Un dernier rayon de soleil orangé éclaira Privet Drive avant d'être étouffé par la nuit et par les nuages qui n'avaient cessé de s'accumuler au cours de cette pauvre journée d'été. Les roulements de tambour caractéristique d'un orage s'approchait de plus en plus de cette petite banlieue de Londres. Au 4 Privet Drive, dans l'ancienne chambre à jouer de Dudley, le fils unique de la famille Dursley, se tenait accoudé contre le rebord de la fenêtre un adolescent , il regardait les yeux dans le vague le déchaînement de la nature. Harry Potter étais pour sûr « l'intrus » dans la maison normale de Privet Drive, à la fois par sa condition de sorcier, mais surtout par sa santé mentale. En effet, tandis que les Dursley n'avait vécu dans leur vie rien de véritablement originale, Harry, lui, était certainement passé par plus d'événements horribles que tous le reste de sa famille réunis. Pour Dudley, s'il s'était intéressé à la vie de son cousin, il l'aurait sûrement qualifié de héros de bande dessiné, ou encore de film (sûrement pas de roman puisqu'il n'en avait jamais lu de sa vie à part pour son collège). La tempête qui se déchaîné derrière la protection qu'offrait la vitre était un parfait symbole de la condition du fameux Survivant: physiquement, ces vêtements étaient sales, trop grands, troués..., mentalement, il était totalement obnubilé par la mort de son parrain, Sirius Black, qui était mort quelques semaines plus tôt. Il ne pouvait s'empêcher de le voir encore et encore tomber à travers le Voile du Département des Mystères. Coupable? Non, il ne se sentait pas coupable à part d'avoir oublié le Miroir, non ce qui le hantait était le fait qu'il n'avait maintenant plus aucun échappatoire, il serrait obligé de resté encore avec les Dursley.

Au cours de ces deux semaines de vacances, le silence suffocant de sa chambre et de sa famille l'avait poussé à réfléchir durant de long moments à sa vie en général. Tout d'abord il y avait les Dursley. Pour lui qui n'avait jamais été « normal », l'attitude de sa famille envers la magie lui apparaissait plus qu'autre chose comme curieuse et amusante: en effet, ces derniers sortaient du normal à force de vouloir l'être. Il n'était pas sûr du tout que la réaction de Vernon s'il le lui disait serait gentil...

D'où venait la haine que sa famille portait pour la magie était une question qu'il s'était posé depuis son début à Poudlard (juste pendant les vacances du moins). Cela ne pouvait pas venir de Dudley qui n'était qu'un produit de la débilité de ces parents. Bien sûr, Vernon avait trop de préjudice pour accepté la magie, mais cette haine était trop poussé pour qu'elle ne vienne de quelqu'un qui n'avait pas souffert de celle-ci. Sa tante. Comment celle-ci pouvait-être de la même famille que sa mère? Les photos qu'il avait de cette dernière montraient une femme très belle alors que sa tante...

Ainsi, en cette journée plus qu'ennuyante pour Harry Potter, ce dernier ce décida à faire tout ce qu'il pouvait pour ne pas finir ces deux dernières vacances dans la même ambiance morbide.

- Harry! Viens ici tout de suite! On mange!

La voix stridente de Pétunia réveilla brusquement Harry qui s'était assoupi à force d'attendre encore une fois des lettres de ses amis. Ces derniers, à l'instar des vacances après sa quatrième année, ne disait strictement rien dans leur lettre, la seul information que Harry possédait était qu'ils se trouvaient avec « d'autre de la AD ». Pour se venger, les lettres qu'il renvoyait à l'ordre tous les trois jours n'étaient composés que de trois mots : Je vais bien. Il se dépêcha de descendre les escaliers pour ne pas subir la colère permanente de Vernon; un assez mauvais départ pour la « Mission Impossible :nom de code Dursley » comme il l'avait appelé ironiquement. Dans le même silence habituel, il s'assit à table, mais se ravisa au dernier moment.

- Assis-toi tante Pétunia, je vais servir.

