Biche Blanche

Avis de l'auteur:

Coucou tout le monde ! J'espère que vous allez bien ?

Moi super je suis hyper, mais hyper heureuse de vous publier ce CHAPITRE ! Parce que c'est dans ce chapitre qu'il y a la scène qui m'a fait créé cette fic :D. C'est la première toute première scène qui est apparu dans ma tête et m'a fait imaginer cette histoire (scène de la série où Théo fouille dans les souvenirs de Lydia). Alors vous ne pouvez pas savoir à quel point j'avais hâte de l'écrire ! Mais vraiment ! C'est un chapitre tellement mais tellement important et surtout, c'est enfin la conclusion de 3 saisons, la s3, s4, et début s5 (2 partie 1,2 et début 3) ! Juste enfin ! Oui je suis très très contente de l'avoir enfin écrire :D.

Alors j'espère vraiment que vous allez vraiment l'adorer et qu'il va vous toucher autant que moi, j'ai été ému à l'écrire (honnêtement c'est mon chapitre préféré depuis le commencement de cette histoire mais je le savais qu'il allait être pépite à écrire).

Cette fic arrive donc à un tournant, un gros tournant et j'espère que vous allez comprendre enfin beaucoup, beaucoup de choses :).

D'ailleurs les petites astérisques sont enfin de retour :D et là, vous allez en être servit parce que je n'ai plus peur de spoiler certaines choses !

- Alors, à partir de maintenant, si vous avez des scènes manquantes que vous voulez que j'écrive demandé moi.

- Et oui, la saison 5 sera différente ! Les enjeux, les intrigues, là ça va changer de la série. J'adore les Dreads Doctors mais j'ai été extrêmement déçu de leur développement, les enjeux, leurs histoires, donc je vais le faire à ma sauce ! Et ce sera pas jolie, jolie mais vous le savez déjà. J'espère que vous allez être happé comme par cette trame, parce que j'ai essayé de créer toute une histoire et surtout cela va influencé tellement pour la suite de la fic...

Fin, je vous souhaite une excellente lecture et on se retrouve pour le briefing après.

Sachant que c'est la fin de la première partie de la saison 5 et du coup de la P1 ou PA de cette partie 3, à celui qui oublie :D.

Je suis trop contente haha. Bonne lecture je me tais.

Merci encore de tous vos commentaires ! Bien que je ne répondes pas immédiatement, je l'ai lis plusieurs fois à chaque fois, c'est vraiment très touchant d'avoir vos retours, donc merci à vous, vous faites vivre cette histoire avec moi ! Merci !

/! Toujours pas de correcteur... Si un de vous est tenté T.T...


Réponses aux commentaires:

Akane : Coucou ma belle ! Comment tu vas ! Je suis hyper contente de voir toute cette hype du précédent chapitre. J'ai tout de suite pensé à toi quand je l'ai arrêté haha, je savais que tu aurais une envie de meurtre toi qui arrêtais pas de réclamer la révélation xD. Ouais je sais, j'ai été vache sur ce coup mais franchement, je pense que ce chapitre-ci, fin j'espère, que tu vas prendre ton pied, parce qu'il est immense mais, MAIS, je sais qu'il va faire plaisir à beaucouuuuuup de monde XD et même à moi. Tu ne peux pas savoir comment j'avais la banane en l'écrivant en me disant, voilà, j'y suis enfin ! Donc j'ai le plaisir de te dire bonne lecture et bonne dégustation ;).

MitsukiYaoi: Hey ! Comment ça va ? Haha, je suis très heureuse de lire autant d'enthousiasme (je suis curieuse de ce que tu laisseras comme commentaire à ce chapitre, pas de crise cardiaque hein, haha). Eh bah, si tu as fait la même en harcelant le bouton actualisé, voilà un nouveau chapitre de 45 pages, oui, oui autant haha. Je sais que j'ai été vilaine au précédent chapitre en coupant à ce moment, mais c'est pour mieux vous préparez à ce chapitre et à ce qui va s'en suivre :). Parce que, ça va péter sévère (et j'arrive dans la partie de ma fic que j'adore le plus), avant je devais poser le décors, les personnages, la situation, maintenant, on arrive à un autre tournant, alors j'espère que tu vas adoré et être prête pour la suite de la S5 :D. Bonne lecture !


Partie 3 Fin P1

Chapitre 7

Asthme sévère

La dernière chimère

Ce qui l'avait toujours étonnée dans ce métier c'était la promiscuité avec des inconnus. Il n'était pas probable de connaître tout le monde, savoir qui, ils étaient, ce qu'ils aimaient ou non, leurs habitudes et pourtant... Cela était devenu une habitude, un instinct même une intuition d'apprendre à cerner et comprendre les personnes... Et c'était logique ! Comment était-il même possible de pouvoir aider, s'il était impossible d'appréhender les soucis que pouvaient avoir les personnes ?

C'était drôle quand elle y pensait... Drôle quand elle se rappelait d'elle jeune et incapable de lire les autres... Elle avait toujours désiré pouvoir en être capable, mais cela ne lui avait jamais été accessible... Elle en avait été jalouse, de ses célèbres mentalistes, ses hommes parlant l'homme... A ses yeux ils étaient comme des devins, ils ne leur suffisaient que d'un simple échange pour comprendre à qui ils avaient à faire... Elle aurait bien aimé elle aussi savoir lire les autres... Cela lui aurait éviter bien des désagréments... Des propos trop dure ou trop froid envers des amis qu'elle avait perdu ou des amoureux au cœur dure qu'elle voyait comme des héros grecs, froids mais tendres... Des bad boys, des mauvais bad boys... Ceux qui aimaient manipulés, utilisé, tirer leur coup et disparaître en suivant... Mais elle avait appris, appris de ses erreurs, appris de ses réussites. Elle avait travailler dure, très dure et avait reçu l'avale et la fierté de ses parents, enfant unique, elle était leur joyaux brute. Son père avait toujours rit aux éclats en voyant sa magnifique princesse s'efforçant de faire un diagnostique...

Un jour, se souvenait-elle, un jour elle sera un médecin ! Je vous l'dit moi ! La plus célèbre des femmes médecins ! Et il riait, il riait avec sa bouteille d'alcool, en embrassant avec fougue les cheveux ébènes de sa douce femme qui cachait timidement un rire espiègle.

Ils étaient fières d'elle et elle était fière d'elle. Elle n'était pas devenue cette célèbre femme médecin mais elle était devenue une infirmière hors paire ! Et c'était sa plus grande réussite. Et bien qu'elle n'était jamais devenu une mentaliste, ni une grande psychologue, l'esprit humain avait encore plein de mystère, elle s'était améliorer. Elle avait acquise par la force de l'âge et de l'expérience sa propre intuition, sa propre lecture de l'homme. Elle n'était pas parfaite, elle faisait de malheureuses erreurs mais elle puisait dans ses échecs pour grandir et devenir meilleur. C'était ce que ces parents lui avait appris.

Elle avait alors rencontré un homme, charmant bien qu'un peu bourru et maladroit, elle aimait cette réserve et ce mystère qui l'entourait, c'était un homme plein de rêve et d'esprit et elle adorait l'écouter pendant des heures lui expliqué ses cours de droit dont elle n'en saisissait pas un mot. Mais peut importe le charabia qu'il pouvait lui dire, elle se fichait de comprendre, ce qui la fascinait chez lui c'était cette flamme, cette passion lumineuse, ce pétillement fascinant, elle l'aimait et le voulait farouchement. Elle l'épousa, son père la présentant fièrement à cet homme devenu son maris, pour la vie, pour la mort et elle devint une maman.

Elle avait des appréhensions comme toutes les mères mais elle était bien entourée, que ce soit ses amies ou sa propre famille, elle écoutait, non ! Buvait tous les conseils ! Sa mère se moquait gentiment d'elle en disant que son enfant aurait bien du courage d'arriver dans une chambre fini avant sa venue au monde... Elle et Raphaël n'arrivaient pas à se décider de la couleur, oui c'était important la couleur de la chambre ! Et puis il était né, finalement quand elle prit ce petit bébé, ce minuscule petit être humain, gluant de sang et de liquide amniotique, elle sut... Elle sut immédiatement et irrévocablement que tout son monde, toute sa vie irait et tournerait pour ce bébé, cet enfant, cet être humain aux grands yeux bleues innocents, son fils. Son magnifique et incroyable fils.

Et ils étaient heureux tous les quatre, ses parents étaient des papi, mami gâteux et cet enfant eut de l'amour, tellement d'amour, tellement, tellement d'amour !

Mais les bonnes choses ont toujours une fin, n'est-ce pas ?

Raphaël commença lentement a plonger dans l'alcoolisme un fléau qui pouvait se perpétuer de génération en génération, elle le savait... Il lui avait dit, il lui avait avoué son passé, son histoire... Elle savait ce que cela amenait... Mais elle l'avait épousé pensant encore pouvoir sauver son héros grec, le sauver de la fureur des dieux... Malheureusement, elle vit progressivement son rêve s'assombrir... Son époux n'était plus aussi présent, il était plus distant et froid... Et lentement, insidieusement comme son père avant lui, l'alcool changea son comportement, il devint plus agressif et son amour pour lui se déforma en peur...

En peur et en pleure... Elle se força de garder son adorable de garçon, son petit Scott comme se nommait son adorable grand père, loin du cauchemar que devenait son père... Elle l'accompagna à toute sorte d'activité et puis l'école arriva... Beaucoup trop vite, c'était trop rapide...

Elle lâcha la main de son bébé qui partit en primaire, cinq ans... Il avait déjà cinq ans, l'école des grands, il était si heureux et elle cachait misérablement ses larmes.

Pleure pas maman ! Avait dit son petit Scott avec ses adorables joues de bébé et ses grands yeux bruns pleins d'innocences: Je te donne cette fleur magique, je serais avec toi tout le temps ! Lui avait-il dit en se baissant pour prendre une petite marguerite et lui tendre, avec un grand sourire plein de douceur et elle l'avait serré fort, fort dans ses bras en pleurant comme un gros bébé. C'était si Scott. C'était tellement lui !

Elle voyait tellement son propre père dans cette tendresse, cette sagesse. Il était incroyable et pas uniquement parce que c'était son bébé ! Il était incroyable !

Alors qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle était allée le chercher et qu'elle avait vue cet enfant plus grand l'accompagner. Son fils avait toujours réussi à se faire des camarades, bien que toujours timide et réservé, il avait une aura qui attirait malgré tout les autres, elle ne s'était donc jamais inquiété pour des bagatelles tel que ces fréquentations, et puis ce n'était qu'un petit bébé plein d'amour...

Mais quand elle vit ce petit garçon, tout dégingandé, aux habits excentriques, sales, les cheveux mal coupés, les ongles noires et s'exprimant fortement avec de grands gestes, elle fronça ses sourcils plutôt mécontente.

A qui était cet enfant mal propre et bruyant qui gesticulait et raconté des histoires peu recommandable pour un enfant de cinq ans ?

Il l'a tué ! Cria le plus grand des garçons qui s'arrêta et imita, elle supposa un coup de hache : Bam ! Il l'a tué après l'avoir tapé trois gros coups avec sa superbe grosse hache ! C'était sûr que c'était lui le méchant ! Trop facile à savoir !

Elle écarquilla les yeux de stupéfaction et d'horreurs, c'était quoi ce bordel ! Elle ignora les regards estomaqués et mécontents des autres parents qui refusaient que leurs enfants ne passent du temps avec cet énergumène et elle aussi ne voulait pas ! Pour que son fils fasse des cauchemars ? Que cet enfant influence son adorable bébé à devenir plus tard un délinquant ? Qui était donc ses parents qui ne s'occupaient pas de leur fils ! Comment pouvaient-ils ! Elle attrapa la main de son petit garçon et le força à se cacher derrière elle.

Je ne veux pas que tu approches mon fils !

Elle savait que ces mots étaient glaciales et horribles envers ce garçon qui n'avait pas choisi sa vie, sa famille... Qu'elle écrasait cet enfant cruellement... Mais elle ne pouvait pas laisser son garçon se lier d'amitié avec ce type de gamin... Combien d'histoire elle avait entendu, d'enfant qui avait mal tourné à cause de mauvaise fréquentation ? Il était évident que ce gamin en faisait partit ! En grandissant il allait causé des problèmes ! C'était une évidence ! Et bien qu'elle se sentie absolument abjecte en voyant les grands yeux noisettes se noyaient, elle se refusait de changer d'avis.

Je... Désolé M'dame... Avait dit se garçon qui contenait de toute ses forces, ses pleurs. Il baissa la tête et s'éloigna d'eux silencieusement.

C'est pas gentil ! Avait rouspété Scott qui avait essayé de le rejoindre dans sa grande, trop grande gentillesse.

C'est pour ton bien ! Tu comprendras un jour ! Elle avait serrer la main de son garçon et lui avait proposé d'acheter une glace en guise de réconciliation mais elle savait au vue des yeux chagrinés et inquiets que son fils n'abandonnerait pas si facilement.

Le soir après qu'il soit couché, elle n'avait pas pu dormir, hanté par ses grands yeux plein de larmes... Elle avait soupiré, serré les draps et c'était levé. Elle ignora l'ombre de son maris qui dormait comme un mort... Elle ne savait même pas si elle devait lui parler... Non peut -être pas... Après tout ce n'était pas le premier et ne serait pas le dernier enfant à être négligé... Elle souffla et préféra ne plus y penser.

Elle décida tout de même de se méfier de son fils. Elle arrivait plutôt à la primaire et observait avec attention la sortie des classes, s'assurant que son fils ne revenait pas accompagné de ce garçon. Elle ne savait pas si son fils était suffisamment intelligent pour ne pas sortir avec ce gamin mais, elle ne les aperçu jamais ensemble à son grand soulagement.

Les semaines passèrent doucement, elle cherchait son fils, l'emmener au parc, écoutait ses journées bien remplies, faisait le dîner ou de temps en temps son maris daignaient les rejoindre et couchait son petit Scott d'amour. Mais un jour, elle appela en catastrophe l'école pour prévenir son retard. Elle fit de son mieux pour arriver rapidement... Bien que son métier restait imprévisible et si une urgence se faisait sentir et que personne ne pouvait s'en occuper, elle n'avait pas le choix que de décaler son départ... C'est avec presque une heure de retard qu'elle arriva en catastrophe à l'école... Elle ne s'était même pas changé, elle courut manquant presque de tomber et entra dans l'établissement. Elle soupira de soulagement et prit son bébé fort dans ses bras, s'excusant mille fois de ne pas avoir été là, le faisant rire joyeusement.

Elle s'excusa encore et la maîtresse rit amusé par sa panique, elle la rassura lui disant qu'elle n'était et ne serait pas la dernière à être en retard. Soulagé, elle tenue la main de son bébé qui lui raconta joyeusement sa journée, elle s'arrêta avant de sortir et remis l'écharpe correctement de son fils.

Ils quittèrent l'école mais, elle sursauta brusquement en apercevant un petit enfant recroquevillé à côté de la porte d'entrée. Elle haussa les épaules et allaient parlé quand la maîtresse qui fermait le portail suivie son regard.

C'est tous les jours comme ça. Dit elle d'une voix triste mais fataliste : Ses parents nous ont dit de le laisser là et qu'ils viendraient le chercher...

Elleresta estomaqué pas sûre de quoi faire... Scott tira sur sa main et elle jeta un coup d'œil à son fils qui le suppliait du regard... Que pouvait elle faire ? Ses parents allaient le chercher, non ? La maîtresse le laissait là, c'était bien que ses parents récupérés le garçon ?

Elle se souvient d'avoir serré la main de son fils et de l'avoir presque traîner avec elle à la voiture. Elle se souvient à quel point elle s'était trouvé affreuse pour s'éloigner et tourner le dos à cet enfant... Elle se souvient de Scott, commençait à pleurer parce qu'il trouvait injuste et qu'il voulait pas le laisser tout seul.

Elle aurait pu penser gronder son fils de ne pas l'écouter, qu'il ne comprenait pas les affaires de grands et que cet enfant avait des parents qui allaient s'inquiéter.. Elle força son fils à monter dans la voiture et l'installa dans son rehausseur et mit la ceinture, alors qu'il refusait toujours, les larmes coulant de ses petites joues d'enfant. Elle se revit encore s'asseoir sur le siège conducteur et démarrer le véhicule en laissant ce garçon.

Elle se souvient encore de la minuscule silhouette de cet enfant tenant aussi fort qu'il le pouvait, de ses petits bras, ses minuscules jambes, essayant de garder un peu de chaleur dans ses vêtements pas adapté pour l'automne.

Elle ne s'était jamais sentie aussi horrible de toute sa vie. En faite, si depuis le jour où elle avait levé la voix sur cet enfant...

Les semaines passèrent encore et elle chercha comme à son habitude son fils. Elle arriva encore en retard, pas assez pour faire attendre la maîtresse qui adorait son fils, qui ne l'aimait pas ? Mais pour arriver quand tous les parents avaient récupéré les enfants. Enfin tous les parents... Comme d'habitude elle vit ce garçon, toujours avec des habits débraillés, attendre recroquevillé devant l'école, tout seul... Toujours tout seul, elle soupira et se dirigea vers la maîtresse qui lui fit encore une fois les éloges de son fils. Elle acquiesça et taquina Scott d'être un vrai petit tombeur mais il ne rit pas en retour, il se pinça les lèvres et pour la première fois, elle vit que son fils hésitait à lui parler... Pour la première fois, elle sentie un mur entre eux, un non dit... Elle se sentie soudain perdue, horrifié, pourquoi semblait-il mal à l'aise de lui parler ? Elle le rassura immédiatement en le prenant dans ses bras et lui disant à quel point elle l'aimait.

Tu peux le ramener chez lui ? Demanda finalement Scott un regard timide.

Mais ces parents vont venir le chercher. Ils vont s'inquiéter.

Il peut te montrer sa maison, il appellera son papa. Insista Scott, l'implorant du regard.

Elle hésita. Vraiment hésita un long moment, elle rencontra le regard de la maîtresse qui était aussi perplexe qu'elle... Que pouvait-elle faire ? Le ramener et risqué de croiser ses parents qui s'inquiéteraient de ne pas le voir ? Mais le laissé seul, encore ? Avec un froid de canard.

Dés fois je le ramène chez lui... Quand je vois que la nuit tombe... Avoua finalement la maîtresse qui continua en remarquant son regard choqué : Sa situation familiale est très compliquée...

Elle se tourna pour regarder au loin la silhouette qui n'avait pas bougé d 'un iota... Elle soupira et demanda si la maîtresse avait un téléphone.

Elle se rappela du soulagement dans les yeux de Scott qui enleva sa main de la sienne et couru rejoindre le petit garçon qui l'ignora et lui montra le dos. Elle s'avança vers l'enfant après avoir laisser un message vocal et un message écrit. La maîtresse hésita encore mais elle était fatiguée de toujours finir tard, elle avait eu beau avertir encore et encore... La maîtresse connaissait la mère de Scott, qui ne se connaissait pas dans le Beacon Hill ? Et connaissait le père... Elle savait qu'il ne répondrait tant qu'il était au travail.. La maîtresse attendu encore un peu mais finalement concéda, estimant qu'il était temps de déléguer...

Maman va te ramener !

Laisse moi ! Elle va gronder ! Répondit le garçon la voix tremblante.

Elle se figea horrifié en comprenant que ce garçon avait évité son fils, écoutant ses mots cruels... Elle ne pouvait pas se sentir plus terrible... Elle s'agenouilla devant le petit garçon et l'appela gentiment.

Stiles ! Répondit Scott à la question silencieuse de sa maman.

Elle se souvint avoir penser à quel point c'était un drôle de nom et qui pouvait prénommé son enfant de manière si désinvolte se moquant des railleries à venir... Mais quand elle voyait son état débraillé, elle supposa que c'était le cadet de leur soucis.

Je vais te ramener chez toi. La maîtresse a dit que tu pouvais m'indiquer le chemin.

Elle se rappellera pour toujours de ses yeux, de ce regard, c'était si... Si... Intense, il la regardait comme si elle était un ange, comme si elle venait de lui offrir le plus beau des cadeaux. Elle vit immédiatement son adorable petite frimousse, des yeux espiègles, un petit nez en trompette, des petites joues d'enfant bien qu'un peu creuse à son goût mais un regard si reconnaissant, si triste, si accablé... Pauvre enfant... Pauvre petit garçon... Il se leva simplement et les suivis silencieusement.

Elle soupira soulagé de ne pas avoir encore jeter l'ancien siège rehausseur, devenu trop petit, bien que le petit garçon serait inconfortable. Une fois tous installé dans la voiture il indiqua le chemin de manière laconique, vide.

Elle arriva finalement devant chez lui et fronça ses sourcils en s'apercevant que son téléphone n'avait pas encore sonné. Ses parents se fichaient de leur fils ?

Maman m'oublie. Répondit le petit garçon en comprenant immédiatement son inquiétude. Elle se retourna les yeux écarquillés d'horreur elle n'eut pas le temps de lui en demander plus qu'il continua : Papa travaille beaucoup.

Il se détacha, ouvrit la portière et descendit de sa voiture avec un timide merci. Il serra fort son petit sac à dos et se dirigea vers sa maison, même le jardin était délaissé... Qu'est-ce qui se passait chez eux bon sang ? Elle se retourna vers Scott.

Tu bouges pas d'ici !

Pour la première fois de sa vie, elle s'inquiéta plus pour un petit garçon que pour son fils. Elle quitta le véhicule pour rejoindre le garçon qui toqua à la porte. Elle ne pouvait plus ignorer la situation et voulait savoir exactement ce qui se passait ici !

Une femme assez grande, très squelettique avec des habits bien plus débraillés, sa robe était mise à l'envers ? Ouvrit la porte, avec un grand sourire.

