Et si… (leur rencontre s'était passée autrement)

Réponse aux reviews : chapitre 03
tetedenoeud: kikoo! désolée, je n'ai pas fait 20 chap sur cette semaine mais l'imagination me manquait... enfin, j'espère que ça te plait quand même et merci pour ta review!
skyblack4: merci beaucoup! et je pense aussi que ça va lui faire drôle... bah, on verra, je suis pas encore sûre de ce que je vais faire de toute façon...
Misspotter95: merci beaucoup pour ta review... gros bisous et j'espère que cette suite te plait..
Genevieve Black: euh... j'ai pas dû tout comprendre à ce que tu voulais me dire mais ta review m'a bien fait marrer alors merci... aaahhh... moi aussi je voudrais bien siri comme papa...
Darky: merci beaucoup et j'espère que je ne t'ai pas fait trop attendre... allez. gros bisous

Fin de vacances : chapitre 4 / 18

La semaine passa rapidement. Entre l'apprentissage pour devenir animagus, qui d'ailleurs avançait très bien, mieux que ce qu'aurait espéré Sirius, et les devoirs que Harry faisait avec l'aide de son parrain, ils n'avaient de temps libre que pour les histoires que Sirius racontait sur le temps des « maraudeurs ». Et ils s'amusaient beaucoup. Et, en fin de semaine, tous deux étaient tristes de devoir se quitter. Mais, malheureusement, ils n'avaient pas vraiment le choix. Ce serait trop risqué pour Sirius, s'ils se faisaient prendre.

- Je crois que ce serait mieux que l'on ne se revoit plus avant la fin des vacances… annonça Sirius lorsqu'il raccompagna son filleul jusqu'à la maison de sa tante.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Ce serait trop dangereux… mais quand tu seras à l'école tu pourras prendre une chouette de la volière pour qu'on puisse communiquer. Seulement change à chaque fois…

- D'accord Sirius… mais comment je vais faire pour l'entraînement animagus ?

Sirius sourit. Il n'avait franchement pas besoin de se préoccuper de cela. Il avait utilisé sur son filleul un sortilège, un enchantement très particulier et compliqué, qui rendait la transformation animagus beaucoup plus simple et plus rapide. Lui et James avaient découvert ce sortilège bien après leur transformation et ils l'avaient regretté, pensant que s'ils l'avaient découvert plus tôt, ils auraient pu être au côté de Rémus bien plus tôt que ce qu'ils avaient réussi.

- Avec ce sortilège, tu réussira très rapidement à devenir animagus. Par contre, je vais te donner ce livre, et je veux que tu suives ce qu'il y a d'écrit dessus. Si tu as des problèmes, tu n'auras qu'à me contacter et je t'aiderais. Mais je sais que tu as le pouvoir d'y arriver.

- Et combien de temps est-ce que cela va prendre ?

- Si tu t'entraîne régulièrement, je pense que tu pourras te transformer aux alentours de Noël. Mais n'oublie pas que tu dois garder cela secret. Si quelqu'un venait à le découvrir, tu devrais dire comment est-ce que tu as fait cela et cela nous mettra en danger tous les deux.

- Ne t'en fais pas Sirius, je ne risquerais pas ta libert

Sirius fit un dernier sourire et s'arrêta une fois qu'il fut devant la maison des Dursley. C'était là qu'ils devaient se quitter. Tous deux aurait voulu que cette semaine ne finisse jamais. Mais, malheureusement, toutes les bonnes choses ont une fin.

- Tu vas me manquer, Sirius ! déclara Harry en prenant son parrain dans ses bras.

Celui-ci serra le jeune homme de toutes ses forces. Il ne voulait pas avoir à le laisser partir mais il le fallait. Non seulement pour sa propre sécurité, mais aussi pour celle de son filleul. S'il se faisait prendre en compagnie d'un évadé de prison, présumé meurtrier, recherché sans relâche par tous les membres du ministère, Harry risquait vraiment gros. Car aucun tribunal ne serait prêt à écouter la parole d'un enfant de treize ans sur une affaire aussi grave que l'était celle-ci. Il desserra enfin son étreinte sur celle du jeune homme.

