Juste un je-ne-sais-quoi.
Disclaimer : Je ne possède pas Draco… ni Potter… ni… Je me rend soudain compte que ma vie est pathétique ! Merci le disclaimer ! Donc, point à moi mais à Déesse Rowling.
Resumé: Draco et Potter, Potter et Draco…
Note de l'auteur : Tchouk Tchoukkkk c'est wam que v'là. Après avoir été privé de mon petit pc chéri pendant un certain temps, j'vous poste mon p'tit chapitre… sûrement l'avvvant dernier. Et je sais toujours pas comment ça va finir, c't'histoire, si vous preferez une happy end, dites le moi, je me ferais une joie de tous les faire mourir un par un :p Peace love and chamois d'or à tous.
Réponse aux reviews :
Onarluca : Merci , merci , merci. Ca me fait toujours autant plaisir !
Manehou : Voalaaa :)
Céline402 : Merci infiniment ! Moi aussi j'adore Luna… j'aime lui faire dire n'importe quoi :D Bizzzzouz à toi aussi,
Lani : Mouahahahahaha :D Mais Franklin il a la classe ! Bon, Lily, elle me saoule… chpeux pas la blairer celle là. Non, sérieux, j'ai envie de lui jeter des petits piquants dans les yeux. Mais chpeux pas, à cause de l 'écran. En tout cas, Merci ! et Merci…
Zoomalfoy : Holaaaa jeune reviewer pro ##
Ravie que ma chtite fic te plaise, ravie de t'avoir fait rigoler… pourtant à la base, ça devait être un truc plus sombre, mais je suis un peu partie en sucette là. Enfin… on verra. Mais MERCI BEAUCOUP. Remplacante de Trelawney ? Hum… ché pas… vais aller voir ce que Winny et Massimo en pensent, et chte recontacte. Mais sincerement, Merci.
Tete de nœud : Merciii ! Bon je voulais faire hurler Ron au début… mais enfin… tu verras.
Lee-NC-Kass : Si la fic va finir mal ? Ben en fait, j'en sais encore rien. J 'hésite… Pour Winny, tout va bien. J'ai vu Nicky Larson et Boy George la semaine dernière, et ils m'ont expliqué que Winny traversait une mauvaise periode… enfin… Bourriquet s'est tapé la maman Kangourou, alors il est un peu dévasté. Bon. J'arrête là. Merci, et
Zaz : Merchiiiii ! V'là la suite, j'espère que ça va te plaire.
Phern : Merci, et merci
Saael' : Hé ben moi chuis fan du Collège Fou Fou Fouuuu. J'aime bien le gang des beaux gosses. Merci bcp, plein de bisous de moua à toutes tes personnalités.
Merci tout le mondeuh… la prochain chapitre sera surement le dernier, alors je me demande encore comment il va finir. Happy End ? Pas très Happy End ? Yoda seul le sait .
Chapitre 5 : Juste un… ho… mon… Dieu.
