Ne me quitte pas 5
ce chapitre est R, vous voilà prévenus!
Style : Dramatique
Petit mot de l'auteur : Je suis désolée, il va falloir aller chercher un
mouchoir !! Toujours aussi désolée pour les éventuelles fautes d'orthographes car j'ai
beau me relire, je ne les vois pas !! Résumé : La mort de mark est proche, Elizabeth et
lui vivent leurs derniers instants de bonheur...
Dernières choses : les personnages ne m'appartiennent pas, malheureusement, mais
l'histoire oui !! Je ne l'ai pas vendue !
Nous étions à Hawaï depuis déjà cinq jours et tout allait pour le mieux. Je n'avais jamais
été aussi heureuse, triste et nostalgique à la fois... Mark, Ella et même Rachel me comblaient
de bonheur mais voir les forces de Mark diminuer de jours en jours m'affectait terriblement,
ce que je pense être compréhensible. Je voyais bien que ma petite fille fêterait son premier
anniversaire sans son papa... Mark voyait en moi une femme forte et courageuse, tout ce que
je ne suis pas en réalité, je m'enfermais dans les toilettes ou la salle de bain et pleurait
de longs moments. Je ne voulais pas que Mark le sache, il aurait était trop triste.
Nos journées étaient la perfection même: nous nous levions un peu tard, Rachel, plus sage que
jamais, nous aidait à nous occuper d'Ella, et après manger, Mark et Rachel allaient à la plage,
se baigner ou faire du surf. Pendant ce temps, moi, je restais avec Ella, je la bichonnais et,
en fin d'après d'après-midi, nous nous retrouvions tous en bord de mer. C'était des moments si
tendre et si heureux qu'ils resteront gravés dans ma mémoire pour la vie entière. Malheureusement,
ma fille n'aura pas cette chance...
Ce soir-là, une fois seuls dans notre chambre, je me plains d'avoir mal au dos. Mark, plus câlin que
jamais, se glissa sur le sofa derrière moi et m'enleva ma petite chemise de cotton. Il me fit pencher
et commença à me masser les reins. Ces mains, brûlantes, provoquaient en moi l'émoi de mes premiers
amours... Soudain, entendant de la musique, il me demanda de venir danser avec lui. J'acceptai de suite.
Ils passaient des musiques douces, des slows. Ce fut l'un des moments les plus doux de ma vie: serrés
l'un contre l'autre, nous dansions, valsions, tournions et tourbillonnons. Puis, nous allâmes nous
promener sur la plage:
" -Elizabeth, j'ai passé une soirée exquise. Tu es belle, intelligente. Je n'ai tellement pas envie
de te quitter... Tu crois qu'où je serais, je te verrais, je penserais encore à toi et à mes enfants?
Crois-tu que tous ces bons moments passés ensemble seront éternellement gravés dans ma mémoire ou que
je ne pourrais plus jamais me souvenir de toi? De la forme de ton visage, de la couleur de tes cheveux,
de la douceur de ta peau, toutes ces choses qui font que je t'aime tant?
-Je ne sais pas Mark. Mais j'espère que tu ne m'oublieras pas et que lorsque, à mon tour venu, je m'en
irais, tu seras là pour m'accueillir et me réconforter et m'aimer de nouveau. Je n'ai pas envie de te
perdre. Ma voix se brisa et je me mis à pleurer. Mark, que vais-je faire? Je trouve cela si injuste.
Pourquoi toi? Oh, Mark, je t'en supplie, reste tout près de moi...
-Elizabeth, je souhaite rester à veiller sur toi et mes filles, vous protéger. Mais, je ne sais pas et
ne pas savoir me fait atrocement peur. Elizabeth, c'est horriblement injuste, tu as raison. Promets-moi
une chose, tu veilleras bien sur Ella et tu ne lui diras pas que son papa a souffert et a eu peur dans
les dernières heures, tu en ferra une vrai anglaise, comme toi, je ne connais personne d'aussi proche de
la perfection que toi.
-Ne t'inquiète pas, mon amour, je garderais à tout jamais un merveilleux souvenir de toi. Je n'ai jamais
vraiment aimé un homme, sauf toi. Tu es l'amour de ma via, Mark. Que tu sois là ou pas, je suis heureuse
d'avoir eu un enfant avec toi...