Oui ? Elle regarda le petit garçon quelques secondes et releva la tête pour la regarder avec des yeux noisettes, éteints : C'est le votre ?

Quoi ?

Non le tient, Stiles, maman. Répliqua avec ironie le petit garçon alors que la femme aux cheveux décoiffé et emmêlé se mit à rire aux éclat et à le prendre dans ses bras.

Mon gros bébé, que j'aime ! Maman a préparé plein de... De trucs ! Rit elle les yeux pétillants soudainement de joies.

De plats ? Répliqua Stiles.

Entrez ! Entrez ! Continua la femme ignorant ce que venait de dire le petit garçon.

Elle haussa un sourcil à cette étrange bonne femme qui paraissait complètement folle mais elle sut... Elle sut... Elle sut immédiatement ce qui n'allait pas chez elle et elle resta pantois... Incapable de savoir quoi dire, ni quoi faire... Elle se retourna et alla chercher son fils. Elle allait attendre le père et tant pis si elle devait décaler ses heures de travail du soir.

Elle observa le petit garçon qui semblait plein de joie de vivre et qui babillait de tout et de rien avec cette femme atteinte de démence, à peine consciente que c'était son fils... Elle regarda Scott rire au frasque du petit garçon qui aidait sa mère à faire la cuisine, enfin c'est ce qu'elle supposait par la pâte informe qu'elle avait posé sur la table. Elle n'intervint pas, resta en retraite, silencieuse, les observant simplement. Elle les laissa tous les trois ensemble, passé un bon moment, un moment factice et plein de mensonges mais, elle était fascinée du regard émerveillés des enfants et de la femme. Ils étaient dans leur monde, un monde qu'elle ne connaîtrait et ne comprendrait sûrement jamais, un monde qui resterait inaccessible pour l'adulte qu'elle était.

Et c'est bien une heure après qu'elle entendu enfin une voiture se garer. Elle aperçu par la fenêtre un homme courir, épuisé, les yeux cernés et le visage creusé. Il entra dans la maison, la respiration sifflante et les mains tremblantes. Il semblait au bord du gouffre, littéralement prêt à s'effondrer...

Et elle comprit enfin... Elle comprit... Ou plutôt elle pu lire enfin l'enfant qui était avec son fils. Elle comprit ce que signifiait Stiles, qui était Stiles... A quel point ce petit garçon était fort, brave et incroyable. Ce garçon était juste... Incroyable... Aucun autre mot ne pourrait le définir mieux.

Il tourna sa tête et couru rejoindre les bras de son père qui le serra fort, fort... Il posa un baiser sur ses cheveux et s'excusa encore et encore, sa voix brisée et fatiguée... Le garçon rit aux éclats et lui répondit de manière taquine, sa petite blague illumina immédiatement les traits tiré de l'homme. Il s'éloigna un instant de son fils et l'observa un instant admiratif, émerveillé par ce tout petit garçon qui était si... Si... Il le serra encore dans ses bras et s'excusa encore avant de s'éloigner de lui. Il renifla, les yeux gonflés de larmes, il observa sa femme qui riait en jouant avec Scott et qui le salua rapidement en insistant que le petit garçon les rejoigne.

Elle se souvient encore de cette conversation, bien que floue, elle ne pourra jamais oublié ce jour... Ce désespoir, ce dénis...

Merci... Merci pour tout... Je suis désolé, Madame... ?

McCall mais appelez moi Mélissa.

L'homme détourna les yeux et observa le petit trio

Ils ont l'air d'être heureux...

Votre femme est malade, elle a oublié votre fils...

Je... Non... Par moment elle a des absences mais après ça va mieux, elle va mieux, elle ira mieux.

Elle est malade, Monsieur, je suis désolée de vous le dire mais elle n'ira pas mieux, elle souffre de démence...

C'est rien, c'est comme ça depuis longtemps mais ça va on s'en sort... On s'en sort toujours...

Combien de temps ? Depuis combien de temps est-elle malade ?

Quatre ans... Plus ou moins quatre ans, peu après le premier anniversaire de Stiles...

Son état va empiré, votre femme est très malade.

Elle ne l'ai pas ! Elle a juste des crises ! C'est rien !

Qu'on dit les médecins ! Que vous ont ils dit ?

Démence fronto-temporales...

Vous ne pouvez pas laissé cette situation continué... Votre femme n'est pas en état de s'occuper de votre fils...

Je... Vous comprenez pas... Je ne peux pas... Je fais des heures supplémentaires pour payer toutes nos dettes, Claudia ne peut plus... Elle... je ne peux pas... Je n'ai pas l'argent pour payer quelqu'un...Je travaille dure, Madame McCall, c'est... Je peux pas...

Peut-être qu'on pourrait trouver une solution ? Je pourrai le déposer chez vous le soir ? Je suis infirmière, je pourrai vous aider.

Elle se souvient encore des larmes discrètes roulés sur ses joues, cet homme fière et solitaire, si épuisé par la vie, avait accepté avec une facilité irréaliste de laisser une inconnue ramener son fils. Mais elle ne pouvait pas fermer les yeux, elle ne pouvait plus, cette famille s'effondrait et un petit garçon perdait son enfance... Ce fut à partir de ce jour que le petit Stiles devint comme un nouveau membre de la famille. Il était le frère que Scott avait toujours désirés et bien que cela isola complètement son petit garçon des autres enfants, elle n'avait jamais vue son bébé être si fusionnel avec un autre enfant. S'il était heureux alors elle l'était...

Progressivement, l'enfant passa ses nuits chez eux, elle ne dit rien quand elle vit Noa sombrer aussi dans l'alcool... Elle ne pouvait imaginer l'horreur de voir l'être qu'il aimait de tout son cœur devenir lentement un simple corps... Elle pleura même dans les bras de cet homme quand elle vira son époux de chez elle, après une dispute si violente que Scott avait été réveillé et dans sa rage noyé par l'alcool son époux avait poussé leur fils dans les escaliers.

Elle avait tellement pleurer, eut tellement une fureur qu'elle cru tuer cet homme, qui n'était plus rien à part le géniteur de son fils. Elle vit le regard horrifié de Raphaël et elle savait, que cette nuit le hanterait jusqu'à son dernier souffle. Elle ne sut jamais si elle devait être heureuse en comprenant que son fils avait perdu ses souvenirs, ni si elle devait être soulagé que son fils ne réclame pas son père quand elle lui expliqua son départ. Il était triste, il l'avait prise dans ces bras, elle avait sentit son corps tremblé de tristesse et d'acceptation... Mais il ne s'était jamais effondré et elle se demanda comment ses enfants faisaient pour être aussi fort ?

Et puis Claudia, n'arriva presque plus à parler, elle n'arrivait plus à tenir des objets, elle ne pouvait plus se nourrir, elle ne contrôlait plus son corps et se souillait de plus en plus souvent... Noa essaya du mieux qu'il put de la gérer, de lui faire un brin de toilette au moins une fois tous les deux jours, il essaya de la nourrir à la cuillère avec des soupes, il essaya de gérer ses couches et de les changer dés que c'était possible. Elle voyait Stiles prendre la brosse et entretenir la chevelure brune de sa mère et babillant des histoires, par moment cette femme souriait et gazouillait, comme un enfant heureux, comme elle pouvait soudainement poussée de terribles hurlements. Elle gardait un œil pointu sur Noa et Stiles bien qu'elle avait ses propres problèmes et surtout, surtout, elle essaya de garder sa promesse, cette promesse qu'elle avait fait à cette femme, il y a quelques années. Quand Claudia avait encore ces rares moments de lucidité.

Merci, merci Mélissa de vous occupez d'eux...

Cela l'avait surprise quand elle s'était soudainement retourné avec des yeux si vivants, si... Si humain, si conscient de ce qui arrivait.

Ceux sont des garçons, c'est dure de ne pas avoir de femme pour gérer la maison...Vous savez comme moi, ils sont si catastrophique pour gérer une maison... Alors merci pour tout... Et puis-je vous demander quelque chose ?

Elle avait hoché la tête

Ne les laissez pas s'effondrer. Je ne serais bientôt plus là, ne les laissez pas tous seuls, je vous en supplies, je vous en supplies.

Elle se souvient encore des larmes et des sanglots silencieux de cette femme, cette femme qui aurait pu devenir une amie si la maladie ne l'avait pas déjà détruite. Elle avait simplement posé sa main sur la sienne.

Je vous le promets.

Et lentement Claudia disparu, ne devenant qu'un corps malade. Elle avait finalement convaincu à Noa, de laisser sa femme à l'hôpital en soin palliatif, il avait toujours refusé mais quand elle commença à s'étouffer avec sa propre salive, quand elle devenait incapable de contrôler sa respiration, qu'un simple rhume pouvait la noyer, que son corps commençait à se couvrir d'escarre car elle ne pouvait plus marcher, ni utilisé ses bras correctement... Que son corps était secoué de soubresaut incontrôlable et qu'un jour Stiles en voulant calmer sa mère d'une crise de hurlements, s'était prit un coup de coude dans l'œil, lui laissant un affreux coquard, il avait compris. Il avait fini par comprendre qu'il était dépassé et que sa femme ne reviendrait pas... Elle n'était déjà plus là.

Cette nuit là, elle accepta que Stiles et Noa restèrent chez elle, les garçons s'étaient endormis et elle resta toute la nuit à essayer de consoler, l'inconsolable.

Elle est morte ! Elle est morte ! Je l'ai perdu !

Noa ne se pardonna jamais d'avoir abandonné sa femme dans cette chambre froide de l'hôpital, il ne se pardonna jamais d'avoir laissé son fils vivre chaque étape de la maladie de Claudia. Elle essaya de le rassurer, elle essaya d 'égayer un peu leur malheur, de les soutenir comme elle avait été soutenu pendant son divorce.

Et elle savait que Noa ne se pardonna jamais quand sa femme, celle qui l'avait aimé de tout son cœur décéda devant son fils, seul.

Et c'est ainsi, se souvenait-elle que l'histoire de Claudia Stilinski se termina.

Ce qui l'avait toujours étonné dans son métier, c'était la force de ses patients et de son entourage. La maladie avait toujours amener à laisser les mensonges s'effondrer, les survivants transformés, apprenaient une nouvelle façon de vivre et de l'appréhender, il y avait un fatalisme et une compréhension qu'elle n'avait jamais pu saisir, sauf le jour du décès de Claudia Stilinski. Elle pouvait encore entendre son rire, ses blagues, ses larmes et surtout ses mots. Quand elle regardait ce petit garçon, elle voyait cette femme, quand elle voyait Noa elle voyait cette femme et même par moment, elle voyait le reflet de Claudia en elle et en Scott. C'était ainsi à ses yeux que même après la mort, ils continuaient d'être là, proche, sur leurs épaules. Étrangement, ses adieux avec son propre père, se fit dans une acceptation qu'elle ne se saurait pas cru capable, à ses yeux ce n'étaient plus des adieux mais un au revoir, elle savait qu'il continuerait de vivre en eux. Elle le savait tout simplement.

Elle n'était pas devenu la parfaite femme médecin, qu'elle avait tant rêvé petite, non, elle était elle, juste elle et elle était fière d'elle.

Elle avait continué de travailler dure, s'était améliorer en tant qu'infirmière, en tant qu'humaine et malgré la souffrance, malgré la cruauté, elle n'avait jamais et ne regretterait jamais d'avoir un jour tendu la main à ce petit garçon. Elle avait appris, tellement appris et elle remerciait Claudia pour cela et en cela.

Alors quand elle heurta ce petit garçon devenu adolescent, un adolescent en détresse, le corps tremblant, les yeux brisés, noyé dans cette odeur si reconnaissable du poison de l'alcool. Elle sut, elle sut que sa promesse fut rompu. Elle avait échoué... Et quand il lui avoua avoir commis une tentative de suicide quelque chose en elle s'était effondrée, la voix douce de Claudia résonna immédiatement et elle avait envie de pleurer, de s'excuser, de demander pardon, de toujours être aveugle ! De ne pas avoir vue ! De ne pas avoir compris !

- J'ai été violé.

- Stil... Qu... Quoi ?

Il serait un euphémisme de dire qu'elle était choquée, elle était stupéfaite, estomaquée, horrifiée, effrayée, elle n'était même pas sûre de ce que venait de lui dire l'adolescent. Il était... Quoi ? Elle recula inconsciemment, incapable de comprendre ce mot cracher avec tant de froideur... Il était... Quoi ? C'était un cauchemar ? Une blague ? Elle n'avait pas compris n'est-ce pas ? Ce petit garçon tout dégingandé ne venait pas de lui dire quelque chose de si horrifiant, n'est-ce pas ? Elle cligna des yeux, déglutit, n'arrivant même pas à respirer, c'était faux, n'est-ce pas ? Elle avait mal entendu ? Ce n'était pas ?

- Stiles... Tu... Quoi ? Je... Elle essaya misérablement de se contrôler, de se ressaisir... Elle en avait vue et entendu des choses terribles ! Bon sang elle était une infirmière qui avait vue son amie mourir à petit feu devant ses yeux ! Avait connu un maris alcoolique et violent ! Son fils était un Alpha ! Un loup garou ! Elle avait connu des enfants, des adolescents, des adultes mal menés ! Elle avait... Elle avait... Mais... Non... Ça... Non ! Pas ça ! Pas eux ! Des créatures surnaturels, des tueurs en séries, des chasseurs, cadavres ambulants, ils avaient affronté tellement d'épreuves... Mais ils pouvaient y faire face, elle pouvait y faire face, elle pouvait aider mais... Mais... Ça...

- J'ai... Commença à parler Stiles avant de se taire, d'enterrer cet horrible mot dans le silence. Il secoua la tête et croisa ses bras sur sa poitrine, essayant vainement de se protéger d'un mal déjà fait.

- Tu... Répéta simplement Mélissa, elle ne pouvait pas le dire, elle ne pouvait pas... Elle arrivait à peine à contenir des frissons d'horreurs, elle voulait juste qu'il confirme, qu'il lui dise que c'était une blague, un mensonge, qu'il plaisantait. C'était trop terrible pour qu'elle veuille y croire... Elle ne pouvait même pas commencé à pauser des questions, l'interroger, elle ne savait pas quoi dire ! Putain ! Jura-t-elle, elle devrait savoir quoi dire ! Elle devrait être capable de le réconforter, de l'écouter mais non elle était juste... Juste là... Figée, les yeux écarquillaient, la bouche entrouverte, la panique englobant son visage... Elle était incapable de parler... Ce petit mot, ce minuscule petit mot, de seulement trois lettres était une condamnation à mort, une véritable bombe qui annihila toute pensée cohérente. Elle resta bêtement debout à regarder Stiles comme si elle le voyait pour la première fois.

- Désolé... Répliqua finalement l'adolescent qui recula à son silence, il se pinça les lèvres et planta les ongles dans ses bras : Je... Désolé... Répéta-t-il misérablement.

- Tu... Elle se força à reprendre le contrôle de sa respiration, elle ne l'aidait pas ! Elle devait le consoler mais certainement pas le contraire ! Elle essaya de faire un geste n'importe quoi mais elle se sentait tellement maladroite :Je... Non... Tu n'as pas...

- Désolé, je... Il recula encore, fit un rire nerveux et se gratta la nuque : Je n'aurais pas dû... Oubliez... Chuchota-t-il en s'éloignant plus encore d'elle, elle ne pouvait pas voir ses yeux mais elle n'en avait pas besoin, elle sentait son désarrois, sa honte.

- Stiles ! Attend ! Elle le rattrapa mais le lâcha aussi vite, incapable de savoir si son geste serait intrusif : Il faut en parler ! Ne part pas ! Mais à peine eut-elle dit ses mots, que son téléphone sonna. Elle se pinça les lèvres embarrassé, sachant que Scott l'attendait en urgence à la clinique vétérinaire pour soigner quelqu'un.

- C'est rien allez-y. Répondit simplement Stiles avant de quitter la pièce précipitamment, ne laissant même pas à Mélissa le temps de l'arrêter. Il couru aussi vite que ses faibles jambes le pouvaient et il se cacha dans une autre chambre en apercevant sa silhouette. Il vit son regard effaré, mortifié, elle le chercha quelques secondes avant de jurer bruyamment faisant sursauter quelques personnes dans le couloir et de sortir son téléphone pour répondre.

Il se laissa pitoyablement glisser le long du mur froid avant de s'échouer au sol. Il se recroquevilla serrant ses jambes de toute ses forces, son visage se cacha contre ses genoux et il se sentait si honteux, si faible, si pathétique... Ce regard... Ce même regard, Mélissa l'avait regardé de la même manière que Derek l'avait fait... Il était méprisable... Pitoyable... Il se força à respirer, à ne plus penser à eux, à ces yeux mortifiés, affligés... Il se sentait si petit, si usé, si bousillé, si vulnérable... C'était une sensation horrible, affreuse ! Ils le voyaient lui ! Pour la première fois ils voyaient qui était réellement Stiles Stilinski et il avait envie de pleurer, de hurler, de tout détruire ! Il ne supportait pas ! Il ne le supportait définitivement pas... C'était trop horrifiant, épouvantable... Il haïssait qu'ils puissent le voir réellement pour ce qu'il était... Un pauvre type utilisé, baisé, sale... Détruit... Il était détruit... Ils le verrait comme ça maintenant...

Mon dieu pourquoi l'avait-il craché au visage de Mélissa ! Comme une simple boutade, elle ne l'avait pas cru, elle avait à peine compris ce qu'il avait dit... Peut-être pensait-elle que c'était une blague ? Peut-être pourrait il dire qu'il avait raconté une blague ? Une simple plaisanterie ? Il pouvait tout nier et rire simplement ? Mon dieu... Mon dieu... Il avait rit... Il avait rit après lui avoir dit... Quand elle était rester silencieuse, il avait simplement rit... Mon dieu... Elle devait le prendre pour un fou.. Pour un taré... Pour un déséquilibré … Mais ne l'était-il pas ? N'était-ce pas tout ce qui restait de Stiles Stilinski ? Il voulu disparaître, creuser un trou et s'y engouffré, il ne voulait jamais revoir Derek ou Mélissa, il ne voulait plus jamais voir qui que ce soit... Il avait si honte... Si honte de lui, il était si... Si...déplorable... Il se haïssait... Et il haïssait qu'il puisse le voir maintenant...

Il attendit un long moment comme ça... Recroquevillé, se faisant aussi minuscule et petit qu'il le pouvait, il sentait le goût de la bile, il n'avait pas la force pour se lever... Il ne voulait plus jamais quitter cette pièce, il ne voulait plus rien… Mais il savait qu'il devait à un moment sortir. Il devait parce que malgré tout, malgré tout ça... Quelqu'un avait besoin de lui... Il posa une main délicatement sur son estomac vide, il avait besoin de lui...

Il n'avait pas de souvenirs, tout était si vague, si floue, il était impossible de se souvenir... Il ne comprenait pas pourquoi... Mais il savait que quelque part, il le savait, il était là ! Il le sentait ! Aussi étonnant et insaisissable était ce sentiment, il était réel... Mais ce n'était pas pour autant qu'il savait par où commencer... Ni même comprendre comment tout cela avait-il pu arriver... Comment avait-il pu... Il ne comprenait pas... Il en comprenait tellement peu... Tout ce qui le touché, tout ce qui l'entouré était devenu inexplicable, incompréhensible... Il ne savait pas...

Et pourtant malgré tout ça, il se leva, difficilement, certes mais il se leva. Il savait qu'il ne croiserait pas Mélissa, il pourrait toujours l'éviter et la fuir, oui c'était une bonne stratégie et lui dire que tout ceci, tout ce qu'il avait dit, était juste une grosse connerie ridicule à cause d'une chimère à la con ? Ça pouvait passer comme mensonge ?

Il déambula un long moment dans les couloirs, ils étaient pratiquement vide, après les deux incidents au sein de l'hôpital, la sécurité avait été doublé. Il voyait des agents qui vérifiaient les sac des nouveaux entrants, il entendait les talkie-walkie où il comprenait parfaitement le sens des codes. Il continua de marcher, apercevant des banderoles interdisant certains couloirs en travaux. Il savait que le Maire de Beacon Hill s'efforçait de remettre en état l'hôpital le plus rapidement possible, de même qu'il avait convoqué son père plus d'une fois pour repenser à la sécurité de la ville. Il s'inquiétait de ce qui se passait dans sa ville, et du nombre ahurissant de lycéens morts au court de ces trois derniers mois. Le lycée serait peut-être fermé et les lycéens amené à étudié chez eux ou dans un autre établissement scolaire... C'était la merde... C'était la merde et ils le savaient tous...

Il quitta l'hôpital et plissa les yeux aux forts soleil de midi... Il était déjà midi ? Combien de temps était il resté se morfondre dans cette minuscule petite chambre d'hôpital ? Il soupira et s'avança vers sa Jeep, il grimaça honteux et sentit un profond dégoût en voyant la vitre rayé et le capot légèrement boursouflé... Il avait osé abîmé le cadeau de sa mère... Il détourna ses yeux et se dirigea lentement, maussade au volant.

Il posa presque religieusement ses mains dessus... Qu'est-ce que je vais faire ? Qu'est-ce que je peux faire ? Qu'est-ce que je dois faire ? Se demanda-t-il incapable de mettre un sens à tous ce bordel dans sa tête... Tout ce capharnaüm qui était soudainement devenu calme, en sourdine... Comme si le ras de marré qu'il avait eu, était si puissant, si destructeur qu'il ne restait que la fatigue, l'épuisement...

Il démarra son véhicule et conduit, conduit, conduit... Le plus loin, le plus longtemps qu'il put... Il se concentra uniquement sur le ronronnement de sa Jeep, sur le chant du moteur qui ronflait fortement à l'effort, fait chié Parrish ! Il ne savait même pas s'il avait la nausée, s'il avait mal, s'il ressentait quelque chose... Ressentait-il quelque chose ? Il se le demandait vraiment...