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Le soleil se levait sur Poudlard. Le lac n'avais jamais été aussi étincelant, l'eau était ballottée au bon grès du vent, les feuillages glissaient doucement sur la surface , menés par une douce brise, le parc n'avait jamais été aussi attrayant, les oiseaux n'avaient jamais été aussi chantants, Hagrid n'avait jamais été aussi grand, Dumbledore n'avait jamais été aussi barbu, rien n'avais jamais été aussi magnifique qu'à cet instant, un instant parmi tant d'autres, entre le jour et la nuit. Hagrid, devant sa cabane, s'affairait à préparer son cours de la journée en remettant en cage des minis lions à tête de colibris, un mélange étonnant. Il ferma la cage, il avait enfin réussi à tous les rattraper. Il s'épongea le front à l'aide de son immense main et sourit, dévoilant des dents jaunâtres, pleines de moustiques, le cours allait être passionnant. Luna Lovegood observait Hagrid, juchée sur un rocher, la tête sur les genoux, se demandant pourquoi ce grand homme était aussi grand, il avait sûrement du consommer trop de Frigatoins dans sa jeunesse, oui ça devait être ça. Blaise Zabini observait Luna Lovegood, bien à l'écart, pas caché, non… il était juste hors de la vue de Luna et de toute autre personne qui passait par là ,et se demandait ce qu'il allait bien pouvoir dire aujourd'hui pour l'aborder, les yeux rivés vers le ciel, cherchant sûrement la réponse dans les nuages. Dumbledore remerciait un Dobby souriant, qui lui avait apporté du thé, une casquette de l'équipe des Canons de Chudley sur la tête. Il lui avait proposé d'en boire un avec lui mais Dobby avait dit qu'il avait du travail, Miss Hermione devait l'interviewer pour son association, ce soir. Il devait se préparer, se mettre sur son 31, il en était tout excité. Pansy Parkinson remontait pour la quatrième fois sur sa balance, n'en croyant pas ses yeux, maugréant contre le Chocolat qu'elle avait ingurgité la nuit passée. Puis elle se dit qu'après tout, Draco l'aimerait même avec 2 kilos de plus. Ron Weasley réfléchissait , comme d'habitude, à la manière d'avouer à Hermione Granger qu'il était complètement fou d'elle, et Hermione Granger réfléchissait à la façon de faire rentrer autant de livres dans son sac, et elle était euphorique d'avance à l'idée d'aller interviewer un elfe de maison pour le faire parler de ses conditions d'existence, seul Dobby avait accepté. Ils se disaient tous, tous sans exception que la vie semblait belle aujourd'hui. Ils se disaient même qu'il y avait quelque chose de changé, comme s'ils venaient d'entrer dans un nouveau monde. Et ils n'avaient pas tout à fait tord, celui ci était bien plus beau. Enfin, le soleil se leva complètement et baigna la chambre du préfet des Serpentards d'une douce lumière.
« 'jour. » Tel avait été le premier mot prononcé le premier jour dans ce nouveau monde.
« 'lu ». Le deuxième mot.
Le premier avait été soupiré par le préfet des Serpentards lui même , en tenue d'Adam entre ses draps, serrant étroitement dans ses bras un jeune garçon, plongeant son regard d'acier dans deux grands yeux qui exprimaient, à cet instant, toute la douceur qu'on puisse imaginer dans un regard…et même un peu plus.
Le deuxième mot, avait quant à lui été prononcé par le garçon qui a survécu, alias Harry Potter, qui fixait deux grandes soucoupes argentées en se disant que ce nouveau monde lui plaisait bien.
Draco resserra encore un peu son étreinte et déposa un baiser dans la chevelure noire en broussaille de Potter, qui , malgré lui, sourit timidement.
« Bien dormi ? » demanda Harry avant d'émettre un long bâillement.
Le blond sourit et embrassa l'épaule du survivant qui dépassait des draps. Il se dit que ce nouveau monde n'avait rien à voir avec l'ancien.
« Y avait un sorcier dans mon lit… assez intimidant… »
Définitivement, ce monde était bien mieux. Harry se blottit un peu plus contre lui, ce qui lui procurait un immense , un indescriptible sentiment de sécurité. Il se sentait simplement bien, ça ne lui était pas arrivé depuis … trop longtemps. Ca en devenait troublant. Il traça d'un doigt fin les courbes du visage du blond, remarquant au passage une légère cicatrice en dessous d'une oreille. Il l'avait remarqué, même occupé à mordiller cette oreille. Et Draco adorait ça. Son regard… il était nouveau , lui aussi. Il s étaient durs, d'un bleu métal tranchant, violent…un regard glacial, effrayant. Il s'était changé en un regard suppliant, comme s'il était persuadé qu'il pouvait perdre Harry à tout moment.
