Heya !
Nouveau chapitre !
Merci pour vos commentaires, ils font toujours autant plaisir !
J'ai un Discord et un compte Twitch, info sur mon profil !
(Oui, j'ai fais une autre ref à SAO Abridged)
Bonne lecture !
Pilou.
.
.
Chapitre 16 : Estraneo.
.
.
Nami tituba en approchant de sa maison après sa course et se retint de justesse au muret pour ne pas tomber. Elle se renfrogna en regardant autour d'elle, essayant de comprendre d'où venait cette sensation de manque et ce vertige soudain. Elle secoua la tête, avant de reprendre son chemin d'un pas rapide. Elle avait un mauvais pressentiment. Elle sortit son portable pour envoyer un message à Mukuro, mais elle n'avait plus de batteries. Elle soupira, elle pourra toujours appeler de la maison.
Cependant, lorsqu'elle entra, elle vit deux des hommes de Dino morts dans le hall d'entré et entendit des bruits dans la cuisine. Elle dégaina son katana et se précipita vers la pièce, son père était à la maison ! Lorsqu'elle y arriva, elle se figea dans l'entrée devant la scène. Son père était accroché au mur par son katana enfoncé profondément dans son bras droit. Il saignait de nombreuses blessures, mais quand il releva la tête en la voyant, la panique remplaça la défiance.
_ Nami ! Va-t-en !
Il y avait deux gars morts par terre et trois autres dans la pièce avec des pistolets. Elle se maudit d'avoir laissé le sien dans sa chambre. Elle essaya d'appeler ses Flammes, mais tituba à la place quand elles refusèrent de sortir de son corps. L'un des hommes éclata de rire en pointant son arme sur Yukine.
_ N'essayes pas d'utiliser tes Flammes, on les a bloquées ! Maintenant, si tu te rendais gentiment ? Promis, on laissera ton père en vie.
_ Nami, non !
Ça lui valu un coup de pied dans le torse. Elle pouvait tuer deux des hommes, mais le troisième aurait le temps de lui tirer dessus. Elle pouvait essayer de gagner du temps ? Mukuro était sensé venir à la maison après une sortie à l'arcade avec les garçons.
_ Vous êtes qui ? Et qu'est-ce que vous me voulez ?
L'un des hommes tira dans la jambe de son père qui serra les dents pour ne pas crier.
_ Pas de gain de temps. Tu n'es après tout qu'un appât pour notre vraie cible. Lâche cette arme.
Elle hésita une seconde, mais lâcha son katana et leva les mains. Elle eut tout juste le temps d'envoyer un regard désolé à son père, avant qu'elle ne sente quelqu'un derrière elle lui planter une seringue dans le cou. Après ça, ce fut le noir complet.
.
-sSs-
.
Mukuro, Ken et Chikusa arrivèrent à la maison en discutant de leurs performances à l'arcade, quand Ken se figea en humant l'air.
_ Ken ?
_ Du sang.
Mukuro se figea une demi-seconde, avant de se précipiter vers la maison de Nami, sortant déjà son portable pour contacter le Trio. Les deux autres n'étaient pas loin derrière lui. Ils trouvèrent les deux cadavres dans le hall, avant d'aller vers la cuisine, où ils entendait des gouttes de liquide tomber au sol.
_ Allô ? Mukuro ?
_ Quelqu'un a attaqué la maison de Nami, elle n'est pas là, mais son katana est par terre, deux Cavallone morts, deux inconnus morts et son père a besoin de soin d'urgence !
_ On arrive.
Donatello raccrocha et Mukuro rangea son portable avant de regarder autour de lui, cherchant le moindre indice, pendant que Ken commençait à essayer de soigner Yukine.
_ Nami...
Ils se tournèrent vers l'homme qui était à peine conscient. Mukuro s'accroupit à côté de lui et utilisa ses Flammes pour l'aider à rester conscient.
_ Yukine-san. Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
_ Cinq hommes, veulent Nami, pour t'attirer. Tsukina ?
Mukuro allait sortir son portable quand Chikusa répondit :
_ Elle est toujours à l'hôpital, quelqu'un va aller la chercher.
