Bonjour Chers amis miraculers.
Me revoici le chapitre suivant ^^ Semaines encore bouleversantes pour moi (notamment un nouveau décès dans la famille...) J'espère que vous l'aimerez. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux 3
Note de l'auteure: Les réponses à vos adorables commentaires sont désormais à la fin.
CHAPITRE 87: IMPUNITUM NON RELINQUI FACINUS*
Chat Noir se glissa hors de sa chambre d'hôtel du Grand Paris et disparut dans la nuit. Il sauta de toit en toit en direction du Manoir Agreste en toute discrétion, ne désirant pas être vu.
Il se posa sur le toit de son immense demeure et attendit de savoir s'il avait été repéré, l'oreille attentive au moindre bruit. Heureusement, seul le silence de la nuit et le bruit lointain des quelques travailleurs ou fêtards nocturnes lui parvinrent. Un sourire étira alors les lèvres du félin puis il dégaina sa matraque pour l'allonger, afin de pouvoir glisser le long de celle-ci en direction de la fenêtre de sa chambre, que sa mère avait laissé entrouverte.
Chat Noir se glissa dans sa chambre et referma la fenêtre derrière lui, sans la verrouiller pour pouvoir repartir plus rapidement, puis laissa tomber sa transformation.
Plagg ne perdit pas une minute, quand il jaillit de la bague, avant de se précipiter vers sa réserve à camembert, pour aller dévorer l'un des fromages qu'Adrien n'avait pas pu prendre avec lui lors de sa fugue.
Adrien ne put s'empêcher de voir l'ironie de la situation: il avait fui le manoir pour aller se réfugier au Grand Paris… et, maintenant, il fuyait le Grand Paris pour venir au manoir…
Le sourire aux lèvres, le blondinet sortit de sa chambre et descendit le grand escalier du manoir plongé dans le noir pour se diriger vers le salon, qui était éclairé s'il en croyait le rayon de lumière qui filtrait sous la porte. Il poussa alors le battant en bois pour entrer dans la grande pièce et son sourire s'agrandit encore quand il découvrit Emilie, confortablement installée dans un fauteuil, occupée à lire.
Sa mère leva immédiatement les yeux en l'entendant entrer et un large sourire illumina ses traits. Elle posa ensuite son livre sur l'accoudoir, non sans avoir marqué sa page au préalable, puis se précipita vers lui pour le prendre dans ses bras.
Adrien accueillit l'étreinte d'Émilie avec bonheur et la lui rendit. Il était heureux. Tout simplement. Même si la situation actuelle était encore extrêmement précaire.
En effet, après une longue, très longue, discussion pendant laquelle Ladybug et lui avaient expliqué à sa mère tout ce qui c'était passé depuis qu'elle était tombée dans le coma, ils avaient décidé ensemble qu'il serait plus sage qu'elle reste cachée le temps que le procès se termine. Sa réapparition ne devait pas peser dans la balance de la sentence qui attendait Gabriel. Elle était donc restée au manoir, dissimulant au reste du monde la vie paisible qu'elle y menait depuis son réveil.
Adrien ne savait pas comment sa mère avait pris la réaction et les actions de son mari suite à son coma. Il avait discerné de la tristesse, de la colère et d'autres sentiments confus dans son regard vert mais elle avait conservé un visage neutre. Chacun réagissait différemment à l'annonce d'une tragédie et il avait appris que sa mère étaient de ceux qui gardaient le silence pour réfléchir. Depuis, il n'avait jamais osé l'interroger à ce sujet et, dans un sens, ça ne le regardait pas vraiment: après tout, il s'agissait de sa relation avec son mari…
- Comment s'est passé ta journée, mon chaton ? L'interrogea finalement Émilie en lui caressant tendrement les cheveux.
Adrien ne put s'empêcher de glousser légèrement à l'entente de son surnom: sa mère l'avait toujours appelé comme ça, surtout lorsqu'il était plus petit, ne sachant pas alors qu'il était destiné à devenir Chat Noir. Il trouvait aussi amusant que les deux femmes qu'il aimait le plus au monde l'appellent de la même manière.
Émilie gloussa à son tour et le relâcha pour aller s'asseoir sur le canapé, afin qu'il puisse prendre place à côté d'elle.