« On est pas sensés se lever et aller en cours ? fit Harry en tournant la tête vers l'horloge suspendue en face du lit, s'éloignant inconsciemment de quelques centimètres de Draco.
-Techniquement… et dans l'immédiat… oui, fit douloureusement Draco.
-Deux heures de Soins aux créatures magiques. T'aimes ça , non ? demanda Harry avec un air assez coquin qu'on ne lui connaissait pas.
-En fait, oui. »
Il surprit Harry en déposant ses lèvres sur celles du brun, resserrant son étreinte en passant un bras autour de ses hanches par la même occasion. Il stoppa le baiser, arrachant un grognement de protestation au jeune homme.
« Mais je suis trop occupé à jouer le rôle du petit con arrogant pour l'avouer, lâcha-t-il
-Et tu joues ce rôle à merveille, avoua Harry.
-Merci, soupira-t-il en frissonnant et levant les yeux au ciel. 17 ans de carrière derrière moi… »
Harry eut un sourire triste.
« Toi aussi, t'es doué… pour jouer la jeune pucelle effarouchée. Je te pensais pas aussi… bestial, ajouta le blond.
-Je l'avais jamais fait avant cette nuit, avoua Harry.
-Je sais.
-Je le savais…j'étais pitoyable, c'est ça ? soupira Harry, grimaçant.
Draco éclata de rire. Sous l'air renfrogné de Harry, agrémenté d' un délicieux coup de coude dans les côtes, il se calma. Il souriait toujours lorsque Harry, les bras croisés, maugréa :
« Y a rien de drôle ! C'est la peur du débutant…
-T'as été parfait, fit sincèrement Draco.
-Ho… »
Il se fixèrent pendant plusieurs secondes, et Draco eut la naïveté , pendant un instant, de croire qu'ils allaient rester cloîtrés ici toute la journée, à… jouer aux dominos, évidemment.
« Je dois y aller. »
Harry se défit rapidement des bras du blond, dont les yeux se firent plus durs, et sauta du lit. Il s'empara de ses affaires et commença à enfiler son pull, devant un Draco songeur.
« Qu'est ce qu'on fait maintenant ? »
Harry réussit enfin à trouver le col de son pull, et ressortit sa tête avec difficulté.
« On va en cours, c'est le principe de l'éducation.
-Non. Je veux dire… qu'est ce qu'on va faire… après ça ? »
Harry lissa nerveusement son pull sur son torse mince et pâle, observant le blond qui attendait une réponse. Il voyait entièrement de quoi voulait parler Draco… il voulait savoir ce qu'ils allaient faire… Maintenant. Après cette nuit. Il se mordit la lèvre inférieure en baissant les yeux, et entendit un léger soupire déçu de la part de Draco.
« J'en ai aucune idée. »lâcha Harry en relevant les yeux.
Draco se redressa et se drapa des couvertures.
« Bien, Harry Potter. Voilà ce qui va se passer. A midi, où que tu sois, je viendrais… c'est quoi l'expression déj ? Te rouler un patin ? Ho c'est si vulgaire…»
Harry tenta de répondre, que nonn , fais pas ça, je t'en prie, pas maintenant, pas comme ça. Mais le blond ne le laissa pas ouvrir la bouche.
« Nt nt Potter… tu t'en tireras pas comme ça.
-Mais… commença Harry.
-Tu tu…
-Je…
-J'entends rien.
-Mais t'es …
-Allez sors de ma chambre maintenant, je dois prendre une douche.
-J'y crois pas ! Tu me vires en plus. »
Draco empoigna le drap et le noua autour de sa taille. Il n'en avait pas l'air, mais il était pudique, le jeune. Omnibulé par le torse parfait de son Serpentard, Harry ne vit pas ses lèvres atterir sur celles du blond. C'était comme un réflexe maintenant.
« A tout à l'heure » fit Draco en entrant dans la salle de bain.