- Toi aussi Harry, toi aussi.

- Tu vas rester à Grimmauld Place pendant longtemps ? C'est vraiment sinistre pour une personne seule.

- Ne t'en fait pas…. Je vais rester ici jusqu'à ce que tu partes pour Poudlard et, ensuite, j'irai sûrement me cacher aux alentours de Pré-au-Lard. Je serais plus près de toi et plus à même de te protéger et ce sera plus rapide si tu as quelque chose à me dire.

Harry hocha la tête et laissa Sirius lui ébouriffer les cheveux avant de partir en direction de la maison de son oncle et sa tante. Mais quand il franchit le seuil, une surprise l'attendait, et pas une bonne…

… la Tante Marge. Une des seules personnes qu'il détestait encore plus que l'oncle Vernon et la Tante Pétunia. La grosse dame le regardait d'un air dédaigneux, ayant sûrement pensé ne pas avoir à le supporter cette année. Mais malheureusement, ils allaient devoir cohabiter. Pour le meilleur et pour le pire.

Et ce fut surtout pour le pire. Durant les cinq jours qui suivirent son retour, Harry se surprit à regretter la vie qu'il menait au début de ses vacances. Et pour regretter une vie pareille, il en fallait beaucoup. Mais la Tante Marge n'arrêtait pas de le rabaisser et Harry se devait de lui montrer du respect. C'était la condition qu'avait posé son oncle s'il voulait qu'il lui signe sa permission d'aller au village de Pré-au-Lard cette année. Et il espérait vraiment pouvoir y aller, comme cela il serait capable de rendre visite à Sirius. Et vérifier qu'il allait bien.

Seulement, au cinquième jour, la Tante Marge dépassa les bornes et Harry ne put se contrôler. Il en avait fallu beaucoup pour le conduire jusque là. Elle l'avait insulté, et il n'avait rien fait. Elle avait fait toutes sortes de commentaires sur la prétendue école pour délinquant récidivistes où il avait été envoyé et, là encore, il n'avait rien fait. Mais la grosse erreur de la sœur de Vernon fut d'insulter les parents d'Harry. Ça, il ne le supporta pas. Il leur portait tellement d'estime et il ne put pas supporter que l'on entache leur mémoire. Il perdit totalement le contrôle de lui même. Cela avait commencé par faire exploser le verre qu'elle tenait à la main, mais elle en prit la responsabilité. Après tout, cela lui était déjà arriver. Mais ensuite, il la fit gonfler, il ne savait même pas comment, sans que rien ne puisse l'arrêter et qu'elle s'envole.

Il ne perdit pas de temps, dès ce moment-là. Il savait que son oncle et sa tante allaient être furieux contre lui et il n'avait pas envie de rester là pour vérifier quelle serait sa punition. Il monta les escaliers, si rapidement qu'il en volait presque, et emballa rapidement ses affaires, rangeant tout en braque dans ses valises avant de redescendre, puis sortit dans la rue.

Malgré la nuit noire, il retrouva sans peine son chemin jusqu'au portoloin. Après tout, il avait fait tellement de fois ce chemin dans la nuit qu'il le connaissait par cœur. Encore une chance que Sirius ne l'ait pas encore enlevé. Il comptait sûrement venir voir Harry lorsque celui-ci partirait pour Poudlard.

Il courut tout le long du chemin et lorsqu'il ouvrit la porte de Grimmauld Place, il tomba par terre, essoufflés, lâchant ses valises. Il avait dû faire du bruit parce que Sirius accourut aussitôt.

- Mon Dieu ! Harry ! Mais qu'est-ce qu'il s'est pass ?

Sirius aida son filleul à se remettre debout et voulut le guider jusqu'au salon mais Harry se jeta dans ses bras, le contraignant à rester sur place. L'homme l'entoura de ses bras et le serra fort, laissant Harry reprendre son souffle. Celui-ci se calmait, les battements de cœur réguliers de son parrain l'aidant dans sa tâche.