- Les choses vont mieux depuis que Ladybug est intervenue, lui répondit-il. je reçois toujours des regards hostiles mais, ça, j'en avais déjà l'habitude, même quand je n'étais qu'une célébrité et pas le fils du malfaiteur le plus haït de Paris.
Sa mère scruta son regard, comme pour vérifier qu'il ne lui mentait pas pour la protéger, puis, comprenant que ce n'était pas le cas, elle lui sourit de nouveau.
- Tu as une partenaire formidable, mon chaton, constata-t-elle d'une voix douce.
Adrien sourit de plus belle, songeant qu'elle ne savait pas à quel point c'était vrai. En effet, quand il avait révélé à sa mère son identité de Chat Noir, pour la rassurer après son réveil, Ladybug, quant à elle, avait préféré garder le secret car, même si les risques étaient quasiment réduit à néant, le risque zéro n'existait pas…
Il devait donc se modérer quand il parlait de la bluenette, pour ce qui était de son identité héroïque du moins, afin que sa mère ne soupçonne pas la force des sentiments qu'il avait pour elle… mais, s'il en croyait son regard entendu, elle ne semblait pas véritablement dupe…
- Oui, admit-il finalement: elle est formidable. Mais, tu sais maman, Marinette l'est tout autant.
Et Adrien poursuivit en faisant l'éloge de sa petite amie. Émilie l'écouta en silence mais le sourire mi-amusé, mi-tendre qui flottait sur ses lèvres laissa penser que la magie miraculeuse n'avait aucune emprise sur elle…
- J'ai hâte de rencontrer cette fameuse Marinette, annonça-t-elle quand il se tut de nouveau.
Adrien se demanda si c'était vraiment une bonne idée mais il ne pourrait empêcher éternellement sa mère de la rencontrer…
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Ils étaient de retour au Tribunal. Encore. Pour la troisième fois. Pour la dernière fois, l'heure du verdict étant finalement arrivée. Cette fois-ci, cependant, Chat Noir et Ladybug étaient accompagnés par un Senti-Adrien. En effet, Adrien étant le fils et le cousin des accusés, il avait été autorisé à assister au verdict.
Les deux héros de Paris avaient longuement discuté avec Émilie pour savoir ce qu'il convenait de faire: le félin ne pouvant pas se dédoubler, il avait fallu qu'ils créent un sentimonstre de lui-même pour l'occasion. Ils avaient longuement débattu des pour et des pour savoir si Adrien devait ou non porter le masque ce jour-là. Finalement, il avait fini par l'emporter en démontrant que le véritable Chat Noir ne pouvait être absent à cet événement.
Le félin s'était opposé à l'idée que ce soit sa mère qui utilise le pouvoir du Paon, ayant peur que cela ne la fasse de nouveau tomber dans le coma… ou pire encore. A force de persuasion de la part des deux femmes, il avait finalement cédé: mis à part Ladybug, c'était sa mère qui connaissait le plus sa facette Adrien… et elle savait également comment utiliser le Miraculous du Paon, ce qui en faisait la porteuse toute désignée. Cela lui permettrait également, par l'intermédiaire de Senti-Adrien, d'assister à la fin du procès: en effet, même si assister à la condamnation de son mari pourrait être difficile, elle avait besoin de le voir par elle-même et non à travers le regard des journalistes.
Bien sûr, pour rassurer son fils, Emilie avait accepté d'utiliser le Miraculous du Paon avant le jour J, sous sa surveillance, et, comme il ne s'était rien passé, cela avait allégé son cœur de ses craintes.
Chat Noir s'installa à sa place habituelle et observa du coin de l'oeil son double s'asseoir sur les bancs vides, qui accueillaient habituellement le public. Il sentit la main de Ladybug effleurer rapidement la sienne et il plongea son regard dans celui de sa partenaire.
- Tout va bien se passer, chaton, souffla-t-elle à voix basse.
Il expira et hocha la tête: il était de toute manière trop tard pour changer les choses.
La Cour arriva et son esprit occulta l'inquiétude qu'il nourrissait à l'égard de sa mère pour se concentrer sur ce qui allait se produire à présent. Il regarda les trois juges et les six jurés, l'estomac noué. Quelle sentence allaient-ils prononcer ? Quelle serait la peine qu'allaient encourir son père et son cousin ?