Harry bondit et tenta d'attraper le blond pour le raisonner, mais il se trouva nez à nez avec la porte de la salle de bain, que Draco avait consciencieusement fermé à clé.
« Draco ! DRACO ! » hurla-t-il en martelant la porte de ses poings.
Le bruit du jet d'eau le nargua, ce fut d'ailleurs la seule réponse qu'il reçut.
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Potter descendait la pente qui menait à la cabane d'Hagrid. Il n'avait pas encore vu Ron, ni Hermione, ils devaient déjà être en cours… en fait, lui aussi devrait y être , il n'était en retard que de 37 petites minutes. Soudain, il se baissa et ramassa un objet qui encombrait le passage… un exemplaire du chicaneur. En couverture, la guitariste des Bizzar' Sisters s'affichait en compagnie de Fudge, sur un yacht en pleine mer… nus tous les deux.
« Salut Luna. » fit Harry sans lever la tête.
« Chalut » répondit une voix qui provenait d'en haut… bien en haut.
Harry leva les yeux vers la jeune fille, assise sur le rocher qui mastiquait un morceau de réglisse.
Elle descendit d'un bond et se baissa pour attraper son sac à bandoulière, une espèce de masse de velours bleue ciel. Elle la passa sur son épaule et sourit timidement au jeune homme, qui lui tendait son magasine. Il remarqua que toutes ses dents étaient teintées de noir.
« T'as la tête de quelqu'un qui vient de faire l'amour. »
Harry aurait été choqué de cette réflexion, les jours précédents. Mais plus maintenant…Il lui rendit son sourire. Avec des dents blanches.
« Blaise t'observe de là-haut.
-Je sais. Tu sais, hier j'ai trouvé une pomme de terre qui te ressemblait, si on la tournait un peu. Je lui ait même dessiné une cicatrice. Tu as couché avec Draco ?
-Oui. Et t'as a fait quoi de la pomme de terre.
-Ho… intéressant. J'étais sure que vous alliez le faire un jour ou l'autre ou même aujourd'hui. Je l'ai jetée au fond du lac pour nourrir le poulpe. Il s'est régalé. C'était comment ?
-Il a dû apprécier. Le poulpe… C'était... J'en sais rien. C'était juste… parfait.
-Je vois. Hé bien je suis contente pour toi , Harry Potter. Je vais aller voir Blaise, pour le faire rougir un peu. Je le trouve pâle. »
Il regarda la jeune fille s'éloigner, le vent s'engouffrant dans sa masse de chevelure blonde. Puis il se dit qu'il était vraiment temps d'aller en cours. Il manqua de trébucher sur une masse, avant de se rendre compte qu'il n'y avait rien par terre. Lorsqu'il arriva, il vit Hagrid tenter d'expliquer à ses élèves, par de grands gestes et des sourires qui se voulaient rassurants, que cette grosse chose velue à tête d'oiseau n'allait pas les attaquer. Personne n'y croyait. Même pas Hagrid lui même.
« Harry ! » gronda doucement Hermione. "Ou étais-tu passé?"
« Ho tu sais… entre ici et là bas… un peu partout… j'aime bien ton pull. C'est neuf ? »
Seamus s'approcha d'eux , les yeux exorbités.
« Harry, t'as bu ? Tu m'as pas l'air dans ton assiette.
-L'alcool, c'est mal. Non, je suis juste un peu… gay. »
Ils soupirèrent tous de soulagement.
« Moi qui pensais que notre survivant national était devenu alcoolique. » fit Ron.
« Approchez les enfants. Ha, Harry, tu es là, c'est bien » fit-il tandis avec un sourire rassuré. « Aujourd'hui, nous allons étudier les Razmaë. Qu'est ce qu'un Razmaë, me direz-vous. Hé bien il s'agit simplement d'un… »
« Harry ? » fit Ron au jeune homme qui s'extasiait devant une famille de mille-pattes, se disant que … quand même… ça faisait beaucoup de pattes.
