Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Kazuki Takahashi, le merveilleux auteur de Yugi-Oh ! Néanmoins, ceux que vous ne reconnaîtrez pas sont à moi.

Chapitre 26 : Une terrible enfance

            Bakura ouvrit les yeux.

- Où suis-je ?

            Il vit un visage se pencher vers lui.

- Ça va mieux ?

- Ithys ?

- Tu. . . tu me reconnais ?

- Comment pourrais-je oublier ton visage ? Tu es peut-être plus âgée mais tu gardes le même regard. Et tu étais si mignonne.

            Bakura sourit.

- Comment te sens-tu ?

- Bizarre. Comme si on m'avait ouvert la tête pour enlever quelque chose de mal.

            « Est-ce possible ? » pensa Ithys. « Cette présence maléfique serait-elle partie ? »

- Et. . . as-tu envie de m'attaquer ?

- T'attaquer ? Pourquoi le ferais-je ?

- Tu l'as déjà fait pourtant.

            Bakura parut révolté.

- T'ai-je fait du mal ?

            Ithys garda le silence Bakura jeta un regard derrière elle.

- Je t'ai brisé les ailes.

- Tu n'étais pas toi-même.

- Pardonne-moi.

            Ithys sourit.

- C'est oublié.

            Soudain, un faucon noir entra par la fenêtre et alla se poser sur l'épaule de Bakura. Les yeux de ce dernier brillèrent et l'ombre maléfique fut de retour.

- Oh, non. . . Grand Mage, que fais-tu ? Voilà des jours que je t'ai appelé et tu n'es toujours pas là. . .

            Ithys brandit son sceptre.

- Ha, ha, ha ! Qu'espères-tu faire avec ce jouet ?

- N'approche pas ou tu goûteras à mes pouvoirs.

            Bakura lança son oiseau à l'attaque.

- Vas-y Délos, réduis ce bâton en miettes.

            Délos s'empara du sceptre et, de ses serres acérées, le réduisit en cendres.

- Mon Sceptre Royal. . .

            Elle forma un triangle avec ses mains à hauteur de sa tête et récita une incantation. Son diadème ornant ses cheveux brilla.

- Délos, apporte-moi aussi ce bijou.

            Délos se précipita à toute vitesse sur Ithys et l'attaqua.

- Non !! Bakura, réveille-toi, j't'en prie ! Rappelle-toi de ta vie antérieure !

            Délos rapporta le diadème à Bakura qui finit lui aussi en miettes. Ithys ne pouvait plus se protéger. Bakura s'avança, la prit à la gorge, la souleva de terre et la plaqua contre le mur.

- Tu sais que tu es très séduisante en petite nuisette ?

- Bakura. . .

            Il l'embrassa sans douceur.

- Bakura, rappelle-toi. . . Tu étais le prince héritier du Royaume de Calchas. Tu étais amoureux de la princesse Aglaura, princesse du Royaume de Laodomie. . .

            Bakura relâcha peu à peu son étreinte.

- Toi, le prince Coronis. . .

            Bakura recula, se tenant la tête.

- Cette princesse, la princesse Aglaura c'était moi. . .

- Princesse, je te trouve étrange ces derniers jours.

- Ah bon ? Je t'assure que tout va bien.

            Death voulut l'embrasser mais Chance recula.

- Je le savais. Quelque chose ne va pas.

            Chance ne pouvait pas lui dire qu'elle connaissait toute la vérité. Et pourtant, elle n'avait pas peur.

- Ecoute, je suis fatiguée, je vais me reposer d'accord ?

            Elle s'esquiva.

- Marek, qu'est-ce qu'elle a ? communiqua-t-il avec Marek.

- Je n'en sais rien.

- Je sens qu'elle s'éloigne de moi. Je ne veux pas la perdre.

            Marek avait presque de la peine pour Death. Celui-ci chercha quelque chose dans sa poche.

- Marek où est le Dragon Ailé de R ?

            Marek tressaillit.

- Je ne sais pas. Tu l'as peut-être égaré.

- Egarer une carte de Dieu Egyptien ?! Tu me crois si stupide que ça ?! Marek, où est-elle ?!

            Il garda le silence.

- Très bien. Mais je crois savoir à qui tu l'as donnée. Cette pauvre Shizu ne va pas vivre longtemps.

- Ne touche pas à Shizu !

- Oh, j'ai mis dans le mille !

- Laisse-la en dehors de ça. Et si tu aimais vraiment Chance, tu la laisserais partir. Death, tu n'es pas mauvais, je le sais.