-Elizabeth, grâce à toi, je connais désormais la signification de mot aimer. Je suis heureux de passer ces
heures dans tes bras, mon cour, je ne vois pas qui d'autre pourrait te remplacer, tu es la personne la plus
importante pour moi. Si tu savais à quel point je t'aime. "
" -Mark réveille-toi!
-Hum, tu as les pieds tout froids. Rapproche-toi de moi.
Je me rapprochai de lui, sous les draps et j'avais follement envie de faire l'amour avec lui, mais je savais,
en tant que médecin, que ce n'était pas raisonnable...
-Liz, tu es déjà habillée? Tes cheveux me chatouillent! Il poussa mes cheveux sous ma tête et plaça la sienne
dans ma nuque, je sentais son souffle chaud...
-Ce que tu sens bon. Tu veux bien qu'on fasse la grasse matinée? Je ne me sens pas la force de me lever.
Sur ces paroles, je me retournais brusquement, inquiète. Il avait les yeux clos, le visage pâle, il souffrait.
-Ca ne va pas? Tu ne te sens pas bien? Tu veux que je t'apporte quelque chose?
-Je suis juste un peu fatigué. Je n'ai besoin de rien sauf de toi. Tu veux bien te recoucher, j'ai envie de
rester dans tes bras, ça ne te dérange pas?
-Non, du tout. Je suis de toute façon encore fatiguée. Je retirais le jean et le tee-shirt que je portais et me
glissais, à moitié nue, dans ses bras. Ce que ça fait du bien de se retrouver seuls...
-Oh oui! Tu as la peau brûlante, à coquer. Il mordit mon épaule. Tu es un amour. Ella se mit à pleurer. Laisse,
j'y vais. "
Je ne sais pas où il trouva la force de se lever mais il ramena Ella et la mit sur mes seins. Pendant que je
la nourrissais, je voyais le regard rassurant et doux de Mark. Il me dit être fasciné par ça, ne connaître rien
de plus captivant et de plus touchant que sa femme donnant le sein à son bébé. Il me dit aussi m'envier car je
devais, et c'était le cas en effet, avoir une relation particulière avec mon enfant. Il lui caressa la tête et
mit la sienne sur mon épaule pour partageait ce moment de douceur avec moi, tendrement, ne disant plus un mot.
Quand j'eus fini, je me retournai vers lui et m'aperçus qu'il avait pleuré. Je caressai sa joue et bus ses larmes.
Ella fit son rot et je la mit au lit. En revenant auprès de lui, il m'enveloppa dans une de ses chemises pour me
réchauffer. Rachel arriva à ce moment là. Elle donna un baiser à son père et nous dit qu'elle allait se promener
avec Ella. Je crois qu'elle a compris notre désir de nous retrouver un peu seuls. Nous nous endormîmes et ne nous
réveillâmes que pour le déjeuner.
Mark, ne pouvait plus bouger le côté droit de son corps. Je crus d'abord que c'était du au fait que j'avais dormi
en parti sur lui mais m'aperçus que c'était plus grave que cela. Il avait l'oil droit aussi qui ne bougeait plus.
Il m'avoua que ça faisait déjà plusieurs jours qu'il était borgne. Je le pris dans mes bras mais lui fit mal.
J'avais très peur. Le toucher, le moindre petit câlin lui faisait horriblement mal. J'allais chercher les enfants
et nous mangeâmes avec lui dans la chambre, sur le lit. Ensuite, j'appelai Susan, lui disant que Mark n'en avait
probablement que pour quelques jours. Elle serait là le lendemain.
Il passa l'après-midi, assis sur le lit, à mes côtés, à jouer avec Ella et Rachel. Il faisait d 'énormes efforts
pour ne pas s'endormir et rester calme car je voyais bien que la douleur devait être affreuse, malgré la morphine
que je lui avais donnée. Le soir arrivait, il me demanda de lui attraper une feuille et un stylo, ce que je fis.
Il tremblait tellement que je dus écrire à sa place. Il se moquait de moi car je m'appliquais énormément pour que
le destinataire puisse me relire. Cette lettre était destinée à Susan. Il lui disait des choses tendres, douces,
amicales. Je compris à quel point elle avait du compter pour lui, avant moi. Sa main dans la mienne, je l'aidais
à signer, je fis pareil pour une autre destinée à nos collègues du County.