Il avait envie de dormir, il avait envie de se cacher, il avait envie de disparaître... Mais il ne pouvait pas... Il devrait trouver la force de faire face... Encore... Pour lui... Et uniquement pour lui... Mais comment ? Il posa une nouvelle fois une main sur son abdomen, retraçant sa cicatrice... une cicatrice au lourde signification, au lourde conséquence... Et il se demanda encore si tout était vrai ? Si c'était réel ? N'avait-il pas tout inventé ? Après ce qui s'était passé en Mars, n'avait-il pas juste perdu l'esprit, la tête ? Existait-il réellement ? Ou ne l'avait-il pas inventé ? Ne devrait-il pas avoir de souvenirs ? Quelque chose au lieu du vide... De ce simple sentiment, fort, réel, mais ce n'était qu'un sentiment... Un sentiment n'était pas une confirmation, ce n'était pas une preuve...

Ce n'était pas un fait comme dirait son père... Il ne pouvait pas baser sa certitude avec des si... Mais il se sentait tellement désespéré de croire... De penser... De supposer qu'il était là... Après tout, c'était parce qu'il pensait à lui, croyait qu'il était là... Qu'il avait besoin de lui, qu'il était désespéré qu'il ne s'était pas foutu en l'air... Mais alors quoi ? Juste ? Qu'est-ce qu'il ferait ? Qu'est-ce qui pouvait... Non, quoi ? Juste quoi ?

C'était tout ce qui lui venait en tête...

Et il roula un long moment comme ça, c'était juste lui, juste Stiles Stilinski et sa bonne vielle Jeep.

Sa bonne vielle Jeep qui soudainement ralentit et émit un petit soupir. Elle était épuisée aussi, comme lui, elle n'en pouvait plus, elle souffrait trop... Elle s'était accrochée, s'était battue pour continuer mais voilà, elle avait trop subie, elle avait bien trop souffert et elle était maintenant épuisée... Alors elle ralentit comme le battement d'un cœur exténué, elle ralentit encore et encore, jusqu'à s'arrêter, se figea, s'éteignit et s'endormit.

Il essaya, vraiment il essaya de la ranimé mais sans succès, il devait l'accepter... Elle ne se réveillerait pas, ne démarrerait plus... Il devait se séparer de sa bonne vielle Jeep... Malgré... Malgré toutes ses merdes qui étaient arrivé, malgré... Il avait l'impression de perdre une partie de lui... C'était peut-être qu'une voiture, qu'un simple morceau de métal mais elle était un souvenir, elle était une partie de... De sa mère... De Claudia, c'était encore quelque chose d'elle qui survivait après sa... Qui l'a maintenait encore présente, encore ici, avec eux... Il déglutit et essuya son nez avec la manche de sa veste trop large.

Il arrêta de s'acharner sur elle et se laissa simplement choir sur le béton. Il leva les yeux et regarda le ciel bleu, sans nuage.

- Désolé. Murmura-t-il, imaginant un instant que sa mère était la haut et le regarder avec tendresse : J'ai merdé... Je merde vraiment...

Il jeta un coup d'œil à côté de lui, où reposait son sac... Il avait envie de boire mais pour une fois il se força à éviter, éviter se poison qui dévorait son esprit et se nourrissait de sa misère... A la place il se pencha et sortit son téléphone. Il fronça ses sourcils, hésitant et nauséeux... Qui pouvait-il encore appelé pour le dépanner ? Pour simplement venir le chercher et le déposer au commissariat ? Il devait parler, non il allait parler... Le dire à son père pour... Eh bien pour Donovan, maintenant que Scott savait, ce ne serait qu'une question de temps avant qu'il ne comprenne... Et il préférait en parler directement à son père malgré les conséquences, malgré... Malgré la déception, la colère où il ne savait quoi d'autre que son père ressentirait à son égard.. Sûrement la même chose qu'il avait pour lui...

Il soupira et s'affala contre le capot de sa Jeep... Qui ? Il était hors de question qu'il appel Derek, il n'avait pas la force de lui faire face, pas après... Scott le haïssait... Liam était en colère contre lui, Lydia ce n'était même pas la peine et elle était avec Parrish qui s'était enfermé chez lui de peur de faire encore du mal, Kira n'était plus du voyage, s'il pouvait le dire comme ça... Son père travaillait et serait peut-être avec Derek... Il soupira et repensa à Malia, elle venait d'avoir son permis après trois tentatives raté, il se demanda un instant si elle n'avait pas menacé l'instructeur, elle était loin d'être une excellente conductrice mais il avait entendu de Scott qu'elle avait compris quelque chose, une peur quand elle avait failli se faire écrasé par une voiture. Il ne savait toujours pas de quoi il parlait... Pouvait-elle ? Voudrait-elle le voir ? Le chercher et le déposer ? Il joua nerveusement avec sa manche avant de se gratter la nuque, anxieux. Il n'avait pas le choix de toute façon...

- Ouais ? Décrocha l'adolescente après la troisième sonnerie, sa voix était légèrement surprise.

- J'ai... Il se racla la gorge et se redressa jetant un coup d'œil à sa pauvre Roscoe : J'ai besoin d'un service...

- Quoi ? Répondit Malia immédiatement en alerte.

- C'est ma pauvre... Ma belle Roscoe. Il entendit presque Malia froncé des sourcils ne comprenant qu'un charabia : Ma Jeep est en panne... Je suis presque dans le Beacon... Tu peux venir ?

- Ouais... Soupira Malia : Ouais, j'arrive. Elle raccrocha avant même qu'il puisse parler.

Il passa une main tremblante dans ses cheveux poisseux et appela la dépanneuse. Malia arriva quelques minutes avant, elle l'observa silencieusement puis son véhicule, elle haussa les sourcils perplexe en remarquant les dégâts. Stiles détourna ses yeux de la coyote- Garou, honteux et s'avança vers le dépanneur. Il signa rapidement la décharge et il regarda avec effarement sa belle Roscoe se faire emmener... Il savait que ce serait très compliquée de la réparer... Le coût serait exorbitant...

La gorge serré, il s'assit à côté de Malia qui démarra sa voiture. Elle resta quelques minutes silencieuse, inquiète sachant à quel point il aimait cette Jeep. Finalement, elle ne pouvait pas se taire indéfiniment et bien que Stiles semblait entêté à ne pas vouloir lui parler, il était affalé contre la vitre à l'opposé d'elle et ne l'avait pas regardé dans les yeux, elle s'inquiétait pour sa voiture, pour lui.

- Peuvent-ils la réparer ? Elle fronça les sourcils en entendant un lourd soupir défait et remarqua les épaules de l'humain se voûté plus encore. Il semblait tellement exténué, tellement vaincu...

- Il n'y pas assez de ruban adhésif dans le monde pour la réparer... Concéda-t-il, ses yeux ne quittant pas la route, il ne voulait pas la regarder, il ne voulait même pas parler...

- Tu devrais peut-être essayé autre chose. Insista Malia, qui arrêta la voiture au feu rouge. Cela sembla agacé Stiles, ce n'était pas la réaction qu'elle avait espéré mais au moins, elle préférait le voir s'agitait qu'apathique... C'était moins... Moins perturbant et plus, eh bien... Plus lui.

- L'alternateur est pourri ! Commença à énumérer Stiles en faisant des grands gestes, comptant les dégâts irrémédiable de sa voiture : il faut de nouvelles ceintures, la transmission est foutue, les plaquettes de frein, c'est du métal sur du métal... Il se coupa soudain, son visage se ferma devenant vide, comprenant qu'il était à l'image de sa belle Roscoe... Ils étaient des putains d'épaves... Il en aurait presque rit...

- Comment tu as pu la délaisser autant ? Continua Malia sincèrement surprise et démarrant la voiture, tournant à droite. Bien sur Stiles était... Il était lui, puant l'anxiété et l'alcool, il s'était isolé d'eux certes mais jusqu'à abandonné sa voiture ? C'était effrayant... Effrayant de voir à quel point il avait sombré...

- J'ai été quelque peu distrait, si tu avais pas remarqué. Se renfrogna Stiles en s'affalant de nouveau.

- Je sais ça. Répliqua sèchement Malia presque vexé, il croyait quoi ? Qu'elle était aveugle ? Qu'elle ne voyait pas, ne sentait pas son état ? Qu'elle n'avait pas essayé d'arrêter ce merdier ? Non ! Ces merdiers dans lesquels ils étaient tous ? Elle en avait eu marre, marre de ne rien pouvoir faire, rien changer... L'impuissance était une torture qu'elle ne voulait plus jamais ressentir, plus jamais... Alors elle avait arrêté et se battait pour quelque chose où elle pouvait agir... Mais ce n'était pas parce qu'elle était en retrait maintenant, qu'elle n'avait pas essayé ! Plus que tu ne le crois ! Stiles sursauta et se retourna pour rencontrer les yeux irrité de Malia.

- Je... C'est pas ce que je voulais dire... Essaya maladroitement de se rattraper Stiles.

- Je te ramène chez toi ? Le coupa-t-elle en s'arrêtant quelques secondes à un stop. Elle ne voulait pas ranimer ce dégoût de soi. Depuis leur dispute sur Peter, il puait littéralement de culpabilité, elle savait qu'il se sentait toujours terriblement coupable pour l'avoir empêcher d'apprendre l'identité de son père... Elle avait été en colère, oui, ne comprenant pas ce manque de confiance envers elle, comme si elle les trahirait parce qu'ils partageaient le même sang... Elle n'avait toujours pas compris pourquoi Stiles, l'avait prit personnellement... Et même encore aujourd'hui, alors qu'elle avait oublié toute sa rancune, qu'il gardait encore cette même odeur... Ce qu'il pouvait être agaçant par moment...

- Euh... Il hésita un instant se mordant l'intérieur de la joue et se gratta nerveusement sa nuque. Il secoua la tête : Non... Non, je... Au poste de police... Il faut que je parle à mon père.

Elle jeta un coup d'œil intrigué, avant de se concentrer de nouveau sur la route. Elle ne savait pas ce qui s'était passé mais il semblait que... Il sentait... Elle fronça ses sourcils, quelque chose s'était définitivement passé, peut-être était-ce à cause de Scott ? Il y avait cette odeur, presque imperceptible caché par toutes ces angoisses et pourtant, elle le sentait, cette envie de faire quelque chose, une envie... C'était... Presque enivrant venant de l'humain, cela faisait depuis un moment que cette odeur n'était pas apparu sur l'humain pas depuis... Mars ? Depuis sa soudaine maladie ? Elle acquiesça simplement, Stiles ne semblait plus vouloir parler et s'enferma dans un mutisme inhabituel..

Il ne fallu qu'une petit heure au final pour arriver à destination. Elle s'arrêta devant le poste de police. Elle l'observa discrètement, attendant patiemment, sachant que son silence et ses yeux vitreux n'étaient que le signe d'une grande réflexion.

- Tu veux que je vienne avec toi ? Demanda-t-elle finalement le faisant légèrement sursauter. Il souffla nerveusement et secoua la tête avec plus de convictions.

- Non... Il s'arrêta quelques secondes ses sourcils se fronçant et son regard plongea une nouvelle fois dans le vide. Il serra ses mains en poing et se retourna vers elle : Non, c'est bon... Il se détacha et ouvrit la portière : Ça risque d'être long...

- Tu vas lui parler pour Donovan ? Finit-elle par céder, elle n'aurait pas dû mais peut-être avait-il besoin d'un peu de compréhension ? Il n'était pas compliqué de deviner qu'il parlerait à son père au vue de son hésitation.. Bien qu'elle ne comprenait pas quel était le problème...

- Tu savais ? Se figea-t-il, refermant la porte la tension montant immédiatement dans ses épaules.

Elle avait donc vue juste depuis le début.

- J'ai deviné. Avoua-t-elle simplement en haussant les épaules : J'ai sentie la morsure sur ton épaule... Dit elle en lui montrant avec un signe de tête, il grimaça en réponse et passa une main dessus... Elle adoucie alors sa voix, sentant une pointe de peur, de culpabilité... Encore : Je m'en fiche... Elle se tut et répéta, insista pour lui faire comprendre : Je m'en fiche. C'est pour ça que j'ai jamais rien dit.

Il resta quelques secondes silencieux, les yeux se baissant sur ses mains, voyait-il du sang ? Voyait-il des mains de meurtriers ? Il soupira, ses épaules s'affaissant, un poids lourd et étouffant l'étreignit.

- Mais... Chuchota-t-il finalement relevant la tête, ses yeux si défaits : C'est important pour... Il se tut et se pinça les lèvres, elle pouvait sentir la tension, la tristesse : C'est important pour Moi.

Elle resta silencieuse, s'apercevant soudainement de la différence entre eux. Comprenant qu'ils étaient étrangers l'un à l'autre, elle ne pouvait pas saisir ce qui blessait autant Stiles, ne pouvait un seul instant imaginer les enjeux que ce meurtre avait eut à ses yeux, ce qu'il symbolisait. Après tout, n'avait-elle pas tué de sang froid sa mère et sa petite sœur, sous une lune pleine ? Elle avait continuer de tuer par la suite, même si c'était pour défendre des vies, elle avait continué. Car elle avait baigné dans la mort, dans la cruauté d'être fort ou faible, sa vie ou un autre et elle n'hésitera jamais pour sauver sa peau, pour sauver celle de ceux qu'elle aimait. Tuer, c'était aussi insignifiant à ses yeux que tuer une proie pour survivre.

Mais elle était une bête, ce que Stiles n'avait jamais été...

Il ouvrit la portière et sortie sans un autre regard. Il inspira lentement essayant de rassembler autant de courage qu'il le pouvait. Et marcha aussi doucement que possible, parler à son père de... Du meurtre de Donovan ne voulait pas dire qu'il allait soudainement courir pour le lui cracher au visage. Il se gratta la nuque et entra dans le bâtiment. Sans s'attarder, et faisant quelques signes de têtes évasif, il se dirigea à l'accueil pour demander où il était.

- Parti. Répondit nonchalamment un homme d'une trentaine d'année assit derrière son bureau. Il avait de grandes cernes, un teint blafard où le chaume apparaissait lentement. Il soupira fortement, jeta un œil à son ordinateur dépassé depuis presque une décennie et revint à Stiles : Il y a tente minute, aucune idée de quand il revient.

- Ok... Soupirât-t-il presque déçu... Plus le temps passait et plus il sentait son minuscule courage s'effriter... Il se gratta nerveusement sa nuque et observa l'horloge, c'était presque quatorze heures... Depuis quand le temps passait si vite ? Je vais attendre dans son bureau.

Le collègue de son père haussa les épaules, se fichant éperdument de ce que le rejeton du Shérif allait faire... Ils avaient beaucoup de boulot et s'ils ne voulaient pas tous se faire virer et remplacer par des petits nouveaux, ils avaient plutôt intérêts à se bouger le cul...

- Fait chié... Marmonna-t-il. Ignorant le lycéen qui se retourna et l'observa curieusement.

Stiles se pinça les lèvres et déambula dans le couloir, il s'attarda un peu plus à son environnement. Le poste de police était désuet, les murs étaient grisâtres et certains plafonniers grésillaient... Il y avait encore des bureaux condamnés depuis... Depuis la bombe du Nogitsune... L'argent était une denrée rare et le Maire avait été plus enclin à s'occuper de la forêt de Beacon Hill pour éviter les incendies si courant en Californie, que donner un budget suffisant pour le poste de police.

Il ne mérite rien ! Il travaille pas assez bien pour ça ! Avait craché le Maire avec fureur après les différents meurtres causés par la liste...

Il n'aurait pas dû l'entendre mais c'était le jour où son père voulait déposer les fleurs sur sa tombe... Il l'avait donc rejoint au poste de police et s'était fait discret en essayant d'écouter la conversation. Le Maire échangeait avec un député sur les différents budgets, ils étaient venu visiter les différentes institutions dépendantes de l'état. il avait montré sa rage contre son père qui essayait de récupérer plus de financement. Stiles avait grimacé en l'entendant presque supplier le Maire en essayant de les convaincre mais sans succès. Le Maire avait pratiquement insulté son père d'incapable et l'avait menacé, encore une fois, de le virer s'il ne travaillait pas correctement... La tension était soudainement monté au poste de police et les collègues du Shérif avait rejoint sa contestation... Mais ils avaient au final rien pu faire... Ils ne détenaient pas les pouvoirs publics et encore moins les décisions finales sur les finances... Et ils savaient tous que le débat politique sur la réforme de la police ou la réduction budgétaire était revenu*... Un débat qui pourrait mettre en périls tout le poste de police et le licenciement de ceux qui y travaillaient... C'était un climat déjà étouffant avant même que ses chimères n'apparaissent...

Stiles pouvait presque toucher la morosité... Mais c'était comme ça, son père s'y était résolu, il y avait des batailles où il pouvait agir et d'autres où il ne servait à rien de se battre. Par moment, Stiles se demandait si ce n'était pas ironique d'être dans un pays civilisés où les plus pauvres devaient payés pour se soigner ou avoir le droit simplement de manger... Il soupira et se gratta la nuque nerveusement, malheureusement, il y avait rien qui ne pouvait être changé, c'était comme ça et il fallait l'accepter...

Il marcha jusqu'au bureau de son père, il ne fut absolut pas surprit en ne le trouvant pas fermé à clé. Il souffla et s'affala dans son siège. Il tapota de ses doigts le bois abîmé et fit tourner le siège avant de s'arrêter devant le tableau.

Le même que celui qui était dans sa chambre, les files de plusieurs couleurs en moins. Il fronça ses sourcils et se leva. Il pouvait voir les photos des Chimères avec une croix à côté désignant celles qui étaient mortes. Il y avait un point d'interrogation sur un post it au milieux qui disaient

Pourquoi ? Lien ?

Stiles le décrocha et le retourna, il comprit immédiatement la petite marque. Il connaissait suffisamment son père pour connaître tous ses symboles. Est-ce que les dossiers médicaux de Mélissa a donné la réponse à cette question ? S'interrogea Stiles alors qu'il reposait le post it. Il observa plus nettement, les autres déchiffrant l'écriture presque illisible. Il y avait les noms, les adresses et le descriptif des meurtres, il aperçu alors quelque chose d'intéressant, un griffonnage qui l'intrigua.

- Tu fouines ?

Stiles bondit en entendant la voix d'un subalterne de son père, il se retourna pour croiser des yeux bruns fatigués mais narquois.

- Je... Euh... Hésita Stiles à quoi dire, bien que c'était un secret pour personne qu'il s'impliquait de force dans les enquêtes de son père : Je suis just...

- T'inquiète, Stiles ! Rit l'homme d'une soixantaines d'année : Honnêtement je m'en fou que tu fouines, si par miracle tu finissais par comprendre ce merdier, ça nous sauverait... Soupira-t-il en allant sur le siège et s'asseyant lourdement.

- Ouais... J'ai entendu les éloges du Maire... Répondit sarcastiquement Stiles.

- Ah ! Un vrai plaisir comme d'habitude. Ricana en réponse le plus âgés. Il fit un signe au tableau : Alors ?

- Quoi ? Haussa un sourcil Stiles, voyant qu'il ne disait rien et insistait du regard, il répéta dubitatif : Alors quoi ?

- Eh bien... Commença le plus âgés souriant narquois en voyant le froncement de sourcil du plus jeune s'accentuer : Tu sembles avoir de bonnes idées.

- De bonnes idées ? Renifla Stiles sceptique : Je vois pas de quoi tu parles. Répliqua-t-il faussement innocent, ce qui fit rire aux éclats son interlocuteur.

- Bien ! Il se leva et se dirigea vers le tableau : On a pour ainsi dire rien... Pas de mobiles, pas de descriptions des meurtriers, même pas une putain de trace d'ADN, comme si on enquêtait sur des fantômes.

- Pas de liens avec les meurtres ? Demanda Stiles en levant un sourcil sachant que son père avait déjà trouvé mais avait-il gardé l'information ?

- Une possibilité que ceux ayant reçu des greffes soient liés... Mais... Le plus âgés fronça ses sourcils et se pencha pour traîner un des carton au pied du bureau, il chercha rapidement et en sortie deux dossiers, un nettement plus petit que l'autre : D'où vient cette rancœur de gens greffés ? Est-ce une sorte de secte qui hait que les docteurs changent la punition de dieu ou une connerie comme ça...

- Qu'est-ce que c'est ? L'interrogea Stiles en désignant de la tête les dossiers dans ses mains.

- Celui-ci nous a été gentiment confié par le saint esprit. Renifla le plus âgés en désignant le plus gros.

- Et ce saint esprit à donner les dossiers médicaux. Hocha de la tête en comprenant Stiles.

- Exacte. Répondit simplement le collègue du Shérif.

- Et l'autre ? Demanda Stiles, ne reconnaissant pas du tout la patte de son père, que ce soit l'écriture sur ce dossier et encore moins la couleur défraîchie de la pochette. Il eut en réponse un sourire énigmatique.

- Est-ce que tu connais des affaires dont des années après on a pu les résoudre ?

- Ouais. Répondit laconiquement Stiles : Henri Lee Lucas* treize ans plus tard, Jessica Keen* dix huit ans après... Pourquoi ? L'interrogea-t-il observant avec plus d'attention le minuscule dossier dans les mains.

- Tu sais combien, il y a d'affaires non résolue ?

- Quarante pour cent en moyenne en prenant compte de tous les types de crimes*. Élucida rapidement Stiles, fronçant les sourcils vers le collègue de plus en plus intrigué :Où tu veux en venir Linden ?