Pendant les onze premières années de sa vie, cela aurait été tout à fait normal de servir et faire à manger pour sa famille adoptive. Cependant depuis qu'il était rentré à Poudlard et surtout avec la menace de l'Ordre du Phnix sur eux, il n'avait osé lui demandé quoique ce soit de peur de représailles. La déclaration de Harry fût suivit directement par un silence encore plus pesant, même les bruits émanants principalement de la bouche de Dudley s'arrêtèrent. Tout en fronçant ses sourcils, Vernon Dursley regarda fixement son neveu, essayant par on ne sait quel moyen de découvrir un sens caché derrière la phrase banale de celui-ci. Lorsque Harry rencontra le regard de son oncle, il ressentit un vide pesant, il avait l'impression qu'à l'intérieur de Vernon il n'y avait rien. Il savait que cela était totalement ridicule car celui-ci n'avait jamais rencontré de détraqueur. Il regarda alors tour à tour son cousin, même chose, et finalement sa tante. Il eu alors un choc en ressentant cette fois-ci un léger sentiment étranger. Il fut encore une fois sortit de ses pensées par sa tante, qui cria tout en essayant de chuchoter pour ne pas alerter les voisins.

- Et pourquoi tu voudrais aider maintenant!? Tu veux que des monstres d'amis viennent nous voir et leur dire qu'on te traite mal! Hein! C'est ça!

- Non, Tante Pétunia. Je veux juste essayer de me rendre utile.

Vernon grogna bruyamment, tout en marmonnant dans sa « barbe ». Bizarrement, au même moment, le bruit fit écho: un documentaire sur les ours sauvage passait à la télévision.

- Comme si on avait besoin de l'aide d'un monstre... Ça fait longtemps qu'il aurait dû nous aider... Il veux sûrement nous amadouer comme il sait qu'il ne peut pas utiliser ses trucs!

- Je t'assure Oncle Vernon que je n'ai absolument pas de mauvaises intentions. Je ne veux seulement pas rester encore dans cette ambiance misérable. Je suis sûr que même Dudley préférerais parler tranquillement à table, ce qu'il ne fait pas à cause de ma présence.

Vernon le regarda encore une fois, puis comme s'il avait décidé que son neveu n'était pas digne d'intérêt, il fit un signe à celui-ci de rapporter à manger et continua le reste de son assiette tout en regardant la télévision.

Cela faisait maintenant quelques jours qu'il essayer de renouer des liens avec sa famille, mais il n'arrivait toujours à rien. Il proposa de nettoyer la voiture ( Tu va l'abîmer!), faire à manger (Tu va tout brûler), et plein d'autres petits boulots comme arroser les plantes du jardin Magnifique de sa tante. Cependant, sa famille n'avait apparemment aucune intention de mener la vie facile à Harry dans sa mission. En essayant de se rendre utile et préparant des plans pour les Dursley, il finit sans se rendre compte à oublier quasi totalement ses propres problèmes , principalement concernant la mort de son parrain, Sirius. Lorsqu'il s'était rendu compte qu'il pouvait maintenant dormir même tranquillement, il trouvait assez amusant de penser que sa famille, en essayant de l'éviter, ne faisait que l'aider. Son premier succès arriva finalement de la part de son cousin Dudley qui n'avait aucun problème à profiter de la situation.

- Harry, j'ai besoin que tu m'aide pour installer la nouvelle console que papa à acheter!... Harry!Viens tout de suite!

Finalement après une heure de tentative de branchement de la part de Harry qui ne connaissait rien, son cousin vint finalement l'aider alors qu'il était en train de se goinfrer devant la télévision. Tandis que ce dernier brancher les fils, il commença sans se rendre compte réellement à expliquer à son cousin comment faire, bien que de temps en temps il regardait Harry de travers comme s'il avait peur que celui-ci le transforme complètement cette fois ci en un cochon. Lorsque tout fût près, Dudley fit une proposition qui lui aurait paru insensé quelques jours plus tôt.

- Tu... Tu veux jouer avec moi Harry?

- Pourquoi pas! Il répondit n'y croyant pas vraiment.

- Tu sais j'ai réfléchi un peu, et... je pense que ce serai pas mal si on apprenait réellement à ce connaître. Et puis je pourrais t'apprendre à faire de la boxe! Tu pourra frapper le mec qui a tué tes parents!

Harry fût pris d'un incontrôlable fou rire en se voyant frapper et faire des prises de judo ou de karaté à Voldemort, ce dernier essayant d'éviter de ses bras squelettique les attaques de son ennemi.

- Ce serai pas plutôt pour me frapper moi par hasard, Big D! (NA: Je sais pas si c'est aussi comme cela qu'il se fait appelé dans le bouquin en français.)

- Te moque pas!

- Désolé

- Tu sais... Je voulais te remercier. Je ne l'ai jamais fait.

- Hein?

- Pour les vacances l'année dernière. Tu sais les Détra-chose.

