Auteur : Amy mais on me surnomme mmyyymmmyyy(Vengeance Mai et Aya !!)

Adresse : Emilie_814@hotmail.com

Origine : Gundam Wing

Disclaimer : Les G-boys ne sont pas à moi malheureusement, dommage j'aurai bien voulu Duo……il est……..très appétissant !

Genre : Déprimant à souhait ^^, Pov de Heero, Pov de Wufei, etc, je vous laisse deviner le reste ^^

Couples : 1 x 2, 3 x 4, 5 x 6

Remerciement : Merci a Azaléa^^ , la beta de cette fic, pour la merveilleuse correction qu'elle nous a faite.

Réponses aux review :

Yami-rose 1 : Lol déprimant hein ? ca risque de durer encore un petit moment, mais je vais agrementer de quelques petites passages romantiques ou kawai^^, faudrait pas que tt le monde se mette a deprimer quand mm^^

Raziel : contente que cette fic te plaise aussi, mais c'est vrai que pour cit d'argent c'était un peu ma faute, vu que j'avais mis 5 chap d'un coup, ne t'en fais pas pour la suite, les 3 prochains sont déjà prêt^^ !!

Oouky : lol ne t'en fais pas la suite arrive^^ !!

La Haine et l'Amour se confondent souvent

Chapitre 2

Pov de Wufei :

La rencontre avec Duo avait finalement été repoussé. G jugea préférable de le garder en observation, vu l'état de « désolation » dans lequel il était, et de le laisser se reposer, pour oublier ce petit accident.

En attendant que le natté sorte de cette déprime, son mentor avait envoyé un message aux autres professeurs pour les prévenir que Duo ne serait pas apte à combattre pendant un temps encore indéterminé.

Mais l'américain n'avait pas été le seul, jugé inapte au combat, c'était aussi mon cas et celui de Heero. Nous n'avions pas signalé en détails les raisons de notre aptitude, il n'y avait que G qui se doutait des vrais raisons ainsi que Trowa et Quatre.

Le Soldat parfait avait carrément refusé sa mission, devant le visage plus que surpris de son mentor, qui nous parvenait du visiophone. Il n'eut même pas le temps de dire un mot, que l'écran devint noir.

Après quoi, Heero s'était enfermé dans la chambre qu'il partageait habituellement avec Maxwell, et n'en était plus sorti, en tout cas c'est ce que Quatre m'avait raconté.

Je ne pouvais vérifier ses dires, car depuis la visite du mentor de Duo, je n'avais pas quitter ma chambre non plus, Quatre se retrouvait obligé de me rapporter mon repas, je lui disais à chaque fois, « laisse, je n'ai pas faim », mais il me noyait sous une tonne d'arguments jusqu'à ce que je craque.

Sur le coup, on aurait dit Duo, lui aussi avait ce don, faire craquer n'importer qui avec son bavardage incessant, mais que j'appréciais tout de même, car il savait animer cette demeure. Je suppose que Trowa devait faire de même avec Heero.

Je ne cessais de me repasser en boucle, les différentes disputes que j'avais eu avec celui que je considérais comme mon petit frère, et pourtant à qui, j'avais mené la vie dure, je m'en rendais compte à présent.

Une seule fois, je lui avais montré qu'il était très important à mes yeux, mais ce jour là, il n'y avait que moi pour en témoigner.

« Flash-Back »

Duo et moi avions reçu une mission à faire, les autres pilotes étaient déjà en mission depuis quelques jours, et ne reviendraient que la semaine suivante.

J'espérais que cette mission pourrait enfin le calmer, parce qu'il n'arrêtait pas de stresser à mort, vu que le « glaçon de son cœur » était parti en mission.

Dans la maison que nous avions actuellement investit comme couverture provisoire, nous avions été obligé de loger tous les cinq dans la même chambre. La cohabitation avait été plus facile que je ne l'aurais imaginé.

Mais, depuis le soir où Trowa, Quatre, et Heero avaient quitté la planque, depuis cette nuit, j'entendais très souvent des murmures, voir des sanglots étouffés, de la part du jeune natté, il répétait d'une toute petite voix, à peine inaudible « Hee-chan………….Hee-chan….reviens………..t'en prie ».