Celle-ci me toucha énormément, il s'excusai de les laisser seuls, sans lui et leur demander de bien prendre soin
de moi... Après, il se blottit contre moi et commença à me caresser. Je ne m'attendais pas à cela mais j'étais
si heureuse que je ne le repoussai pas, au contraire je l'entraînai dans mes filets. Il m'enleva la chemise et
moi, je commençais à l'embrasser doucement et de plus en plus passionnément. Ses mains caressaient les moindres
parties de mon corps, comme s'il le découvrait alors qu'il le connaît si bien... Je fis de même. Nos corps, qui
se connaissent pourtant si bien et depuis tant de temps, ce soir-là ne se connaissaient plus: ils se redécouvraient,
se mêlaient l'un à l'autre dans un ballet gracieux et doux. Je n'ai jamais passé de nuit plus charnelle et plus
tendre en même temps.
Après l'amour, Mark, la tête sur mon ventre commença à me parler:
" -Elizabeth, j'ai cru être en rêve! Mon dieu, quelle nuit enchanteresse! Liz, je me retrouve au début de notre
relation, quand nous commencions à peine à nous découvrir, ce qu'il y a de plus beau.
-J'ai passé également une merveilleuse nuit... Ca faisait si longtemps que nous n'avions pas fait l'amour...
Crois-tu qu'il y aura d'autres nuits comme celle-là? Tu m'as donné un avant goût du paradis!
-Si c'est cela le paradis, je veux bien y aller. C'est tellement agréable. Je remarquai soudain qu'il était couché
sur son côté droit et qu'il avait l'air serein, cet air qu'on souvent mes patients avant de mourir... Je crois que
les plus beaux jours de ma vie viennent de passer, bien qu'il y en ait eu quelques autres: Le jour où Rachel est née,
le jour où nous avons dansé ce tango endiablé, le jour de notre mariage, le jour de la naissance d'Ella... J'espère
que l'un de nous deux s'en souviendra " ad vita aeternam " Je ne suis pas sur de pouvoir le faire, fais le pour moi,
s'il te plait, tu seras notre mémoire... Elizabeth, je ne crois pas que je passerai la nuit, et je suis mort de peur...
Oh mon Dieu, j'ai si peur!
-Je suis là, mon amour, je suis là, lui dis-je en caressant ses cheveux... Tu es bien là? Quand j'étais enceinte,
tu aimais être là, c'était l'endroit de mon corps que tu préférais, non?
-J'adore ton ventre, c'est plein de symboles à mes yeux. Pleins de symboles que je trouve merveilleux et qui me
rendent heureux... Pour moi, tu es un être merveilleux, comme toute les femmes: Dans ce ventre, il passai sa main
sur mon ventre, le caressant et l'embrassant, il y a eu la vie. Vous avez ce pouvoir et cette chance unique de
pouvoir donner la vie, c'est si fabuleux! J'aurais aimé connaître cette sensation, peut-être dans ma nouvelle vie...
C'est comment, quand le bébé bouge?
-Tu as toujours été fasciné par cela... C'est une sensation unique, tu te sens incroyablement vivante et heureuse,
sereine aussi. Toi aussi, tu as participé à la création de tes enfants. Je n'ai pas le monopole!
-Bien-sûr mais c'est totalement différent, moi, je prends énormément de plaisir durant la conception, qui, pour
moi, est assez courte. Toi, non seulement lors de la conception, tu as du le garder neuf mois... Si nous nous
couchions, nous terminerons cette discussion demain matin, tu veux bien?
-Ce sont neuf mois principalement de bonheur. Couche-toi, maintenant, tu dois te reposer.
-Bonne nuit, chérie. Il m'embrassa et passa sa main dans mes cheveux, m'attirant vers lui pour que je me couche.
-Bonne nuit, Mark, à demain. Je me laissai glissé conte lui, sentais mes yeux se fermaient lourdement
-Elizabeth, merci.
-Pourquoi?
-Pour cette nuit. Ca n'a pas du être facile pur toi, je sais que si j'étais à ta place j'aurais eu peur de te toucher...
-Au début j'avais peur mais tu m'as entraînée, et j'y ai pris énormément de plaisir. Plus que jamais. Je t'aime,
Mark, dors bien!
-Je t'aime, fait de beaux rêves. "
Epuisée après tant de passion, je m'endormis, et Mark aussi, pour toujours...
ce chapitre est R, vous voilà prévenus!