- Détraqueur. T'inquiète, c'est tout à fait normal. Après tout tu es de la famille.

Harry n'y croyait pas. La discussion qu'il avait avec son cousin était complètement irréelle. Leur relation ne s'était limité qu'à des insultes et à la chasse au Harry avec le reste du gang de Dudley. Au moment où il prononçait la dernière phrase, il se rendit compte que malgré tout ce que ceux-ci lui avait fait subir, il les considérait encore sa famille. Et puis il vaux mieux pour moi sinon les protections de ma mère ne marcherons plus.

Les deux cousins discutèrent tout en jouant pendant tout le reste de la journée. A l'étonnement de Harry, Dudley demanda certains détails sur le monde de la magie qui n'était pour lui rien de plus qu'une sorte de fiction venant d'une bande dessiné. Harry prêta certains livres en particulier sur le Quidditch à son cousin pour que celui-ci puisse admirer les photos mouvantes. De son côté, Dudley lui donna des livres pour commencer à apprendre la boxe.

La dernière phase de la Mission Dursley se révéla donc la plus dur: les parents de Dudley était définitivement les personnes les plus entêtés qu'il n'est jamais eu le « plaisir » de rencontrer. Avec l'accord de Dudley, les deux cousins avaient décidé qu'il valait mieux que Vernon et Pétunia ne sache rien de leur nouvelle relation. Dudley savait très bien que si ceux-ci venaient à découvrir qu'il s'intéresser à la magie, il perdrait sûrement son argent de poche qu'il avait bien besoin pour pouvoir sortir avec son gang. Harry fût d'ailleurs bien surpris lorsque celui-ci avoua vouloir être un policier plus tard et que c'était pour cela qu'il s'entraînait beaucoup à la boxe pour pouvoir « tabasser les méchants ». Je crois qu'il faut qu'il relise la définition de policier: ne pas frapper les jeunes du quartier, pensa ironiquement Harry en pensant à son cousin faire ce métier.

L'occasion idéal pour Harry de rentrer dans les bonnes grâces de Monsieur et Madame Dursley se présenta encore une fois grâce à l'aide de son cousin, bien que cette fois-ci involontairement. Alors qu'il était en train de dîner, il remarqua que l'ambiance qui s'était détendu ses derniers jours, ou plutôt depuis que Dudley n'avait plus peur et parler sans se soucier de Harry, était retombé encore plus bas qu'à son arrivé. Vernon interrompit le premier la tension montante de sa voix grave « digne d'un homme dans la famille Dursley ».

- Bon, je vais être direct. Es-tu toujours aussi prêt à nous aider?

Le visage du chef de famille était rouge de honte à devoir demander quelque chose à celui qu'il avait toujours considéré comme rien de plus qu'une gêne. En voyant Harry secouait la tête positivement , il souffla plusieurs fois, puis posa presque en crachant la dernière question qu'il aurait jamais pensé poser.

- Serais-tu prêt à faire de ta... ta mmm... de ta magie pour nous? Harry...

Cette fois-ci, Harry fût totalement abasourdi. Vernon, son oncle qui porte une haine farouche pour toutes choses anormales, en particulier la magie, lui demander d'utiliser celle-ci! Et demain Voldemort décidera d'aller dans un parc d'attraction Moldu! En observant le visage de son oncle, il sut tout de suite que pour que celui-ci en arrive à cette situation, il devait vraiment y avoir un problème grave.

- Euh... Personne n'est mort?

- Non... Mais peut-être Dudley! S'écria Pétunia d'un coup les larmes aux yeux en prenant Dudley dans les bras, le serrant de peur de le voir disparaître sur place. Je sais que nous ne t'avons jamais réellement donner d'amour, mais je t'en supplie, aide-le! Quelque soit les moyens que tu utilise!

- Je...

- Écoute mon garçon,coupa Vernon brusquement, je ne vais pas être hypocrite en disant qu'on a donner beaucoup pour toi. Même si on t'a logé, je sais très bien que tu ne nous doit pas grand chose.

- Mais qu'est-ce que...

- ET donc si tu veux quoique se soit de notre part, tu l'auras! Je ne sais pas comment tu va arriver à aider Dudley, mais...

- Ohohohoho! Cria Harry, complètement surpassé par les événements. Où est le problème avec Dudley?

La question sembla faire redoubler les larmes de Pétunia qui sanglotait alors que son fils essayait de s'échapper de l'étreinte de sa mère et de l'humiliation de la situation dont il était le sujet. Seul Vernon semblait en état de parler avec Harry.