On dit que l'amour est aveugle, dans ce cas là, ce serait Heero, l'aveugle, il ne voit pas que sous ses yeux, Maxwell lui voue un vrai culte, qu'il serait prêt à donner sa vie, j'en suis même sûr, pour sauver la sienne.

Espérons que cette mission aurait l'occasion de changer les idées à ce petit idiot, qui sans que je ne le rappelle à l'ordre, ne se nourrirait même plus à l'heure qu'il est.

Je faisais mon sac, et Duo faisait le sien, avec lenteur, encore en train de penser à son petit japonais, pensai-je en souriant intérieurement, j'espère qu'il aura le courage de lui avouer quand celui-ci rentrera.

Nous nous dirigions vers nos Gundams, et nous envolaient vers notre destination, une base de OZ située sur Terre, en Australie.

Notre mission, une fois effectuée, c'est à dire, détruire les unités de Taurus présentes, et la base, pour stopper leur production d'armes, nous rejoignions la forêt, où nous avions laissé nos armures mobiles.

Mais, c'était difficile d'avance, une tempête faisait rage, nous étions trempés, et avions peine à avancer. Soudain j'entendis un bruit lourd, je me retournais, et vis Duo, à terre.

Je me précipitai à tout vitesse vers lui, passer une main derrière son dos, pour le remonter un peu vers moi, et posai l'autre sur son front qui était brûlant.

Vu les forces peu suffisantes qu'il prenait lors de ses repas, et qu'il se laissait dépérir, on pouvait aussi rajouter, la pluie, qui avait provoqué une baisse de sa chaleur corporel, je n'étais pas surpris de voir que Duo ne pouvait pas tenir le coup plus longtemps.

Passant une main sous ses genoux, et l'autre sous sa tête, pour le soutenir, je soulevai le natté dans mes bras, et appuyai sur sa nuque pour qu'il se colle à lui et récupère si possible un peu de chaleur.

J'ai marché, pendant environ 15 minutes sous la pluie, un fin sourire de soulagement m'a étiré les lèvres en voyant nos Gundams à proximités.

Après être rentré de mission, j'ai veillé pendant deux jours Duo, prenant sa température toutes les heures, le calfeutrant sous une tonne de couvertures.

Quand il s'est réveillé, j'ai prétexté qu'il s'était évanoui en arrivant à la planque, et qu'il avait dormi d'un trait pendant ces deux journées, sans aucune raison particulière si ce n'est sa fatigue flagrante. Après m'avoir regardé avec une moue de gamin, qui aurait pu en faire capituler plus d'un, il a accepté de me croire.

Pov de Wufei :

En repensant à ce qui s'était passé, je dois avouer que ce jour là, Duo m'a fait la plus belle frayeur de ma vie.

Je pense que c'est ce jour là que j'ai réalisé, qu'il n'était pas si immortel qu'il voulait nous le faire croire, il voudrait passer pour un adulte, pour Shinigami, le dieu de la mort, mais en faite, il n'était ni l'un ni l'autre, même pas un adolescent, mais tout simplement, un enfant, qui n'avait qu'une seule peur, c'est d'être rejeté, ce que nous avions malheureusement provoqué, malgré ce que nous ressentions pour lui, sans pour autant oser lui avouer.

Espérons qu'il n'était pas encore trop tard pour réparer le mal que nous lui avons fait, car même s'il ne nous pardonne pas, je crains que nous ne l'ayons déjà brisé de l'intérieur pour toujours. Je vous en prie, Nataku, n'importe quel dieu, donne nous une deuxième chance, une chance de prouver à Duo qu'il fait parti de notre famille, que nous l'aimons et que nous ne désirons que son bonheur.

Mais le bonheur de mon petit frère, ne sera comblé, que si l'homme de sa vie, lui rend ses sentiments, je prie pour que vos deux âmes se trouvent, qu'elles se complètent enfin, je sais que malgré toi, Yuy, tu aimes Duo, l'étincelle de joie qui passe dans tes yeux, dès qu'il croise ton chemin, n'est pas le fruit de mon imagination.

Pov de Heero :

Voilà quatre jours que je ne t'ai pas vu, je sais déjà que ce n'est pas bon signe, je refuse mes missions les unes après les autres, je pleure la plupart du temps, essaye de soigner mon chagrin comme je peux, mais comment soigner une tristesse comme celle-ci ?

