre qu'il lisait, la faisant tomber brutalement sur le parquet. Ce qu'elle tenait en main roula sur le sol. Désemparée, la jeune femme prit plusieurs secondes à repérer son arme et à se remettre à nouveau sur pieds. Hermione lui fit face, prête à contre-attaquer. Elle se trouvait ridicule. Seulement l'adrénaline la persuada qu'elle était physiquement capable d'esquiver les sorts que Malefoy allait lui lancer.

- Calme-toi, Granger, tempéra-t-il en se relevant doucement du sofa. Pose ce chandelier, il ne t'a rien fait.

Son trait d'humour la mettait plus en colère qu'elle ne l'était déjà. Il était hors de question qu'elle lâche son arme. Malefoy se rapprocha lentement avec les mains levées, sans baguette.

- Comment pourrais-je être calme ?! hurla Hermione. Tu me torture depuis je ne sais combien de jour !

- Je n'ai pas décidé de ton sort. Je t'assure que je n'ai pas eu le choix…

- Ben bien sûr ! Tu n'avais pas trop l'air de protester quand ta tantine t'ordonnait de me lancer des sorts de douleur !

- Comment le pourrais-je ? répliqua-t-il. Tu ne la connais pas. Elle est impitoyable, même envers moi.

- Elle ne torturait tout de même pas son neveu adoré ! Tu es l'élite, un Sang-Pur doublé d'un Mangemort !

- Détrompe-toi, grimaça-t-il, comme s'il ne supportait pas ce nom. Elle a exécuté Sirius Black alors qu'il était son cousin et de Sang-Pur. De plus, elle n'arrête pas de me répéter qu'elle immolera sa propre sœur, Andromeda, si elle la recroise un jour et de massacrer sa fille. Tout ça parce qu'elle s'est mariée à un Sang-de-Bourbe. Si j'éprouve une quelconque rébellion, soit sûre qu'elle me tuera elle-même.

Hermione tiqua. Malgré sa haine envers lui, elle devait admettre qu'il n'avait pas tort sur ce point.

- Alors pourquoi m'aides-tu maintenant ? cria-t-elle. Tu sembles si prompt à ne pas vouloir trahir ton horrible tante et rester l'immonde connard que tu as toujours été ?!

- Salazar… Pourquoi ma mère m'a-t-elle demandé de te faire sortir de ta cellule ? murmura-t-il en levant les yeux.

- Ta mère ? C'est elle qui en a quelque chose à faire de mon intégrité ? Vraiment, tu me dégoûtes Malefoy, cracha-t-elle. Tu es une imitation de ton Mangemort de père finalement, rien qu'un lâche qui exécute les ordres sans se poser de question. Tu ne sers à rien, à part aboyer comme un chien et montrer les crocs. Et ça fait partie de la soi-disant élite sorcière.

- Granger… commença Malefoy en grinçant des dents.

Mais Hermione continua, bien décidée à se décharger de toute sa souffrance accumulée.

- Tu es né avec une cuillère en argent dans la bouche, absolument tout t'est dû depuis ta misérable venue au monde. Toi qui vis comme un prince, quel intérêt de changer, n'est-ce pas ? Pourquoi se soucier des autres ? Je suis persuadée que même si tu devais exterminer les trois quarts de la communauté sorcière, tu n'en aurais rien à faire. Tout ce qui compte, c'est de garder ton petit train de vie bien confortable ! Qu'importe le nombre de cadavres que tu entasseras sous ton lit aux liserés d'or !

Malefoy l'écoutait sans sourciller, ses yeux gris étaient si clairs qu'il parut absent.

- En plus, tu as tenté de tuer Dumbledore de plusieurs manières. Tu es au courant que Katy Bell et Ron ont failli mourir à cause de toi ? Et les Mangemorts qui sont rentrés à Poudlard par ta faute. Tu te rends compte du massacre qu'ils auraient pu faire ?! Tu n'y as pas pensé, hein ?! Tu n'es qu'un horrible connard sans cœur ! Le monde serait déchargé d'un poids si tu n'existais pas !