- Marek, crois-tu que je pourrais me faire sincèrement aimer par Chance ?

- J'en suis sûr.

            Death ferma les yeux et quelques plus tard, deux personnes se tenaient dans la pièce.

- Vous avez enfin décidé de vous montrer.

- Chance. . .

- Princesse. . .

- Marek m'a tout raconté. Pourquoi avez-vous fait ceci ?

- Princesse, c'est parce que je t'aime.

- Je suis touchée par l'amour que vous me portez mais. . .

- Je m'en serais douté, la coupa-t-il. Le jour où je t'ai déclaré mon amour, au fond de mon coeur, c'était Marek qui me dictait tous les mots. Je connais ses sentiments, mais je ne connais pas les tiens. Tu aimes Marek, n'est-ce pas ?

            Chance le regarda.

- Je ne veux pas répondre à cette question. Tout ce qui compte maintenant, c'est que vous êtes gentil, non ?

            Death sourit pour la première fois.

- Oui.

- Alors, allons rejoindre les autres et expliquons-leur la situation !

- Attendez ! intervint Marek. Et Shizu ? . . .

- Je suis l !

- Shizu !

- Marek, enfin !

            Ils se serrèrent dans les bras.

- Horus a réussi à vous localiser.

- Shizu, je te présente Chance et Death.

            Elle regarda Death d'un mauvais oeil.

- Ne le regarde pas ainsi. Il est du bon côté.

- C'est pourtant lui qui t'a possédé depuis longtemps déjà. Comment peut-on faire confiance à une personne aussi maléfique ? Tu as eu tort de lui accorder ta confiance. Il peut s'attaquer encore une fois à toi, tu. . .

- Shizu, arrête, tu lui fais du mal. Il ressent des sentiments, c'est toi qui m'as appris qu'une personne ressentant des sentiments ne pouvait pas être totalement mauvaise. Tu te rappelles ?

- Oui, c'est vrai.

            La jeune égyptienne sourit à Death.

- Veuillez me pardonner.

- Tout est oublié.

- Bien ! Shizu, je peux te laisser ? demanda Horus.

- Oui, tu peux partir tranquille.

            Horus l'embrassa avant de disparaître. Marek fut surpris.

- Tu as trouvé l'homme de tes rêves ?

- Je te raconterais plus tard. Allons-y !

            Le Mage retira sa capuche. Seto fut tellement surpris qu'il ne put prononcer un mot.

- Tu as perdu ta langue ? C'est ce que tu voulais, non ?

            Seto s'attendait à tout, sauf à ça. Devant lui, se tenait un enfant de treize ans ! Un enfant !

- Tu es un enfant ?

- Non, je suis le Mage ! Tu vas être le premier à connaître mon histoire. Il y a trois ans, mes parents ont été tués par un Protecteur. Depuis ce jour, j'ai détesté ces créatures. Je possédais des pouvoirs destructeurs. Je m'en suis servis pour pouvoir m'infiltrer au Royaume du Soleil. J'ai tué l'ancien Mage et j'ai pris sa place. Je voulais venger la mort de mes parents en condamnant toutes les personnes susceptibles d'être exilées. Même si elles étaient toutes innocentes, je voulais tous les éliminer. Et ça a été un réel plaisir de condamner cette pauvre petite Protectrice Sacrée, Allie ! Ça a été facile pour moi. J'ai juste un peu trafiqué ma voix mais c'est tout. Cet idiot d'Eros ne s'est douté de rien. Un jeu d'enfant !

- Vous saviez qu'Allie était innocente et vous l'avez quand même exilée ! Vous êtes. . .

- Sais-tu au moins ce que j'ai enduré après la mort de mes parents ? Non ! Bien sûr que non ! Mais laisse-moi te raconter. . .

            Flash-back

- Papa ! Maman ! Non !!

            Le jeune Chris se précipita sur ses parents, ignorant le feu dévastateur qui se propageait à une vitesse incroyable.

- Papa !

            Le corps du père était calciné, on ne voyait plus qu'un amas de chair brûlée. Les yeux de Chris se remplirent de larmes.

- Mon fils. . .

            Il se retourna vers sa mère.

- Maman. . .

- Chris, mon ange, va t'en vite d'ici. . .

- Non, maman, je ne veux pas partir sans toi.

- Chris, ton père et moi t'aimons de tout notre coeur. Il ne faut pas que tu meures. Allez, va t'en.

- Tu ferais mieux d'écouter ta chère mère.