Avoir dit des paroles aussi cruelles envers la personne que j'aime plus que tout, il n'y a pas de mot pour décrire ce que j'ai fait, aucun mot ne peut le définir.

J'ai cru te détester, j'ai même essayé de te haïr, mais en fin de compte, j'ai tout confondu.

On dit souvent que l'amour et la haine se confondent, aujourd'hui je peux l'affirmer, car la haine que je croyais éprouver pour toi est en train de te détruire.

Je ne pensais pas qu'un jour, mon moral, mon avenir, dépendrait de ta personne, je me fiche de ce que mon mentor peut penser actuellement, ce qui m'importe pour le moment, c'est toi.

Je me repasse la scène en boucle, essayant de comprendre mon geste, je ne vois qu'une solution, mais qui ne justifie tout de même pas un tel acte de ma part.

Je ne voulais pas t'avouer mon amour, je voulais que tu t'éloignes de moi, pour que je puisse oublier ce sentiment qui un jour, a fait fondre la glace autour de mon cœur.

J avait fait de moi un soldat parfait, mais tout humain a des sentiments, qu'il renie ou non, ils refont toujours surface, si je devais annoncer à mon mentor, pourquoi j'ai refusé ses missions, pourquoi j'agis de la sorte ?

Je pense qu'aujourd'hui j'aurais enfin le courage de lui répondre « parce que je suis malheureux et amoureux ».

Oui, malheureux, d'avoir compris que le sentiment que je ressens est tout l'inverse ce celui que je t'ai dit.

Comment aurais-je pu un jour te détester, toi si beau, si mignon avec ton sourire enfantin, tes longs cheveux dans lesquels j'aurai tant voulu y passer mes doigts

La haine est si proche de l'amour, mais elle peut tout détruire, j'espère qu'il me restera assez de temps pour tout reconstruire.

Personne ne pourra me réconforter, ni même Trowa, tant que je ne t'aurai pas vu, en bonne santé, ta lueur joueuse et malicieuse au fond de tes yeux.

Mais, d'un autre côté, j'ai peur de te voir, de devoir affronter, cette tristesse infinie dans ton regard, je ne pourrais le supporter, te voir malheureux par ma faute, peut être que si je disparais de ta vue, ton état s'améliora et tu retrouveras cette joie de vivre, que nous avions toujours connu.

J'ai peur pour toi, je t'aime et je t'aimerai toujours, ton absence m'est insupportable. J'aimerais tant pouvoir te serrer dans mes bras, te murmurer des mots d'amour.

 Mais la peur me paralyse, la peur que J ne découvre que tu as brisé le Soldat Parfait qu'il avait mis tant d'années à concevoir, la peur que mes sentiments pour toi ne soient rejetés, Quatre a beau toujours me dire, que mes sentiments sont plus que réciproques, la peur qu'il se trompe peut être, laisse traîner le doute en moi.

Duo je t'en supplie, reviens vite, je ne suis plus rien sans toi, tu es ma moitié…….mon âme sœur, sans toi, je suis incomplet, Heero ne peut vivre sans Duo, ma vie sans toi n'a plus d'intérêt.

S'il te plaît revient, je t'avouerai mes sentiments……..je te le promet…….

Je t'en prie…….reviens………

Une sonnette retentit. Trowa alla ouvrir la porte et rencontra à sa plus grande surprise : Zechs Merquise. Il sortit sans perdre une seconde, son arme, caché dans son dos, juste au niveau de sa ceinture, et la pointa en direction de son ennemi.

_Que faites-vous ici ? demanda-t-il avec une pointe de colère.

_C'est moi qui l'ai appelé, répondit une voix, provenant de derrière lui.

Le français se retourna et vis sur le seuil de la porte du salon, son petit ami, Quatre, le visage neutre. Croyant que son amant avait rejoins la camp adverse, il demanda d'une voix étranglée, les larmes commençant à couler doucement le long de ses joues :

_Quatre, est ce que tu nous a trahi…….est ce que tu……m'as trahi ?

Cette question n'est pas une affirmation, non, il ne voulait tout simplement pas le croire. L'arabe ne l'aurait jamais trahi, Quatre l'aimait, il lui avait plusieurs fois dit, mais est ce que tout ceci n'était pas que pure mensonges pour accumuler des informations sur les pilotes ?