Sa tirade rageuse la soulagea instantanément. Hermione sentait son corps purger toute la haine accumulée. Plus que tout, elle voulait la lui renvoyer, lui faire mal. Sans baguette, c'était la seule moyen qu'elle avait pour l'atteindre.

Un lourd silence envahit la chambre, partiellement rompu par les oiseaux qui se chamaillaient dans le jardin.

- Ça y est, tu as terminé ? Soulagée ? réussit-il par demander d'une voix glaciale.

Hermione était stupéfaite. Pas de répliques cinglantes ? Pas d'excuses abracadabrantes ? Pas de torture ? Depuis quand Drago Malefoy ne rendait-il pas les coups au centuple ?

- Quand tu auras fini de me dévisager et de m'envoyer des Avada par la pensée, prends-toi une douche et change-toi. Ton odeur fétide se repère dès le couloir. Et mange, le boucan que fait ton ventre est insupportable, marmonna-t-il avant de sortir de la pièce en claquant la porte.

Hermione resta interdite pendant quelques minutes, abasourdie par l'attitude de Malefoy. Elle voulait retourner le problème dans sa tête, mais son corps ne lui en donna pas l'occasion. L'odeur du thé chaud et du porridge vinrent lui chatouiller les narines. Elle entendit son estomac émettre un bruit d'outre-tombe. Hermione ne savait pas depuis combien de temps elle était affamée.

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Propre et le ventre plein, Hermione chercha ses affaires dans la chambre de Malefoy, mais aucun des meubles ne s'ouvrît. Tentant le tout pour le tout, elle tira sur la poignée de la porte de sortie et constata que Malefoy avait oublié de la verrouiller.

Tant pis, elle fera sans baguette.

Assis seul sur un banc, Drago observait le majestueux paon blanc du jardin.

Tout en le suivant des yeux, il repensa à tout ce que Granger lui avait hurlé. Il n'était pas un courageux Gryffondor, comme elle, il était un Serpentard, fuyant les difficultés au lieu de les affronter. Drago ne pouvait pas s'imposer frontalement contre sa tante. Il ne pouvait pas lui dire foncièrement qu'il ne voulait pas participer à tout ça, quitte à en payer les conséquences. Quitte à en mourir.

Entendre Granger le confronter à tout ce qu'il avait fait et tout ce qu'il laissait faire le rendait malade. Elle avait raison et il le savait au fond de lui.

Ses pensées firent monter son anxiété en flèche.

Profitant de l'environnement paisible du jardin, Drago inspira profondément, s'imprégnant de l'odeur délicieuse des fleurs plantées non loin. C'était un divin mariage de roses blanches, de lavande, de phlox et d'hortensias violets. En plus d'être visuellement somptueux, ce doux mélange de parfum floral l'apaisa. Il sentait l'été, les beaux étés, ceux qui étaient joyeux, où il ne se souciait de rien. Où ses amis venaient passer quelques jours chez lui, où il jouait au Quidditch dans le parc avec eux. Où il partageait des pics-niques sur une pelouse toujours tondue à la perfection, à l'ombre sous le plus vieil arbre du domaine. Il aurait tout donné pour revenir en arrière, revivre ces jours heureux. Une larme discrète coula sur sa joue.

Soudain, Drago entendit un grincement.

Il se retourna instinctivement en direction du bruit. Granger était apparue dans l'ombre d'une petite porte dérobée, vérifiant que personne ne l'avait vu. À moitié caché derrière un buisson, Drago l'observait silencieusement à bonne distance. Elle ne l'avait pas repéré.

Elle ne va pas tenter de s'échapper du Manoir en pleine journée ? pensa-t-il. Cette fille est définitivement suicidaire.

Granger longea les immenses haies du parc. Drago la suivit en prenant soin de ne pas se faire remarquer. Tout à coup, Granger s'arrêta. Elle hésitait. Son indécision arrangea Drago qui en profita pour se mettre à portée de baguette. Les jambes soudainement ligotées, la Gryffondor tomba à terre en poussant un petit cri. Déterminée à lui échapper même sous l'emprise d'un sort, elle rampa de toutes ses forces droit devant elle. Drago sprinta pour la rattraper et n'eut d'autre choix que de se mettre à califourchon au-dessus d'elle. Il lui bloqua le corps et la tint fermement par les poignets.