            Les yeux de Chris flamboyèrent.

- C'est toi qui a fait ça ?

- Oui.

- Léandre, laisse mon fils tranquille.

- Ma chère Leonie, ton fils possède quelque chose que je veux.

- Chris, va t'en, je t'en prie. Tu nous vengeras en combattant le mal. Allez, va et sois courageux. Adieu. . .

            Leonie rendit son dernier souffle. Tout en pleurant, Chris fit face à Léandre.

- T'es qu'un méchant ! Je te déteste !!

- Tu ne peux rien faire contre moi.

            Chris déploya ses pouvoirs et balaya Léandre. Celui-ci resta longtemps inconscient permettant à Chris de s'enfuir.

            Longtemps, il a erré et longtemps il a cherché un moyen de détruire Léandre. Il se savait puissant mais il n'avait pas eu le temps de développer ses pouvoirs suffisamment. Pendant deux ans, il se perfectionna et vint enfin le jour où il eut cette excellente idée. Il allait monter au ciel, là où résidaient tous les Protecteurs, ses ennemis. C'était eux le mal dont lui avait parlé sa défunte mère. Il devait se venger. Arrivé au Royaume du Soleil, il extermina le Mage et prit sa place. Eros et Thélyana ne s'aperçurent de rien. Tout ce qu'ils savaient, c'était que l'Ancien Mage était mort dans des circonstances mystérieuses. Et que Chris le remplacerait désormais. Mais jamais il ne montra son visage. Chris avait également changé sa voix. Depuis ce jour, tous les Protecteurs jugés furent envoyés en exil injustement. Un an plus tard, il jugeait une Protectrice Sacrée Allie. Etrangement, Chris l'avait exilée mais l'avait aidée à trouver la Fontaine du Bonheur.

            Fin du flash-back

- Toutes les nuits, je pensais à mes parents. J'ai beaucoup souffert de leur mort. Toi, pauvre mortel, tu ne sais pas ce que c'est de perdre les personnes qui nous ont le plus aimé et chéri dans notre misérable vie. Nos pères et nos mères, ce sont nos créateurs et voilà comment la vie les a remercié.

- Je ne suis peut-être qu'un pauvre mortel mais moi aussi, j'ai eu des parents. Et ils sont morts, tout comme les tiens. Veux-tu entendre le récit de leur mort ? Veux-tu vraiment comparer la mort de tes parents et celle des miens ? Très bien, alors je vais te raconter. . .

            Flash-back

            Les frères Kaiba rentraient ensemble de l'école. Quand ils rentrèrent chez eux, il n'y avait personne.

- Où sont papa et maman ? demanda Makuba.

- Je ne sais pas. Attends-moi. Je vais voir.

            Seto alla dans la cuisine et trouva un mot. Il revint dans le salon.

- Ils sont allés à une conférence donnée par le patron de papa.

            Ces deux enfants de dix et six ans ne se doutaient pas qu'un drame se tramait en ce moment.

- On va les attendre, d'accord ? proposa Seto.

            Makuba secoua vigoureusement la tête. Seto sourit.

- On va regarder la télé en attendant.

            Ce n'est que quelques heures plus tard, alors que les deux enfants somnolaient sur le canapé qu'ils apprirent la terrible nouvelle. Le téléphone sonna. Seto se réveilla et décrocha en hâte au bout de la troisième sonnerie.

- Oui, all ?

- Bonsoir. Vous êtes Seto Kaiba ?

- Oui, c'est moi.

- Je suis le docteur Tsukishi.

- Un docteur ?

- Je vous appelle de l'hôpital.

- L'hôpital ?

            Seto commença à paniquer.

- Je vous envoie quelqu'un vous chercher. Je vous expliquerais tout ceci.

            Une fois sur place, Seto et Makuba furent reçus par le médecin qui les avait appelé. Il se pencha vers eux.

- Les enfants, il va falloir être courageux. Je vais vous emmener dans une salle où il fait froid.

- Où sont nos parents ? demanda Seto.

            Le médecin eut un air désolé.

- Je vais vous emmener les voir.

            Seto et Makuba suivirent le médecin. Il les emmenait à la morgue. Arrivés devant la porte, Seto dit à Makuba :

- Makuba, reste ici, je reviens avec le monsieur.

            Le jeune Kaiba hocha la tête en serrant sa peluche dans ses bras. Seto entra, accompagné du médecin.

- Mes parents sont morts ?

- Vous le saviez, vous ne vouliez pas que votre petit frère voit la dépouille de vos parents.