« Ui ?
-Tu vas bien ?
-Absolument, et toi ? fit le brun en se tournant vivement vers son ami.
-Ben bien… je voulais savoir, si… »
Il n'eut pas le temps de finir sa phrase, que Harry, l'air résigné, le coupa.
« Tentes ta chance.
-Quoi ?
-Avec Hermione. Je veux dire… si tu le fais pas maintenant, tu vas le regretter. Tu vas devenir une sorte de larve qui s'apitoie sur son sort en pensant qu'il aurait dû dire à sa meilleure amie ce qu'il éprouvait pour elle, et moi je pourrais pas venir te remonter le moral, du moins pas tout le temps, parce que j'aurais un métier et des obligations, un chien , et tout ça. Alors je te le demande sérieusement, tentes ta chance. Par pitié. Dis lui. »
Il avait terminé sa tirade en haussant le ton, et entendit les gloussements de Parvati, suivis de près par ceux de Lavande, et le tout agrémenté des gros yeux d'Hagrid.
« Désol » murmura Harry en fixant honteusement le demi-géant.
Ron le fixa d'un air exagérément stupide :
« Mais de quoi tu parles ?
-Ne sois pas stupide… tu sais très bien de quoi je parle. »
« Je disais donc, … qu'est ce que je disais ? Ha oui ! Ne vous approchez pas trop des Razmaës, du moins pas trop près, parce qu'ils sécrètent… »
« J'y songerais » fit Ron avec un sourire.
« Bien. » conclut Harry. Il se décida enfin à se plonger dans le cours d'Hagrid.
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Draco n'était pas apparu au cours d'Hagrid. Seamus avait maugrée qu'avec un peu de chance, il était parti refaire sa vie en Irlande , à élever des moutons avec Voldy. Mais sincèrement, ça semblait peu probable.
Ils remontèrent tous dans la grande salle, le dîner allait être servi.
Il était midi.
Il était là. Il discutait avec un groupe de Serpentards.
Il lui avait dit qu'à midi, il serait là.
Et qu'est ce qu'il devait faire, déjà?
Hooo… mon… Dieu.
Harry devait sortir de la grande salle absolument, avant que le blond ne le voit et ne vienne l'embrasser devant tout le monde. Il tenta de s'enfoncer dans la masse d'élèves qui entrait dans la salle, à contre sens, bousculant du coude ceux qui se mettaient sur son chemin.
« Hé Potter , t'as l'feu aux fesses ? » s'exclama Zabini qui avait saisi les poignets du brun pour l'empêcher de sortir de la salle. Harry suppliait le garçon du regard, de le laisse partir.
« La ferme Blaise, ou je parle à tout le monde de ton caleçon 'petit cœurs' si mignon. » enfonça Luna avec un sourire. Blaise se tourna vers elle en maugréant, et Harry profita de ce moment d'inattention pour se faufiler entre Blaise et Luna, et enfin passer cette saleté de porte.
Non, il n'aimait pas se donner en spectacle.
Il ressortit enfin de la masse de capes et de baguettes, pour trébucher sur le pied d'une élève de première année qui avait murmuré un 'excusez moi Monsieur Potter'. Il effectua un admirable vol plané et resta là, à savourer sa réussite.
« Monsieur Potter… » siffla une voix traînante.
Harry releva brusquement la tête, toujours allongé sur le ventre. Il pris appui sur ses deux mains, lascivement, et sourit au professeur.
« Bonjour Professeur » fit poliment Harry à Snape, tandis que la dernière floppée d'élèves entrait dans la grande salle, et que la porte se refermait sur eux. Il ferma les yeux et soupira longuement de soulagement.
« Vous ne prenez pas part au repas ? » demanda le maître des Potions et désignant du menton l'imposante porte.
