ET SI… (leur rencontre s'était passée autrement ?)

Réponse au review : chapitre 0/ ?

Johp5 : merci beaucoup pour ta review ! Et voilà la suite, un peu plus longue (mais pas beaucoup, désolée…)

Anonyme. Mille mercis ! et je continue, comme tu le vois !

Misspotter 95 : tiens, je te mets la suite… bisous

Eva et lils : moi aussi j'aimerais savoir si cela ne se serait pas passé autrement dans le tome 5, mais malheureusement, je crois qu'on ne le saura jamais (sniff) Mais voil

Genevieve Black : je ne sais pas si vas avoir l'occasion de me vouer un culte (même si cela serait tr¨ès bon pour mon égo) parce que je ne pense pas écrire le 5. Enfin, une chose est sûre, si ça avait été moi qui écrivait, Siri serait encore de ce monde !

Sirius Black : chapitre 1/ ?

La journée qui avait suivit la réception de la lettre avait parut à Harry une éternité. Il était si impatient de rencontrer Sirius Black. Il ne savait pas pourquoi mais ce nom lui semblait familier, sans pour autant qu'il se souvienne l'avoir entendu. Mais la conséquence était qu'il n'avait pas la moindre peur d'aller à ce rendez-vous, contrairement à ce que voudrait la raison.

Il regarda encore une fois sa montre. 23h50. Cette fois-ci, c'était l'heure. Il fallait qu'il  aille. Il respira un bon coup puis observa un silence total, de manière à pouvoir entendre si les Dursley étaient endormis. C'était le cas. Il entendait les ronflements de son oncle et de son cousin.

Se relevant sans bruit, il ouvrit la porte et se faufila dans les escaliers. Même s'il se dépêchait, il faisait très attention à ne faire aucun bruit que sa famille aurait pu entendre. Il arriva à la porte et l'ouvrit. Dès qu'il fut dehors, il se mit à courir le plus vite qu'il pouvait. Il ne voulait surtout pas être en retard à ce rendez-vous, bien qu'il ne sache pas avec qui c'était. Mais il sentait que c'était réellement important. Et que cela le concernait.

Il arriva enfin devant le petit parc. Malgré la nuit noire, il vit que personne n'était encore là. Regardant sa montre, il vit qu'il n'était que 23h57. Il avait fait plus vite qu'il ne le pensait et il était en avance. Il décida d'aller s'asseoir sur la balançoire et, tout en attendant, il se mit à frapper le sol de ses pieds, doucement, de façon à donner un peu de mouvement à son siège. Tout en continuant son manège, il laissa ses pensées vagabonder.

Il fut sorti de sa rêverie lorsqu'il entendit des aboiements. Il sursauta et regarda dans la direction d'où venait le son. Il ne put s'empêcher d'avoir un peu peur en voyant l'immense chien noir qui se tenait à quelques mètres à peine de lui. Mais avant qu'il ne puisse faire un seul geste pour mettre de la distance entre lui et l'animal, la magie opéra.

Sous ses yeux, le chien changea de forme pour laisser place à un homme. Une quarantaine d'années, les cheveux longs noirs, un regard terne dans lequel flottait une lueur de… désespoir presque, des vêtements absolument hideux et sales, et une barbe mal rasée. Harry ne savait pas s'il préférait avoir l'homme ou le chien en face de lui. Quoi qu'il en soit, cet homme avait des choses à lui dire et il comptait bien écouter.

- Harry ?

La voix de l'homme était rauque,  comme si cela faisait longtemps qu'il n'avait pas eu l'occasion de parler. Harry n'était plus réellement sûr qu'il avait bien fait de venir mais il ne pouvait plus faire marche arrière maintenant, n'est-ce pas ?

- Vous êtes Sirius Black ? demanda Harry.

Il vit l'homme tressaillir mais ne comprit pas pourquoi. La seule chose qu'il comprit, c'est que c'était vraiment lui.

- Tu es venu… murmura-t-il.

- Ouais…. Qui êtes-vous ? Et que voulez-vous me dire de si important ?

Black sembla hésiter pendant une seconde mais il savait qu'il devait dire la vérité à l'adolescent, que c'était réellement important, qu'il devait le faire avant qu'il entende tout ce qui dirait les gens dans son entourage dès qu'il serait de retour dans le monde de la magie. C'était sa seule chance que le garçon accepte de l'écouter.

- Je suis ton parrain Harry…

La phrase eut l'effet d'une véritable bombe sur le jeune homme. Cet homme, qu'il ne connaissait même pas, venait de lui annoncer qu'il était son parrain. Alors pourquoi n'était-il pas venu le chercher quand il avait été amené chez son oncle et sa tante ? Pourquoi est-ce que personne ne lui en avait parl ? Pourquoi est-ce que tout le monde tenait à tout pris à lui cacher tout ce qui était important !

- Mon… mon parrain ? Mais pourquoi est-ce… est-ce que vous…

- Est-ce que je ne t'ai pas pris en charge à la mort de tes parents ?

Harry se contenta de hocher la tête. Oui, c'est exactement ce qu'il voulait savoir.

- Parce que j'étais… en prison.

- Quoi ?

- Je t'en supplie Harry ! Ne te fais pas d'idée sur la raison pour laquelle j'étais en prison. Je te jure que je n'aurais pas dû y aller, seulement… seulement, ils ne m'ont pas accordé de procès, je n'ai pas pu prouver mon innocence !

- Qu'est-ce qui me dit que c'est la vérit ?