L'empathe s'approcha doucement de son aimé qui versait toutes les larmes de son corps, Quatre, eut une expression touché, c'était la première fois qu'il voyait Trowa pleurer, et ce n'était pas très joli à voir, il ressentait au plus profond de son âme, la peine que son amant essaye de garder cachée, malgré les larmes bien présentes.

Arrivé a à peine quelques centimètres du pilote du Heavy Amrs, il plaça lentement ses mains sur les yeux de celui-ci, pour essuyer les larmes qui en coulaient, puis les retira pour les placer autour du cou de Trowa, et lui déposa un doux baiser sur ses lèvres, rendues salées, à cause des larmes, puis consentit à enfin répondre à sa question pour le rassurer :

_Ne pleure pas, je ne t'ai pas trahi, ne t'inquiète pas, je vais t'expliquer, viens.

Sur ce, il prit la main du français, invita d'un signe de tête, le pilote du Epyon à les suivre, et s'installa sur le canapé avec son petit ami tandis que Zechs prenait place sur le fauteuil en face d'eux.

Quand tout le monde fut bien installé, Quatre expliqua la situation à son petit ami, qui était perdu au milieu de tout ça :

_Si j'ai demandé à Miliardo de venir, c'est pour essayer de faire retrouver le sourire à Wufei.

_Que veux-tu dire ? demanda le pilote 03, qui ne comprenait toujours pas grand chose.

_Wufei et moi sommes ensembles, avoua-t-il faiblement le bras droit de Oz.

_Depuis ? demanda avec précision Trowa, qui n'aimait pas trop l'idée que le pilote du Shenlong entretienne des relations plus intimes avec leur ennemi.

_Pas longtemps, c'est encore assez nouveau, notre amour a commencé il y a bien plus longtemps, mais il a fallu que je quitte Oz, sinon Wufei n'aurait pas accepté d'avoir une relation amoureuse avec moi.

_Vous ne faites plus partie de Oz ? demanda le pilote à la mèche, pour le moins surpris.

_Non, plus depuis deux mois.

_Pourquoi avoir quitté Oz ? Même si Wufei vous l'a demandé, vous n'avez pas les même idées que lui et donc que nous.

_Je m'étais engagée dans cette guerre, pour faire payer, la destruction de mon royaume, mais je comprenais le combat que vous meniez, je ne partage pas les même idées que Treize, lui serait prêt à faire n'importe quoi pour vous abattre, ou obtenir quelques conque informations permettant d'avoir entre leur mains, ceux qui ont conçus vos armures mobiles, torturer, violer, peut être la méthode du moment qu'il obtienne ce qu'il veut, moi je ne ferai jamais cela.

_Je vois.

_Tu peux voir Wufei, maintenant, Miliardo, informa Quatre, jugeant que l'interrogatoire était déterminé, et que toutes les raisons que le jeune homme aux long cheveux blonds avaient évoqué prouvait sa bonne foie.

_Merci Quatre.

L'ex bras droit de Oz se dirigea vers la chambre de celui qui avait su enflammé son cœur, et l'avait convaincu de les rejoindre. Il frappa doucement, sans pour autant obtenir de réponses, il décida d'ouvrir la porte et investit les lieux.

La chambre était dans un état plus que déplorable, preuve que pour un jeune si soigné, comme l'était l'héritier du clan Dragon, le ménage n'avait pas été fait depuis quelques jours.

Il s'approcha du lit de Wufei, où celui-ci y était allong .

_Wufei ? appela-t-il tendrement.

_S'il te plaît……..Quatre……..laisse moi……

_Ce n'est pas Quatre.

Intrigué, Wufei se retourna, pour rencontrer avec surprise, l'homme de sa vie.

- Miliardo………il baissa la tête, doucement.

L'élu de son cœur, le lui la releva lentement, avec une main, et l'embrassa avec douceur et amour. Puis recula, pour regarder dans les yeux, l'homme au regard si triste maintenant.

_Tu veux en parler ?

_Je sais pas……

_Ca pourrait te soulager, tu ne crois pas ?

_Oui……..je veux mon petit frère……..voir son sourire……sa bonne humeur……rire à ses blagues…

_Tu le verras. Ecoute…….je vais en parler avec G, d'accord ?

_D'accord.