« Je… pas très faim. Je vais me relever maintenant. »
Il vit une main l'aider à se relever, celle de Snape. Etonnant. Il la fixa pendant plusieurs secondes, avant de regarder son professeur dans les yeux.
« Je commence à prendre racine, Potter. »
Il empoigna sa main, aussi effrayante de blancheur soit-elle , et se redressa enfin.
« Merci » lâcha-t-il en époussetant sa cape. « Je vais retourner dans ma chambre, je ne me sens pas très bien » ajouta-t-il avec une mine exagérément dépitée. Il ajouta un salut de tête et contourna son professeur dans l'intention de remonter.
« Monsieur Potter » entendit-il.
Chiotte Chiotte Chiotte…
« Oui Professeur ? » fit Harry en se tournant.
« J'ai réfléchi à votre… tirade, de l'autre jour. »
Harry baissa la tête honteusement. Oui, il avait insulté son professeur de quoi déj ? D'abruti ? En fait, il n'en avait pas honte.
« Je n'ai pas l'intention de m'excuser pour ce que je vous fait subir… à vous et vos camarades. Tout ce que je peux dire, c'est que vous n'aviez pas tout à fait tord. Pour une fois. Et sachez que je ferais preuve, à l'avenir, de plus de discernement. Mais vous ne valez toujours pas mieux qu'un scrout à pétard, selon moi. Bonne journée Monsieur Potter. »
Harry sourit en voyant l'homme s'éloigner et entrer dans la grande salle.
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« Alors … ils sont ensemble. » fit remarquer Ron à la jeune brune tandis qu'il voyait Blaise et Luna s'embrasser timidement à la table des Serpentards.
« Apparemment, oui, fit Hermione. A moins qu'ils ne s'entraînent pour le prochain concours de plongée en apnée.
-En ap … quoi ? » coupa Ron en haussant un sourcil.
La jeune fille ouvrit la bouche pour expliquer le concept, mais se ravisa.
« Laisse tomber.
-Ho je suis trop stupide pour comprendre, c'est ça ? » se vexa Ron.
« T'as tout compris, beau gosse, fit Draco, qui venait d'arriver. Vous n'auriez pas vu Potter, par le plus grand des hasards ? »
Il grimaça de dégoût et ajouta 'hum… s'il vous plait ?'
« Mais qu'est ce que tu lui veux, encore ? » soupira Ron.
-RON ! gronda Hermione. Non, on ne l'a pas encore vu. »
Ron cracha un morceau de poulet, stupéfait. Il se tourna vers la brune et la fusilla du regard. Assez effrayant, d'ailleurs.
« Tu prends sa défense ?
-Il a été poli avec nous, on peut en faire autant ! » soupira Hermione.
Le regard de Draco allait d'Hermione à Ron. La tension était palpable entre eux. Tension sexuelle, bien évidemment. Il prit un air de tout ce qu'il y a de plus désintéressé et lâcha :
« Ho je devrais aller voir s'il est dans votre chambre alors… »
Mais déjà, ils ne l'écoutaient plus.
« Ha d'accord, alors sous prétexte d'un 's'il te plait' , on doit pactiser avec l'ennemi ! hurla Ron.
-Tu sais, t'avais raison finalement. Tu comprends rien ! »
Draco s'éclaircit bruyamment la gorge et tenta :
« Vous n' auriez le mot de passe de la salle des Gryffondors s'il vous plait ?
-Ben si je suis stupide, pourquoi est ce que tu restes avec moi ? Hein ?
-Y A DES JOURS OU JE ME LE DEMANDE AUSSI ! » s'exclama Hermione, furieuse.
Draco sourit et commença à se balancer d'avant en arrière, par impatience, les mains derrière le dos.
« Vous auriez… le mot de passe… s'il vous plait ?
-C'EST CA ! VA T'EN ! J'AI PAS BESOIN DE TOI DE TOUTE FACON !
-AUCUN PROBLEME !