- Tu sais... Continua-t-il en ignorant l'agacement du lycéen : Je me suis toujours dis que le passé avait plus à nous apprendre qu'on ne le pensait, on retrouve des villes, on retrace le passé de personnages historiques... Même ce qui nous paraît n'être qu'une légende peut cacher une vérités... Il se tut quelques secondes avant de laisser un sourire plus amusé au lycéen : Mais je suppose que je ne t'apprends rien. Tu connais l'histoire de Jean-Baptiste Grenouille*...

- Qu'est-ce que tu as trouvé ? Le coupa Stiles.

- Regarde par toi-même. Répondit Linden en tendant le minuscule dossier.

Il le prit et fronça ses sourcils à la date, c'était il y a cinquante ans, beaucoup de preuves devaient être détruites ou désuet depuis... Il ouvrit le dossier et se dirigea vers le siège pour mieux se concentrer. Il y avait presque rien... Vraiment c'était risible, cette pochette défraîchie par le temps ne comptait en réalité que deux feuilles jaunâtres, dont une partie avait été déchiré puis scotché. Cependant, Stiles connaissait Linden, c'était un excellent enquêteur et il voyait des symboliques là où son père, manquait de connaissances religieuses, ne voyait rien. Et Stiles connaissait le surnaturel depuis assez longtemps pour savoir que les symboles, les rituels, les croyances n'étaient absolument pas à ignorer.

Il fronça ses sourcils et se força à presque loucher en lisant l'écriture minuscule et les lettres tremblantes.

- En mille neuf ans soixante deux, cinquante personnes ont été brûlé vives dans la forêt de Beacon Hills. Commença à déchiffrer Stiles : Il n'y a jamais eu d'indices, ni de raisons de ses meurtres, les meurtriers n'ont jamais été retrouvés, pas d'ADN, pas de témoins, comme si tout avait été effacé. Il se tue quelques secondes grimaçant, ne pouvant même pas imaginer la douleur atroce de leurs morts : Pas même les corps ont été trouvé. Comme s'ils s'étaient volatiliser, pourtant même dans un feu un corps laisse des traces mais ici, il ne reste rien. Rien à part des tombes vide creusé dans la terre et des croix calcinés assez grandes pour supporter des corps humains, supposant une crucifixion. Je n'avais jamais vue quelque chose comme ça, les croix et la terre creusé à leur pieds formaient un symboles, celui d'un œil. Est-ce que cet œil représente une secte ? Un présage ? J'ai déjà vue ce symbole, l'œil de la providence*, peut-être un lien avec la franc-maçonnerie ? Et le sacrifice en trois, la tombe, la croix et le corps un symbolisme de trinité* ? Il serait justiciable de prendre la piste des symboles religieux mais beaucoup ne prennent pas cela au sérieux. Pourtant, je n'ai pas de doute qu'il y a un sens derrière, un sens que je ne peux encore résoudre. La question étant plus énigmatique dans ce meurtres mais qui sont ses victimes ? Leurs noms, leurs identités même a disparu, c'est comme ci, personne ne fut tué et pourtant, je sens encore l'odeur de la chaire brûlés... Stiles se tut finalement fronçant ses sourcils, il n'avait jamais entendu parlé de...

- Ça te dis rien, pas vrai. Répliqua Linden en croisant les bras, assit sur le bureau.

- Pourquoi ? L'interrogea simplement Stiles qui plissa ses yeux suspicieux.

- Ce dossier, a été écrit par un vieil ami à moi. Répondit Linden qui comprit la question silencieuse dans les yeux du lycéen : Il est mort. Un suicide apparemment mais je le connaissais et surtout le soir même de son décès, il m'a donné cette pochette. Il avait peur qu'elle soit détruite.

- Il a eu raison. Comprit Stiles.

- Il a eu raison. Acquiesça-t-il : J'étais qu'un gamin comme toi un peu fouineur et qui rêvait de résoudre des enquêtes... Il renifla de manière disgracieuse : Celle-ci est ma première enquête.

- Ok, mais je vois pas le lien avec les meurtres d'aujourd'hui... Avoua Stiles, bien que tout semblait indiqué que c'était surnaturel et... L'œil, ça parlait d'un œil..

- Tu sais ce qui manque à ton père et à ses collègues ? C'était une question rhétorique, ils le savaient très bien : De l'imagination. Il tira de sa poche une carte plié en quatre. Stiles se leva pour observer Linden plus attentivement alors qu'il posait sa fameuse carte sur le bureau. Il écarquilla les yeux de surprise quand il comprit exactement ce qu'il voyait.

- Wow ! Souffla-t-il avec stupéfaction, quel idiot de ne pas y avoir pensé ! Il releva la tête pour rencontrer le regard enfin sérieux de Linden : C'est..

- Un œil. Hocha-t-il la tête : Ses tombes vides, reliés entre elles, représentent un œil.

Un putain d'œil était apparu ! Stiles n'eut pas le temps de poser des questions sur son vieil ami que le talkie-walkie de Linden se mit à grésiller des codes.

- Putain de merde. Souffla-t-il agacé, il voulu reprendre le dossier mais il vit l'adolescent le serrer plus fort dans ses mains. Il hésita de longues secondes avant de soupirer défait : Garde le pour l'instant mais fait très attention ! Mon vieil ami ne s'est pas suicider ! Je déconne pas Stiles, ne le montre à personne ! Je le récupère ce soir !

- J'adore l'idée d'être une cible pour un tueur en série potentiel. Répondit narquoisement Stiles alors qu'il refermait presque religieusement cette pochette et qu'il la mettait dans son sac de cours. Il eut à peine le temps de remercier Linden qu'il était déjà partit. Il observa encore un peu la carte, ses yeux retraçant le dessin sans bavure qui représentait l'œil, il tourna son regard sur l'autre feuille abîmé par le temps, le même que l'ancienne carte, il y a cinquante ans. Il se passa une main fatiguée dans ses cheveux poisseux.

Putain de merde... Dans quoi s'était-il réellement embarqués ?

Il se rappela alors des paroles de Hyacinthe, la sorcière que Deaton avait ramené à Beacon Hills, il y a presque trois mois.

Si vous voulez arrêter ses souvenirs vous devrez faire front à l'horreur de l'œil, venant d'un ancien temps. Des choses se cachent plus terrible encore que les cauchemars de vos esprits.

Maintenant, il commençait à comprendre. Il arrivait enfin à coller certains morceaux bien que de nouvelles questions apparaissaient... Mais c'était un début ! C'était enfin un bon début après trois mois à n'y rien comprendre, il y a avait peut-être... Peut-être enfin un début de réponses, aussi timide puissent-elles être...

Il resta, il ne sait combien de temps à lire les seuls mots qui restaient de cet homme, celui qui avait peut-être sacrifié sa vie pour qu'un jour ce mystère se résolve. Il pouvait imaginer, qu'il avait écrit à la hâte comme si un pressentiment l'exiger d'écrire, écrire... Avant... Avant que tout ne disparaisse complètement. Peut-être s'était-il isolé dans son bureau, une bouteille de whisky à la main et la lueur timide d'un feu dévorant le charbon d'une cheminé. Il pouvait imaginer le sillon d'horreur étreignant son visage, ce rictus nauséeux alors que son esprit tourmenté ne pouvait fermer les rideaux de la scène qu'il avait vue. Ses immenses croix, plus grandes que la taille d'un homme adulte et cette terre retourné formant une tombe qui avait été creusé à main nue. Il pouvait encore sentir l'odeur de la chaire brûlé, cette odeur acre et insupportable, faisant vomir même les plus aguerrit, ses oreilles bourdonnant de hurlements strident alors même que tout n'était que silence, comme si ce cauchemar était si immonde que des heures après, le fantôme de cette épouvante s'y fut imprégné. Ils étaient resté là, pantois, incapable de ne serait-ce comprendre ce qu'ils voyaient. Le soleil rouge, comme s'il fut baignait dans le sang de ce massacre, éclaira ce ciel orangé, les nuages lourds de cendre et se silence, se calme. Peut-être ce qui fut le plus horrifiant, ce semblant de quiétude balayant cette torture au delà des menaces du feu des enfers.

Oui, Stiles pouvait très bien imaginé la détresse de cet homme à la simple vue de la graphie... Et une peur coula le long de ses os, de sa colonne vertébrale.

Il y a des batailles où il ne sert à rien de se battre, garder son énergie pour les autres reste le plus intelligent.

C'était une vielle phrase, presque une devise que son père lui avait dit quand il était encore qu'un enfant, Stiles avait un œil au beurre noir et les yeux plein de colère. Il avait voulu répliqué quand un garçon beaucoup plus grands s'était moqué de sa mère. Résultat, il saignait du nez et son visage était tuméfiait, son père n'avait à peine semblé surpris et était simplement allé dans le bureau du directeur, alors que les deux enfants se regardaient en chien de faïence. Il l'avait vue sortir avec un soupir défait et un hochement de tête. Ses yeux étaient fatigués et résignés, il avait prit la main de son fils et s'était éloigné. Stiles s'attendait à voir son père en colère, de la rage, peut-être aurait-il secoué et hurler sur ce sale gamin qui avait insulté sa mère ! Mais... Non, il était resté silencieux, il avait conduit simplement et s'était arrêté au poste de police, sous les yeux perplexes de ses collègues silencieux. Son père les avait emmené dans son bureau, Stiles s'était assit en silence sur le siège et une femme légèrement amusé était entré dans le bureau, tendant un sac de glace que son père attrapa et fit un signe de tête reconnaissant, avant qu'elle ne les laisse seul. Il avait eut peur de se faire soudain disputé et s'il était en colère contre lui ? Il recula plus profondément dans le dossier et baissa les yeux, ses petites mains s'accrochant au siège.

Pose le doucement sur ton visage.

Il s'était redressé jetant un coup d'œil surprit mais il avait accepté la poche glacé. Il avait grimacé par la piqûre mais était resté silencieux et droit, son père était le Shérif maintenant, il devait être fort. Fort et courageux, c'était ce que devait-être le fils d'un policier, non d'un Shérif, un héros ! Son papa sauvait des vies, il se battait pour arrêter les méchants, alors Stiles devait aussi être fort ! Mériter d'être son fils et pour maman qui avait besoin de lui. Il devait être fort !

Pourquoi tu t'es battues ? L'avait finalement interroger son père qui s'agenouilla devant lui. Il se redressa et enleva le glaçon montrant qu'il était courageux.

Pour maman ! Répondit férocement Stiles.

Pour ma.. ? Avait-il paru un instant surpris mais il soupira et laissa apparaître un petit sourire : Ouais, gamin, je comprend. Stiles avait sourit avec fierté mais il remarqua que son père n'était en rien heureux ou fière de son comportement. Un petit silence s'était alors abattu dans le bureau du Shérif, avant qu'il ne se lève : Mais pourquoi tu as l'air content ?

Quoi ? Répliqua Stiles interloqué et serra ses petits poings : Il a insulté maman, je devais faire quelque chose !

Et te faire taper était secondaire ? Renifla son père en haussant les sourcils et croisant les bras, il s'appuya sur son bureau, observant avec une légère moquerie l'enfant devant lui.

C'était pour maman ! Répéta Stiles presque boudeur.

Tu penses que ta mère serait ravie d'apprendre que pour la défendre tu t'es fais taper ? Répliqua le Shérif avec ironie.

Maman ne peut pas se défendre ! Insista Stiles totalement en colère contre son père!Il essayait d'insinuer de ne rien faire ? Il secoua la tête et le regarda plus méchamment, presque déçu : Maman a besoin d'être défendu !

Maman n'a pas besoin d'être défendu. Répondit finalement le Shérif en fronçant ses sourcils mécontents : Pas plus qu'un héro.

Quoi ! S'offusqua Stiles, se rappelant des mots odieux sur elle: Ils ont dit qu'elle était une folle dingu...

Je me fiche de ce que ces gamins ont dit et ta mère aussi. Le coupa froidement son père: Ce ne sont que des mots, méchant, oui. Mais ce n'est que des mots.. Il fronça ses sourcils et s'avança vers son gamin fulminant, il approcha sa main sur l'hématome et appuya suffisamment pour qu'il grimace de douleur : Est-ce que ça valait le coup d'être blessé et punit ?

Tu vas me punir ? Pâli Stiles.

Pas moi, mais l'école, j'estime que tu t'es suffisamment puni. Dit il en désignant son visage.

Si je fais rien, ils vont faire comme Théo ! Crachat Stiles, ayant un dure rappel encore à la cours de récréation d'un groupe de CM1, le déshabillant dans les toilettes et le traînant dans un coin dehors à l'abri des regards d'adulte.

Théo, le gamin... Son père se passa une main fatiguée sur son visage, tout devenait compliqué : Écoute, il y aura toujours des gros dures pour taper les plus faibles... Je te dis pas de te laisser faire, je te dis de choisir tes batailles avec plus d'intelligences.

Qu'est-ce que ça veut dire ? L'interrogea perdu Stiles.

A quoi ça sert d'avoir voulu te battre si tu es le seul blessé et punit ? Le questionna le Shérif : Tu crois que ça ne fera pas de toi une cible ? Parce que tu as voulu répliquer ? Mais regarde toi maintenant ? Tu n'as rien gagner et la prochaine fois ils seront comment t'avoir... Il soupira et se pinça l'arrête du nez : Je te pensais plus intelligent, gamin... On ne fonce pas dans une bataille si elle est perdue d'avance, concentre toi sur celles que tu peux gagner...

Il n'avait pas compris au début, il ne voyait pas comment il pouvait choisir ses batailles, son père ne faisant que sa leçon d'adulte qui disait de ne pas se taper... Il continua de répliquer face aux railleries malgré Scott qui essayait toujours de l'arrêter, il ne pouvait pas les laisser se moquer de sa mère ! Elle était si fragile et si malade, il refusait de les laisser l'insulter ! Elle aussi était une maman comme les autres ! Il se fichait s'il se faisait battre mais au moins il montrait qu'il n'était pas un faiblard ! Du moins c'est ce qu'il pensa encore avant que... Avant cette étrange journée... Ce jour là, il comprit enfin les mots de son père...

Il venait d'être jeter violemment contre le mur en pierre de l'école, loin des regards des maîtres qui discutaient entre eux, à peine conscient des bagarres. Il se releva aussi vite voulant pousser à son tour le plus grand, ignorant encore son meilleur ami, mais il s'arrêta dans son élan quand il remarqua une plus petite silhouette d'un enfant prêt de l'ombre d'un arbre. Il compris immédiatement qui s'était, Théo, qui venait d'appeler le plus grand. Il fronça ses sourcils en apercevant un sourire sans joie sur son visage. Il s'avança pour rencontrer le plus grand qui se moqua de lui mais comme à son habitude, il ne disait rien. Il s'avança simplement et lança un regard narquois à Stiles qui se renfrogna, est-ce qu'il se moque de moi ? Pensa immédiatement Stiles mécontent. Il était mal placé pour se moquer des railleries qu'il recevait.

Et pourtant, Théo avait toujours eut ce regard, cette assurance... Il n'avait jamais compris, vraiment, il n'avait jamais compris ce gamin. Et comme d'habitude les plus grands riaient, suivis d'autres de leurs classes et plus jeunes, il fut pousser contre le mur et ils s'amusèrent à lui enlever ses vêtements, le laissant nue dans la cours. Mais cela ne semblait jamais, le déranger, les adultes arrivaient, toujours en retards et s'insurgeaient sur ce qui s'était encore passé et ils furent tous les deux emmenés à l'infirmerie.

Il se souvint à quel point il était mécontent d'être soigné avec lui. Il croisa les bras, vexé, il n'était pas aussi blessé que Théo et observa la fenêtre.

Pourquoi tu les laisses te blesser ? Intervint finalement la voix enroué de Théo, sûrement abîmé par le jeux de l'écharpe*.

Tu plaisantes ! Siffla Stiles.

Tu te fais toujours taper dessus... Il pencha sa tête et fit de nouveau ce sourire ironique : A moins que c'est ce que tu cherches...

Quoi ! Pas du tout ! Se vexa Stiles : Je suis pas comme toi ! Moi je me défend !

Tu te fais juste taper dessus. Se moqua Théo en haussant les épaules : C'est toi qui les laisse faire.

Je me laisse pas faire ! Se redressa Stiles en se levant de la petite chaise : Et c'est toi qui parles !

Sois moins bête alors. Répondit nonchalamment Théo, il aperçu l'infirmière arrivé avec son père. Il eut de nouveau ce sourire vide, presque ironique : Qui te dis que c'est pas ce que je veux ?

Stiles ne l'avait jamais compris mais ce jour là, il y avait une chose qu'il avait saisi et il s'était rappeler les mots de son père, alors que Théo lui jeta un coup d'œil vaincu avant de suivre, les pieds traînant, l'infirmière et son père.

Non vraiment, il n'avait jamais compris ce gamin... Mais au moins il comprit son père.

Il soupira et se gratta la nuque par simple tic et ferma le dossier. Il le rangea méticuleusement dans son sac. Il fronça ses sourcils et se pinça les lèvres, pas sûr de ce qu'il allait ou plutôt devait faire... Ne serait-il pas logique de montrer le dossier à Scott et les autres ? Mais même si son père avait mit de côté ce dossier, peut-être le pensait-il peu pertinent étant donné qu'il y avait aucun autre suivi, ni témoignage de cet incident... Il ne savait pas... Et si en plus, il y avait un risque de mettre en danger la vie d'autres personnes... Il sentit soudain son sang se glacer à cette pensée, est-ce que son père était en danger ? Putain de merde ! Il ne l'espérait pas ! Mais Linden était prudent, il n'était pas du genre à agir sans réfléchir... Peut-être que c'était resté en interne entre eux ? Non c'était resté en interne mais comme Linden disait, son père avait toujours manqué de curiosité Théologique, ce qui dans cette affaire semblait problématique. Il soupira une fois encore, fatigué... Il n'avait en réalité presque pas dormit et il ressentait un mal de tête pointait le bout de son nez. Peut-être devrait-il s'allonger un peu... Il commençait à se faire tard, son père ne semblant pas vouloir rentrer au poste de police avant la nuit.

Il se baissa et ramassa son sac le mettant sur ses épaules, il jeta un dernier coup d'œil au tableau de son père, il aperçu encore la photo de Donovan...

- Dépêchez-vous, putain ! Cingla une voix qui résonna dans le couloir.

Il serra ses mains sur les lanières de son sac et se prépara au pire... Apparemment, il y avait de l'action...

- Ils ont besoins de renforts ! Magnez votre cul, bordel ! Continua la voix.

Stiles ouvrit la porte et se décala immédiatement manquant de tomber en apercevant la flopée hallucinante de policiers courant dans tous les sens. Il ne sait pas ce qu'il se passait mais c'était du gros ! Il ne les avait vue réagir comme ça que dans de gros incidents...

- Et toi ! Stiles se retourna à la voix bourru : Retourne chez toi ! On a pas le temps !

C'était un policier du Beacon venu en renfort, il avait le regard épuisé et hagard. Ce qui ne fit qu'accentuer sa panique.

- Où est mon père ? Demanda Stiles devenant lentement blême.

- Il doit être sur la route 208. Répondit un homme derrière lui.

- Qu'est-ce qui se passe ?

- J'en sais rien mais rien de beau... Répliqua le policier en fermant à clé le bureau du Shérif : On est réquisitionner, rentre chez toi et ferme bien toutes les portes et fenêtres.

- Quoi ? Mais Stiles n'eut pas le temps de continuer sa phrase, toutes les portes étaient fermés à la hâte et les policiers se précipitaient à l'extérieur se jetant dans les voitures de fonctions. Les gyrophares seraient bientôt plus que l'unique chant de ce bâtiment.

Stiles se précipita à son tour dans le couloir mais il couru dans l'autre sens, il ignora le cri d'un policier et sortit par la porte de derrière. Il entendit des talkie-walkie et les codes à peine compréhensible mais il n'avait pas besoin de les entendre pour savoir. Il y avait au moins un meurtre, plutôt un massacre à cette route et si c'était Parrish ? Ou une chimère ? Ou les Dreads Doctors ? Ils ne pourraient rien faire, son père ne pourrait rien faire ! Fait chié ! Il sortit son téléphone pour appeler... Mais qui pourrait-il même appeler, putain ? Fait chié ! Jura-t-il encore ! Qu'est-ce qu'il devait faire ? Route 208 ! Oui c'est ça ! Il fallait qu'il se concentre, il devait aller à la route 208.

Il rangea son téléphone, inutile et chercha un véhicule de fonctionnaire, une chance qu'il avait volé, enfin emprunter, des clés, il y a un an. Il chercha quelques minutes dans le vieux parking, la fameuse voiture, l'ancienne que son père utilisé mais devenu secondaire quand il avait obtenu celle du Shérif. Il soupira soulagé en entendant, la réponse du véhicule et ses phares qui s'allumèrent brusquement. Il ouvrit la portière et jeta son sac à l'intérieur mettant la clé au contact.

- Où vas-tu ?

Stiles sursauta violemment et jura en se cognant contre la taule de la voiture. Il se retourna pour faire face à Théo qui était nonchalamment appuyé contre une voiture. Il fronça ses sourcils mécontent de le voir si... Si décontracté, c'était tellement lui !

- Tu es sourd ? Cracha-t-il et posant une main instinctive à son ventre sentant toujours, cette même panique : Les flics te paraissent chercher le thé ?

- Tu vas les rejoindre ? Continua Théo, ses yeux allant vers le ciel : Mauvaise idée.

- Quoi ? Siffla Stiles en plissant les yeux immédiatement sur la défensive : Je vais pas laisser mon père se faire zigouiller par une putain de chimère taré !

- Ton père n'est pas sur la route 208. Répliqua tranchant Théo, en posant des yeux impétueux.

- Quoi... ? Répéta Stiles soudain très méfiant, il referma la portière et s'avança vers le loup-garou, cette rage familière l'embrasant de nouveau : Tu lui as fait du mal ?