- Où sont-ils ?

            Le docteur montra les deux corps à Seto et expliqua la situation.

- Vos parents étaient en route quand un camion les a percuté violemment. Il ne s'est pas arrêté et a continué sa route. La police a réussi à le rattraper. Le chauffeur était ivre avec un taux d'alcool supérieur à la limite autorisée. Je suis désol nous n'avons passé deux heures à essayer de les sauver. Nous n'avons rien pu faire.

            Refusant de pleurer, Seto déclara :

- Je veux voir le chauffeur du camion.

- Pourquoi faire ?

- Pour lui dire deux mots qui le feront réfléchir quand il sera dans sa cellule.

- Bon, très bien.

            Ils sortirent. Seto prit son frère par les épaules.

- Tu vas rentrer à la maison Makuba.

- Où est maman ? Je veux la voir.

- Papa et maman sont au ciel. Ils sont partis pour pouvoir te ramener tout pleins d'étoiles brillantes.

- Mais ils reviendront quand ?

-Tu sais, pour pouvoir décrocher, ne serait-ce qu'une étoile, il est très difficile. Et comme ils veulent en prendre beaucoup, je ne sais pas quand est-ce qu'ils reviendront.

            Seto se retourna vers le docteur.

- Pouvez-vous le ramener ?

            Le docteur Tsukishi appela un de ses assistants pour qu'il puisse raccompagner Makuba et il emmena Seto au commissariat. Il demanda à voir le vieux monsieur qui avait tué ses parents. Le policier accepta. Seto entra seul et s'assit en face du vieux monsieur désolé. Seto prit la parole :

- Vous êtes conscients que vous avez ôté la vie à deux personnes cette nuit ?

- Qui êtes-vous ? demanda le vieil homme, timidement.

- Je suis le fils des deux personnes que vous avez percutées.

- Leur. . . fils ? Je suis désolé. . .

- Ça ne sert à rien d'être désolé. . .

- Je sais que rien ne pourra ramener vos parents. Je mériterais de finir ma vie dans cette prison. Je serais beaucoup mieux ici.

- Avez-vous compris votre erreur ?

- Oh oui ! Plus jamais je ne boirais. Plus jamais.

- Pourquoi avez-vous fait ça ?

- Il y a trois jours, ma fille est morte. Une chute de cheval. Sans elle, j'étais perdu. Et je viens d'apprendre que je suis licencié de mon travail. Au moins, en prison, je n'aurais plus à me soucier de ça.

- Je vous pardonne.

            Le vieil homme fut surpris.

- Quoi ?! Mais. . .

- Je vous comprends parfaitement. Quand on vient de perdre une personne à laquelle on tenait, on est désorienté. C'est ce point commun qui m'a permis de vous pardonner. Cessez de culpabiliser.

- Merci, mon jeune garçon.

            Le vieux monsieur pleura à chaudes larmes. Seto sortit.

- Libérez-le.

            Le policier ouvrit de grands yeux.

- Je ne crois pas que ce soit possible.

- Cet homme est innocent. Vous l'avez entendu. Il vient de perdre et sa fille, et son travail. Vous ne pouvez pas lui enlever sa vie. Envoyez-le dans un endroit où on s'occupera de lui. Personne ne mérite un destin aussi tragique. J'ai les moyens de payer ce qu'il vaudra.

            Le médecin ramena Seto chez lui. Quand il rentra, sa maison était vide. Il se dirigea vers la chambre de Makuba et vit qu'il était profondément endormi. Il rentra dans sa chambre et se laissa tomber sur le lit et enfouit sa tête dans l'oreiller. Et là, il laissa libre cours à ses larmes. Ces mêmes larmes qui refusaient de couler depuis longtemps. Des larmes si douloureuses. . .

            Depuis ce jour, Seto Kaiba avait très bien dirigé la société KaibaCorp. Et il s'en sortait très bien.

            Fin du flash-back

            A la fin de son récit, Seto avait le visage inondé de larmes mais il avait réussi à démontrer à Chris que perdre ses parents était la chose la plus terrible au monde.

- Tu vois Chris ?! Il existe plusieurs façon de perdre un être cher !

            Chris resta silencieux. Seto avait joué sur ses points faibles. . . et ça avait marché aux dépens de Seto. . .

Ah, enfin fini ! Il vous a plu ce chapitre ? J'espère bien que oui !

Prochain chapitre : Au revoir Eros !

Bisous !!!!!!

Etoile xxx