Hello !
Sorry pour le retard... Je ne sais pas si je vais réussir à le rattraper mais je vais faire de mon mieux :)
J'avais besoin de repos ces jours-ci et je n'avais surtout pas envie de louper ce chapitre, il a été plus difficile à écrire que les autres. Aller savoir pourquoi... la pression maybe. J'espère qu'il vous plaira et qu'il valait un peu l'attente.
Merci pour votre engouement et le soutien, ça motive ^^ !
Bonne lecture ;)
Bouquet
Chapitre 6
« I love you, I have loved you all along. And I miss you been far away, for far too long… »
À ces mots, Kagami sent son cœur fondre aussi bien que s'il était fait de la même cire que les chandelles veillant sur leur danse. Il n'en revient pas de ce que Daïki a fait pour lui. Leur créer un moment magique, inoubliable malgré la tristesse qui l'accompagne.
"I wanted, I'd wanted you to stay
'Cause I needed
I need to hear you say
That I love you (That I love you)
I have loved you all along
And I forgive you (And I forgive you)
For being away, for far too long"
Le mots lui manquent, comme souvent. Alors il ressert son étreinte et plaque son sourire sur les lèvres de son homme pour lui exprimer tout son amour. Les doigts de Daïki se mêlent à ses cheveux fous tandis que sa langue s'immisce à la recherche de la sienne. Le baiser qui se voulait tendre l'empêche bientôt de respirer. La passion que lui inspire l'homme entre ses bras déborde de sa poitrine. Emporté par ses sentiments bouillonnant, Taïga les déverse sans distinction dans la bouche de son amant. Qui lui les renvois avec force, revendiquant ses lèvres encore et encore, attisant son désir.
Au fur et à mesure de leur lutte, la douce chaleur au fond de son cœur se fait magma cuisant, épais et brulant. Il s'écoule dans ses veines à travers son corps, lui dictant des gestes plus audacieux et empressés. Ses mains s'impriment dans la chaire de Daïki, creusant les charmantes fossettes au creux de ses reins. Il colle un peu brusquement leurs bassins en feu. Et un gémissement lui répond lorsqu'il frotte son érection contre celle de son fauve, serrée dans sa prison de tissu. Il le veut. Plus qu'un désir, c'est un besoin ardant qu'il éprouve de se perdre dans le plaisir avec Daïki. L'ambiance, le moment, la peur d'être loin de lui, loin de tout repères le pousse dans ses bras pour y trouver refuge.
Sentir Kagami si désireux l'excite énormément. Son corps a aussitôt réagit aux stimulus plus qu'explicites. Mais même si l'envie lui dévore le ventre, il freine les ardeurs de son tigre. Il craint de les voir se consumer entièrement alors qu'il rêve de le déguster. C'est leur dernière nuit avant plusieurs semaines et il compte bien profiter de chaque minute. Alors avec poigne il impose un rythme plus lent à la langue de Taïga qui cherche à le mordre pour protester. Aomine recule un peu pour capter son regard. Le souffle court et le cœur battant à tout rompre, il déploie tout ce qu'il peut de volonté pour se contenir et rester maître de lui. Doucement, il vient caresser la joue de son homme pour le rassurer. Il ne compte aller nulle part. Pas tout de suite. Son amant laisse peser son visage dans sa paume en guise de reddition. Ses prunelles de lave sombre et dilatée lui disent tout ce qu'il tait et que son propre cœur hurle en écho.
Pas tout à fait chastement, mais avec plus de retenue il vient piquer de nouveaux ses lèvres offertes avant de couler méthodiquement dans son cou. Effleurant la peau tendre de ses dents joueuses. Il suit le chemin tracé par sa veine palpitante de libido contenue jusqu'à son épaule qu'il dénude délicatement. Kagami soupir lourdement à son oreille et frotte sa tête contre la sienne, quémandant son contact. Même s'il trouve son homme très sexy en yukata, il est lui aussi avide de retrouver la chaleur de sa peau. Alors il défait le nœud qui l'entrave et accompagne le vêtement dans une caresse. Il en profite pour effleurer les biceps saillants et les avant-bras virils de Taïga. Il peut en voir les poils se dresser sur son passage. Lui se mord la lèvre pour rester calme mais ne peut retenir un grondement appréciateur face à la nudité de son homme. Splendide. Se dit-il.