Style : Dramatique
Petit mot de l'auteur : Je suis désolée, il va falloir aller chercher un
mouchoir !! Toujours aussi désolée pour les éventuelles fautes d'orthographes car j'ai
beau me relire, je ne les vois pas !! Résumé : La mort de mark est proche, Elizabeth et
lui vivent leurs derniers instants de bonheur...
Dernières choses : les personnages ne m'appartiennent pas, malheureusement, mais
l'histoire oui !! Je ne l'ai pas vendue !
Nous étions à Hawaï depuis déjà cinq jours et tout allait pour le mieux. Je n'avais jamais
été aussi heureuse, triste et nostalgique à la fois... Mark, Ella et même Rachel me comblaient
de bonheur mais voir les forces de Mark diminuer de jours en jours m'affectait terriblement,
ce que je pense être compréhensible. Je voyais bien que ma petite fille fêterait son premier
anniversaire sans son papa... Mark voyait en moi une femme forte et courageuse, tout ce que
je ne suis pas en réalité, je m'enfermais dans les toilettes ou la salle de bain et pleurait
de longs moments. Je ne voulais pas que Mark le sache, il aurait était trop triste.
Nos journées étaient la perfection même: nous nous levions un peu tard, Rachel, plus sage que
jamais, nous aidait à nous occuper d'Ella, et après manger, Mark et Rachel allaient à la plage,
se baigner ou faire du surf. Pendant ce temps, moi, je restais avec Ella, je la bichonnais et,
en fin d'après d'après-midi, nous nous retrouvions tous en bord de mer. C'était des moments si
tendre et si heureux qu'ils resteront gravés dans ma mémoire pour la vie entière. Malheureusement,
ma fille n'aura pas cette chance...
Ce soir-là, une fois seuls dans notre chambre, je me plains d'avoir mal au dos. Mark, plus câlin que
jamais, se glissa sur le sofa derrière moi et m'enleva ma petite chemise de cotton. Il me fit pencher
et commença à me masser les reins. Ces mains, brûlantes, provoquaient en moi l'émoi de mes premiers
amours... Soudain, entendant de la musique, il me demanda de venir danser avec lui. J'acceptai de suite.
Ils passaient des musiques douces, des slows. Ce fut l'un des moments les plus doux de ma vie: serrés
l'un contre l'autre, nous dansions, valsions, tournions et tourbillonnons. Puis, nous allâmes nous
promener sur la plage:
" -Elizabeth, j'ai passé une soirée exquise. Tu es belle, intelligente. Je n'ai tellement pas envie
de te quitter... Tu crois qu'où je serais, je te verrais, je penserais encore à toi et à mes enfants?
Crois-tu que tous ces bons moments passés ensemble seront éternellement gravés dans ma mémoire ou que
je ne pourrais plus jamais me souvenir de toi? De la forme de ton visage, de la couleur de tes cheveux,
de la douceur de ta peau, toutes ces choses qui font que je t'aime tant?
-Je ne sais pas Mark. Mais j'espère que tu ne m'oublieras pas et que lorsque, à mon tour venu, je m'en
irais, tu seras là pour m'accueillir et me réconforter et m'aimer de nouveau. Je n'ai pas envie de te
perdre. Ma voix se brisa et je me mis à pleurer. Mark, que vais-je faire? Je trouve cela si injuste.
Pourquoi toi? Oh, Mark, je t'en supplie, reste tout près de moi...
-Elizabeth, je souhaite rester à veiller sur toi et mes filles, vous protéger. Mais, je ne sais pas et
ne pas savoir me fait atrocement peur. Elizabeth, c'est horriblement injuste, tu as raison. Promets-moi
une chose, tu veilleras bien sur Ella et tu ne lui diras pas que son papa a souffert et a eu peur dans
les dernières heures, tu en ferra une vrai anglaise, comme toi, je ne connais personne d'aussi proche de
la perfection que toi.
-Ne t'inquiète pas, mon amour, je garderais à tout jamais un merveilleux souvenir de toi. Je n'ai jamais
vraiment aimé un homme, sauf toi. Tu es l'amour de ma via, Mark. Que tu sois là ou pas, je suis heureuse
d'avoir eu un enfant avec toi...