Mukuro hocha la tête dans sa direction, content qu'il ait pensé à se renseigner. Yukine se détendit légèrement, même s'il faisait un effort pour ne pas tirer plus sur le katana dans son bras. Ceux qui avaient fait ça, l'avait planté tranchant vers le haut, plus l'homme s'affaissait, plus il tranchait dans le bras. Le membre était clairement irrécupérable par moyen normaux et Mukuro se demandait vraiment si des Flammes l'aideraient.
_ Pourquoi est-ce qu'ils me veulent ? Vous avez un nom ? N'importe quoi ?
_ Tu t'es enfuis. Le comptoir...
Il se figea. Il ne s'était enfuis qu'une seule fois. Il se leva en automatique et vérifia le comptoir devant lequel se trouvait déjà Chikusa. Il lut la lettre qui s'y trouvait et sentit la rage monter en lui. Il cracha le nom :
_ Estraneo.
Le Trio arriva à ce moment avec une équipe médicale. Ils prirent la relève auprès de Yukine et Mukuro se tourna vers Donatelo, la lettre dans la main.
_ On va après eux.
_ On vient avec vous.
Il hocha la tête, puis le groupe s'en alla, Mukuro prenant soin de récupérer le katana de Nami. Elle en aura peut-être besoin.
_ Chikusa, appelle Takeshi.
Le garçon hocha la tête et Mukuro les mena tous vers la maison des Sawada. Il ouvrit sans frapper et détourna la mère quand elle essaya de voir qui était entré. Ils grimpèrent à l'étage et il ouvrit brutalement la porte de la chambre de Sawada. Il ignora le pistolet braqué sur lui et plaqua la lettre sur la table.
_ Ils veulent Sawada aussi. Vous venez, ou pas ?
Reborn lut la lettre alors que Sawada paniquait, comme d'ordinaire. Et ce pathétique idiot pensait avoir la moindre chance avec sa princesse ?
_ Ils ont Akane, commenta Reborn.
_ Oui.
Chikusa raccrocha et hocha la tête.
_ Takeshi sera là dans dix minutes.
Mukuro hocha la tête avant de fixer Sawada et l'arcobaleno. Le garçon paniquait encore plus en entendant que Nami avait été kidnappée et il gronda de colère face à sa réaction.
_ Est-ce que tu vas arrêter d'être un lâche pathétique et commencer à agir plutôt que de t'attendre à ce que tout le monde règle tes problèmes pour toi ? Sérieusement, Nami a raison, ça doit être fatiguant de toujours paniquer pour un oui ou pour un non.
_ Mais c'est pas comme si je pouvais faire quelque chose ! Je suis juste Dame-Tsuna.
Il lui envoya une claque et le garçon se figea sous le choc.
_ Tu es Dame-Tsuna parce que tu te laisses l'être. Arrête de geindre. Ils nous veulent tous les deux, alors tu viendras que tu le veuilles ou non, parce que s'ils ne te voient pas, alors ils la tueront. Et ça sera sur ta tête.
Il se détourna et redescendit, ils allaient attendre Takeshi dehors. Il savait qu'il ne pouvait pas kidnapper le gamin, donc, au pire, il sera forcé d'utiliser une illusion pour faire croire qu'il est présent. Le problème, ce qui l'inquiétait le plus, c'était que Nami était forte avec ses Flammes. Et les Estraneo avaient quand même réussi à la capturer sans qu'elle ne lutte. Les deux morts dans la cuisines étaient de la main de Yukine, le katana de Nami était toujours immaculé. Ce qui voulait dire qu'ils avaient dû trouver un moyen de bloquer les Flammes. Il fit part de sa théorie et ses deux amis grimacèrent à ça.
_ Si c'est le cas, fit Leonardo, alors il faudra se reposer sur nos armes. Vous avez bien vos pistolets ?
Ils hochèrent la tête, ils les gardaient en permanence sur eux, contrairement à Nami. Ils entendirent la porte s'ouvrir et virent Sawada sortir avec Reborn sur l'épaule. Ce n'est qu'à ce moment que Mukuro remarqua l'espèce de cocon dans le dos de l'arcobaleno. Il décida de l'ignorer, ce n'était pas le moment.
