Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent pas, ils sont à Kazuki Takahashi, le merveilleux auteur de Yugi-Oh ! Néanmoins, ceux que vous ne reconnaîtrez pas sont à moi.

Chapitre 36 : Guerre familiale

- Père. . .

            Il ouvrit les yeux.

- Aglaura. . .

            Il s'avança vers Ithys.

- Ma fille, ma princesse. . .

            Il la serra dans ses bras.

- Papa, comment. . . ?

- Tout comme toi, je me suis réincarné dans le corps d'un petit garçon.

- Et maman ? Où est maman ?

            Son père la regarda, triste.

- Je ne sais pas, hélas. Tu m'as manqué Aglaura.

- Ne m'appelle pas comme ça ! Mon nom est Ithys et pas autrement ! De toute façon, qu'est-ce que ça peut bien te faire tu nous as abandonnées maman et moi ! Pourquoi tu es revenu ? Pourquoi. . . ?

            Elle se blottit dans les bras de Bakura et pleura silencieusement. Chacun observait la scène sans rien dire. L'homme s'approcha mais Bakura dit :

- Ne l'approchez pas.

- Coronis. . .

- Mon nom est Bakura.

- Aglaura, écoute-moi. Je n'ai jamais voulu vous abandonner ta mère et toi. Seulement, je n'avais pas le choix.

- Tu as préféré partir et abandonner ta famille plutôt que de rester ! Tu n'es même pas venu à mon mariage avec Coronis, ni pour la naissance de notre fille !

- Je regrette. . .

- C'est trop tard !

- Je n'ai réalisé que trop tard l'erreur que j'avais commise. Quand j'ai envoyé Titan vous tuer. . .

- Quoi ? C'est à cause de toi que Coronis et Thélie sont morts ?!

            Ce n'était plus des larmes de tristesse qu'elle avait mais de colère qu'elle laissa échapper.

- Tu n'es qu'un monstre !!

            Elle déploya ses ailes et s'envola dans les airs.

- Ithys, ne fais pas ça ! cria Bakura.

- Tu ne mérites pas de vivre, mon père !

            Elle lui envoya une violente décharge électrique.

- Va en enfer !!

            Il se reçut l'attaque de plein fouet et tomba, un genou à terre.

- Aglaura, je t'en prie, pardonne-moi !

            Elle continuait de lancer des attaques sur son père qui encaissait douloureusement mais suppliait toujours sa fille. Craignant pour leurs vies, les Protecteurs Sacrés lancèrent des disques argentés sur leurs protégés pour qu'ils ne soient pas atteints par les explosions. Des boucliers les protégèrent. Par contre, Horus, Tilo, Lotus, Marine et Allie n'étaient pas protégés, eux. Chance se libéra du bouclier.

- Chance ! cria Lotus.

- Lotus, merci de vouloir me protéger mais à présent, je suis la Reine et tu es libéré de ton rôle envers moi.

            En effet, Lotus sentit la rupture du lien qui l'avait uni à Chance.

- Non ! Chance !!

            Chance prit part à la bataille après avoir rassuré Bakura. Elle se mit au milieu des explosions et ferma les yeux. Ithys arrêta toute attaque. Son père se tenait au milieu des débris, presque inconscient.

- Pardonne-moi, je t'en supplie, mon ange. . .

            Chance s'approcha de l'homme pendant qu'Ithys tombait, rattrapée par Bakura. Elle s'évanouit.

- Ithys, courage.

            Chance s'agenouilla près de l'homme.

- Voyez où votre égoïsme vous a conduit. Beaucoup de personnes ont souffert, a commencer par votre fille et votre épouse. Savez-vous pourquoi le jeune Chris a perdu ses parents ? C'était une punition. Vous avez ressenti les mêmes douleurs que ce garçon quand il a perdu sa mère. Cette douleur. . . C'est exactement ce qu'a ressenti votre propre fille quand vous les avez quittées. Vous mériteriez de mourir, en effet, mais je vais vous laisser vivre dans la peau de Chris. Vous n'aurez plus aucun souvenir, de votre vie antérieure. Telle est votre punition.

            Le front de Chance brilla fortement et tous purent voir le signe du Royaume du Soleil, la Terre et la Lune se croisant.

- A partir de maintenant, tu ne te rappelleras de rien.

            Elle posa sa main sur son front et il redevint le jeune Chris. Chance le confia à Seto.

- Prends soin de lui, s'il te plaît.

- Pourquoi moi ?

- Tu t'es déjà occupé de lui, non ? dit-elle avec un joli sourire.

- D'accord, je m'occuperai de lui.

- Merci.

            Elle se dirigea vers Bakura et Ithys et posa sa main sur le front de la jeune fille.

- Elle oubliera tout. Je ne veux pas qu'elle souffre.

            Chance effaça de sa mémoire toute trace de la bataille. Bakura lui demanda :

- Pourquoi faites-vous ceci ?