-Elizabeth, grâce à toi, je connais désormais la signification de mot aimer. Je suis heureux de passer ces
heures dans tes bras, mon cour, je ne vois pas qui d'autre pourrait te remplacer, tu es la personne la plus
importante pour moi. Si tu savais à quel point je t'aime. "
" -Mark réveille-toi!
-Hum, tu as les pieds tout froids. Rapproche-toi de moi.
Je me rapprochai de lui, sous les draps et j'avais follement envie de faire l'amour avec lui, mais je savais,
en tant que médecin, que ce n'était pas raisonnable...
-Liz, tu es déjà habillée? Tes cheveux me chatouillent! Il poussa mes cheveux sous ma tête et plaça la sienne
dans ma nuque, je sentais son souffle chaud...
-Ce que tu sens bon. Tu veux bien qu'on fasse la grasse matinée? Je ne me sens pas la force de me lever.
Sur ces paroles, je me retournais brusquement, inquiète. Il avait les yeux clos, le visage pâle, il souffrait.
-Ca ne va pas? Tu ne te sens pas bien? Tu veux que je t'apporte quelque chose?
-Je suis juste un peu fatigué. Je n'ai besoin de rien sauf de toi. Tu veux bien te recoucher, j'ai envie de
rester dans tes bras, ça ne te dérange pas?
-Non, du tout. Je suis de toute façon encore fatiguée. Je retirais le jean et le tee-shirt que je portais et me
glissais, à moitié nue, dans ses bras. Ce que ça fait du bien de se retrouver seuls...
-Oh oui! Tu as la peau brûlante, à coquer. Il mordit mon épaule. Tu es un amour. Ella se mit à pleurer. Laisse,
j'y vais. "
Je ne sais pas où il trouva la force de se lever mais il ramena Ella et la mit sur mes seins. Pendant que je
la nourrissais, je voyais le regard rassurant et doux de Mark. Il me dit être fasciné par ça, ne connaître rien
de plus captivant et de plus touchant que sa femme donnant le sein à son bébé. Il me dit aussi m'envier car je
devais, et c'était le cas en effet, avoir une relation particulière avec mon enfant. Il lui caressa la tête et
mit la sienne sur mon épaule pour partageait ce moment de douceur avec moi, tendrement, ne disant plus un mot.
Quand j'eus fini, je me retournai vers lui et m'aperçus qu'il avait pleuré. Je caressai sa joue et bus ses larmes.
Ella fit son rot et je la mit au lit. En revenant auprès de lui, il m'enveloppa dans une de ses chemises pour me
réchauffer. Rachel arriva à ce moment là. Elle donna un baiser à son père et nous dit qu'elle allait se promener
avec Ella. Je crois qu'elle a compris notre désir de nous retrouver un peu seuls. Nous nous endormîmes et ne nous
réveillâmes que pour le déjeuner.
Mark, ne pouvait plus bouger le côté droit de son corps. Je crus d'abord que c'était du au fait que j'avais dormi
en parti sur lui mais m'aperçus que c'était plus grave que cela. Il avait l'oil droit aussi qui ne bougeait plus.
Il m'avoua que ça faisait déjà plusieurs jours qu'il était borgne. Je le pris dans mes bras mais lui fit mal.
J'avais très peur. Le toucher, le moindre petit câlin lui faisait horriblement mal. J'allais chercher les enfants
et nous mangeâmes avec lui dans la chambre, sur le lit. Ensuite, j'appelai Susan, lui disant que Mark n'en avait
probablement que pour quelques jours. Elle serait là le lendemain.
Il passa l'après-midi, assis sur le lit, à mes côtés, à jouer avec Ella et Rachel. Il faisait d 'énormes efforts
pour ne pas s'endormir et rester calme car je voyais bien que la douleur devait être affreuse, malgré la morphine
que je lui avais donnée. Le soir arrivait, il me demanda de lui attraper une feuille et un stylo, ce que je fis.
Il tremblait tellement que je dus écrire à sa place. Il se moquait de moi car je m'appliquais énormément pour que
le destinataire puisse me relire. Cette lettre était destinée à Susan. Il lui disait des choses tendres, douces,
amicales. Je compris à quel point elle avait du compter pour lui, avant moi. Sa main dans la mienne, je l'aidais
à signer, je fis pareil pour une autre destinée à nos collègues du County.