_ Eto... Gokudera-kun ne devrait pas tarder, marmonna Sawada.
Il hocha la tête et s'appuya au mur en attendant, tapant du pied sous l'impatience. Plus ils tardaient et moins ils avaient de temps pour sauver Nami. Il laissa le Trio briefer Reborn et Sawada sur ses suspicions et remarqua que le gamin se retenait de justesse de paniquer à l'idée de ne pas pouvoir utiliser les balles de dernières volonté. Il secoua la tête avec un soupir, il devrait vraiment apprendre à s'en servir sans cette béquille...
Finalement, les deux autres garçons arrivèrent et ils purent partir pour Kokuyo Land.
.
-sSs-
.
Elle ne savait pas avec quoi on l'avait droguée, mais son esprit était encore plus embrumé que d'ordinaire. Cependant, une simple application de son brouillard sur son cerveau lui permit de s'éclaircir l'esprit en enfouissant la brume artificielle par la sienne, laissant l'Apathie prendre le dessus. Elle arrivait de mieux en mieux à contrôler cette part d'elle. Ou en tout cas, elle arrivait de mieux en mieux à s'en extirper quand elle n'en avait pas expressément besoin. Elle avait toujours du mal à voir le monde comme réel, mais au moins, elle en avait conscience. Un simple coup d'œil autour d'elle lui laissa savoir où elle se trouvait. Elle n'était peut-être jamais allée à Kokuyo Land, mais elle se souvenait de l'arc. Il semblerait qu'à la place de Mukuro, ce soit ces mafioso qui posaient problèmes. Elle aurait dû être plus prudente, elle avait oublié pendant un instant la Loi de Murphy. Elle remarqua aussi le large appareil sur son torse. Elle ne savait pas ce que c'était, mais elle pariait sur une bombe.
Elle ferma les yeux et se concentra sur ses Flammes, elle ne pouvait pas les utiliser hors de son corps, c'était un fait. Mais elle pouvait les manipuler dans son corps. Ce qui voulait dire qu'elle pouvait s'affecter elle-même, du temps que ça n'affectait pas aussi l'extérieur. Elle devait trouver un moyen de se sortir de là, elle refusait d'être une demoiselle en détresse, pas après tout les efforts qu'elle avait faits pour devenir forte. Elle ignora totalement le monde autour d'elle et se concentra, essayant de trouver une solution. Ils avaient une machine permettant de bloquer les Flammes, probablement avec une onde ou quelque chose. Ce qui déstabilisait ceux essayant de les utiliser. Parmi ses techniques personnelles, il n'y en avait vraiment qu'une qu'elle pouvait songer à utiliser, mais... Elle n'était pas complète ! Elle continuait de tuer les animaux sur lesquels elle la testait ! Même le prisonnier que le Trio lui avait trouvé, pour voir si c'était un problème avec le niveau de conscience de la cible, avait perdu la raison et avait fini par mourir. Il n'avait juste pas supporté d'être déconnecté de la réalité comme ça.
Il cligna brièvement en se souvenant de ce détail. Déconnecté de la réalité. Elle entendit vaguement un groupe arriver et les gens autour d'elle parler, mais les ignora. Le monde dans lequel elle se trouvait était irréel. Oui, son pouvoir était réel. Oui, Mukuro, Ken, Chikusa, sa famille, les Yamamoto, Hibari, Reborn, Boss et le Trio étaient réels. Mais le monde, lui, il avait toujours été irréel pour elle. Alors, pourquoi devrait-elle se soucier d'être déconnectée de la réalité, quand elle n'était même pas dans le monde réel pour commencer ? Elle utilisa ses Flammes de Brouillard pour altérer sa perception. Puis, elle releva la tête et croisa le regard de Mukuro. Elle lui sourit.
.
-sSs-
.
Mukuro donna un coup de pied dans la porte et elle claqua contre le mur de l'amphithéâtre avant de s'écrouler par terre. Devant eux se trouvaient les mafieux qu'ils traquaient. Et, à genoux au milieu du groupe, la tête baissée, les cheveux détachés tombant sur son visage et une bombe attachée au torse, se trouvait sa princesse. Il gronda de fureur, ses Flammes essayant de s'échapper de son corps, mais ne pouvant pas à cause des foutus radiations de ces enfoirés. Ses phalanges étaient blanches sous la force avec laquelle il serrait le manche de son trident. Il allait tous les tuer, puis traquer chaque membre de cette foutue famille un par un pour s'assurer qu'ils ne puissent plus jamais les atteindre.