Malgré tout le mal qu'ils avaient fait, le félin était tout de même soulagé que la peine capitale n'existe plus en France. Il fallait que son père et son cousin paient pour leurs crimes mais, s'ils avaient dû perdre la vie pour cela, il serait intervenu pour l'en empêcher…
Gabriel et Félix entrèrent dans le box des accusés, entourés de policiers, et, quand tout le monde fut installé, le Président des jurés se leva. Il salua tout le monde et s'éclaircit la gorge.
- Pour l'accusation d'attaques de grande ampleur commise à l'encontre de civils, comprenant la persécution, la torture et les disparitions forcées, déclara-t-il d'une voix monocorde en poursuivant l'énumération des charges, nous déclarons Gabriel Alexandre Agreste coupable de crimes contre l'humanité.
Le félin sentit son cœur tomber comme une pierre dans sa poitrine. C'était une accusation grave, très grave, souvent utilisée en temps de guerre, ce qui sous-entendait que la peine allait être lourde… très lourde. Il entendit d'ailleurs Senti-Adrien inspirer violemment et il se tourna vers lui et distingua ses traits plissés par l'inquiétude.
A ce moment-là, il aurait aimé être auprès de sa mère, pour qu'ils puissent se soutenir mutuellement, mais il ne pouvait pas bouger tant que la peine n'aurait pas été prononcée.
Comme s'il avait entendu sa demande, le Président du Tribunal se leva à son tour et Chat Noir retint sa respiration, le moment fatidique étant arrivé.
- Monsieur Gabriel Alexandre Agreste, prononça-t-il d'une voix forte. Pour crimes contre l'humanité, vous êtes condamné à la prison à perpétuité, avec une période de sûreté de vingt ans et vous ne pourrez plus bénéficier de vos droits civiques, civils et de famille, ni exercer une fonction publique ou une activité professionnelle pendant cette durée.
Le juge fit une courte pause avant de poursuivre.
- Parce que vous avez agi dans le but de sauver votre épouse, annonça-t-il d'une voix plus douce, vous devrez être suivi par un psychologue pendant toute la durée de votre emprisonnement.
Chat Noir expira brusquement. Ça y est, le moment était passé. Son père allait être emprisonné. Son cœur se serra dans sa poitrine, songeant que les prochaines fois où il le verrait, ce serait derrière les quatre murs d'un parloir… Il ne put s'empêcher de regarder dans sa direction, pour savoir comment il prenait la nouvelle. Il fut très surpris quand il vit son air serein, comme s'il acceptait avec soulagement de pouvoir faire amende honorable malgré l'ampleur de la sentence.
Le cœur du félin se serra d'autant plus quand il discerna de la tristesse dans ses traits, alors qu'il regardait Senti-Adrien.
- Je suis désolé mon fils, déclara-t-il à son intention. J'espère que, un jour, tu sauras me pardonner.
Les larmes piquèrent les yeux de Chat Noir et il eut l'impression que son coeur venait se loger dans sa gorge. A cet instant là, il savait que c'était déjà fait.
- Je te pardonne, père, chuchota-t-il si bas que personne ne l'entendit, pas même Ladybug.
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Tous les regards étaient à présent fixés sur le Président du Jury, qui s'était de nouveau levé pour déclarer le verdict de Félix. Chat Noir serra les poings et jeta un bref coup d'oeil à son cousin, qui était apparemment stoïque. Il espérait que son cousin serait également puni et dans une mesure proportionnelle à celle de son père: cela ne serait pas juste que Gabriel soit le seul à payer…
- Pour l'accusation d'attaques de grande ampleur commise à l'encontre de civils, comprenant la persécution, la torture et les disparitions forcées, déclara-t-il d'une voix aussi monocorde que quand il avait annoncé le verdict de Gabriel, reprenant la même énumération que pour Gabriel, nous déclarons Félix, Arthur, William Graham de Vanily coupable de crimes contre l'humanité.
Le félin soupira et s'autorisa même un faible sourire. Il observa de nouveau son cousin qui, cette fois, avait les traits déformés par la rage et semblait se retenir à grand peine. Il remarqua que les policiers qui étaient présents dans le box avec les deux prisonniers s'étaient légèrement approchés de son cousin, comme pour pouvoir intervenir immédiatement en cas de besoin.
La voix du Président de la Cour poussa Chat Noir a poser de nouveau son regard sur lui, alors qu'il allait évoquer la sentence qu'allait avait son cousin.