- J'ai jamais menti sur la raison de ma venue à Beacon Hills. Répondit simplement Théo, pas perturbé par la tension de l'humain.

- Qu'est ce que tu racontes, putain ! Où est mon père ? Cracha Stiles qui s'arrêta face au Loup-garou qui avait toujours cet air nonchalant voir narquois, ce qu'il le haïssait !

- J'ai toujours voulu une meute. Il se tut quelques secondes avant qu'un sourire cruel n'apparaisse sur son visage : Malheureusement elle sera sans Scott. Il se leva et se rapprocha de Stiles, ses yeux se baissèrent vers sa poitrine, un rictus amusé éclaira un instant son visage : Ton rythme cardiaque s'accélère et ce n'est pas parce que tu as peur. Le Nogitsune est parti mais tu as plus de sang sur tes mains que n'importe lequel d'entre nous.

- Et c'est pas maintenant que je vais m'arrêter ! Tonna Stiles crispant ses mains. Il entendit se traître rire et ses jointures heurtèrent violemment sa mâchoire. Il continua encore en entendant de nouveau un éclat de rire : Fils de pute ! Hurla-t-il continuant de balancer ses poings dans sa tête le voulant faire taire mais Théo se releva, des yeux presque émerveillés.

- Te voilà ! Ça t'as fait du bien, pas vrai ! Il encaissa un autre poing, cracha du sang et rit de bon cœur, il s'essuya le léger filet de sang : On dira rien à Scott. Parla Théo avec ironie, leur rappelant ce sale petit secret qu'ils avaient partagés : Parce que tu ne peux pas perdre ton meilleur ami, hein ? Même si on sait tous les deux que tu n'as jamais eu besoin de lui ! S'irrita Théo et laissant l'humain l'attraper au col, il continua avec un sourire plus amicale : Tu me déteste là... Tu me hais mais, tu finiras par comprendre... Tu vas comprendre... Tu devrais me remercier...

- De quoi tu parles, putain ! Vociféra Stiles, ignorant la douleur atroce de ses jointures sanglantes. Il pressa plus fort le col de Théo, l'étranglant pratiquement : Jamais ça arrivera ! Jamais ! Tu as toujours été un connard.

- C'est la partie difficile... Continua Théo amusé, ignorant totalement l'humain : Parce que tu ne peux pas aider Scott et sauver la vie de ton père.

- Quoi ! Qu'est-ce que t'as foutu ! Qu'est-ce que tu leur as fait, putain !

- Tu tiens toujours à lui après ce qu'il t'a fait... Il soupira d'un air déçu.

- Ta gueule ! Où ils sont ! Putain de merde ! Où ils sont ! Hurla-t-il sa voix ne tremblant plus de rage mais de peur.

- Il n'est pas trop tard Stiles, il n'est pas trop tard... Pour choisir, ton père ou Scott. Je suis curieux de savoir.. Ricana Théo, alors qu'il voyait l'horreur dans les yeux de l'humain.

- Tu es un monstre ! Tu es un putain de taré ! Tu... Mais Stiles se tut sachant que ça ne servait à rien... Il avait un choix... Un immonde choix, son père ou son frère de cœur... Il sentit son cœur chuter et une nausée le prendre... Il serait la cause de la mort de l'un ou de l'autre... Mon dieu ! Comment pouvait-il... Il pensa à Mélissa, il ne pouvait pas... Il ne pouvait pas vivre en sacrifiant son père... Peut-être que Scott, peut-être que... Il survivrait ! Il était un Loup-garou, un Alpha mais son père était un humain... Un simple humain comme lui et qui pouvait mourir si facilement. Il déglutit et se sentit comme la pire des merdes alors qu'il entendit sa propre voix : Mon père... Où est-il ? Il vit le regard victorieux de Théo et il se haït encore plus, se trouvant juste monstrueux... Il venait peur-être de condamner... Merde...

- A Eichen House. Voyant que l'humain le regardait avec suspicion, il renifla : Je ne mens pas, Stiles mais, tu as peu de temps devant toi.

Stiles le lâcha en le poussant brusquement, il vit le Loup-garou heurter violemment le sol et s'en réjouit. Il se précipita dans la voiture et ouvrit la portière.

- Je savais que tu le choisirais. Le coupa dans son élan Théo en se levant : Il y a aucun doute qu'entre ton père et Scott, tu le choisisses...

- Si mon père est blessé je te jure que je vais...

- Et s'il y avait une autre personne, une troisième dans ce choix ? Le coupa abruptement Théo en haussant un sourcil, un sourire énigmatique.

- Quoi ? Demanda Stiles complètement perdu : Personne n'est plus important que mon père !

- En es-tu sûr ? L'interrogea sincèrement curieux Théo : Tu t'es tellement battu pourtant, pour cette personne.

- Putain mais... Stiles jeta un œil mortifié entre Théo et la voiture, il devait partir maintenant avant que son père ne soit blessé : Je ne vais pas risquer la vie de mon père ! Cracha-t-il en entrant dans le véhicule.

- Pas même pour ton bébé ?

Stiles s'était attendu à n'importe qui, absolument n'importe qui, même sa belle Lydia mais il savait qu'il ne changerait pas d'avis, son père était sa seule famille, alors il ne changerait pas d'avis mais... Mais ça... Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Qu'est-ce qu'il venait d'entendre ? Il sentit ses entrailles se tordre soudainement, une douleur fulgurante et atroce hurlant dans sa cicatrice et immédiatement il mit une main sur elle. Qu'est-ce que putain, il venait de dire ? C'était quoi ce bordel ? Il venait de dire quoi ?

- Tu... Tu... Quoi ? Souffla Stiles blême, incapable de contrôler le tremblement de son corps.

- Ton bébé, Stiles. Répéta plus doucement Théo : Ton bébé, celui que tu as porté pendant sept mois et qui est naît en Mars.

- Je... Qu...Qu... Stiles sentait son souffle se bloquer, il n'arrivait pas à maîtriser sa détresse, son choque... Il ne pouvait pas croire... Qu'est-ce qu'il racontait !

- Tu m'as dis que tu t'en souvenais ? Continua Théo, sa voix s'était adoucie : Mais je suppose que non... Il soupira et s'avança vers l'humain, il s'agenouilla devant lui : Ils vont le tuer, tu sais... Ton bébé, ils vont le tuer, ce soir, c'est la super lune et ils ont réussit, ils ne peuvent plus le garder.

- Qu'est-ce que tu racontes comme connerie ? Réussit à croasser Stiles, il mentait, il se foutait de lui, il...

- Tu n'es pas fou, tu n'as jamais été fou. Il t'attend.

- Mon père... Parla finalement Stiles se sentant complètement démunis : Mon père... Je... Il ne peut as abandonner son père, il ne peut pas... Mais...

Il pouvait encore sentir cette petite vie rayonnait en lui, il pouvait encore sentir ses petits pieds et ses petites mains tapotés dans son ventre. Il s'était imaginé ce tout petit bébé avec ses grands yeux bleues, il s'était imaginé son père joué avec lui, il s'était imaginé Derek changer une couche, il s'était imaginé une famille, heureuse tout simplement... Il ne pouvait pas... Il ne pouvait pas abandonner son père mais, il ne pouvait pas abandonner son bébé... Il lui avait été arraché, enlevé, il se souvenait... Il se souvenait de la terreur quand il s'était réveillé sans lui, ne le sentant plus dans son corps, il avait paniqué et l'avait cherché partout, persuadé de l'entendre même à travers les murs. Il se souvint de s'être fracassé la tête pour faire taire ce cri strident qu'il n'arrivait pas à taire, le cri d'un bébé, d'un minuscule bébé, le sien.

Putain, il avait un bébé ! Un bébé qui avait besoin de lui, un bébé qu'il avait haït et aimé. Un bébé qu'il voulait. Il le voulait ! Il voulait pouvoir le prendre dans ses bras et ne plus sentir ce tiraille immonde dans sa poitrine, son corps pleurant le manque du nourrisson... Son corps qui s'était préparé pour le garder, pour l'accueillir. Il le voulait tellement ! A en crever ! A en crever putain ! Et il en avait été arraché ! Il avait disparu ! Il l'avait oublié, il avait oublié ce minuscule petit être qu'il avait appris à désiré, à adoré... Ce petit être sans défense qui lui avait sauvé la vie encore et encore... Son petit être, son minuscule petit bébé. Il avait essayé, il s'était battu contre l'anesthésie pour l'apercevoir, le voir, alors qu'il était amputer de son cœur. Son cœur, son bébé et malgré le sommeil, l'épuisement, la douleur atroce de ses chaires à vif, de sa terreur, il avait tendu sa main vers ses minuscules petits doigts. Il avait vue ces toutes petites mains. Ces petites mains pendant sept mois qui s'amusaient à le faire pisser toutes les cinq putain de minutes, à jouer sur un nerf lui bloquant tout le dos, à le réveiller en sursaut la nuit. Ce minuscule poupon qui jouait en lui, dans son ventre, déformant son corps, il avait tellement haït ça, tellement détesté et pourtant... Pourtant, il se souvenait de toute ses fois où il paniquait quand il ne le sentait plus, cette peur irascible que tout ça... Toutes ses épreuves, tous ses sacrifices, ces douleurs étaient pour rien... Qu'il était mort, dans son corps, dans son ventre et Stiles se rappelait de ses sueurs froides, de ces crises d'angoisse avant d'être immédiatement rassuré par un petit coup de pieds ou de mains. Merde... Merde... Combien de fois, il avait pu imaginé ces ridicules petits doigts de pieds ou de mains. Il s'était même amusé à deviner si la bosse déformant son ventre rond était les fesses, la tête, le dos... Essayant de comprendre chaque partie, tout, absolument tout, de cet être qui grandissait en lui. Un être qui était de lui, venait de lui et qui serait à jamais une partie de lui... Il se souvenait, oui, de son premier cri, de se jappement de douleur, sa première respiration, sa première rencontre avec le monde, leur première rencontre. Il n'avait pas pu le toucher, l'embrasser, le sentir, putain ! Mais il s'était battue, de toute son âme, contre les analgésiques, contre ses immenses silhouettes, contre cette ombre prenant la petite forme dans une couverture, il s'était battue... Il avait cru en crever, mais il avait réussi. Il avait réussi ! Et il avait pleurer de joie, de bonheur, en rencontrant pour la première son bébé.

Son bébé.

- Où est-il ? Ordonna Stiles en se redressant.

- Tu vas le sauver et abandonner ton père ? L'interrogea intrigué Théo en se relevant et observa un court instant la lune, un fin sillon d'inquiétude déformant son visage.

- Je vais les sauver ! Rectifia Stiles avec hargne : Fini le jeux ! Dis moi où il est !

- Tu ne pourras pas arriver à temps pour protéger ton bébé et ton père, Stiles. Répondit Théo laconiquement.

- Où est-il, putain ! Cracha Stiles perdant tout son sang froid, il n'avait pas de temps à perdre, il n'allait pas le perdre, pas maintenant alors qu'il ne s'était encore jamais vue ! Il rattrapa le col de Théo et rapprocha dangereusement leur visage : Où est-il putain ! Dis le moi !

- Alors tu vas abandonner ton père pour ton bébé. Conclue Théo.

Et ils le savaient, ils le savaient tous les deux. Stiles allait bel et bien rejoindre son bébé avant son père. Il y avait bien quelqu'un plus important que sa seule famille et c'était sa nouvelle famille, plus son parent mais son enfant, son bébé. Stiles allait sacrifier pour la première fois son père.

- J'espérais que tu le choisisse... Que tu le sauve. Confessa finalement Théo soudain très sérieux, il sortit un papier de sa poche et le mit dans la veste de Stiles qui sursauta : Va à cette adresse, trouve l'Ouroboros et sauve le.

Il lâcha immédiatement Théo et sortie la feuille froissée, lisant une adresse écrite à la hâte. Il le serra dans ses mains tremblantes et se précipita dans la voiture de fonction. Il connaissait cette adresse, l'usine désaffectée, celle que Scott avait trouvé dans les souvenirs de Corey.

- Il t'attend.

Ce fut les derniers mots qu'il entendit avant de démarrer le moteur. Il conduisit aussi vite qu'il le put, prenant les raccourcis et évitant au maximum la route 208, ne sachant pas ce qui s'était passé et si elle était bloqué. Il accéléra encore, ignorant les feux rouges et continua encore et encore, plus vite, plus vite... Toujours plus vite ! Il n'avait peut-être plus de temps, peut-être qu'il allait arriver trop tard ! Peut-être... Il serra ses mains moites sur le volant et accéléra encore, ignorant le ronflement du moteur, ignorant qu'il se fasse pincer. Il s'en foutait ! Il s'en foutait de tout ! Il s'en foutait tant qu'il arrivait assez vite pour le retrouver ! Le sauver ! Il n'avait même pas la force de réfléchir, de penser correctement, seul son obsession de le trouver, de... De juste... Le trouver... Et d'enfin... Il déglutit incapable de contrôler le tremblement de son corps, le martèlement assourdissant de son corps et ce sentiment de torture qui étreignait son souffle, son cœur. Il devait allait plus vite, putain ! Il accéléra encore, le moteur fumant plus encore.

Il t'attend

Depuis combien de temps ? Combien de temps encore lui restait-il ? Combien avant que les Dreads doctors ne... ? Combien ? Il plissa ses yeux quand il arriva au cime des bois et tourna violemment le volant, les roues grincèrent dangereusement mais cela ne le ralentit toujours pas. C'était une torture, une torture chaque putain de minutes, non, secondes ! Combien ? Combien ? Il s'accrocha quand la voiture se balança dangereusement, roulant sur un chemin de terre mais, il fallait continuer, qu'elle ne ralentisse pas, peut-importe les branches qui griffaient le par-choque, peut-importe qu'il ne voyait pas grand chose et qu'il pouvait heurter une bestiole... Il s'en foutait ! Il s'en foutait !

Sil arrivait à être assez rapide, il pourrait gagner une dizaine de minutes et c'était le plus important. Il pouvait encore entendre son cri, son hurlement d'agonie et de détresse alors que le sommeil l'attrapait. Mais il ne pouvait pas l'oublier, pas entièrement, son corps lui n'avait jamais oublié, son inconscient non plus. Il avait cru devenir fou, ils l'avait prit pour un fou ! L'opération avait eu des complications, la douleur avait été atroce mais il avait été incapable de se reposer, de rester aliter, il avait failli se jeter par la fenêtre, il s'était laissé tombé dans les escaliers, avait agressé son père avec un putain de couteau ! Il avait vraiment cru perdre la tête ! Et son père... Son père..

Tu vas abandonner ton père pour ton bébé..

Il hoqueta, laissant un hurlement déchirant alors qu'il était entrain de comprendre ce qu'il faisait, ce qui se passait... Il avait abandonné Scott pour son père et maintenant il abandonnait son père pour son bébé... Il était horrible, absolument horrible ! Abjecte ! Qui ferait ça ? Qui ? Il continua encore d'accélérer et tourna de nouveau brusquement le volant, arrivant à la grande route, cinq minutes ! Cinq minutes !

Vite ! Vite ! Vite ! Plus vite ! Combien de temps ?

Combien lui restait-il ? Faites qu'ils ne soient pas encore... Qu'ils n'aient pas...

Pitié ! Je vous en supplies !

Deux minutes ! Il lui reste encore deux minutes ! Il aperçu enfin avec soulagement la vielle usine ! Là, où il faisait du skate plus jeune. Il accéléra encore et encore.

Maintenant !

Il ne prit même pas le temps de se garer correctement, il pila devant l'entrée et se précipita à l'intérieur du grand bâtiment. Il serra dans sa poche sa feuille et couru aussi vite que ses jambes humaines pouvaient.

Il faisait nuit mais les nuages étaient parties laissant dans leurs sillages les immenses bras argentés d'une lune gigantesque, la super lune... Elle baignait de sa pâle lueur, la ferraille devenu rougeâtres, rongé depuis des décennies par le temps, laissant une immonde odeur métallique et de produits chimique. Il se souvenait du nombre incalculable de sermon que son père lui avait dit, cette usine était dangereuse par le plomb et les produits chimique qu'elle contenait encore... Stagnant dans ses entrailles et pourrissant lentement dans les sols, polluants les nappes créatique qui y sommeillaient. Il grimaça en entendant des éclats de verres se brisé sous ses chaussures, il avança alors prudemment et utilisa la lampe torche de son téléphone. Il savait que c'était aussi un squatte pour des drogués et sans surprise il aperçu sous l'éclat de la lumière des seringues, des bouteilles de verres, des sacs plastiques... Il continua essayant de se repérer lentement, un Ouroboros lui avait dit Théo.

Il fronça ses sourcils et essaya de ne pas se laisser noyé par la panique quand il compris qu'il tournait en rond... Il regarda l'écran de son téléphone... Dix minutes... Dix putain de minutes venaient de passer et il n'avait toujours pas trouvé ce putain de symboles ! Combien de temps restait-il encore !

Il tourna à droite, puis à gauche les longs couloirs devinrent plus étroits, plus long et plus sombres, il rencontra alors une immense fresque, les couleurs vives étaient défraîchies depuis des années mais elle gardait toujours de sa superbe, Stiles se rappelait à quel point, il l'avait trouvé magnifique. Il passa sa main dessus et continua de marcher, plissant les yeux et s'essuyant le front, il avait chaud alors que la température s'était considérablement refroidit. Était-ce la terreur qui l'étouffait, l'adrénaline, cette sensation misérable d'être une putain de proie...

Ils vont le trouver avant moi... Ils vont le tuer...

Ne pouvait s'empêcher de penser Stiles, les tremblements de ses mains revenant encore plus forts. Il continua de tourner à gauche puis à droite et encore à gauche. C'était un putain de labyrinthe ! Et finalement, il sentit un tel épuisement... Il trébucha soudainement, sa cheville craqua et il tomba pitoyablement sur le sol. Il jura en sentant ses mains le brûlaient, il venait de tomber sur des putains de morceaux de verres !

- Fait chié ! Fait chié ! Où es-tu ! Merde ! Hurla Stiles de frustration et de colère alors qu'il fracassa un poing dans le mur préférant sentir la piqûre de ses jointures ouvertes que celle de son cœur mortifié.

Il n'allait pas y arriver ! Il n'allait pas y arriver !

Ils vont le tuer ! Où-es-tu ? Où-es-tu ?

Supplia-t-il posant ses mains sur son ventre, sur sa cicatrice, il était tellement épuisé, il était... Mais il devait continuer, il ne devait pas abandonné sinon... Sinon il allait foiré ! Il foirait ! Il merdait tellement ! Tout, absolument tout merdait !

- Allez, putain ! Cracha-t-il alors qu'il se força à se lever et retint un gémissement de douleur en mettant du poids sur sa cheville.

Merde !

Il inspira et avança, s'appuyant sur le mur, il ferma un instant les yeux, se concentrant sur le sol sous ses pieds, sur le mur froid et puant contre ses doigts. Il devait se ressaisir et continuer, même si le sol tanguait dangereusement et que ses jambes recommençaient à s'alourdir.

- Je ne vais pas t'abandonner ! Cracha Stiles contre lui même, obligeant son corps à se mouvoir.

Il t'attend.

- J'arrive ! J'arrive ! Continua de répéter Stiles, les yeux baisser sur ses pieds, un pas, encore un autre.

Et soudain, une faible lueur illumina, le sombre couloir. Il releva la tête, surpris et terrifié que ce soit les Dreads Doctors et qu'il arrivait trop tard, il serra les poings prêt à se battre mais...

Mais... Ce n'était pas les Dreads Doctors, ce n'était pas une chimère, ce n'était même pas vivant. Mais elle était là.

Elle était là.

La biche blanche.

- Qu'est-ce... Souffla Stiles estomaquée en rencontra les yeux noisettes de l'étrange créature fantomatique.

Elle se retourna et disparu à droite du couloir. Stiles glapit et prit de l'élan en se poussant du mur et se précipita pour la suivre. Elle tourna encore, de fin filament lumineux le baignant encore, après son passage. Elle était rapide et agile, mais elle suivait un itinéraire, un objectif. Et Stiles n'avait plus d'espoir, il s'accrocha à elle, à cette chose irréelle, désespéré de trouver cet Ouroboros, il rangea alors son téléphone.

Elle le fit contourner une nouvelle fois à gauche et illumina quelques instant la fresque. Il était passé devant combien de fois ? Et elle sauta plus loin avant de s'arrêter brusquement à l'angle d'un long couloir effondrer.

Il se figea immédiatement et écarquilla les yeux quand cette petite biche le regarda, noisettes contre noisettes. Il se jeta pratiquement vers le dessin, il était minuscule, noyé par les centaines de graffitis mais il était là, le serpent qui se mord la queue. Dés qu'il atteignit ce symbole, la biche blanche disparu et il toucha la marque, il retint sa respiration quand un sourd craquement ce fit et que le mur s'ouvrit comme une putain de porte. Il serra ses poings et se précipita dans ce couloir encore plus étroit, suivant toujours la biche blanche qui éclaira, seule de son unique présence. Les murs se rapprochaient dangereusement, laissant un arrière goût de claustrophobie, il s'essuya encore le visage, et se boucha le nez avec sa manche. L'odeur d'humidité et de poussière étaient insupportable, ses yeux le piquaient et s'humidifièrent, son souffle était erratique, comme si l'air était rare, presque inexistant. Il avait du mal à respirer, il avait du mal à garder les yeux ouverts, il utilisait ses mains pour le guider dans ce long, long et terrifiante galerie. Mais il continua, encore et encore et encore, s'enfonçant dans l'antre de la terre, d'une bête aux entrailles pourries par la crasse de l'horreur.

Et il tomba brusquement heurtant violemment un pan de mur qui céda sous son poids. Il toussa, crachant de la poussière et releva la tête.