- Tu sais que tu n'as aucun instinct de survie, Granger ? Je te croyais plus maligne que ça. Il faut croire que tu veux mourir.

- Non, justement, je veux vivre ! Je n'ai rien à faire ici !

Furieuse, Granger remua comme une démente sous son poids. Elle essaya de le mordre et de lui donner des coups, par tous les moyens possibles. Drago dut la tenir fortement contre le sol, sans quoi elle l'aurait blessé.

- On est au moins d'accord sur une chose, Granger. Mais si tu t'obstines à faire n'importe quoi en pleine journée dans un lieu que tu ne connais pas, tu ne vas pas faire long feu, grinça-t-il entre ses dents. Grand prince que je suis, je vais te faire gagner du temps en t'informant que seuls les membres de la famille, les invités ou le personnel dédié peuvent sortir du Manoir.

- Ce n'est pas moins risqué que de demeurer ta prisonnière et d'affronter la mort à chaque instant.

- Je t'accorde volontiers ce point-là, ricana-t-il avec sarcasme. Par contre, moi, je veux rester en vie.

- Quelle surprise ! Malefoy qui ne songe qu'à lui encore et toujours, même s'il torture des gens bien au chaud chez lui, cracha-t-elle.

- Ne me fais pas rire, Granger, tu n'es pas celle que tu penses être. Tu n'es en rien une sainte qui se préoccupe du sort d'autrui. Crois-tu honnêtement que si tu arrives à t'échapper, il n'y aura aucune conséquence pour moi ou mes parents ?

- Tout le monde s'en moque de toi ou de tes parents Malefoy ! Tu es mauvais, comme eux. Tu persécutes les autres comme si tu allais faire du thé !

- Putain, Granger, tu commences sincèrement à me les briser ! Arrête de penser que les gens sont tout noir ou tout blanc !

- Ah oui ? Dans ce cas pourquoi as-tu voulu tuer Dumbledore et fait pénétrer des Mangemorts à Poudlard ? Pourquoi laisses-tu ta tante me torturer ? Et pourquoi le fais-tu avec elle ?

Drago explosa.

- Je vais te le dire, pourquoi puisque tu y tiens tant. Tu-Sais-Qui détenait mes parents en otage. J'ai passé toute ma sixième année à me tourmenter l'esprit, jour après jour, pour réussir à assassiner le plus grand sorcier de son époque. J'ai vécu d'affreuses nuits blanches, à hurler en silence dans mon dortoir parce que je ne savais pas si mes avancées étaient suffisantes ou non. Pour pouvoir me reposer, je devais prendre des potions Nuit Sans Sommeil, tant et si bien que j'ai développé une dépendance. Au petit déjeuner quasiment quotidiennement, je recevais des lettres de menace de Tu-Sais-Qui. Pour arriver à ses exigences, j'ai dû sécher pas mal de cours, des matchs de Quidditch pour cette fameuse gloire que m'apporterait la réussite de cette mission suicide ! Parce que oui, je me suis rendu compte que ça l'était : du suicide ! Je n'avais aucune chance de survie. Le pire, c'est que je ne pouvais en parler à personne autour de moi. Je me suis considérablement éloigné de mes amis. Je l'ai fait en toute connaissance de cause, pour les protéger. Je leur racontais qu'ils n'avaient aucun intérêt pour moi, que c'était que des marionnettes, si bien qu'ils croient désormais que je suis qu'un extrémiste qui leur a tourné le dos. Je suis seul. Tout seul. Et cet été sous ordre de Tu-Sais-Qui, ma tante me forme à jeter des Doloris et d'autres maléfices, puis lancer des sorts de soin complexes, comme ceux des médicomages, et recommencer. Tous les jours. Toute la journée. Encore et encore.

Drago avait tout dit d'une traite. Tout ce qu'il gardait en lui depuis des mois. Il en avait marre. Marre qu'on le prenne pour un bon à rien. Marre qu'on le rabaisse. Marre qu'on pense qu'il était un insensible connard.