- Monsieur Félix, Arthur, William Graham de Vanily, prononça ce dernier d'un ton fort et ferme. Pour crimes contre l'humanité, vous êtes condamné à la prison pour une durée de vingt ans, avec une période de sûreté de quinze ans, et vous ne pourrez pas bénéficier de vos droits civiques, civils et de famille, ni exercer une fonction publique ou une activité professionnelle pendant cette durée.
Chat Noir était satisfait, même si son coeur était en peine: son père avait écopé d'une durée de 30 ans de prison, durée de la peine à perpétuité en France, et son cousin de la peine maximale qu'un mineur pouvait recevoir. Justice avait été faite.
- Pour avoir agi dans le but de sauver votre mère, poursuit le juge d'une voix légèrement plus conciliante, vous devrez être suivi par un psychologue pendant toute la durée de votre emprisonnement.
Un hurlement de rage retentit alors dans la pièce et tous les regards se tournèrent en direction de Félix. Il était debout, collé à la paroi de plexiglas du box des accusés et tapait furieusement dessus.
- CE N'EST PAS MOI QUE VOUS DEVIEZ CONDAMNER ! explosa-t-il, les yeux emplis de fureur. C'EST LUI !
Il désigna Senti-Adrien d'un doigt rageur avant de les désigner à leur tour.
- CE SONT EUX ! PAS MOI ! Cria-t-il d'un ton venimeux. CE SONT EUX QUI ONT POURRI MA VIE ! ILS MÉRITERAIENT TOUS LA PRISON ! NON, PIRE, LA MORT !
Le félin se sentit blessé par les mots de son cousin, bien plus que ce qu'il n'aurait pu croire. Il observa les policiers se mettre à plusieurs pour l'éloigner de la vitre en plexiglas et lui passer les menottes, son cousin se débattant férocement.
- Félix ! Tonna la voix glaçante de Gabriel, dont le visage avait retrouvé la dureté que lui connaissait le félin. Un peu de dignité ! Tu ferais honte à ta mère !
L'interpellé se tourna violemment vers son oncle et lui cracha à la figure.
- ARRÊTE DE ME DIRE QUOI FAIRE ! éructa-t-il. TU N'ES PAS MON PÈRE !
Les policiers parvinrent finalement à sortir Félix de la pièce.
- JE ME VENGERAIS ! S'époumona-t-il une dernière fois avant de disparaître dans l'encadrement de la porte. JE ME VENGERAIS !
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Le silence était retombé sur la salle d'audience après le départ de Félix mais ses menaces planaient toujours dans l'air, qui était devenu oppressant. Chat Noir avait hâte de ressortir de là, de retourner au grand air, mais il ne le pouvait pas encore: tout n'était pas tout à fait fini… Il restait encore à venir le verdict d'une dernière personne : celui de Nathalie Sancœur.
La porte du tribunal s'ouvrit en grinçant légèrement et des claquements de talons retentirent dans la pièce. Le félin se tourna pour voir l'ancienne secrétaire de son père approcher d'eux. Elle portait son éternel tailleur pantalon noir et était coiffée de la même manière qu'il avait toujours connu… mais c'étaient là les seules choses qui n'avaient pas changées chez elle. La maladie provoquée par l'utilisation du Miraculous défectueux l'avait affaiblie et elle était obligée d'utiliser une canne pour marcher. Elle avait également considérablement maigri et ses traits s'étaient creusés.
Elle s'installa devant le box des accusés, non sans avoir au préalable échangé un long regard avec Gabriel et observé Adrien d'un air désolé.
Dès qu'elle se fut installée, le Président des jurés se leva pour une troisième et dernière fois, s'éclaircit la gorge et annonça, toujours de la même voix monocorde.
- Pour l'accusation de complicité dans les attaques de grande ampleur commise à l'encontre de civils, comprenant la persécution, la torture et les disparitions forcées, nous déclarons Nathalie, Marie, Sancœur non-coupable.
Un large sourire étira les lèvres de Chat Noir, qui se détendit immédiatement. Il scruta son père du regard et discerna un léger sourire sur son visage semblant sans expression.