- C'est quoi... Souffla Stiles les yeux écarquillés quand il vit la table métallique et les ustensiles médicaux.

Est-ce qu'il était... Était-ce une sorte de salle d'opération ? Ils opéraient les chimères ici ? Il se redressa rapidement et toussa encore, sa gorge le brûlant. Il avait trouvé le repère des Dreads doctors ? Il marcha prudemment, observant les plafonniers qui tanguaient dangereusement, leur lumières grésillant et claquant entre eux... Il y avait du sang, du sang noir et argentés, tellement... Un massacre, c'était un énorme massacre... Il pouvait encore sentir l'odeur de mort, de pourriture et de chaire brûler... Il hoqueta de dégoût en apercevant des bocaux, des putains de bocaux plein de membres, langues, d'œil ou il ne savait quoi d'autres... Il sursauta alors en entendant un grand ronronnement, il se retourna pour faire face à un caisson, un caisson de petite taille, contenant un étrange bassin de verre, vide. Il y avait des files, des tuyaux arraché qui dépassaient du bassin encore condensé par la vapeur... Ils pendaient laissant une plainte, un gémissement presque douloureux, se balançant dans un rythme singulier, rappelant étrangement le battement d'un cœur. Un cœur qui s'éteignait lentement mais refusait de se tarir, pas encore, pas encore... Pouvait presque entendre Stiles...

Quelqu'un avait-il été enfermé dedans ? Déglutit il apeuré. Il y avait encore de l'eau, de l'eau stagnante à en juger par sa couleur verdâtre et putride. Il appuya plus fortement sa main contre son nez et toussa une nouvelle fois, s'étouffant, suffocant par l'air vicié, lourd, irrespirable... Tellement puant, tellement écrasant, il pouvait presque sentir des particules de cendre se coinçaient dans sa gorge, se déposer sur sa peau, la démangeant, ses yeux le brûlait.. Comment faisait-il pour ne pas vomir, s'étourdir... Ou même s'asphyxier... C'était insupportable... Il recula encore et ignora cette étrange machine. Mais alors qu'il se dirigeait vers les étagères, il se figea.

- Quoi ? Souffla-t-il stupéfait.

Il tourna légèrement la tête et derrière cet énorme caisson, il le vit. Au font de cette pièce, posé sur le sol, au milieu d'autres bocaux, il y avait une grande couverture. Une vielle et décousue couverture, sale et poussiéreuse mais... Mais c'était là ! Caché à l'ombre de l'alcôve.

Il était là ! Un bébé, dans un body blanc, assit et mâchouillant un petit jouet en plastique.

- Ba... Répéta le bébé en gazouillant et tendit ses petits bras potelés vers lui.

Un bébé... Il y avait un bébé... Il avait des grands yeux noisettes, un petit nez en trompette, des joues pleines, rosées et quelques cheveux châtains. Le bébé lui fit un grand sourire déséquilibré par l'apparition de dents naissantes.

- Ba ! Répéta plus fortement le bébé, en lâchant le jouet et tendant plus fortement ses bras en sa direction.

Un bébé... Ce bébé... Un bébé... C'était vrai... Tout ça c'était... Stiles sentit à peine la chute qu'il fit. Il n'arrivait pas à respirer, est-ce que c'était réel ? Est-ce que c'était vraiment ? Est-ce que ? Il essaya de se calmer, de forcer l'air dans ses poumons mais il n'y arrivait pas, il était... Il était... Il ne savait même pas... Il n'arrivait même pas à comprendre... Est-ce que tout était réel ? Avait-il vraiment ? Était-ce ?

Non... Non... Non !

Comment allait-il faire ? Qu'est-ce qu'il allait faire ? Ce n'était pas possible ! Comment pouvait-il ? Il ne pourrait pas... Ce n'était pas possible ! Il ne savait rien ! Il serait incapable de... Il ne pourrait... Comment avait-il pu... Comment pouvait-il pensait qu'il pourrait ? Un bébé ? Lui ? Pouvoir s'occuper d'un... Il était stupide ! Non... Non... Non... Il était naïf ! Idiot ! Un putain d 'imbécile ! Il ne pourrait jamais ! Il ne savait rien ! Il serait incapable ! Il n'arrivait déjà pas à s'en sortir alors... Alors ? Il ne pourrait pas ! Il ne pourrait pas ! Il ne pourrait pas !

Putain ! Putain !

Paniqua Stiles en fermant les yeux, son corps se brisant à son effroi.

Qu'est-ce qu'il allait faire ? Qu'est-ce qu'il faisait ?

Je peux pas ! Je peux pas ! Je peux pas !

Répéta encore et encore l'adolescent, le lycéen, l'enfant, il était un putain d'enfant ! Comment même pourrait-il ? Comment il avait pu même imaginer ? Ne serait-ce que penser ? Il n'y arriverait pas ! Il n'y arriverait pas !

- Baba !

Il fit un énorme bond en entendant la petite voix aiguë et proche de lui. Il inspira tremblant. Il ouvrit de grands yeux terrifiés qui tombèrent immédiatement dans de grands yeux innocents et jovials. Le bébé avait rampé jusqu'à lui. Il sentit alors des petites mains se poser sur ses joues trempées de larmes. Quand avait-il commencé à pleurer ? Il renifla et s'essuya le nez avec sa manche, avant d'attraper maladroitement les petits doigts. Il les serra délicatement dans les siens, c'était minuscule, si fragile... Si... Si précieux. Il observa pétrifié, le bébé qui lui fit un nouveau sourire et un gazouillement plein de joies. Tellement frêle, tellement délicat, il effleura timidement les petits cheveux sur le crâne dégarnie du poupon qui babilla amusé. Il était si lumineux dans un endroit aussi sale. Si ignorant par son innocence de ce lieu immonde dans lequel il était enfermé... Inconscient de... Inconscient de toute l'horreur qui l'enlaçait..

- Je suis désolé. Chuchota finalement Stiles d'une voix tremblante : Je suis tellement putain de désolé, petit gars. S'étrangla-t-il dans un sanglot en prenant enfin le bébé dans ses bras et le tenant aussi fort qu'il le pouvait contre son torse.

Le bébé... Non... Son bébé...

Désolé de t'avoir embarqué dans ce merdier... Désolé que tu sois avec moi... Désolé de ne pas t'avoir cherché plutôt, désolé pour... Désolé pour tout... Pleura Stiles quelques instant, il avait besoin... Il en avait tellement besoin putain... Mais il se força à se ressaisir presque immédiatement reniflant grossièrement et utilisant encore sa manche comme mouchoir. Il serra encore un peu le poupon dans ses bras. Il avait posé sa petite tête contre son épaule, semblant respirer avidement son odeur. Il ricana en sachant qu'il puait fortement la sueur et déposa maladroitement un bisous dans ses cheveux avant de se relever.

Il grimaça à la douleur sourde qui s'accentua sur sa cheville à cause du poids en plus qu'il tenait.

- Ok, gamin... Chuchota Stiles en plissant les yeux et marchant rapidement vers la porte à moitié effondré : Sortons de ce merdier !

Il essaya de couvrir la tête du bébé pour éviter qu'il inhale la poussière et la moisissure. Tant pis pour lui, il tenta de contrôler au mieux sa respiration par à coup. Il pressa plus fortement ses bras et tenta son possible pour les protéger des débris et des échardes potentielles causé par la rouille. Le retour se fit bien plus rapidement et Stiles se permit de soupirer enfin quand ils passèrent devant la fresque. Il était également soulager, de voir le poupon resté aussi calme et silencieux, son visage toujours enterré contre son torse. Il accéléra cependant le pas, plus vite, ils seraient sortie et mieux ce sera. Il pourrait réfléchir ensuite à ce qu'il devait faire... Il arriva finalement sans encombre jusqu'à la voiture, il se pinça les lèvres, il n'avait pas réfléchit à... Il n'avait rien pour mettre le bébé en sécurité. Il n'avait pas de siège rehausseur...

Putain de merde !

Il n'avait pas pensé une seule seconde à ce qu'il ferait après ! Non, il n'avait pensé à rien du tout ! Il ne pouvait pas rentrer comme ça avec un putain de bébé et dire à son père... Il écarquilla soudain les yeux horrifiés. Son père ! Merde ! Merde ! Il avait oublié son père ! Il observa son environnement. Il devait d'abord être sûr qu'ils étaient en sécurité, loin des Dreads doctors... Il se hâta d'ouvrir la portière du véhicule et jeta un coup d'œil entre le siège passager et le bébé...

Putain de merde !

- Ok, gamin... Il se tut un peu éloigna le poupon de lui, suffisamment pour rencontrer ses yeux fermé de fatigue : Tu vas être sage, d'accord ? Je te pose sur le siège avant mais tu es sage, d'accord ! Ordonna-t-il avec sérieux au bébé qui fermait de nouveau ses yeux : Par pitié ne soit pas un bébé qui gesticule de partout ! Ronchonna-t-il en le déposant le plus délicatement possible et tirant la ceinture de sécurité, qui ne servirait à rien mais au moins il avait bonne conscience.

Il pria encore espérant ne croiser aucun flics et démarra la voiture. Il essaya de conduire le plus doucement et délicatement possible, parfaitement conscient de la présence d'un bébé qui n'avait aucune chance de survit si par malheur il pilait... Avec précaution, il commença à ralentir, si c'était encore possible, quand il estima être assez loin de l'usine. Il roula quelques minutes avant de s'arrêter complètement sur le bas côté. Il jeta alors un rapide coup d'œil au bébé qui papillonnait des yeux commençant à s'endormir, avant de s'aérer et laissant les portières ouvertes, ne supportant plus sa propre puanteur. Il sortit son téléphone de sa poche.

Je vous en supplies ! Par pitié ! Faites qu'il ne soit pas trop tard !

Il devait être rapide et le faire intelligemment. Il n'avait aucune idée de qui, il devait appeler... Il savait que Scott était en grave danger et pria aussi pour lui mais il se refusa de s'inquiéter, il était un Loup-garou il guérirait... Pas son père... Il chercha rapidement dans ses contacts... Hésita que quelques secondes, il n'avait pas le temps de laisser sa honte l'arrêter. Il appuya sur l'écran et attendit que quelques secondes, ce qui l'étonna presque, avant qu'il ne décroche.

- Où es-tu ? Demanda une voix bourrue mortifié, ce qui normalement l'aurait réellement inquiété.

- Va à Eichen House ! Répliqua immédiatement Stiles ne laissant pas son interlocuteur répondre : Mon père est en danger ! Il est peut-être gravement blessé...

- D'accord... Acquiesça la voix sans contestation comprenant l'urgence : Mais..

- Chez toi... Répondit immédiatement Stiles en jetant un coup d'œil au bébé et retint un rire nerveux en voyant son petit corps glissé lentement sur le côté, il se dépêcha de le rattraper avant qu'il ne tombe de la voiture, la ceinture n'empêchant pas sa chute : Il y a... Il y a... Mais il se pinça les lèvres, incapable de continuer.

Il y a plus... Tellement plus...

Mais il n'avait pas besoin de terminer sa phrase pour que son interlocuteur ne comprenne le sens de ses mots.

- Je t'appelle dés que je le trouve. Le coupa-t-il immédiatement.

- Merci, Derek. Répondit-il avant de raccrocher.

Il soupira et s'essuya une nouvelle fois son front en sueur. Il n'était pas encore sortie de cette merde... Tant que son père...

Par pitié !

Il n'avait plus qu'a espérer que Derek arrive à temps... Pour l'instant il ne pouvait pas faire grand chose d'autres que s'assurer de la sécurité et de la bonne santé de... Il jeta un coup d'œil de nouveau au bébé qui s'était réveillé et joué a mâché ses doigts. Il soupira, d'abord bébé après son père... Il remit la ceinture correctement, essayant de la coincé au mieux mais c'était compliqué avec le poupon qui s'agitait dans tous les sens... Il y était presque mais il recula fortement, manquant de se cogner la tête ce qui fit rire le bébé, quand il sentit soudain des mains collantes et puantes de bave se poser sur son visage.

- Putain de ! Jura-t-il dégoûté, il s'essuya le visage avec sa manche et jeta un regard noir au poupon qui riait encore : Merci pour la douche ! Je m'en serais bien passé... Se renfrogna-t-il, il montra le filet de bave avec sa tête : Ta bave, bébé ! Tu gardes ta bave ! Pas besoin de partager !

- Baba ! Contesta joyeusement le poupon en essayant encore de toucher de ses petits doigts la joue creuse de Stiles qui soupira de résignation et ferma la portière.

- Bon... Parla-t-il en réponse : Allons chez Grincheux... Et prions pour pas qu'il nous foute à la porte... Maugréa-t-il en mettant sa ceinture et démarrant le véhicule.

- Ah ! Répliqua le bébé qui attrapa la ceinture et planta ses petites dents dessus.

- Non ! S'étrangla presque Stiles en arrachant des mains l'objet de convoitise du poupon : Tu as faim ou quoi ? Il remit correctement la ceinture, enfin essaya : Peux-tu être sage jusqu'à ce qu'on arrive chez Grincheux ! Le supplia-t-il presque, déjà épuisé du bébé au bout de cinq minutes... Ça promettait : Et arrête de manger n'importe quoi ! S'horrifia Stiles en apercevant une feuille, où il l'avait trouvé ? Dans sa bouche : Comment tu as fais pour tenir aussi longtemps ? Soupira-t-il, il réfléchie et enleva finalement sa veste, vidant ses poches, il le donna au bébé : Prend le, tu peux baver dessus autant que tu veux, je te le donne.

Le poupon observa quelques secondes le vêtement sur lui, il le tâtonna avec ses doigts boudinés et soudainement ses yeux s'illuminèrent de joies, il mit immédiatement le tissu dans sa bouche, jouant à le mâchonner. Stiles le regarda quelques minutes, s'assurant qu'il serait assez occupé pour conduire, le plus lentement possible. Il décida de prendre une autre route, plus discrète qui éviterait au maximum la circulation et les regards indiscrets... Il n'avait absolument pas besoin de se faire arrêter maintenant... Et que le bébé soit emmené ailleurs... Il se crispa, et secoua la tête, ne voulant pas y penser... Il était avec lui, en sécurité... Avec lui, ensemble. Maintenant, c'était à lui de s'occuper du poupon jusqu'à... Eh bien, il ne savait pas... Jusqu'à quoi ? Il espérait pouvoir y réfléchir calmement chez Derek... Ou avec lui ? Il n'avait pas la force de faire ça seul... Il avait vue le résultat de toute façon...

Il savait qu'il ne pouvait pas être seul... Et de toute façon, il ne pouvait pas se ramener avec un bébé sortie de nulle part... Il serait immédiatement emmené par les services sociaux et la paperasse serait drastiquement compliqué pour récupérer le poupon... S'ils le laissaient même le récupérer... Un homme qui travaillait non stop et pouvait être la cible de vengeance et un adolescent avec des antécédent psychiatrique et sous traitement anxiolytique avec une hyperactivité... Non peu de chance...

Et puis il ne pouvait pas balancé un bébé dans les jambes de son père... Il ne savait même pas que... Pour... Il serra ses mains sur le volant, un frisson glacial l'étouffant, il ne savait pas mais si Mélissa... Si Mélissa...

- Baba ! Gazouilla le poupon en lançant sa veste sur son visage.

- Oh mon dieu ! Sursauta Stiles, au bord de la crise cardiaque, il se gara sur le côté, avec des envies de meurtres, il enleva sa veste de ses cheveux où la fermeture éclaire venait de se coincer : Oh mon dieu ! Tu veux ma mort ! Il grimaça en sentant quelques mèches s'arracher et respira enfin quand il l'enleva. Il fusilla du regard le petit microbe qui osait paraître vexé : Sage ! J'ai dis sage !

- Baba ! Aga ! S'énerva le bébé en tendant ses minuscules bras et exigeant la veste.

- Oh mon dieu ! C'est toi qui la lancé, je te signal ! Ronchonna Stiles, en se faisant rouspéter. Il plissa ses yeux mécontent, quelques secondes et soupira une nouvelle fois le donnant au poupon qui mastiqua de nouveau le tissu : Tu es gonflé, toi. Ricana Stiles en démarrant de nouveau le véhicule : On est bientôt arrivé.

Il soupira finalement de soulagement devant l'immeuble de Derek. Il remercia également l'heure pour n'avoir rencontré presque personne. Le peu de voiture qu'il avait rencontré, il avait fait son plus beau sourire innocent en camouflant le corps du bébé avec sa veste. Il était enfin arrivé à l'appartement de Derek et il pourrait se poser et réfléchir sérieusement... Peut-être pourrait-il se reposer à un moment ? Son mal de crâne commençait à se faire de nouveau sentir. Peut importe, d'abord il allait pouvoir prendre le temps de vérifier que le bébé n'avait pas de bobos ou rien de bizarre. Le reste, il le mettait dans les mains de Grincheux.

Sauve mon père...

Il sortit du véhicule en faisant bien attention aux alentours et se dirigea vers le siège passager. Il détacha rapidement la ceinture et emmitoufla le petit corps chaud dans ses bras, le tenant serré contre son torse et son sac de cours où était rangé son portable. Il maudit les escaliers de Derek et encore une fois, pourquoi n'était-il pas au rez de chaussé ! Il arriva, oh, par miracle devant la porte de l'appartement de Grincheux, sortit son trousseau de clé, une chance qu'il avait fait un double et entra. Il aurait eu presque envie de hurler de soulagement d'arriver enfin à destination mais il se contenta d'allumer la lumière et de jeter son sac, le bébé toujours contre son torse. Il enleva ses chaussures par politesse et se dirigea vers la salle de bain où était la trousse de soin.

Il déposa délicatement le poupon qui observa avec curiosité son nouvel environnement, tenant toujours fermement la veste. Stiles commença lentement à mieux regarder son petit visage, il remarqua immédiatement les même similitude que lui, ses yeux espiègles, ce nez court, ses lèvres fines, ses grains de beauté... Il avait l'impression de voir une photo de lui bébé, c'était... C'était très bizarre... Il continua son inspection, pas de blessures, sa peau était lisse, douce et dodu comme devait l'être un bébé. Il attrapa ses petites mains propres malgré la salive, ses ongles étaient courts, soignés, tout comme ses petits pieds nues. Il remarqua également le body, malgré l'odeur de poussière qui s'était accroché sur eux, il pouvait encore sentir la lessive, son petit vêtement blanc était en réalité impeccable. Il se demanda s'il avait pas été lavé et changé peu de temps après l'avoir trouvé.

- Je suppose que tu as faim ? L'interrogea Stiles en haussant les sourcils quand le ventre rond du bébé gargouilla mais il ne sembla absolument pas préoccupé par sa faim, il se retourna et se déplaça à quatre patte, explorant avec joie : Ok... Ça mange quoi un bébé de... Il se tut quelques secondes, se récapitulant la discussion avec Théo... Il avait dit Mars, non ? C'était en Mars que : Sept mois ? Il se gratta la nuque nerveusement, il en avait marre de toute cette merde... Il avait vraiment envie de boire et juste oublier, s'oublier, que cette semaine n'existe pas... Mais ce n'était pas possible : Oh mon dieu de putain ! Non, non, non ! S'étrangla presque Stiles en voyant les doigts plein de bave du poupon aller sur la prise électrique, il le tira immédiatement à lui, le bébé glissa sur ses fesses et hurla de fureur : Si tu veux ressembler à un hérisson et une ampoule... Bougonna en retour le lycéen : Je t'ai pas récupérer pour que tu finisses en pile électrique ! Il reposa le bébé par terre en refermant bien la porte de la salle de bain : Et c'est non ! Répliqua plus durement Stiles en recevant un regard noir, des bras croisés mécontent et un dos tourné, en réponse.

Il leva les yeux au ciel, comment il allait survivre encore cinq minutes avec un bébé ? Il garda un œil avertit sur le poupon et se chercha de quoi boire, un verre d'eau, du coca ? N'importe quoi, sa gorge le grattait encore après toute cette poussière qu'il avait respiré. Il but rapidement, ne lâchant pas du regard, l'asticot et s'étouffa quand il entendit son téléphone. Il ne réfléchie pas et couru sur son portable dans son sac déposé à l'entrée plutôt, il s'assit alors par terre, à côté du bébé qui commença a joué avec son tee shirt.

- Derek ? Demanda-t-il immédiatement, sa gorge se serrant, sa terreur se réveilla immédiatement. Il se remit à prier, à supplier n'importe qui...

- A l'hôpital.. Répondit-il sans détour : Blessé mais il survivra.

- Oh mon dieu ! Merci ! Merci ! Merci ! Chuchota Stiles dans un sanglot en sentant enfin une grande partie de sa peur s'évader. Il était vivant ! Son père était vivant !

- Stiles ? L'interrogea cette fois la voix plus inquiète.

- Je suis chez toi. Répondit Stiles, il fronça ses sourcils quand il sentie des doigts gluant sur son abdomen, il baissa la tête pour rencontrer les yeux noisettes du bébé qui essayait maintenant de le déshabiller : Je... Il tira sur son tee shirt et donna sa veste au poupon pour l'occuper : Je vais bien.

- J'arrive. L'informa simplement Derek, ce qui figea Stiles qui regarda l'asticot sur ses genoux avec un air coupable et paniqué.

- Attend ! Il entendit presque Grincheux soupirer et se renfrogner : Attend ! Je... Il faut... Il y a... Tu dois... Euh... Comment... Mais il était incapable d'expliquer, comment putain pouvait-il dire à Derek sans lui donner une crise cardiaque qu'il y avait un bébé avec lui ! Et qu'est-ce qui pourrait lui dire ? Hey, Derek au faite j'ai ramener un bébé mais tout va bien hein, on l'enferme dans ta bat mobile le temps de...Très crédible ! En plus de devoir lui faire face après... Non vraiment, pourquoi il s'était caché chez Grincheux ! Il voulait se cacher dans un putain de trou de souris !