- Parce que c'est mon devoir en tant que nouvelle Reine. Et quand viendra mon heure, c'est votre fille qui me succédera.

- Merci, ma Reine. Mais. . . il n'y a pas de conséquence pour elle ? Je veux dire, vous avez effacé une partie de sa mémoire et. . .

- Non, ne t'inquiète pas. Elle est sous le choc, c'est tout. Mais n'oublie pas. Quand elle se réveillera, ne mentionne surtout pas le souvenir de son père. Elle risquerait de. . . payer le prix.

- D'accord. Et pour le béb ? Il va bien ?

- Oui, tout est en ordre. Tu verras par toi-même, dans moins de deux mois.

            Chance sourit.

- Reine Thélyana ?

            Elle se retourna.

- Oui ? Qu'y a-t-il Pharaon ?

- Que va-t-il advenir de Thélie ?

- Elle a rejoint Eros.

            Yami baissa la tête et serra les poings. Chance prit ses mains.

- Ne t'en fais pas. Elle est bien plus heureuse avec lui.

- Elle m'a été fidèle jusqu'au bout. Elle ne méritait pas de mourir.

- Chacun a son destin, et celui de Thélie était de finir aux côtés d'Eros. Je pense qu'elle est heureuse. N'est-ce pas merveilleux de pouvoir rester aux côtés de l'être aimé toute sa vie ? Thélie ne méritait peut-être pas cette mort mais elle méritait d'être heureuse.

            Yami posa son autre main sur celle de Chance.

- Je n'oublierai pas ce que tu viens de me dire Chance.

- C'est parfait. Allez tous vous reposer maintenant, cette journée a été longue et éprouvante pour tout le monde ici. Quant à moi, je dois retourner au Palais. . . avec Marek.

            Tout le monde se séparèrent. Mais quelques-uns restèrent. Yami, Yugi, Chance, Marek, Shizu et Horus. Chance déclara :

- Shizu où va-t-elle aller ?

- Avec moi, dit Horus en la serrant dans ses bras.

- Bien.

            Shizu et Horus disparurent à leur tour.

- Yugi, Pharaon. Je sais que vous avez eu des problèmes. Sont-ils réglés ?

- Oui. Tout va bien.

- Alors nous pouvons partir tranquilles.

            Elle prit la main de Marek et ils disparurent également.

- Yami ?

- Oui ?

- Tout à l'heure, quand tu as failli mourir. . .

- Eh bien ?

- Je n'étais pas totalement inconscient. J'ai senti ta mail dans la mienne et ce que tu as dit. . .

            Yami se remémora. « Yugi, pardonne-moi. Je t'aime. . . »

- Tu voudrais savoir si c'était vraiment ce que je pensais.

            Yugi garda le silence, fixant Yami de ses grands yeux mauves. Yami sourit.

- Oui, Yugi. Ce que je t'ai dit n'est que vérité et je le pense toujours. La question que je me pose maintenant, c'est « est-ce réciproque ? ».

            Yugi se révolta.

- Comment peux-tu penser une seule seconde que je ne t'aime pas ?! Quand nous avons tous failli mourir, Tilo, toi et moi, je souffrais, c'est vrai, et c'était insupportable ! Mais c'était mon coeur qui souffrait le plus ! Moi, je pouvais bien mourir, ça m'aurait été égal, mais l'idée que toi, tu le puisses. . . C'était ça qui était le plus insupportable ! A cet instant, j'ai essayé d'imaginer ma vie sans toi. Et sais-tu ce que tu as donn ? Rien ! Il n'y avait rien que du vide ! Alors ta question elle ne se pose pas !!

            Yami avait un sourire amusé sur les lèvres.

- Qu'est-ce que te fait rire ?

- Yugi, il suffisait de me répondre par un oui ou par un non, mais ta réponse ma satisfait entièrement pleinement. Et je me rends compte de la force de ton amour.

            Yugi soupira de soulagement. Mais avant qu'il n'ait pu dire quoi que ce soit, il réalisa que Yami l'embrassait passionnément. Il répondit au baiser avec ardeur. Quand Yami s'écarta, Yugi était à bout de souffle.

- Je t'aime, murmura le jeune garçon.

            Yami sourit tendrement.

- Promets-moi qu'on ne se disputera plus jamais, Yami.

- Ça ne tient qu'à toi. Car je suis prêt à tout pour pouvoir rester avec toi.

            Yugi se sentait heureux. Tout était rentré dans l'ordre.

            Mais certains ne se réjouissaient pas de ce bonheur. Dans une ruelle sombre, une silhouette murmura :

- Ils n'ont pas le droit d'être heureux. . . Je leur ferai payer cette insolence tôt ou tard. . .

            La silhouette s'envola dans les airs.

- Je reviendrai !!

Qui c'est encore ? Ah, ah, vous le saurez pas !!!!!

Prochain chapitre : Un peu de répit

Gros bisous à tout le monde !

Etoile xxx