Black ferma les yeux et Harry le regarda attentivement. Il paraissait si fatigué, si tourmenté. Il faisait réellement peine à voir et le jeune garçon savait déjà qu'il le croyait, sans en avoir la preuve. Mais il voulait tout de même savoir ce que répondrait Black avant de le lui dire.

- Je pourrais te le prouver Harry, mais pour cela il faut que tu m'accompagnes…

- O ?

- Chez moi, et je te jure qu'une fois là-bas je te prouverais tout et que je t'expliquerais d'autres choses qu'il faut absolument que tu saches… mais si tu ne me fais pas assez confiance pour m'accompagner, je comprendrais…

Seulement Harry avait toujours cette impression d'avoir déjà entendu le nom de Black et il voulait à tout pris savoir où. Et puis, si cet homme lui voulait réellement du mal, il serait déjà passé à l'action. Il  n'aurait pas attendu. Alors il décida de lui faire confiance, ou tout de moins de l'accompagner.

- Très bien, je viens avec vous. Mais vous n'avez pas encore ma confiance totale, je vous préviens. Je resterais sur mes gardes alors n'essayez pas de faire quelque chose contre moi. J'ai ma baguette, et je sais que la légitime défense est pardonnée par la loi, même pour un sorcier de premier cycle.

- Je te jure que je ferais rien contre toi, Harry. Mais je suis tout de même heureux que tu soies prudent ! Viens, ce n'est pas loin…

Tout en disant cela, Sirius c'était retransformé en chien et avait commencé à trottiner devant Harry. Celui-ci soupira et se mit en route, suivant la cadence rapide du chien. Il ne pouvait s'empêcher de se demander ce que dirait Dumbledore s'il savait ce qu'il faisait en ce moment. Il serait sûrement catastrophé mais ce n'était pas grave. Au moins, il saurait la vérité et c'était tout ce qui comptait pour lui en ce moment.

Au bout d'un moment, Sirius se retransforma. Ils étaient tous les deux dans une ruelle qui formait un cul-de-sac. L'homme se retourna et Harry ne put s'empêcher de sentir la crainte s'insinuer en lui. Il était pris au piège et si, par malheur, Black avait de mauvaise intention, il ne pourrait rien faire, malgré ce qu'il lui avait dit plus tôt.

Seulement, il n'avait pas l'air d'avoir de mauvaise intention puisqu'il demanda à Harry de s'approcher de lui et lui prit la main.

- Il faut que tu touches cette boîte, en même temps que moi, l'informa-t-il.

La boîte en question était une vieille boîte de conserve rouillée qui reposait sur le sol. Harry fronça les sourcils. Que voulait faire Black avec cette boîte ?

Mais il en eut la réponse quand il la toucha et se sentit aspiré par le nombril. Il ferma les yeux, trouvant cette sensation des plus désagréable et ne les rouvrit que quand il sentit la main de Black lâcher la sienne. Il se trouvait maintenant dans une maison qui lui était totalement inconnue.

- Où…où est-ce qu'on est, Monsieur Black ?

- Chez moi, à Grimmauld Place. Et tu peux m'appeler Sirius, Harry. Je préférerais..., si cela ne te dérange pas.

- D'accord… vous avez dit que vous prouveriez que vous n'auriez pas dû aller en prison.

- C'est exact Harry. Assieds-toi seulement, je reviens tout de suite.

Alors que Sirius disparaissait dans la pièce voisine, Harry s'assit sur le canapé. Il ne se sentait pas à l'aise. Une atmosphère étrange se dégageait de cette maison. Comme s'il était en prison. En prison… si c'était comme cela en prison, il plaignait vraiment Sirius.

Il n'eut pas le temps de pousser plus loin ses réflexions car, déjà, son parrain revenait. Avec un objet étrange dans ses mains. Un objet qu'il posa sur la table devant lui.

- Est-ce que tu sais ce que c'est, Harry ? demanda-t-il en prenant place à ses côtés.

- Oui…

Oui, il savait ce que c'était. Pendant qu'il révisait, il était tombé sur l'explication à propos de cet objet. Et il savait ce que Sirius comptait faire pour lui prouver sa bonne fois. Il allait utiliser cet objet…

- Une pensine.

- Oui, Harry, une pensine. Est-ce que tu as compris comment es-ce que je vais faire pour te prouver que je dis la vérit ?

Harry hocha la tête.

- Pourrais-tu juste me prêter ta baguette ?

- Ma baguette ?

Bien sûr, cela étonna Harry et il n'était pas sûr que de prêter sa baguette était une chose très sensé mais si Sirius était prêt à lui monter ses souvenirs, cela voulait dire qu'il disait la vérité. Il lui donna alors sa baguette et regarda son parrain extraire des souvenirs, sous la forme de minces filaments dorés, de sa tête et les mettre les uns après les autres dans la pensine.

Une fois qu'il eut mis quelques souvenirs à l'intérieur, il s'arrêta et rendit sa baguette à Harry et se retourna vers lui.

- Je ne t'oblige pas à les regarder. Tu pourrais voir des choses sur ton passé, pas seulement sur le mien.

- Je veux quand même les regarder. Je veux être capable de vous croire.

- Merci Harry… merci…

Harry se leva alors et fit, comme il l'avait vu dans son lire et regarda à l'intérieur, se penchant jusqu'à ce que son nez touche la surface argentée et qu'il se sente aspiré. Et puis, il se retrouva dans un décor complètement différent. Le temps qu'il se remette de ses esprits, il entendit des voix et, lorsqu'il ouvrit les yeux, il fut pétrifié par ce qu'il vit…