- Après. Le coupa concis Derek et il raccrocha immédiatement.

Très Grincheux comme réaction ! Vraiment très Grincheux ! Fit la moue Stiles en croisant les bras et fronçant ses sourcils, mécontent... Qu'est-ce qu'il allait lui dire ? Comment même pourrait-il lui expliquer la situation avec le bébé !

- Baba ! Babilla joyeusement le poupon en posant sa tête sur le genoux du lycéen et mettant son pouce dans la bouche, il commença à fermer les yeux.

- Fatigué ? Ricana Stiles en tendant la main pour... Pour... Mais il se retint, pas sûr de ce qu'il faisait... Il allait quoi ? Caresser ses petits cheveux ? Le border ? Le cajoler ? Merde ! C'était trop bizarre, il arrivait toujours pas à croire que... Il était... Non... Il n'arrivait pas à s'y faire... C'était beaucoup trop bizarre : Hey, Bébé... L'appela-t-il à la place, gagnant des petites noisettes somnolentes : Je fais quoi moi ? L'interrogea-t-il sincèrement perdue... Il soupira et se passa une main lasse dans ses cheveux sales : Comment tu fais, toi ? Comment fait-il pour ne pas être plus perturbé ? Il agissait comme si tout était normal... Ou peut-être que le bébé n'en avait rien à faire de qui s'occuper de lui tant que... Eh bien tant que quelqu'un était là.. Il entendit un petit ronflement et il ricana une nouvelle fois : Tu es une petite marmotte, toi... Il se tut quelques secondes et tourna ses yeux vers la porte : Tu sais que tu vas lui causer une crise cardiaque ? Je crois qu'on va lui faire un AVC...

La seule réponse qu'il reçu fut le ronflement très sonore du bébé, ce qui le fit rire, il étendit plus confortablement les jambes, étendant ses muscles endolorit et se souvint rapidement de sa cheville. Elle ne paraissait pas enflés, un peu rouge... Peut-être s'était-il étiré un muscle ? Il commença lentement lui aussi à sentir l'épuisement le prendre... Il se força à rester éveillé, se rappelant qu'il n'avait toujours aucune nouvelles de Scott, ni des autres, ni de ce qui s'était passé, ni...

- Stiles ? Il sursauta violemment, réveillant le bébé qui hurla de colère et peut-être de peur : C'est quoi ce bordel ?

S'il n'était pas occupé à lutter pour la survit de ses tympans et de son tee shirt qui finirait bientôt en lambeau, il aurait rit aux éclats à la terreur brute dans la voix de Grincheux. Mais pour le moment, il devait s'occuper de l'asticot, choisit bien tes batailles, gamin... Il prit le bébé dans ses bras et essaya maladroitement de le bercer, enfin, il espérait que le fort balancement de ses bras le calmerait mais cela sembla aggravé la fureur du poupon qui le frappa au visage de ses petits poings.

- Bon sang, Stiles ! Ronchonna Derek en s'approchant d'eux : Tu veux le bercer ou lui donner le tournis ?

Il tendit les bras et fit un signe de tête vers le poupon que Stiles comprit immédiatement. Il laissa Derek prendre avec une grande délicatesse le petit bébé qui criait toujours de colère. Il recula en observant, comment le Loup-garou calma presque instantanément l'asticot, ça semblait si facile, si naturel et c'était sacrément étrange aussi... Depuis quand Grincheux pouvait être aussi doux ?

- Tu connais les bébés ? L'interrogea-t-il ne cachant pas son amusement mais aussi son ébahissement.

- J'ai une petite sœur, Stiles. Fronça des sourcils Derek en détachant ses yeux, de ce visage extrêmement familier... C'était très étrange... ce bébé était bizarre... il ressentit alors immédiatement cette attraction, cette présence écrasante presque destructrice qu'il avait ressentie avec... Ce n'était pas la première fois qu'ils se rencontraient, ce n'était pas la première fois qu'une partie de lui ressentait sa présence. Qu'est-ce que c'était ? Qu'est-ce qu'il était ? C'était définitivement dangereux, puissant et captivant... : J'ai grandit dans une meute où il y avait des jeunes enfants, dont des nourrissons...

- Wow, je ne t'aurais pas imaginé faire la nounou ! Gloussa Stiles, soulagé de voir que Grincheux s'en sortait bien avec un bébé.

- Tu vas m'expliquer ? Le coupa finalement Derek avec un rictus boudeur.

- Euh... Commença Stiles en se grattant la nuque, soudain très conscient de tout son merdier : Euh... C'est... Bah un bébé !

- Je ne l'aurais pas deviné. Grogna Derek, devenant plus sérieux et en colère : Tu sais que dehors c'est un vrai massacre ? Toute la nuit, il y a eu des morts ! Je savais pas où tu étais ! Tu finis par m'appeler pour ton père et tu reviens avec un bébé ? C'est quoi ce bordel, Stiles !

- Tu... Souffla le lycéen étonné, bien qu'il supposa qu'il ne le devrait pas, par les mots de Grincheux... Il savait que dehors c'était un vrai foutoir, il avait entendu les codes mais... Mais que... Il... : Tu... Tu étais inquiet ?

- Bien sur que je l'étais ! Haussa la voix Derek, avant de se calmer en entendant le bébé geindre dans son sommeil : Tu es partie et tu ne répondais pas à mes appels ! Si Mélissa ne m'avait pas dit..

- Mélissa... Blêmit Stiles... Oui, ils étaient au courant mais, il ne voulait pas qu'ils en parlent entre eux, il voulait même pas du tout en parler !

- J'ai suivie ton odeur à l'hôpital ! Je lui ai demandé si elle t'avais vue, elle était très inquiète aussi ! Si tu n'avais pas appelé ! Je te jure ! Mais il se tut et se força à respirer, calmant sa terreur. Il se concentra de nouveau sur le bébé qui sortait il ne sait où... Il lança un regard acerbe au lycéen, comment pouvait-il être si inconscient ! Comment avait-il pu... Il soupira sentant toute la fatigue de ses deux derniers jours.

- Je suis désolé.. Répondit bêtement Stiles, incapable de savoir quoi dire d'autres et il reçut un regard qui signifiait clairement qu'ils en parleraient de nouveau... Il se pinça les lèvres et se gratta la nuque nerveusement.

- Tu m'explique, maintenant ? Répéta Derek parce que pour l'instant, il y avait plus urgent, comme ce bébé de sept, huit mois dans ses bras...

- Je... Commença Stiles, ouvrant et fermant la bouche impossible de mettre des mots, d'expliquer... : Je dois m'occuper de lui. Termina-t-il.

- Ce n'est pas un chiot ! Rouspéta avec lassitude Derek, il ne le pensait pas aussi immature : Où sont ses parents ?

- Je sais ! Répliqua froidement Stiles en serrant les poings : Je suis pas stupide ! Il en a pas !

- Comment tu sais qu'il en a pas ! Répondit Derek en fronçant ses sourcils, totalement perdu, qu'est-ce qu'il lui cachait encore, bon sang ?

- Je sais c'est tout ! Insista Stiles ne voulant pas en dire plus, ne pouvant pas.

- Admettons... Entra dans son jeux Derek : Et tu comptes faire quoi ? T'occuper de lui ? Combien de temps ? Jusqu'à ce qu'il aille à la fac ? Ricana-t-il avec cynisme.

- Je sais pas ! Répondit excédé Stiles en se grattant une nouvelle fois la nuque : Je sais pas putain ! Et c'était un putain de miracle que le bébé restait silencieux, continuant ses ronflements au milieux de leurs disputes.

- Tu n'as pas réfléchis ! Conclue Derek en levant les yeux au ciel, évidement, il faisait des plans mais par moment il agissait sur un coup de tête... Cela lui rappela le jour, où il avait emmené Scott dans les bois pour chercher le corps de sa sœur défunte, où quand il avait voulu arrêté Peter et tant de fois encore... Cet hyperactif pouvait être vif d'esprit mais tellement impulsif... : Ce bébé doit être emmené à la DASS et s'il est surnaturel, il doit être amené à un Darach qui saura s'occuper du reste.

- Non ! Hurla Stiles soudain pâle et nauséeux, il s'approcha de Grincheux et tendit les mains vers... Mais il allait le réveiller et il n'y connaissait rien et il faisait mal et si... Il leva des yeux implorant : Je t'en supplie ! Non ! Je sais que c'est... Je sais que... Je sais ! Mais non ! Non !

- Stiles ? L'interrogea sérieusement Derek, il savait qu'il y avait plus, il le sentait mais il n'était pas sûr de comprendre : Que me caches-tu ?

- Rien ! Répondit immédiatement Stiles mais il savait tous les deux que c'était un énorme mensonge.

- Arrête, bon sang ! S'énerva Derek perdant de nouveau patience, pas ça encore : Arrête de faire ça !

- Je fais rien ! Cracha Stiles.

- Si ! Tu recommences ! Arrête ça ! Il sentit le bébé remuer dans ses bras et il le berça de nouveau, il baissa alors sa voix : Si tu n'as pas d'explication, j'appelle Deaton. Il attendit quelques secondes mais il semblait que le lycéen garderait le silence... Il soupira, se détourna et sortie agilement son téléphone.

- C'est le mien ! Explosa Stiles la voix tremblante : C'est le mien, OK !

Il eut un long silence, Derek s'était simplement figé, des yeux étonnés observant le lycéen. Il était un loup-garou, il connaissait par cœur ce visage devant lui, alors oui... Oui, il avait su mais il l'avait ignorer, il s'était dit que ce n'était pas possible mais apparemment... Il baissa prudemment ses yeux maintenant de loup sur le visage rondouillard dans ses bras... Oui, il reconnaissait chaque trait de ce visage... Même l'odeur était similaire... Il était évident qu'ils avaient un lien de parenté... Merde... Dans quel autre pétrin s'était mit, ce ouistiti ?

- Où est la mère ? Demanda finalement Derek, était-elle une chimère ? Une lycéenne tuée ?

- Il en a pas... Avoua Stiles en jouant nerveusement avec son tee shirt, il baissa les yeux... Mon dieu il ne pouvait pas croire qu'il allait avoir cette conversation... Il était pas prêt... Définitivement pas prêt... Il n'avait jamais voulu en parler à qui que ce soit... Il ne pouvait pas... Mais Théo savait, les Dreads doctors savaient aussi... Merde...

- C'était une chimère ? L'interrogea encore Derek.

- Non... Répéta Stiles et entendit presque le froncement de sourcil de Grincheux : Je viens de te dire il en a pas.

- Stiles... Soupira épuisé Derek de jouer au devinette : Il est pas apparu du saint esprit ce bébé, il y a bien une mère si tu es son père...

- Je t'ai dis que c'était le mien pas que j'étais son père. Répondit finalement Stiles, en relevant la tête. Il vit immédiatement l'incompréhension dans les yeux du Loup-garou et émit un rire sans joie parce que c'était le truc le plus taré qu'il allait dire de toute sa vie : Il vient de moi, il était en moi après... Il fit un geste évasif et remarqua le teint de Derek devenir de plus en plus verdâtre : Tu sais, quand j'avais pris du poids... Cette bosse dans mon ventre que je disais que c'était un ventre à bière... Eh bien pas vraiment... C'était plus un ventre à... A microbe... Il renifla sans humour et serra ses poings : C'était en Mars quand... Il a sept mois...

Le mois de Mars... Répéta sombrement dans sa tête le Loup-Garou. Le mois où Stiles était soudainement devenu malade... Alors... Pendant tout son temps, il faisait face à... A tout ça, seul... Merde.

- Comment as-tu... Mais Derek n'eut pas le temps de finir sa phrase, le lycéen compris immédiatement sa question silencieuse.

- Le Nogitsune...

- Merde... Est-ce qu'il est celui qui ? Continua de l'interroger Derek, parce qu'il avait besoin d'obtenir le plus d'information possible, certaines pièces étaient entrain de se mettre en place mais beaucoup d'autres apparaissaient...

- Non ! Mon dieu, non ! Ne put s'empêcher de rire Stiles en comprenant l'insinuation du Loup-garou : C'était avant.. Quand on a fait le rituel, Allison, Scott et moi. Avant que je ne les trouve... Avoua finalement Stiles, se rappelant de cet horrible jour, de cette sensation étrange, de ne plus rien ressentir, plus d'émotions, il avait l'impression d'être détaché de tout, loin de tout, comme un rêve lointain... Comme s'il était endormit et que son corps avait continuer sans lui... Il n'arrivait pas beaucoup à se souvenir de cette période, juste avant que le Nogitsune n'apparaisse... Il était loin de tout, comme une ombre qui se laissait flotter par la mer du temps... Il était déjà un fantôme de lui-même, réalisa effaré Stiles...

- Pourquoi n'ai-je rien senti... Marmonna finalement Derek, en regardant le lycéen puis le bébé, intrigué mais surtout agité, ce n'était pas normal, rien de tout ça n'était normal... : J'aurais dû... L'odeur, les phéromones... Pourquoi ?

- Je sais pas... Moi aussi, je pensais que vous auriez... Il ne pouvait se souvenir du nombre incalculable de fois où il était au bord de la crise cardiaque, parce que l'un d'eux le regardaient trop longtemps à son goût : Est-ce que c'est normal ce qui... Peut-être aurait-il un peu de réponse : Ce qui s'est passé ?

- Non, je n'ai jamais entendu une telle chose...

Il se tut et se concentra de nouveau sur le bébé... Oui... Oui c'était là... Il le sentait... Ses instincts le sentaient, le reconnaissaient... Il y avait quelque chose, il sentait quelque chose, définitivement de familier et d'écrasant...Quelque chose qui l'avait perturbé, l'année dernière, il avait lutter sans y arriver... Quelque chose venant de Stiles mais si... Si... Il se souvenait de cette énorme attraction qu'il ressentait de l'humain, de cette chose... Cette chose si puissante, si destructrice pliant une partie de lui, la manipulant, la dominant sans qu'il puisse se contrôler... Il avait eut peur, tellement peur et sans jamais comprendre, il supposa que c'était à cause de l'humain, peut-être son état émotionnel ? Et il avait paniqué, à l'époque il avait été complément paniqué... Être avec lui, c'était fondre dans les émotions brut de Stiles... Il se sentait noyé et soudainement ça s'était estompé... Tout simplement estompé... Même s'il ressentait encore ce lien, cette attraction mais c'était discret, maintenant... Il avait beaucoup réfléchi, se questionnant sur lui, sur eux... Il était toujours mitigé par cette sensation très particulière, la même qui l'avait ramené à la vie, la même qui l'avait arraché à la mort, le dévorant de sa force écrasante... Ça avait été si... Si incroyable, cette force, cette puissance, cette extase. Il l'avait vue et il voulait juste.. Il le voulait ! Il avait tellement été attiré par l'humain, fusionnant un instant avec lui, ses émotions... Et puis, elle s'était effrité brutalement... C'était... C'était... En Mars... Stiles avait dit que c'était en Mars qu'il était... Ils avaient été séparé en Mars, l'humain et cette étrange créature... Et Derek se souvint de cette brusque libération, il avaitessayé de comprendre ce qui lui été arrivait... Pourquoi cet humain, l'avait autant.. Ce qui s'était passé entre eux... Ces émotions, cette attirance... Et si... Et si... Tout ça venait en réalité de...

Il s'arrêta à cette pensée, c'était trop... Trop terrible... Trop terrifiant... Tout ce que cela impliqué était trop... Pas maintenant.. Pas maintenant... Se dit silencieusement Derek en jetant un coup d'œil à l'humain puant l'anxiété... Il ne pouvait pas se permettre de telles pensées... De tout remettre en question... Jusqu'à son propre affecte... Ses sentiment pour... Non ! Pas maintenant ! Pas quand enfin l'humain venait se confier à lui, qu'il avait besoin de soutient, qu'il demandait de l'aide... Son aide et quand ils commençaient tout juste à... A devenir... Commencé... A être... Nous... Ça avait été terrifiant... Il était toujours inquiet des conséquences mais... Nous... Il y avait réfléchit des mois, encore et encore et il ne pouvait pas... Ne pouvait le repousser quand il venait de prendre une décision... Nous...

Il n'allait pas le trahir. Il avait accepté, il avait fait une promesse et il ne changerait pas d'avis. C'était eux, c'était nous... Nous...

- Génial, je suis un cas d'école... Renifla cyniquement Stiles.

- Le Nogitsune n'en jamais été après toi. Réalisa soudain Derek le souffle coupé.

- Ouais...

- Meredith n'en a jamais eu après les créatures surnaturels... Continua-t-il de plus en plus alarmé.

- Ouais...

- Les Dreads doctors ? Le questionna Derek en fronçant les sourcils, essayant de tout démêler...

- Ouais... Renifla grossièrement Stiles : C'est eux qui ont décidé de la date de sortie. Rit-il sans humour.

- Tu as lu le livre et tu t'en es souvenu ? Tu es allé le chercher ? Continua-t-il l'interrogatoire, essayant de contrôler la tension dans sa voix.

- Pas tout à fait... Grimaça Stiles, honteux, si seulement... : J'ai eu un sympathique coup de pouce. Remarquant le froncement de sourcil s'intensifiant, il fit de grands gestes : Théo... Il m'a demandé de choisir entre Scott, mon père et... Lui... Il m'a dit où il était et que les Dreads doctors voulaient le tuer maintenant qu'ils avaient réussi...

Derek hocha simplement la tête au nom du nouvel arrivant, pas surprit du dénouement, il faisait confiance en l'humain alors, il avait gardé une certaine méfiance à son égard... En revanche, il voyait l'éclat d'horreur et de culpabilité se refléter dans les yeux du terminal quand il exprima le choix immonde qu'il avait dû faire... Des trois, il avait choisi ce bébé, ce bébé qu'il ne connaissait même pas... Des trois, il y en avait que deux qui était sauvé... Derek n'avait aucune idée d'où était Scott mais il ne s'inquiéta pas outre mesure, s'il y en avait bien un qui pouvait survivre au pire, c'était ce lycéen... Non, cet Alpha.

Mais une autre information lui glaça le sang, surtout avec cette nuit de cauchemar...

- Est-ce que... Mais la question mourut, évidement Théo n'avait rien révélé de plus : Tu sais pourquoi, ils en avaient après lui ?

- Non... Tout ce que je sais c'est qu'il est surnaturel et puissant... Mais je t'apprend rien. En conclue Stiles quand il avait vue le regard intrigué de Derek sur lui.

- Non... Derek observa encore le bébé dans ses bras, il essaya de comprendre, de vraiment comprendre tout cet énorme puzzle qui avait commencé au final avec lui, ce petit bébé : Je sais pas ce qu'il est mais, son influence se faisait sentir sur toi, peut-être as-t-il un fort instinct de protection et a trompé nos odorats, nos instincts... Il se tut quelques secondes, préférant garder ses autres informations pour lui... Ce n'était pas le moment pour le faire paniquer... Et leva finalement ses yeux pour apercevoir les perles noisettes extrêmement timides mais complètement absorber par ce petit bébé : Tu ne peux pas le cacher, tu le sais. Préféra-t-il se concentrer sur cette urgence-ci.

- Ouais... Se pinça les lèvres Stiles qui se gratta la nuque nerveusement : Mais, pas maintenant, pas avec tout ce qui se passe... Pas quand il est... Il fit un grand geste entre eux, essayant d'expliquer ce qu'il n'arrivait pas à formuler.

- Une cible ? Termina sa phrase Derek.

- Entre autre... Stiles joua nerveusement avec son tee shirt, il ne pouvait même pas croire qu'il allait dire... Qu'il les suspectait de… Il se sentit plus horrible encore, si ce n'était possible... Comment pouvait-il... Osait-il mais... Il ne pouvait pas s'arrêter de penser... D'imaginer... Et si... : Je ne veux pas... Je ne veux pas qu'on me l'enlève encore... Que ce soit les Dreads ou... Ou les autres...

- Scott ? Haussa un sourcil Derek, légèrement surprit que Stiles puisse émettre cette hypothèse, il aurait plus penser qu'il est une méfiance pour...: Deaton ?

- Tu l'as dis toi-même... Acquiesça-t-il de la tête en se pinçant les lèvres : Un Darach pourrait s'en occuper... Je savais pas où allait, ni quoi faire... Alors j'ai... Juste... J'ai juste... Il fit un grand geste entre Derek et le bébé : Agit et c'est un sacré merdier... Je sais que c'est la merde... Que tout ça... Merde ! Mais... Alors juste... Pour le moment... Le supplia pratiquement Stiles sa voix s'étranglant de peur. Il ne savais pas quoi faire d'autres... Ça craignait mais que pouvait-il faire ?

- C'est pas un chiot.. Répéta Derek, insistant parce qu'il voulait être sûr que ce lycéen, cet adolescent était conscient de tout ce que cela allait engendrer... Ce n'était pas l'affaire de quelques jours... Ce n'était pas un animal qui pouvait être donné s'il était soudain dépassé...

- Tu l'as déjà dit... Ronchonna Stiles en croisant les bras sur sa poitrine : Sérieusement, la situation craint pas assez comme ça ? Qu'est-ce qui se passerait si en plus, un bébé se mêlait à toutes ces merdes ? Un bébé surnaturel et bizarre ! S'égosilla-t-il, la terreur cinglant ses entrailles : Je sais que c'est pas l'idéal ! Ok ! Je sais que ! Que je suis lycéen... Que tout est foiré ! Que Je suis pas... Je suis pas le plus qualifier... Il fit une grimace, parce que putain il en était parfaitement conscient après seulement cinq putain de minutes avec lui... Et pourtant alors qu'il pourrait juste léguait, qu'il aurait pu le laisser, l'abandonner là bas... Il avait juste... Juste envoyer tout chié pour le récupérer... Il était dans la merde et il allait embarqué Derek dans cette merde... C'était putain d'égoïste mais il ne lui restait que lui... Pitié... S'il te plais... Ne me laisse pas... : Et j'y connais que dalle en bébé mais je ne veux pas... Je ne veux pas ! Je... qu'il... Il soupira et se passa une main fatigué dans ses cheveux... Il se redressa et essaya de passer toute sa détresse, de le convaincre, s'il devait se mettre à genoux, putain il le ferait sans hésiter ! Pour lui... : Je ne veux pas qu'ils enlèvent ce bébé ! Je peux pas ! Je peux vraiment pas Derek ! je ne veux pas enco...