Pour le bien de Nathalie, qui souffrait déjà lourdement de l'utilisation qu'elle avait faite du Miraculous du Paon, Gabriel et les deux héros de Paris avaient décidé conjointement de plaider en sa faveur : elle payait déjà pour les actions qu'elle avait commises. Qui plus est, à ce moment-là, elle était devenue l'une des seules personnes qui restait à Adrien, et Gabriel avait eu l'humilité de leur demander de l'aider pour que son fils ne se retrouve pas seul… Pour toutes ces raisons, Chat Noir et Ladybug avaient témoignés en sa faveur alors que Gabriel avait délibérément menti à la Cour en annonçant qu'elle n'était pas au courant de ce qu'il faisait. Toute vérité n'étant pas toujours bonne à dire…
Le Président de la Cour se leva à son tour, même si, cette fois-ci, il n'avait pas de peine à annoncer.
- Nous préconisons un suivi psychologique à Madame Nathalie, Marie, Sancœur, déclara-t-il, ayant tout de même été la secrétaire particulière de Monsieur Gabriel, Alexandre, Agreste.
Nathalie remercia la Cour et la séance fut levée. C'était terminé.
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La conclusion du procès, relayée par tous les médias dès qu'elle fut rendue publique, scella la fin d'une période de peur et d'angoisse. Paris était à présent comme libéré de ses chaînes et pouvait à présent commencer à soigner ses plaies.
D'un commun accord, Ladybug, Adrien et Emilie décidèrent de laisser s'écouler plusieurs jours avant d'annoncer aux parisiens que leurs héros l'avaient sauvée. Car, oui, plus encore que d'avoir été réveillée de son coma magique, ils avaient découvert qu'elle avait été également soignée de son cancer grâce aux coccinelles miraculeuses.
Adrien put enfin retourner vivre au manoir avec sa mère et celle-ci reprit l'entreprise de Gabriel avec l'aide de Nathalie, se servant du soutien des héros de Paris et de l'aura de magie qui entourait son réveil pour pouvoir la sauver. L'Agreste compagnie fut même rebaptisé Héros de Paris & Cie, ce qui plut beaucoup.
Emilie étant une femme intelligente et de bon goût, elle fit signer un contrat saisonnier à Marinette pour qu'elle devienne l'une de leurs nouvelles designeuses, apportant la fraîcheur et la nouveauté dont avait besoin Héros de Paris & Cie pour rebondir.
Les choses urgentes ayant été réglées et le calme revenu, Adrien et Emilie décidèrent enfin d'aller rendre une visite à Gabriel en prison, sachant qu'il savait certainement déjà qu'elle avait été sauvée.
Gabriel Agreste était enfermé dans la Prison de la Santé et, pour y entrer, il fallait montrer patte blanche. Emilie avait donc dû appeler plusieurs jours à l'avance pour qu'ils obtiennent un permis de visite, ainsi qu'un parloir nominatif et, sur place, ils durent présenter leur carte d'identité en cours de validité et accepter se faire fouiller minutieusement. Ils furent ensuite conduits dans un couloir qui bordaient des cellules vides, pour arriver dans une pièce sobre, composée uniquement de trois chaises et d'une table.
Gabriel les y attendait déjà, tourné vers la petite fenêtre à barreaux qui donnait sur l'extérieur. Adrien et Emilie entrèrent alors dans la petite pièce et le gardien ferma derrière eux, leur demandant de toquer quand ils voudraient repartir.
Ils restèrent ainsi, figés à regarder, pour les uns, la silhouette de l'homme qui leur tournait le dos, et, pour l'autre, la fenêtre. Puis, finalement, Emilie soupira et fit un pas en direction de son époux.
- Gabriel… murmura-t-elle d'une voix douce.
Adrien vit alors les épaules de son père trembler, avant que celui-ci ne se retourne et qu'il ne révèle les larmes qui roulaient sur ses joues.
- Emilie, souffla Gabriel d'une voix brisée. C'était donc vrai… Ils t'ont donc sauvé…
Emilie hocha doucement la tête et Gabriel tomba à genoux.
- Pardonnez-moi, souffla-t-il. Pardonnez-moi.
Adrien n'aurait jamais cru voir son père comme ça. Le cœur battant à tout rompre, il s'approcha de son père et, en même temps que sa mère, tendit une main pour relever son père. Ce dernier profita de leur mouvement pour les serrer contre lui, dans une étreinte chargée d'espoir et de désespoir, de détresse et de soulagement mais surtout, d'amour et de repentir.