L'héritier de la Famille Peacecraft se leva, et se rendit auprès des deux derniers pilotes restant, n'ayant pas encore sombrés, et qui n'avait encore un pied sur la terre ferme.

_Tu as réussi à le réconforter ? demanda le petit blond, inquiet.

_J'ai essayé au moins……il faut organiser une rencontre avec Duo, c'est la seule solution, sinon on va tous les perdre. Où est le visiophone ?

_Euh……..sur la table.

Regardant dans la direction de celle-ci, il vit en effet que l'engin était en face de lui, mais que trop énervé, et inquiet pour les pilotes sombrant dans la dépression, il ne l'avait pas remarqué.

Prenant celui-ci, pour le positionner bien en face de lui, il l'alluma et composa le numéro du professeur G. Après quelques minutes, l'écran s'alluma, et on vit le mentor de Duo apparaître.

_Professeur G ?

_Zechs ?

_Oui. Cette situation ne peut plus durer.

_Qu'avez vous fait des pilotes ?

_Si vous renouveliez un peu plus vos informations, vous sauriez que je n'ai plus rien à voir avec Oz ou Treize lui même.

_Ah oui ? Et pourquoi cette soudaine décision ?

_L'homme que j'aime est un pilote de Gundam, est ce assez clair ?

_Homme ? Pilote ?

_Vous avez très bien compris, je suis gay, et celui que j'aime est Wufei Chang, qui est en train de dépérir à vue d'œil, ainsi que Heero Yuy.

_Ils ne sont les seuls. Mais dès que je propose à Duo une entrevue, il refuse tout net.

_Pourquoi ?

_Après les paroles blessantes que Heero et Wufei lui ont balancé en pleine figure, c'est compréhensible que Duo ait peur qu'ils rajoutent une troisième couche. Il ne survivrait pas mentalement.

_Je pense pourtant que l'entrevue est la seule solution, prétextez des examens médicaux à Duo, et moi je m'occupe des deux autres.

_D'accord . Rendez-vous à quelle heure ?

_Disons dans deux heures, le temps qu'on les forces à se lever, et à s'habiller correctement.

_Ok.

Je me retournai vers Quatre et Trowa, après avoir éteint le visiophone. Ils hochèrent la tête, nous étions tous d'accord, cette situation devait changer ou nous perdrions trois êtres qui nous sont chers.

Tandis que je me dirigeai vers la chambre de Wufei, Trowa et Quatre partirent en direction de celle d'Heero.

Arrivés dans sa chambre, j'entrai, avançai vers lui, le prenait dans mes bras d'un coup alors qu'il était quasiment dans les nuages et l'emmenai dans la salle de bain, je le déshabillai rapidement, l'allongeai dans le bain, sans même que celui-ci ne réagisse pour autant, et l'aspergeai d'eau froide avec la pomme de douche, le réveillant d'une traite.

_Mais qu'est ce qui te prend, Miliardo ??? Fiche moi la paix !!!

J'arrêtai la pomme de douche, voyant qu'il allait enfin commencer à m'écouter.

_T'es prêt à m'écouter ? A arrêter de déprimer ?

_Pour quoi faire ?

_On va voir Duo au QG.

_C'est vrai ? me demanda Wufei d'une voix pleine d'espoir.

_Oui.

_Mais comment va réagir Duo ?

_On ne le saura que si on y va, mais d'abord une bonne douche, ça te remettra les idées en place.

_D'accord.

Pendant près d'une heure et demi, je l'ai lavé, j'ai savonné ses cheveux, lui se laissant totalement faire, il réfléchissait sûrement plus au fait de savoir quelle serait la réaction de Duo, il devait commencer à appréhender l'entrevue.

Après l'avoir essuyé, j'ai commencé à l'habiller, comme on fait avec une poupée, lui faisant enfiler, une jean bleu et un t-shirt noir assez moulant, sans même qu'il ne râle sur mes goûts vestimentaires. J'ai peigné ses longs cheveux noirs ébènes que j'ai ensuite laissé détachés.

_Voilà, maintenant tu es tout beau.

_Et si il ne voulait pas me pardonner…….si il allait me détester pour toujours ?

_Tu ne le sauras que si tu y vas, mon amour.

_Je sais…….