-Le… mot … de passe, s'il vous plait ? »
Hermione se leva précipitamment, et Ron en fit de même.
« SI C'EST COMME CA, JE TE LAISSE !
-PARFAIT !
-… mot… passe… s'iouplait…
-ADUS CATURIX ! hurlèrent simultanément les deux amis, les visages déformés par la fureur.
-Merci ! »
Et le Serpentard s'éloigna, sifflotant.
« EN FAIT JE VAIS FINIR DE MANGER. Et… et je m'en irais après, fit Hermione, sa voix se brisant sur la fin de sa phrase.
-Et tu vas aller ou ? demanda Ron calmement.
-J'irais…avec mes amies.
-Mais elles sont inintéressantes, tes amies.
-C'est vrai.
-Le mieux, c'est de rester avec moi. Tu sais, je suis stupide, c'est un fait. Et justement, je pense qu'il est acrimonieux et fortement pestiféré que tu t'en ailles . Pourquoi ? me diras tu. Hé bien il est expansif de comprendre que si tu t'en vas, le cours de la ridujy du tapelure sera en chute libre.
-Elle ne veut rien dire, ta phrase. Et ridujy du tapelure, ça n'existe pas, fit Hermione avec un léger sourire.
-Je sais… j'ai juste inventé ça pour que tu restes avec moi, fit Ron avec un sourire triste. Et d'ailleurs, t'as pas envie de t'en aller.
-Non.
-Bien. »
Ils se reprirent place calmement , bien décidés à terminer de manger sans interruption. Enfin, surtout Ron, qui est , comme tout le monde le sait, un estomac sur pattes. Il plongea son attention dans son assiette, et releva presque aussitôt la tête, les yeux exorbités.
« Mione !
-Oui ?
-On vient de donner le mot de passe de la salle commune à un Serpentard ! »
Ils courraient et courraient le plus vite possible, jusqu'à leur salle commune. Ils s'imaginaient des tas de choses, la principale étant 'Malfoy torture Harry' . Ils en étaient certains. Ils montèrent les escaliers quatre par quatres, haletants.
« ADUS CATURIX ! » hurlèrent-ils ensemble à la grosse dame.
« Vous devriez être dans la grande salle, les enfants.
-OUVREZ !
-Nul besoin d'hurler ! » fit-elle sèchement avant d'ouvrir le passage.
Hermione courut comme elle put jusqu'à la chambre d'Harry et de ses amis, suivie de près par un Ron rouge et en sueur. Au détour du couloir, elle manqua de trébucher mais s'agrippa à la poignée de la porte de la chambre. Elle ouvrit rapidement la porte et la referma aussitôt, les yeux exorbités.
« Mais qu'est ce que tu fais, Mione ! Ils doivent être la dedans !
-Hum… oui… ils y sont.
-Mais pousse toi ! On doit sauver Harry !
-Je ne pense pas que Harry… doive être sauvé. »
Elle déglutit difficilement, barrant toujours le passage de la chambre à son ami.
« HooooMonDieu ! » entendirent-ils tous deux.
Hermione ferma honteusement les yeux. Elle pensait que le roux avait enfin compris qu'Harry n'était pas en train de se faire torturer… du moins, pas comme Ron le pensait.
« C'est Harry ! C'est Harry qui crie ! Hermione ! Laisse moi entrer ! »
Il poussa légèrement son amie du coté et ouvrit brusquement la porte, bien décidé à sauver son ami des griffes du vilain Malfoy.
OO
Il la referma aussitôt.
Un ange passa… en fait, il s'agissait d'un troupeau d'anges. Dans un western, on aurait vu passer une pelote de paille devant le saloon. Le silence fut donc pendant plusieurs secondes. Enfin, on entendait nettement quelques bruissements de draps et des soupirs.
Ron se décida à lever les yeux vers Hermione, ne sachant pas vraiment comment réagir. Il vit qu'elle paraissait amusée.