- D'accord.

- Le perdre... Alors peux-tu... Il se tut ravalant ses mots et leva les yeux vers ceux de jade du Loup-garou : Tu... Quoi ?

- Très bien. Répéta Derek, il avait déjà accepté de toute façon... Il y était mêlé puisque l'humain l'y était aussi... C'était comme ça maintenant, c'était devenu comme ça intrinsèquement. Il savait dans quoi il s'embarquait quand il avait finit par accepté... Accepter ce que l'humain voulait de lui. Il n'était plus l'humain et le Loup-garou, non ? Ils avaient convenu à un accord... Un accord... Un nous... Alors la merde de l'humain était la sienne aussi mais, il espéra vraiment que le lycéen en supporte les conséquences... Parce qu'il ne pouvait pas, ne pourrait pas s'effondrer : Mais ne compte pas sur moi pour m'occuper, seul de tout... Il comprenait beaucoup plus de choses et enfin Stiles lui avait révélé des informations importantes pas toute, certes, il le sentait mais au moins il avait enfin les grandes lignes : Tu as raison, pour l'instant, il est plus prudent qu'il reste ici.

- Je... Souffla Stiles un énorme poids quittant enfin ses épaules : Merci... Je... Merci... Baragouina-t-il pitoyablement incapable de dire autre chose. Il avait pensé... Il avait cru que Derek les laisseraient tombés, les abandonneraient une fois qu'il serait tout... Il se sentait soudain tellement plus... Plus à l'écoute... Plus soutenu... Plus seul... Il se pinça les lèvres et se gratta la nuque malaise, sentant ses yeux devenir larmoyant de soulagement, de reconnaissances.

Merci ! Merci ! Se répéta-t-il toujours abasourdit que Grinch-Derek, est accepté...

- Interdiction que tu touches à une bouteille d'alcool. Répliqua soudain, froidement Derek. Il vit le visage de Stiles se baisser de honte et grimacer, ce serait dure, très dure, ils le savaient mais il se battrait, il le savait. Il eut un sourire plus doux, plus affectueux en observant ce petit visage joufflue. Il effleura délicatement les petites mèches aussi brunes que son parent, son père, peut-importe comment se sentait le lycéen pour l'instant. Il pouvait le sentir terriblement maladroit, hésitant... Mais c'était normal. Après tout, n'avaient-t-ils pas été séparé à la naissance ? Et Stiles n'était encore lui-même qu'un enfant, même pas majeur... Il lui faudrait un moment, du temps, avant que ce bébé ne devienne son bébé. Avant qu'il ne devienne un père, qu'il comprenne toute la signification de ce simple mot... Mais, c'était déjà un exploit qu'il n'ait pas repoussé, ni abandonné ce petit en sachant sa conception... : Elle a besoin de toi, Stiles. Insista Derek pour être sûr que le message passait.

- Je sais... Il se tut à la fin de la phrase du Loup-garou : Elle ? Répéta-t-il, ayant butter sur ce petit mot... Qu'est-ce que...

- Oui... Elle... Répondit Derek en tendant le bébé à Stiles qui recula, immédiatement terrifié, il ne s'en formalisa pas : C'est une fille.

- Une fille ! Couina pratiquement Stiles, en se penchant et se rapprochant timidement pour regarder... Il leva des yeux étonnés : Comment tu ? Mais il se tut au petit rire narquois de Derek.

- L'expérience et surtout un bon odorat. Il sentit Stiles se renfrogner presque vexé.

- Mais tu as dis que ton odorat était inutile avec lui... Euh... Elle. Se corrigea-t-il tellement troublé par le fait que ce soit... C'était un... C'était une...

- Pas sur ça. Haussa des épaules Derek, ne cherchant pas plus, trop épuisé de toute façon. Ils restèrent quelques minutes à l'observer dormir profondément dans ses bras et finalement il dût l'interrompre, il était peut-être temps que... : Alors ?

- Quoi ? Renifla grossièrement Stiles en détournant ses yeux du bébé : Oh mon dieu ! Quoi ? Répéta-t-il en sentant le regard lourd du Loup-garou : Alors ? Quoi ? S'agaça-t-il en gesticulant, il détestait quand il faisait ça !

- Bébé et elle, c'est pas un nom, tu sais... Répondit finalement Derek.

- Un nom ? S'étrangla Stiles en reculant loin du bébé, il commença à paniquer : Je... Lui donner un nom ? Mais je... Je peux pas... Il... Elle... Je...

- C'est la tienne. Répéta ses mots Derek : C'est ton bébé, ta fille. Il lui tendit une nouvelle fois le poupon mais Stiles refusa catégoriquement de la prendre, se sentant pas prêt, se sentant beaucoup trop maladroit...

Est-ce qu'il pouvait vraiment ? Pouvait-il vraiment donner un nom... Un prénom ? C'était si... Si personnelle... C'était trop... Juste trop important... Si intime... Un prénom c'était comme lui donné une identité... Le rendre plus... Que ce soit lui...C'était trop... Beaucoup trop... Il était pas prêt ! Il venait à peine de ! Putain ! il venait à peine de savoir qu'il y a un bébé ! Un bébé ! Un putain de bébé et il n'avait même pas vue que c'était une fille ! Qu'est-ce qui pourrait... Vraiment pourrait-il ? Lui donner un prénom alors qu'il était même pas foutue de le prendre dans les bras ! De le tenir ! De le surveiller sans qu'il merde plus de cinq minutes ? Non, vraiment !

Il avait vue Derek s'en occupé et finalement, Derek serait bien pour s'occuper de lui ! Bien plus que ce qu'il faisait, bien plus que lui !

Il ne pourrait pas... Il ne voyait pas comment... Mais il avait raison... Et il était pas assez suicidaire pour demander à Grincheux de choisir son... Son nom...

Mais bébé, le microbe, lui... Enfin, elle... Ça sonnait bien, non ?

Il jeta un coup à son petit visage... Non, ce n'était pas un chiot... Ce n'était pas un bébé... Il n'était pas sortie du saint esprit, comme dirait Grincheux... Il était... C'était...

Mais il serait comme un... Un...Un putain de parent qui nomme... Mais... Il déglutit, mal à l'aise... Il l'était... Il était ! C'était pas un bébé ! Non ! Le mien... C'était son bébé ! C'était le sien ! Merde... Putain de mon dieu de merde ! Il était pas prêt, clairement pas prêt ! Pour la suite ! Pour tout !

Pour ce que ça engendrait, engageait, pour tout ce qui allait arrivé... Il était... Non vraiment... Comment pouvait-il se permettre de donner un nom à un bébé ? Son bébé... A sa fille... Sa fille... Il était... Il était ? Quoi ? Papa ? Merde ! Merde ! Et putain de merde !

Il réalisait lentement avec horreur, terreur... Il était un... Papa... Merde ! Papa ! Putain de ! Papa ! D'un bébé ! D'un minuscule bébé ! Non ! Pas un bébé ! Mais une fille en plus ! Une putain de fille ! C'était sa fille ! Le bébé, cette petite vie, celle qui avait grandit en lui... Il était là... Elle était là... Vivante, plus en lui... Ils étaient deux maintenant... Deux...

Et soudain, il prit conscience que... Que... Il se rencontrait enfin. Il venait enfin de faire la connaissance de sa petite vie... Sa fille... C'était si putain de bizarre, cela semblait tellement taré et pourtant... Pourtant, c'était réelle, pourtant elle était bel et bien là.

- Leia... Chuchota-t-il, craintif, peur de... De... De tout. Il se pinça les lèvres et répéta avec plus d'assurance : Elle s'appelle Leia.

Oui, c'était bien... Ça sonnait bien... Leia la princesse, parce que c'était une princesse... Non... Sa princesse.

- Leia ? Répéta Derek, faisant roulé ce prénom comme un joyaux, c'était inestimable, précieux : Leia. Il répéta encore mais, cette fois légèrement amusé en levant un sourcil, comprenant immédiatement la référence au prénom.

- Oh mon dieu ! Quoi ! Aboya Stiles à la petite moquerie : C'est un très jolie prénom ! C'est celui de la princesse de Stars Wars ! C'est un honneur de porter ce prénom ! S'offusqua Stiles en gesticulant dans tous les sens, boudeur et vexé. Il avait qu'a choisir s'il aimait pas ! Foutue, Grincheux !

- C'est jolie. Le coupa Derek avec un sourire taquin mais rassurant, calmant immédiatement la nervosité de l'humain qui détourna les yeux, embarrassé, cachant soudain son visage ayant prit des couleurs.

- Euh... Ouais... Tu... Tu aimes ? Demanda timidement Stiles, bien qu'il ne changerait pas d'avis.

- Oui. Acquiesça-t-il : Un jolie nom pour une jolie princesse.

- Une jolie princesse... Répéta fasciné Stiles en regardant avec adoration le Loup-garou qui releva la tête et rencontra les joyaux noisettes de l'humain.

De si jolies joyaux, leurs joyaux, ses magnifiques joyaux espiègles. Il se rapprocha lentement de Stiles, avec prudence, ne quittant pas les yeux de l'humain qui s'agrandir de surprise. Il voulait... Il voulait être... Il voulait tellement... Il resta attentif, très attentif à ce Ouistiti, cherchant, déchiffrant la moindre peur, la moindre appréhension... L'humain se pinça les lèvres, timide, maladroit, il se sentit rougir à l'intensité de ses yeux de jade, de ce regard si avide, sur... Sur lui. Il sentit le souffle chaud de Derek sur son visage, il était moite, s'arrêtant de respirer, c'était si enivrant, il se sentait tellement, dévoré... Il remarqua la retenu du Loup-garou, leurs yeux se rencontrèrent encore, s'échouant sur leurs lèvres, affamées. Il voulait... Il voulait tellement... Et Stiles se pencha, leurs lèvres hésitantes s'effleurant, se touchant, s'unissant.

- Bienvenue à toi, Leia. Souffla Derek avec un doux sourire contre les lèvres gercés de Stiles : Bienvenue à la maison.


Astérisques :

- Le jeu de l'écharpe* : Pratique consistant à se serrer ou se faire serrer la gorge pour bloquer la respiration et induire des hallucinations.

- Le débat politique sur la réforme de la police ou la réduction budgétaire était revenu* : La fédération américaine a depuis le tournant du Xxesiècle prit l'habitude de confier au secteur privé la réalisation de certaines missions d'intérêt général au point que l'État y apparaît commeun État invisible dont l'action se dissimule derrière celle d'un grand nombre de cocontractants privés, notamment au niveau des États fédérés, c'est le « Hollow state ». La sécurité a longtemps été considérée comme un bien public. Mais dès le Xxesiècle certains gouvernements locaux louent les services de l'agence de détectives privés Pinkerton – créée en 1850 -avant que celui de Kalamazoo, dans le Michigan, ne fasse le choix de purement et simplement privatiser la police. Par la suite, les attentats du World Trade Center de 2001 n'ont fait que conforter cette pensée. L'idée finissant par s'imposer que la sécurité est aussi un bien privé. Toujours plus d'activités policières se sont, trouvées externalisées à des sociétés spécialisées : du contrôle des horodateurs, à la surveillance des scènes de crime en passant par celle de la circulation, les réponses aux alarmes, les patrouilles de sécurité, les contrôles routiers, les recherches, saisies et les arrestations. Toute l'activité policière a pu être confié au secteur privé. Theconversation . Com loi-securite-globale-vers-une privation de la police 152392

Par ailleurs, les années 2010 ont été marquées par une crise de légitimité sans précédent de l'institution policière, dans le sillage des mobilisations contre les violences policières à l'encontre des Afro-Américains. Depuis des collectifs (politiques, associations...) défendent l'abolition de la police dont le slogan : affaiblir, désarmer, dissoudre. Cela consiste à réduire le budget, ses effectifs et son influence sociale.

Ce qui engendre une peur de licenciement drastique, si une telle réforme se faisait (démantèlement complet ou partiel de la police actuelle et une privatisation de cette dernière. C'est à dire, des agents de police remplacé par des agents de sécurité, avec un fonctionnement, d'entreprise, proposant un service de « location, d'agent de sécurité »).

Alors c'est un très très gros résumé (un peu foireux qui ne développement rien, je donne juste l'info pour les curieux et feignant de chercher plus loin haha), de ce qui se passe du côté juridique/sécurité aux USA, sachant qu'il y a de gros enjeux politiques derrière et que ce n'est pas le sujet de ma fic. Mais je trouvais important et pertinent d'en soulever un peu la problématique d'un point de vue plus « populaire ». Sachant que j'essaye au maximum de rester proche de la réalité (nous sommes en 2012, je ferais peut-être un clin au calendrier Maya d'ailleurs.).

- Henri Lee Lucas * : C'est un tueur en série américain qui a tué de 1960 à 1983, il a déclaré avoir tué plus de 300 personnes, mais 3 meurtres lui ont officiellement été imputés.

- Jessica Keen * : Tuée dans le cimetière de Foster Chapel à West Jefferson, Ohio. Son cas a été présenté dans l'émission télévisée Unsolved Mysteries.

- Quarante pour cent en moyenne en prenant compte de tous les types de crimes* : Rapport officiel du FBI en 2018 (bon c'est presque cinq ans dans le futur mais on dira rien). Www . Slate . Fr etats-unis-presque-un-meurtre-sur-deux-non-elucide

- Jean-Baptiste Grenouille* : Ah ce célèbre meurtrier français, du 18e siècle, qui inspira l'incroyable film « Le parfum ». Résumée du livre : Au XVIIIe siècle vécut en France un homme qui compta parmi les personnages les plus géniaux et les plus horribles de son époque. Il s'appelait Jean-Baptiste Grenouille. Sa naissance, son enfance furent épouvantables et tout autre qui lui n'aurait pas survécu. Mais Grenouille n'avait besoin que d'un minimum de nourriture et de vêtements et son âme n'avait besoin de rien. Or, ce monstre de Grenouille, car il s'agissait bien d'un genre de monstre, avait un don, ou plutôt un nez unique au monde, et il entendait bien devenir, même par les moyens les plus atroces, le Dieu tout puissant de l'univers, car "qui maîtrisait les odeurs, maîtrisait le coeur des hommes".

- l'œil de la providence* : À l'origine, l'Œil de la Providence était un symbole chrétien, et les premiers exemples de son utilisation se trouvent dans l'art religieux de la Renaissance pour représenter Dieu. Un exemple précurseur est le souper d'Emmaüs de Pontormo en 1525, bien que le symbole lui-même ait été peint plus tard, peut-être dans les années 1600.

Une autre source importante de l'icône se trouve dans un livre d'emblèmes appelé Iconologia, publié pour la première fois en 1593. Dans les éditions suivantes, l'Œil de la Providence a été inclus comme attribut de la personnification de la "divine Providence", c'est-à-dire la bienveillance de Dieu. Comme le suggère le nom du symbole et son usage initial, il a été inventé comme un signe de la vigilance compatissante de Dieu envers l'humanité. il y a une histoire plus profonde à l'œil en tant que symbole à considérer - une histoire qui nous ramène aux premières religions connues. Au troisième millénaire avant Jésus-Christ, les Sumériens ont transmis la sainteté de certaines sculptures en agrandissant anormalement leurs yeux pour renforcer la sensation de vigilance. Ils organisaient même des cérémonies au cours desquelles les artistes donnaient vie aux sculptures en "ouvrant" les yeux des personnages. Mais ce sont les anciens Égyptiens qui sont à l'origine de l'œil détaché comme motif : par exemple, une paire d'yeux peints sur un cercueil qui permettait aux morts de voir dans l'au-delà. Et l'un des symboles égyptiens les plus célèbres est l'œil d'Horus. Ce motif est en fait un hybride d'un œil humain et d'un œil de faucon, et il comprend les marques sombres des sourcils et des joues de l'oiseau. Selon l'ancienne mythologie égyptienne, le dieu-roi Horus (souvent représenté comme un faucon, ou avec une tête de faucon) avait les yeux coupés lors d'une bataille avec son oncle Seth. Avec l'aide de Thot, il a ensuite guéri ses yeux. L'œil d'Horus était donc un symbole de protection, souvent utilisé comme amulette, une sculpture assez petite pour qu'une personne la porte dans sa poche comme forme de protection. Ce hiéroglyphe et d'autres hiéroglyphes égyptiens représentant des yeux humains isolés ont ensuite influencé l'iconographie européenne pendant la Renaissance. À cette époque, les érudits et les artistes étaient fascinés par l'écriture égyptienne ; le seul problème était qu'ils ne la comprenaient pas entièrement, et les tentatives de traduction étaient généralement truffées d'inexactitudes. L'une des plus célèbres est apparue dans une romance de 1499 intitulée Le rêve de Poliphilo, dans laquelle la traduction d'un symbole égyptien représentant un seul œil était "Dieu".

BBC Afrique / monde L'œil de la Providence : symbole et signification secrète ?

- Trinité* : Les chrétiens sont baptisés "au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit". Et lorsqu'ils commencent leur prière, ils se marquent du signe de la croix sur le front, le cœur et les épaules en invoquant Dieu "Au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit" : c'est la Trinité. L'affirmation que Dieu est unique en trois personnes, le Père, le Fils et le Saint-Esprit, égaux, participant d'une même essence divine et pourtant fondamentalement distincts, comme le Christ l'enseigne à ses apôtres lorsqu'il leur dit "Allez et baptisez au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit". "Il n'y a pas trois dieux, mais un seul Dieu en trois personnes. "La Trinité est Une, d'où le mot « Trinité », dérivé de « trois » et de « unité ». Il n'y a pas trois dieux, mais un seul Dieu en trois personnes : le Père, le Fils et l'Esprit-Saint. Chacune des trois personnes est Dieu tout entier. Chacune des trois personnes n'existe qu'en union avec les deux autres dans une parfaite relation d'amour. Ils sont un seul et même Dieu parce qu'ils n'ont qu'une seule et même nature, une seule et même divinité.


Avis de l'auteur:

Alors bravo à ceux qui auront lu, toutes ses astérisques et qui seront encore là :).

Donc oui, comme vous l'avez maintenant lu, cette fic va enfin pouvoir se concentrer sur de nouvelles intrigues : Le biche blanche, le bébé, le Chaos, l'œil, les DD, Théo et beaucoup, beaucoup d'autres intrigues.

D'ailleurs, notre petit Théo aura lui à un moment, quelques chapitres entièrement consacré à lui, parce que j'ai énormément de chose à raconter de son point de vue. Donc désolée mais je vous promets que vous allez finir par l'adorer (on peut adorer détesté un personnage).

Pour ceux qui seraient perdu dans la trame, ils sont en terminale, Stiles a été opéré en Mars (première). La fic se passe en Octobre (début), l'anniversaire de Stiles va arriver d'ailleurs.

Alors dans ce chapitre Hayden était belle et bien entrain de mourir, Mélissa, Liam, Mason, Théo et Scott ont essayé de la sauver. Mais Scott et Liam ceux sont battus à mort à cause de la super lune.

Parrish était avec Lydia, enfermés chez lui de peur de faire du mal. Mais une autre chimère est morte (eichen House où était le Shérif) et Lydia s 'est retrouvé seule au moment où elle a eu une vision, Théo l'a enfermé dans un cauchemar (celui où elle se voit se faire arraché la langue), lui a volé son portable. Lydia n'a donc pas vue qui l'a piégé (comme elle n'a pas du tout vue les DD l'enfermé dans une illusion).

Malia après sa discussion avec Théo, était avec Braeden revenu pour donner des informations sur la louve du désert, elles se sont battus contre une chimère que Théo a envoyé pour les occupé.

Derek a suivi Stiles à l'hôpital où il l'a cherché et a vue le nombre hallucinant de flic blessé et les a suivi route 208.

Je crois que j'ai résumé la situation globalement (peut-être que je modifierais).

Pour ceux qui voudrait lire une fanfiction entièrement consacré à Claudia et l'évolution de sa maladie je vous conseille : A Difficult Child by WithMyTeeth (Ylith).

Alors attention c'est une fanfiction qui parle aussi d'abus sexuel dans l'enfance, donc à lire en étant bien conscient (mais ça reste très pudique), elle est vraiment exceptionnelle, l'une de mes préférés honnêtement sur ce fandom (bien que la fin, est un peu abrupte à mon goût). Vous pouvez toujours arrêter au décès de Claudia, si le sujet d'agression sexuel vous déplais. Mais en tout cas, elle a vraiment développer sur l'avancement de la maladie de Claudia et pour ça, elle est incroyable. Je suis restée très, très succincte dans mon histoire (il y aura des petits flash back mais rien ne sera autant développer que dans cette histoire). Alors oui, elle est en anglaise mais je ne suis pas bilingue du tout (je triche, j'utilise la traduction de google traduction sur l'onglet paramètre et c'est largement compréhensible xD).

Peut-être que cette partie sera modifier à un moment (je l'écrirais au tout début du chap).

En tout cas, je vous remercie infiniment pour tout vos retours !

A ceux que je n'ai pas répondu je vais le faire bientôt promis (mais je me dis que vous préférez avoir ce chapitre publier le plutôt possible).

Merci encore ! Merci vraiment de lire cette histoire et j'espère que la suite vous plaira.

A très vite !