Kagami rougit sous son regard qu'il glisse sans retenue sur son corps sculpté par la lumière des bougies. La couleur délicieusement ambrée de sa peau contraste avec les ombres vacillantes jouant dans les vallées creusées par sa musculature admirablement mise en valeur. Inconsciemment, il se lèche les lèvres en tournant autour de lui pour l'admirer sous toutes les coutures, sans jamais détacher ses doigts de lui, parcourant les creux et les monts à sa portée.
La respiration de Kagami ne le trompe pas. Il joue le jeu en restant immobile, mais il brûle de se jeter de nouveau sur lui. En témoigne les tressautements de sa queue fièrement dressée et impatiente. Pour le récompenser de respecter sa contemplation silencieuse il la frôle et souffle contre les lèvres de son homme :
« Tu es magnifique Taï…
— Hmm … Let me see you, please »
Avec un sourire satisfait, Aomine acquiesce puis l'embrasse. Sans tarder il peut sentir les mains tremblantes de son tigre s'affairer à déboutonner son jean puis se faufiler sous le tissu pour empoigner ses fesses. Il aide son amant à le débarrasser de ce qui le couvre encore et vient se couler contre lui pour gouter pleinement son corps qu'il n'a fait qu'effleurer. Très vite il retrouve le chemin de sa bouche alors que leurs mains s'explorent et se cajolent. Embrasant leurs peaux, soufflant sur les braises de leur faim dévorante. La frustration qu'il leur impose lui tord le ventre et en devient presque douloureuse. Mais elle a aussi quelque chose d'exquis…
Totalement sous son charme, prisonnier de sa volonté et de son regard tempête qui l'empêche de réfléchir, Kagami se laisse guider. Il a du mal à ralentir, seul Daïki arrive à le contraindre au calme. Tout relatif puisqu'il a l'impression de pouvoir imploser d'un moment à l'autre vu le chemin sinueux que prennent les doigts experts de son homme. N'y tenant plus, il le repousse jusqu'au bord du lit. Aomine se laisse faire et s'assoie, agrippant ses cuisses lorsqu'il se place à califourchon sur lui.
Bien installé, il se penche un peu pour cueillir un verre de vin sur la table de chevet. Un blanc sucré s'il se fit à la robe du millésime. Sans prêter attention à son parfum, trop obnubilé par celui de sa panthère il boit une gorgée de liqueur. Puis il tend le verre à son homme qui accepte volontiers son offre. Ils terminent le verre en se dégustant des yeux, appréciant la fraîcheur de cette pause bienvenue. Mais à peine a-t-il posé le cristal qu'Aomine revendique sa bouche avec fougue. Il gémit entre ses lèvres, se délectant du bouquet fruité du vin mélangé à la saveur de son homme. Aphrodisiaque.
Daïki l'enlace fermement et recule au centre du matelas. Il perd la notion du temps. La tête lui tourne un peu, ivre des caresses et des baisers affriolants qu'ils échangent entre ferveur et tendresse. Leur corps ainsi enchevêtrés, leurs souffles mélangés et leurs chaleurs confondues, Kagami a le sentiment de ne faire qu'un avec son homme. Mais il a envie de plus. De s'unir à lui dans la chaire autant qu'émotionnellement. De figer cette sensation ténue d'être lié à lui dans la brulure de son sexe le comblant entièrement.
Alors il vient chercher sa main perdue quelque part dans son dos et l'accompagne jusqu'au creux de lui. Comprenant qu'il est à bout de patience, son homme répond à sa supplique et vient cercler son intimité fiévreuse. Il ne peut retenir un gémissement de soulagement, ni ses hanches qui basculent à la rencontre des doigts agiles. De son autre main Aomine flatte sa cambrure, presse ses fesses, taquine sa verge, tandis que ses lèvres explorent son torse où tambourine son cœur affolé. Sa peau est moite de sueur, ses muscles tendus d'anticipation. Il veut son homme si fort que bientôt son touché ne lui suffit plus.
« Daï stop teasing me, I can't handle this anymore.
— Hm mais j'adore te rendre dingue…
— C'est bon t'as gagné. I need you. In me. Now …
— As you whish …. » Souffle-t-il dans son cou, lui arrachant un frisson.
Tout en le maintenant collé à lui, Daïki récupère le lubrifiant et les prépare avec application, continuant de le frustrer un peu plus.