« Ca te fait rire ? » demanda-t-il sèchement, comme si le fait qu'Harry et cette saleté de Serpentard fassent des choses sur le lit du brun soit exclusivement de la faute d'Hermione.
« Ho… je ris pour ne pas pleurer » ironisa la jeune fille.
Ron soupira longuement.
« Et moi qui croyait qu'il avait des vues sur ma petite sœur. C'est pire que tout. Malfoy. Il aurait pu choisir n'importe qui, Pansy, Cho, toi, ou même ma mère. Mais non. C'est un homme, et c'est Malfoy. »
Il se laissa glisser le long du mur, et enfoui la tête dans ses mains.
« J'avais parié 10 Gallions avec Seamus qu'Harry finirait avec Ginny. Et je les ait pas, ces 10 Gallions. » sanglota-t-il. «Harry et Malfoy. Il ne m'en a même pas parlé. Et j'ai même pas la force d'hurler. J'ai épuisé toutes mes forces. Mais crois moi, il va m'entendre.
-Pourquoi ? Harry est heureux, c'est pas tout ce qui compte ?! Je croyais que tu le considérais comme ton propre frère. »
Un autre cri de plaisir raisonna dans la chambre des garçons. Ron repris sa tête dans ses mains. Hermione lui caressa doucement la tête, compatissante.
« Allez viens, je te paye une bièraubeurre. T'en a besoin.
-Non… j'en ai pas la force, fit le roux d'une voix anormalement rauque.
-Et du gâteau au chocolat. Celui qui vient de chez Mme Rosmerta.
-Celui avec le nappage super fondant ? demanda-t-il en relevant la tête.
-Oui… et les pépites de chocolat blanc. Allez lève toi. »
Ils partirent main dans la main, Ron étant nettement en train de reprendre des forces, grâce à la promesse de gâteau.
« Merci Mione. Tu sais, si t'as envie de sortir avec Pansy, t'as le champs libre.
-Ferme là et avance… »
Il déposa un baiser sur ses joues, avec l'air d'un gamin surexcité. Elle rougit un peu, et ils disparurent au bout du couloir.
« Au fait, comment t'as fait pour entrer ? demanda Harry au blond, tandis que celui ci lui dévorait le cou.
-Weasley et Granger. Ils m'ont aidé.
-Ho…
-D'ailleurs, je pense qu'ils ont du me suivre lorsqu'ils ont réalisé qu'ils m'avaient donné le mot de passe. »
Harry se raidit et attrapa le blond par les épaules. Il souriait devant l'air paniqué du Gryffondor.
« Mais c'est affreux ! S'ils t'ont suivi et…et… »
Il remit son pull rapidement et bondit hors du lit. Il se jeta sur sa valise et commença à y fouiller.
« Qu'est ce que tu cherches ?demanda Draco. Si je peux t'être utile…
-Ma carte… ma carte… elle est là!
-Tu crois que c'est le moment de consulter une carte ? »
Harry vint se rasseoir sur son lit, la carte des Maraudeurs à la main. Il attrappa sa baguette et murmura :
'Je jure solennellement que mes intentions sont mauvaises.'
Le parchemin se déplia lentement sous les yeux ébahis du Serpentard. Harry , toujours aussi tendu, parcourait des yeux la carte. Lorsque ses yeux se posèrent sur un point précis, il explosa de soulagement.
« C'est bon, ils sont dans la grande salle. »
Il sentit une langue taquiner le lobe de son oreille, des mains s'infiltrer un peu... partout, et ronronna. Il s'apprêté à s'abandonner, encore et encore… lorsque quelque chose sur la carte attira son attention. Il n'en croyait pas ses yeux. Un nom parmi d'autre, qui aurait dû rester à jamais un souvenir, faisait partie des vestiges d'une ancienne vie. Et ce nom prenait place dans la chambre de Draco.
Et là, il comprit.
A suivre.