- Merde, Granger ! Je n'en ai rien à faire d'être le premier de la classe en Doloris, je ne veux pas en jeter, sur qui que ce soit. Même sur toi, continua-t-il, le souffle court. D'ailleurs, je n'en ai tellement pas envie que je me parfais à mal les lancer. Ma tante me corrige sévèrement à chaque fois qu'elle voit que je ne m'améliore pas ou que j'ai trop de pitié de ma victime.

Il approcha son visage du sien pour qu'elle remarque ses fines cicatrices, encore fraîches.

- Les vrais progrès que je fais, c'est en sort de soin. Je me focalise là-dessus pour ne pas perdre pied.

Granger ne répondit plus, interdite.

- Je… Je suis désolée Malefoy… je n'imaginais pas un seul instant que tu le pouvais le vivre si mal… que tu refoulais… Je pensais que… bafouilla-t-elle après un moment.

- Tu pensais que quoi, Granger ? Qu'à cause de mon ascendance, j'aimais naturellement regarder les gens souffrir ou mourir sous mes yeux sans que ça ne me fasse rien ? Tu pensais que les menaces de Tu-Sais-Qu envers mes parents m'indiffèreraient ? Que j'étais en extase devant Lui et ses acolytes ? Que j'étais heureux de les apercevoir tous les jours au Manoir et de les voir assassiner régulièrement des personnes ? Que je prenais du plaisir à te torturer avec ma tante ?

- Tu n'as pas arrêté de m'insulter à Poudlard et…

- …tu es surprise que je me rende compte du poids de mes actes ? la coupa-t-il. Actes qui ont des conséquences graves sur les autres ? Ne confonds pas taquinerie infantile et violence gratuite. Grandis un peu, Granger.

Constatant qu'elle ne se débattait plus, Drago se dégagea d'elle tout en gardant sa baguette pointée. Il enleva le sort d'entrave de ses chevilles et la releva énergiquement. Le jeune homme la raccompagna au Manoir par le même chemin qu'elle était passée. Granger le suivit sans trop faire d'histoire.

Hermione se trouvait terriblement bête. Elle n'avait pas envisagé qu'il était foncièrement contre tout ce qu'il lui arrivait. Comment ne pas tomber dans le panneau ? Pendant des années, il ne lui avait montré que son côté arrogant, suffisant, au-dessus des autres, se permettant de lui dire des remarques désobligeantes. Hermione avait toujours été sa cible favorite. Pourtant, elle aurait pu s'en apercevoir facilement. Elle avait constaté un subtil changement lors de la sixième année, mais elle avait décidé de ne pas s'en soucier. Hermione avait pu souffler, heureuse qu'il passât enfin à autre chose. Il ne s'était plus amusé à la rabaisser et à se décharger sur elle. Qu'il n'aille pas bien ne lui avait pas traversé l'esprit.

Ne t'emballe pas Hermione, Malefoy reste Malefoy ! pensa-t-elle. N'oublie pas que cette enflure t'a tout de même torturé.

Au détour d'un couloir, ils croisèrent une femme blonde magnifique, habillée en tailleur noir, perchée sur des escarpins d'une dizaine de centimètres. Hermione reconnut la mère de Malefoy. Prise d'un élan de panique, elle recula. Son dos se heurta au torse du jeune homme, qui la suivait juste derrière elle.

- Ne t'inquiète pas Granger, ma mère est au courant que tu n'es plus dans ta cellule, lui murmura Malefoy à l'oreille, dont le souffle chaud fit rosir les joues d'Hermione.

Narcissa Malefoy se rapprocha d'eux rapidement, se déhanchant gracieusement comme si elle était un mannequin Moldu défilant sur un podium.

- Mon chéri, tu es là ! Je te cherchais, dit-elle d'un air pincé. Que faites-vous ici, tous les deux ? Drago, tu ne devrais pas sortir de tes appartements avec elle au grand jour, même si tu l'accompagnes.

- Elle a tenté de s'enfuir, Mère. J'ai fait le nécessaire pour la rattraper.

- Ah, très bien.

Narcissa se tourna d'un mouvement lent et maîtrisé vers Hermione, les doigts manucurés entrecroisés.

- Miss Granger, je comprends que vous ne nous faites pas confiance et ce sentiment est parfaitement légitime. Cependant, vous ne devriez pas vous éloigner de la chambre de Drago. Actuellement, il s'agit d'un des seuls endroits du Manoir où vous serez protégée.