- On est aller voir ce matin le docteur. Il semblerait qu'il est des problèmes de cur dû à sa taille. Je suis aller fait vérifier par plusieurs autres médecin et toujours la même conclusion. Les régimes de l'année passer n'était que des conneries! S'emporta Vernon. Rien n'a marché! Et même la boxe ne suffit pas. Tu es notre seul solution! Tu dois...

Mais Harry n'écoutait déjà plus. Les événements, les journées passées avec son cousin passait en vitesse dans sa tête. Il se rendait compte qu'il était content de rester avec les Dursley pendant ses vacances, du moins pour avoir commencer à renouer contact avec eux. Il s'était attaché à son cousin et leur discussion sur le monde Moldu. D'ailleurs, pour la première fois depuis son introduction au monde de la magie, il comprit enfin pourquoi il se battait réellement: il se battait pour aider un monde qui ne pouvait se défendre. La technologie Moldu dont il avait été interdit d'approcher à cause des Dursley dans son enfance le surprenait, il comprenait pourquoi Mr Weasley en était si passionné. A cause du peu d'éducation qu'il avait eu avant Poudlard, il se sentait complètement comme un membre du monde de la magie, et maintenant il ne savait plus que pensé. Malfoy et tous les autres ont vraiment tord en pensant que les Moldu n'était que de vulgaire sous-humain! Je me rend compte que ceux-ci sont finalement encore plus intelligent. Après tout, ce qu'on sait faire vient de notre capacité à faire de la magie. Mais au contraire des Moldu, on réfléchi pas réellement! Hermione en est certainement la preuve! En voyant avec surprise son oncle sortir une feuille qui semblait être un sorte de contrat officiel, il sut immédiatement sa réponse. D'une main il repoussa, le document, et répondit à son oncle.

- J'accepte, je ne peux pas faire de magie mais je pense pouvoir aider Dudley grâce à des... remèdes... magiques. Je sais que tu veux faire un échange pour ne rien me redevoir, Oncle Vernon. Je te propose ceci: Premièrement, tu me traite comme quelqu'un faisant parti de la famille, et je veux que ce sentiment soit réel. Secondement, je veux que tu me réintroduise au monde Normal.

- Ok, répondit Vernon après un long moment d'hésitation. Mais... Tu veux être « réintroduit » au vrai monde?

Le regard de Harry croisa un moment celui de Dudley qui fit un léger signe de tête.

- Depuis que j'ai prononcé mon désir de faire parti réellement de cette famille, Dudley et moi on a parlé un peu... Et j'ai compris que Votre science valait vraiment la peine de s'y intéresser. Je ne sais pas trop quoi faire puisque j'ai perdu tout contact depuis que je suis aller... la-bas. Accepte-tu de m'aider, oncle Vernon? Pétunia aussi...

La réponse de Vernon et de Pétunia fut tout simplement hors norme: il le prirent, bien qu'un court instant, dans les bras. Mission accomplie.

Ce soir-là, avant de se coucher, il ne pût s'empêcher d'attendre avec impatience le plan qu'allait préparé son oncle. Cependant, il savait que sa part de marché aller être dur. Tout d'abord, il n'était même pas sûr si une potion pour maigrir existait, si il avait les compétences requises vu les critiques de Rogue, et surtout si Dumbledore aller le laisser sortir et acheter les ingrédients. Il faut d'abord que j'ai le courage de Lui envoyer une lettre, pensa tristement Harry. Il est vrai que pour l'instant il n'était pas vraiment dans de bonne relation avec son directeur, mais au fond de lui il savait que celui-ci n'avait pas franchement tord, et que celui-ci faisait ce qu'il pensait être le mieux dans ces temps difficiles.

Trop fatigué pour envoyer une lettre, Harry s'endormit sur son lit. Il ne remarqua d'ailleurs pas les hiboux qui s'engouffrèrent par la fenêtre grande ouverte de la petite chambre au 4 privet Drive.

Fin du chapitre.

Je sais que la réaction des Dursley peut apparaître assez étonnante, mais il ne faut pas oublier que ceux-ci sont totalement obnubilé par la santé et les petits soucis de Dudley. De plus la proposition de Harry leur montre un peu que Harry a peu être une chance de ne pas devenir... comme les « autres ».

Rewiew: Merci beaucoup a El Padawan qui est malheureusement l'unique personne qui a poser une Rewiew.

Rewiew, critique et bonne idée pour la fic plz!

Merci, Zabulab.