_ Ah ! Mukuro, et le Vongola Decimo, je vois que vous avez reçu notre message.
_ Rendez-nous Akane-chan !
L'homme rit face à l'exigence de Sawada et Mukuro gronda.
_ Oh non, non. On ne va pas la libérer. Mais elle vivra si vous vous rendez tous les deux.
Il montra un détonateur dans sa main et d'autres firent de même.
_ Après tout, si l'un de nous meurt, elle fera boom. Alors, si vous pouviez tous les deux venir ici gentiment et dire au reste de dégager...
Reborn abaissa son fédora, Mukuro savait qu'il n'interviendra que si la vie de son élève est en danger, c'était dans son contrat. Mais les balles de dernière volonté ne fonctionneront pas ici, à cause des radiations. Ils avaient tous des armes, mais, sans moyen de neutraliser la bombe, sauver Nami et tuer ces enfoirés ne semblait pas réalisable.
Un mouvement attira son regard. Un œil violet et un autre indigo étaient fixés sur lui, un large sourire assuré le mettant au défis d'agir. Il rendit le sourire, il lui faisait confiance. Il s'avança lentement, l'homme souriant face à son triomphe apparent. Puis, il lança son trident dans sa poitrine.
_ La cuillère n'existe pas.
BOOM !
.
-sSs-
.
Être déphasée était vraiment étrange. Son corps était léger et elle pouvait bouger librement dans l'espace, sans se soucier de ce qui s'y trouvait, même si elle se doutait que redevenir tangible avec quelque chose dans son corps était une très mauvaise idée. Elle entendit vaguement Sawada crier son nom, puis des accusations envers Mukuro, mais le son était atténué, étouffé, comme si elle était sous l'eau.
Elle remarqua aussi que chaque personne avait une aura de la même couleur que leurs Flammes, qui s'agitait en fonction de leurs émotions. Et ces auras étaient comme réprimées par des vagues invisibles venant de l'étage de l'amphithéâtre. Celle de Sawada, cependant, était comme enchaînée, enfermée dans une cages s'effritant peu à peu. Elle s'approcha de lui, surprise de n'avoir qu'à faire un pas pour arriver jusque lui. Les Flammes oranges luttaient pour sortir et se répandre dans son corps, mais très peu y arrivaient, et ça déséquilibrait totalement son énergie. Elle fronça les sourcils en voyant le sceau, puis avança sa main, couverte de Flammes de Nuages. Si elle pouvait... Elle toucha le sceau, testant sa résistance. Il était faible, presque brisé, une balle ou deux devraient suffire. Mais sa nature de Nuage, son besoin de Liberté, ne supportait pas de le voir ainsi. Elle força ses Flammes dessus, remarquant à peine leur changement de couleur, et rejeta la réalité du sceau. Ce dernier se brisa aussitôt, laissant les Flammes de Ciel se déverser dans le corps du garçon. Elles auraient probablement explosé vers l'extérieur si les Ondes ne les réprimaient pas.
C'est à ce moment qu'elle remarqua la légère aura autour de son corps. Elle n'était pas du violet clair du Nuage, ni de l'indigo foncé du Brouillard, on aurait dit un mixe des deux, plus dans les tons magenta foncé. Elle pencha la tête sur le côté, curieuse, puis mis ce détail de côté. Elle avait du travail. Elle observa les ondes et bondit vers le balcon faisant le tour de la salle. Elle atterrit dessus aisément, n'ayant même pas besoin de se concentrer, c'était comme voler en retirant sa gravité, mais en beaucoup plus simple. Elle chercha et trouva l'alcôve qui contenait la machine, et deux hommes.
Elle fit apparaître un katana dans sa main et le plaça calmement dans le corps du premier homme, s'assurant de n'être elle-même traversée par rien. Puis, elle retourna en phase avec la fausse réalité du monde. Le changement fut assez désorientant, mais elle eut tout de même le réflexe de retirer le katana de l'homme mort pour trancher la tête du second, qui était beaucoup trop surpris par sa soudaine apparence pour réagir.