- Là où je serais en sécurité, c'est avec Harry Potter et les Weasley ! Laissez-moi les rejoindre.

- Je ne peux malheureusement pas accéder à votre requête, soupira-t-elle, agacée. Vous êtes bien trop précieuse pour le Seigneur des Ténèbres pour que l'on vous donne l'occasion de partir. Mais sachez que nous faisons tout notre possible pour sortir de cette impasse…

Narcissa se tourna délicatement vers son fils et leva un sourcil.

- … impasse qui est déplaisante pour tout le monde, soyez-en certaine, murmura-t-elle. Drago, nos invités reviennent de leur mission le 31 vers 2 heures du matin. Je compte sur toi pour te préparer et t'occuper de Miss Granger d'ici là. Quant à vous, Miss, suivez-moi, je vous prie.

Drago retourna dans sa chambre, se demandant ce que sa mère avait en tête avec Granger. Une fois seul, il se jeta sur son lit et posa son bras en travers de son visage. Il s'imprégna du peu de bien-être que pouvait procurer la solitude. Bientôt, Bellatrix serait là et son calvaire recommencera. Il la torturera de nouveau, il le savait.

Il se releva brusquement. Il sentit une boule d'angoisse monter en lui. Une glaire gluante inépuisable. Peu importe le nombre de fois où le jeune homme la crachait, elle revenait inlassablement à chacune de ses crises. Cette glaire s'accrochait au fond de sa gorge, refusant de sortir, si bien que ses résidus finissaient par se fondre dans son sang. Seule la saignée autodestructrice semblait efficace, rendant la douleur apaisante, libératrice.

Pris de vertiges, Drago ouvrit violemment un tiroir de sa table de chevet et vit avec horreur de tous les flacons étaient vides. Il insonorisa sa chambre, souhaitant en son for intérieur que l'anxiété passagère s'envole avec ses hurlements. Uniquement ses hurlements.

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Les doigts en sang, la peau de son bras gauche rouge, Drago avait réussi à se calmer.

Il ne savait plus quelle heure il était. La tête ailleurs, un brin apaisée, il se releva de son lit et se dirigea vers la salle de bain. Il ouvrit le meuble en dessous de son lavabo, sortit un petit pot d'onguent qu'il déposa sur le rebord en marbre. Après avoir pris sa douche, il s'en recouvrit sur les parties rouges de son bras. Puis, il entreprit comme il put de traiter sa main droite avec un sort que lui avait appris sa tante. Le seul bon côté de la torture, c'était de soigner ses victimes pour qu'elles ne meurent pas trop vite. Quelle ironie !

Après une tentative laborieuse, il n'avait plus que la peau du bout des doigts à vif, mais il ne saignait plus.

Quand Drago sortit de la salle de bain, il trouva Granger assise dans son sofa, le nez dans un livre. Le jeune homme la tira de sa lecture en claquant la porte. Elle se retourna d'un coup, les traits noircis par la colère. Puis, son visage s'éclaira et devint rouge écarlate. D'abord interrogatif, il se souvint alors qu'il était déshabillé avec une serviette qui lui recouvrait uniquement les parties les plus intimes de son corps. Granger le détaillait de haut en bas, partant de ses yeux gris pâle pour aller caresser le reste de sa peau nue. Drago eut un sourire amusé. Toute fayote qu'elle fut, voir un garçon dans son simple appareil eut le don de lui faire perdre tous ses moyens.

Mais il déchanta vite. Granger fixait désormais son avant-bras gauche recouvert d'un bandage, cachant les blessures qu'il s'était infligées ce matin. Il savait ce qu'elle cherchait.

- Alors ? Qu'a dit ma mère ?

- Sérieusement, Malefoy ! s'exclama-t-elle, les joues encore rouges, en se reconcentrant sur sa lecture. Tu ne peux pas t'habiller au lieu de me demander ça maintenant ?

- Ce que tu peux être prude, s'agaça-t-il. Je te rappelle que c'est chez moi ici, je me balade à poil si j'en ai envie !

- Tu n'as vraiment aucune pudeur !