« Du côté de Trowa et Quatre »

Trowa et moi montions les escaliers, puis nous entrâmes sans frapper dans la chambre, sachant que de toute façon, monsieur n'aurait pas daigné répondre.

Mais cette fois-ci, nous le vîmes, endormis sur le lit, vaincu par la tristesse et la fatigue sûrement.

Mon petit ami entreprit de réveiller l'adolescent au cœur brisé, tandis que je cherchai une tenue convenable à lui faire porter, dans l'armoire.

Heero murmura, pas encore réveill :

_Quoi ?

_Habille toi.

_Pour faire quoi ? Laisse moi tranquille. Le Japonais mit son oreiller sur sa tête.

_On va voir Duo, ajouta Quatre, espérant que ça le motiverait.

Le Soldat Parfait enleva visiblement la couverture de sa tête.

_Vrai ?

_Vrai.

_Mais je pensais que G nous avait interdit d'y aller.

_On s'est arrangé et on a obtenu une entrevue, expliqua l'empathe, « avec l'aide de Miliardo » ajouta-t-il mentalement.

_Mais…….je ne peux pas me montrer à lui…….j'ai été odieux ……….

_Alors à toi, d'essayer de réparer le mal, répondit le français, très calme.

_Allez lève toi et habille toi, lui demanda l'arabe en souriant.

Heero se leva avec lenteur et se dirigea vers l'armoire, poussa doucement Quatre, qui était devant celle-ci, et en sortit un jean et une chemise blanche. Il s'habilla rapidement, ce qui pouvait montrer qu'il est tout de même impatient de voir Duo, malgré sa peur du rejet, et se recoiffa un peu.

_Prêt Heero ?  demanda le Français.

_Oui, enfin, je l'espère. Après tout, il n'était pas rassuré, si le natté le rejetait, il n'aurait aucune raison de lui en vouloir, ce serai une décision justifiée.

Au même instant, la porte s'ouvrit, laissant apparaître Zechs et Wufei. Quatre et Trowa regardèrent celui-ci, de haut en bas, et le chinois sentit ses joues devenir rouges, mais il comprenait cette réaction, il ne s'était jamais habillé de cette façon, même s'il possédait quelques habits de ce style.

Malgré cela, il n'arrivait pas à cacher son inquiétude, il envisageait toutes les possibilités de retrouvaille avec son petit frère. Les situations qu'il redoutait le plus étaient celles où son frère tomberait dans la déprime totale ou le rejetterait amèrement.

_Ca va, Wufei ? demanda le petit blond, inquiet, le visage de son ami étant triste à voir.

Le chinois avait en effet perdu quelques kilos, tout comme Heero, vu que ni l'un ni l'autre ne se nourrissait pleinement. Leurs visages étaient marqués de cernes très profondes, on pouvait encore y voir les traces rouges le long de leurs joues, signe qu'ils avaient tous deux beaucoup pleuré durant ces derniers jours, seules leurs vêtements leur rendaient un tant soit peu le sourire, un peu crispé, peut être plus réel qu'il ne l'était véritablement.

_Pas trop……..je suis angoissé…….

_Comme ça, on est deux, soupira Heero.

_Pas un pour rattraper l'autre, sourit intérieurement Miliardo, on pourrait les comparer à deux jumeaux en ce moment, rajouta-t-il mentalement.

Le pilote du Epyon passa un bras autour de la taille de son amant, et amena celui-ci dans ses bras, pour lui procurer un câlin réconfortant. Celui-ci se calfeutra tout de suite contre lui, signe qu'il avait très peur en ce moment, car dans quelques minutes, son avenir pouvait basculer tout comme celui de son frère d'arme.

Trowa, ne pouvant pas remplacer Heero, dans le rôle de l'élu de son cœur, ajouta tout de même son geste réconfortant en tant que le grand frère, rôle qu'il prenait très à cœur, et passa un bras autour des épaules du jeune homme.

_Merci……..répondit celui-ci en souriant.

Après quelques minutes passés dans le silence, les pilotes se rendirent au QG. Chacun se posait les mêmes questions à ceux ci près .

Dans quel état allaient-ils trouver leur Duo ? Allait-il rejeter les pilotes qui lui avaient fait du mal ? Heero aurait-il le courage d'avouer ses sentiments à Duo ? Allait-il laisser sa fausse haine prendre le dessus, pour dissimuler son amour ?