Au-dessus de lui, Taïga tremble presque. Son désir est à son paroxysme et il s'en délecte, impatient de le combler et de mettre fin à sa douce torture. Son homme se redresse sur ses genoux en prenant appuis sur ses épaules. Et lorsqu'enfin il redescend pour s'empaler sur sa queue, il ancre son regard au sien. Il veut le voir, s'imprégner de son expression d'exaltation quand il s'enfouit au plus profond de lui. Il veut pouvoir s'en rappeler dans les moindres détails. Ses dents plantés dans sa lèvre pour retenir son cri mué en grognement guttural, animal, sa mâchoire contractée par la morsure de ses chaires s'écartant sur son passage, l'intensité de ses yeux arrimés à son âme. Il enroule un bras autour des hanches de son tigre et pousse son bassin à sa rencontre pour les souder l'un à l'autre. Le front de Taïga vient embrasser le sien. Le souffle de son amant est court sur sa bouche. Sa chaleur l'enrobe si étroitement qu' à son tour il lui semble perdre la tête.
Ensemble ils commencent à bouger dans un mouvement de balancier régulier. Taïga l'enlace, vient dérober ses lèvres, réclamer sa langue. Et il lui offre. Il lui donne tout ce qu'il veut, parce que son corps l'exige aussi. Il ressert sa prise sur lui et le pénètre un peu plus fort pour étancher sa soif de lui. D'abord langoureux, leur rythme s'accélère. Plus sulfureux et plus sauvage, il devient presque chaotique. Leur arrachant des plaintes d'extases. Leurs dents s'entrechoquent sous l'empressement de leurs bouches à s'unir. Leurs peaux s'épousent dans des bruits obscènes aiguisant d'autant plus la tension montant dans ses reins. La sueur de leurs ébats frénétiques et passionnels s'écoule entre leurs torses contractés par le délectable effort de rester soudé. Les mains de Kagami se perdent dans ses cheveux alors que les siennes accompagnent chacun de ses mouvements, ajustant l'angle et l'amplitude des pénétrations successives.
Taïga est proche de la rupture, il peut le sentir à son anneau de chaire qui se contracte autour de sa verge plus vivement. Lui-même ne tiendra pas longtemps. Tant bien que mal, il tente de se concentrer malgré les brumes du plaisir noyant ses pensées. D'une main il prend appuis derrière lui et de l'autre il incite Taïga à basculer un peu les hanches aussi. Bientôt il l'entend crier son nom sans retenue et le voit onduler avec ardeur sur lui. Massant sa virilité bien trop efficacement.
« Fuck Taï je vais venir !»
Son homme lui adresse un sourire enjôleur et semble éprouver beaucoup de plaisir à se donner en spectacle de la sorte. Son regard brillant le défis de jouir tandis qu'il stimule sa prostate à sa guise avec sa queue. La vision de son homme au commande, l'utilisant pour son seul plaisir l'achève. Dans un râle il se répand dans l'intimité de Taïga, laissant la puissance de son orgasme le terrasser. Allongé sur le dos, la jouissance est si intense qu'elle lui brouille la vue. Seul le poids de son amant sur lui garde sa conscience en alerte. Mais heureusement quelques coups de reins suffisent à son tigre pour le rejoindre au septième ciel. Il sent son sperme brulant éclabousser son torse et son corps se relâcher entièrement avant de s'échouer sur lui, essoufflé. Aomine le réceptionne, enroulant ses bras autour de lui, cueillant ses lèvres dans un baiser empreint de vénération.
Peu à peu ils récupèrent leurs esprits égarés dans le cosmos. Il lui sourit et vient décoller des mèches de cheveux de son front. Taïga plonge son regard dans le sien. Il peut apercevoir son reflet dans ses prunelles éclairées par la lumière de plus en plus tamisée de la chambre. Son homme d'ordinaire si sûr de lui semble chercher en lui tout le réconfort possible. Alors sans un mot, il l'enlace un peu plus près encore, callant sa tête sur son cœur qui ne bat que pour lui. Naturellement, comme si leur corps étaient fait l'un pour l'autre, Taïga emmêle leurs jambes et replis ses bras dans son dos. Tendrement, alors que la musique les berce toujours, Daïki vient masser la nuque de son homme et embrasser ses cheveux.
"So keep breathing
'Cause I'm not leaving you anymore
Believe it
Hold on to me and never let me go
Keep breathing
'Cause I'm not leaving you anymore
Believe it
Hold on to me and never let me go"