Drago attrapa brutalement quelques affaires dans son armoire et partit se vêtir dans la salle de bain.

- Madame est satisfaite ? lui demanda Drago, non sans provocation.

- Oui, merci Malefoy.

Le jeune homme ne s'attendit pas à un remerciement de la part de sa plus ancienne ennemie. Ce fut lui qui rougissait à présent.

- Je t'en prie, dit-il embarrassé, en se grattant l'arrière de la tête.

Une ambiance quelque peu pesante s'installa. Ils étaient dans sa chambre, seuls, à se regarder, se contempler même. Le temps semblait s'écouler lentement.

Granger avait changé de vêtement. Elle ne portait plus l'ensemble de Serpentard qu'il lui avait prêté, mais une robe bleue claire, une chemise presque blanche en dessous et un tablier gris foncé. C'était une tenue de domestique, mais elle lui allait très bien. Il la trouvait… adorable.

- Hum… Bon. Peux-tu enfin me dire ce que ma mère te voulait ? demanda-t-il en tentant intérieurement d'enlever l'adjectif adorable de Granger.

- Oh euh… Oui, oui, bafouilla-t-elle, les joues encore roses. Elle m'a expliqué en détail ce qui allait se passer dans quelques jours, quand tout le gratin de la magie noire sera revenu.

- C'est-à-dire ?

- Oh, hum… et bien… Les Mangemorts sont partis en mission pour attraper Harry, ça, tu es au courant, mais la suite dépendra de sa réussite ou de son échec. La suite pour moi, je veux dire.

- Pitié, Granger, arrête de tourner autour du pot !

- Oui désolée… J'ai conclu un accord avec ta mère. Je ne peux pas t'en dévoiler la teneur, je… J'ai fait un Engagement Irrévocable.

Drago savait ce qu'était un Engagement Irrévocable, il l'avait appris par son père. C'était un sortilège proche du Serment Inviolable. Aucune personne extérieure n'était requise pour le lancer, ce qui incitait aux sorciers impliqués à bien s'entendre sur les conditions de la promesse au préalable. De plus, et non des moindres, si cette dernière n'était pas tenue, personne ne mourait. Les participants liés par le sortilège étaient simplement à accomplir une compensation, souvent moins contraignante et beaucoup plus facilement réalisable que le premier Engagement. Ce sortilège était surtout pratiqué pour des accords d'ordre juridique ou notarial.

Drago soupira. Sa mère ne changera jamais…

- C'est tout à fait elle. Elle avait fait faire un Serment Inviolable à Severus Rogue, avoua-t-il.

- Que lui avait-elle demandé ?

- Rien te concernant, Granger. Continue.

- Hm... commença-t-elle, en ignorant son ton froid. Tout ce que je peux te dire sur cet Engagement, c'est que je ne retourne pas aux cachots, je travaillerai comme Elfe.

- Comme Elfe ? dit-il, incrédule. J'ai du mal à imaginer ma tante se satisfaire à te voir travailler comme Elfe de Maison. Je sais que ma mère a de l'influence sur elle, mais à ce point… Surtout auprès de Tu-Sais-Qui.

- Oui. Donc si la mission du côté de Voldemort échoue, il… il… hoqueta-t-elle, les yeux brillants. Il sera plus qu.. que probable qui…qu'il se re…retour…nera contre… contre… moi pour sa..savoir où se trouve Ha..Harry et... et…et je… je…

Granger prit sa tête dans ses mains et se mit à pleurer.

…et tu n'en survivras pas, finit Drago dans un murmure.

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J'espère que ça vous a plu :)

Mon appréhension est sur les caractères des personnages, particulièrement celui d'Hermione. Je pense qu'elle est une personne intelligente avec une bonne empathie. Elle arrive à comprendre la situation dans laquelle se trouve Drago. J'espère que ça vous parait cohérent.

/ Je tiens à préciser que je n'approuve pas ce genre de chose dans une relation. Il s'agit d'une fiction. La moindre violence, même une baffe, est un immense red flag /

Encore merci à tout ceux qui me suivent et qui fav. (Et tout futur commentaire de l'amour)

Je vous retrouve très vite pour la suite 3