Elle prit une longue minute, sous les bruits de batailles, pour reprendre son souffle et calmer la désorientation. Avoir de nouveau un corps physique était étrange, après la légèreté de l'entre-monde. Elle calma sa respiration, puis s'approcha de la machine. Les scientifiques avaient pensé à mettre un bouton On / Off, ne s'attendant clairement pas à ce que quelqu'un d'autre ne la trouve. Elle était aussi branchée à un générateur portable. Elle appuya sur le bouton, puis la débrancha.
Plusieurs explosions de Flammes se firent aussitôt sentir en bas. Elle reconnu facilement celles de Mukuro, mais il y avait aussi celles de Ciel de Sawada. Elle se releva avec difficulté pour regarder par-dessus la rambarde du balcon et vit le groupe qui se battait toujours contre une trentaine de mafieux. Il y en avait déjà plein d'effondrés au sol. Mais, maintenant que leurs Flammes étaient libérée, Mukuro commençait à faire un massacre. Même si les Estraneo se défendaient plutôt bien, grâce à leurs modifications, ils restaient premièrement des scientifiques, et des combattants que très secondairement. Elle porta son regard sur Reborn, alors que Léon explosait, et le vit donner les gants à Tsuna, tout en prenant la balle. Cependant, le garçon était déjà en état d'Hyper Dernière Volonté. Il n'avait pas besoin de la balle, pour l'instant, et commença aussitôt à se battre sérieusement. Elle pouvait voir des traces de larmes sur ses joues et la rage dans ses yeux, portée aussi bien contre les mafieux que contre Mukuro.
Elle soupira, avant d'étendre ses Flammes avec le peu de force qu'il lui restait, et d'augmenter brutalement la gravité pour tous les ennemis, les envoyant au sol et brisant les os de plus d'un. Mukuro releva aussitôt la tête en riant. Couvert de sang comme il l'était, il faisait une vision vraiment démoniaque.
_ Hime-chan ! Viens jouer avec nous !
Elle eut un reniflement amusé avant de grimper tant bien que mal sur le rebord du balcon et de lancer faiblement.
_ Rattrape-moi, alors.
Puis, elle se laissa tomber vers le sol. Mukuro se déplaça et la rattrapa sans problème, la gardant un instant dans ses bras.
_ Toujours.
Puis, il lui mit son katana dans les mains. Elle perdit le contrôle de ses Flammes, trop épuisée pour les maintenir trop longtemps, mais elle avait immobilisé les hommes assez longtemps. Elle resta à côté de Mukuro, luttant contre la fatigue alors qu'elle tranchait, en automatisme, les ennemis qui s'approchaient un peu trop d'eux.
Finalement, il ne resta que les Cavallone et Vongola dans la salle, le reste étant soit mort, soit inconscient. Elle se laissa aller contre Mukuro en ignorant le monde autour d'elle, elle était fatiguée... Elle soupira en voyant Sawada s'approcher.
_ Akane-chan... J'ai cru... On t'as vu... Comment ?!
Elle cligna paresseusement les yeux avant de répondre simplement :
_ J'ai rejeté la réalité du monde et imposé la mienne.
Sawada exprima sa confusion, mais elle l'ignora. Mukuro eut un nouveau rire en l'entendant, avant de la soulever dans ses bras, la portant comme une princesse, sous le regard jaloux de l'autre garçon, qu'ils ignoraient.
_ Tu as l'air fatiguée, Hime-chan.
_ Déphaser est fatiguant, nii-san, marmonna-t-elle en enfouissant son visage dans son cou. Papa ?
_ Il va s'en tirer, mais j'ai des doutes pour son bras. Ta mère va bien, elle était à l'hôpital.
Elle hocha la tête, contente de savoir que ses parents iraient bien.
_ 'Tiguée.
_ Dors, je m'occupe du reste.
Elle ferma les yeux et fit exactement ce qu'il dit. Renier la réalité était fatiguant.
.
.
Voilà !
Avis ?
Pilou.