Celle-ci me toucha énormément, il s'excusai de les laisser seuls, sans lui et leur demander de bien prendre soin
de moi... Après, il se blottit contre moi et commença à me caresser. Je ne m'attendais pas à cela mais j'étais
si heureuse que je ne le repoussai pas, au contraire je l'entraînai dans mes filets. Il m'enleva la chemise et
moi, je commençais à l'embrasser doucement et de plus en plus passionnément. Ses mains caressaient les moindres
parties de mon corps, comme s'il le découvrait alors qu'il le connaît si bien... Je fis de même. Nos corps, qui
se connaissent pourtant si bien et depuis tant de temps, ce soir-là ne se connaissaient plus: ils se redécouvraient,
se mêlaient l'un à l'autre dans un ballet gracieux et doux. Je n'ai jamais passé de nuit plus charnelle et plus
tendre en même temps.
Après l'amour, Mark, la tête sur mon ventre commença à me parler:
" -Elizabeth, j'ai cru être en rêve! Mon dieu, quelle nuit enchanteresse! Liz, je me retrouve au début de notre
relation, quand nous commencions à peine à nous découvrir, ce qu'il y a de plus beau.
-J'ai passé également une merveilleuse nuit... Ca faisait si longtemps que nous n'avions pas fait l'amour...
Crois-tu qu'il y aura d'autres nuits comme celle-là? Tu m'as donné un avant goût du paradis!
-Si c'est cela le paradis, je veux bien y aller. C'est tellement agréable. Je remarquai soudain qu'il était couché
sur son côté droit et qu'il avait l'air serein, cet air qu'on souvent mes patients avant de mourir... Je crois que
les plus beaux jours de ma vie viennent de passer, bien qu'il y en ait eu quelques autres: Le jour où Rachel est née,
le jour où nous avons dansé ce tango endiablé, le jour de notre mariage, le jour de la naissance d'Ella... J'espère
que l'un de nous deux s'en souviendra " ad vita aeternam " Je ne suis pas sur de pouvoir le faire, fais le pour moi,
s'il te plait, tu seras notre mémoire... Elizabeth, je ne crois pas que je passerai la nuit, et je suis mort de peur...
Oh mon Dieu, j'ai si peur!
-Je suis là, mon amour, je suis là, lui dis-je en caressant ses cheveux... Tu es bien là? Quand j'étais enceinte,
tu aimais être là, c'était l'endroit de mon corps que tu préférais, non?
-J'adore ton ventre, c'est plein de symboles à mes yeux. Pleins de symboles que je trouve merveilleux et qui me
rendent heureux... Pour moi, tu es un être merveilleux, comme toute les femmes: Dans ce ventre, il passai sa main
sur mon ventre, le caressant et l'embrassant, il y a eu la vie. Vous avez ce pouvoir et cette chance unique de
pouvoir donner la vie, c'est si fabuleux! J'aurais aimé connaître cette sensation, peut-être dans ma nouvelle vie...
C'est comment, quand le bébé bouge?
-Tu as toujours été fasciné par cela... C'est une sensation unique, tu te sens incroyablement vivante et heureuse,
sereine aussi. Toi aussi, tu as participé à la création de tes enfants. Je n'ai pas le monopole!
-Bien-sûr mais c'est totalement différent, moi, je prends énormément de plaisir durant la conception, qui, pour
moi, est assez courte. Toi, non seulement lors de la conception, tu as du le garder neuf mois... Si nous nous
couchions, nous terminerons cette discussion demain matin, tu veux bien?
-Ce sont neuf mois principalement de bonheur. Couche-toi, maintenant, tu dois te reposer.
-Bonne nuit, chérie. Il m'embrassa et passa sa main dans mes cheveux, m'attirant vers lui pour que je me couche.
-Bonne nuit, Mark, à demain. Je me laissai glissé conte lui, sentais mes yeux se fermaient lourdement
-Elizabeth, merci.
-Pourquoi?
-Pour cette nuit. Ca n'a pas du être facile pur toi, je sais que si j'étais à ta place j'aurais eu peur de te toucher...
-Au début j'avais peur mais tu m'as entraînée, et j'y ai pris énormément de plaisir. Plus que jamais. Je t'aime,
Mark, dors bien!
-Je t'aime, fait de beaux rêves. "
Epuisée après tant de passion, je m'endormis, et Mark aussi, pour toujours...