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Adrien attendait Emilie à l'entrée de la Prison de la Santé: en effet, celle-ci lui avait demandé de se retrouver seule avec son mari. Etant donné tout ce qu'il s'était passé depuis qu'elle était tombée dans le coma, il comprenait ce besoin et était donc sorti du parloir sans protester. Il espérait que tout se passerait bien mais il ne doutait pas que leur conversation serait houleuse…
Il soupira et sortit son téléphone de sa poche: il venait de le récupérer à l'accueil avec le reste de ses affaires. Il chercha le numéro de Marinette dans son répertoire et appuya sur appeler. Il avait besoin de lui parler, de lui exprimer ce qu'il ressentait, mais, au bout de la troisième sonnerie, il tomba sur le répondeur.
Le blondinet plissa les sourcils, étonné, puis appuya sur rappeler. Il obtint le même résultat: trois sonneries plus tard, il tombait le répondeur. Il fronça les sourcils, d'inquiétude cette fois: Marinette lui avait dit qu'elle resterait joignable s'il avait besoin de lui parler, sachant qu'il allait voir Gabriel en prison ce jour-là…
Il regarda autour de lui et repéra avec soulagement les toilettes des hommes. Il vérifia que le gardien de l'accueil ne le regardait pas puis s'y glissa silencieusement. La chance était avec lui car il n'y avait personne, aussi put-il se réfugier, en toute sécurité, dans les dernières toilettes, afin de se transformer: si Marinette n'était pas disponible, peut-être que Ladybug le serait…
Chat Noir n'eut pas même le temps d'appeler sa partenaire qu'il recevait un appel, d'un numéro qu'il ne connaissait pas. Soupçonnant qu'il s'agissait de l'un des gardiens de l'Ordre, il sut qu'il ne pouvait tout simplement pas l'ignorer et appuya sur répondre.
Un flash lumineux, provoquant habituellement les hologrammes, le frappa de plein fouet et l'éblouit. Chat Noir se sentit alors devenir léger puis, soudainement, aspirer par une force d'attraction si forte qu'il ne pouvait pas lutter contre ce qui l'entraînait.
La matraque tomba sur le sol de la cabine vide des toilettes des hommes de la Prison de la santé. Elle rebondit une fois, deux fois et, dans un pop, disparut à son tour.
À suivre…
*Impunitum non relinqui facinus (locution latine): Un acte criminel ne doit pas demeurer impuni
Prochain chapitre, Chapitre 88 : Les portes de l'imaginaire
Les commentaires et les critiques constructives sont toujours appréciées.
LadyJoyNoir: Et oui, enfin XD Il était temps XD On sent que je suis en train de clôturer cette histoire. Je suis contente que tu approuves mon choix pour cette histoire. Cette notification a mis du temps à venir mais la voici ^^ Et oui, la fin approche... plus que 6 chapitres si tu comptes celui-ci... J'espère d'ailleurs que tu l'aimeras. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
Ladylysline: Je suis ravie que tu aies aimé le chapitre précédent. Je ronronne de plaisir à ton commentaire sur la conférence de presse et sa conclusion avec la promesse d'Adrien. Je suis absolument ravie de t'avoir conquise ^^ Je t'avoue que j'ai eu beaucoup de peine à faire partir le Gorille mais c'était lui ou Emilie dans cette histoire. Tu sais à quel point j'affectionne les fins un peu à la con XD Je sais ravie que tu aies aimé PeaBug et j'ai adoré ton dessin, comme toujours 3 J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
Fan Miraculous: Je suis absolument ravie que tu aimes le discours de LB. Ca fait un moment que je le prépare aussi je suis très heureuse que tu l'aies aimé. Chacun fait ses choix pour Emilie. Dans cette histoire, j'ai décidé de la faire revenir pour plusieurs raisons, notamment pour faire prendre conscience à Gab qu'il existait d'autres solutions... Je sais que mon choix peut surprendre mais je ne voulais pas utiliser le vœu ultime dans cette histoire-ci. Jamais l'Ordre l'aurait accepté, étant beaucoup trop dangereux, surtout quand il y avait une autre solution. Après, dans ce chapitre, je montre le consentement du Gorille. Je sais que mon choix ne plait pas à tout le monde mais, pour des raisons personnelles, je ne pouvais pas ne pas sauver Emilie dans cette histoire. Sinon je suis contente que tu aies aimé comment je l'ai écrit. J'espère que tu aimeras également ce chapitre. Bonne lecture et à très bientôt. Bisous miraculeux