- Je… je voulais pas… comment est-ce que je vais faire ?

- Harry, mais qu'est-ce qu'il se passe ?

Tout en posant cette question, Sirius avait posé ses deux mains sur les avants bras de son filleul et s'était écarté de lui, de façon à pouvoir le regarder.

- Je… la sœur de mon oncle, Tante Marge, elle… elle a passé la semaine à faire toutes sortes de remarques sur moi et, ce soir, elle a… elle a insulté mes parents et j'ai pas pu me retenir. J'ai fait de la magie, je ne sais pas comment, je n'avais même pas ma baguette mais… elle a gonflé..

- Gonfl ?

Harry hocha la tête et lui relata l'incident, lui précisant bien les réactions qu'avait eu sa « tante ».

- Qu'est-ce que je vais faire Sirius ? Je ne vais pas pouvoir retourner à Poudlard.

Harry était désespéré, mais contre toute attente, Sirius éclata de rire. Le jeune garçon se renfrogna. Il allait être renvoyé et tout ce que son parrain trouvait à faire, c'était rire.

- Qu'est-ce qu'il y a de drôle ? demanda-t-il un peu sèchement.

- Harry… tu es recherché par un dangereux criminel évadé de prison et tu viens de t'enfuir de chez toi. Le ministre sera tellement heureux de te retrouver qu'il va, à coup sûr, tout effacer ce que tu as fait ! Alors, ne t'en fait pas pour ça !

Harry n'avait plus pensé à cela. Après tout, c'est vrai, il était en danger de mort ! Comment est-ce que le ministre pourrait l'empêcher de retourner à l'école, le seul endroit où il serait totalement en sécurité.

- Bon, je crois que je ferais mieux de trouver un moyen de retourner sur le chemin de Traverse. Je ne dois pas rester avec toi, s'il me retrouve ici…

- D'accord, mais soit prudent. Et si tu cherches un bon moyen, fait apparaître des étincelles avec ta baguette. Cela appellera le Magicobus, un bus qui transporte des sorciers n'importe où.

Harry hocha la tête, se serait une bonne idée, un bon moyen de transport seulement, maintenant qu'il était là, il n'avait plus envie de partir. Surtout qu'il lui serait impossible de voir Sirius à Pré-au-Lard, puisque son oncle n'avait pas signer l'autorisation. À cette pensée, son visage s'assombrit et son parrain dut le remarquer puisqu'il fronça les sourcils.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- On ne pourra pas se voir à Pré-au-Lard. Mon oncle n'a pas signer mon autorisation de sortie.

Sirius sembla pensif pendant quelques instants puis un mince sourire s'afficha sur son visage. Ce qui étonna passablement Harry.

- A quoi est-ce que tu penses Sirius ?

- Que Dumbledore va avoir une attaque si on fait ça mais… passe-moi ton autorisation de sortie ?

- Quoi ?

- Et ben oui. Je suis peut-être un criminel en fuite, mais je suis toujours un de tes tuteurs légal. Je suis sûr que tu sauras inventer un truc pour lui expliquer que tu ailles ma signature à la place de celle de ton oncle. Et s'il te demande où est-ce que tu m'as vu, dis-lui la vérité. Je ne reviendrais plus ici de toute façon.

Sirius avait dit tout cela en prenant le papier des mains de son filleul et en apposant sa signature au bas du coupon. Il la rendit à Harry qui lui sauta au cou immédiatement.

- T'es le meilleur Sirius ! Je réfléchirais à ce que je pourrais dire à Dumbledore. Merci !

- Mais y'a pas de quoi ! Maintenant file… et n'oublie pas de m'écrire. Tu me diras si tu as enfin un professeur de défense contre les forces du mal un peu normal, cette année. Oh ! Et si ce cher Sévérus t'embête, dis-le moi ! Je pourrais lui faire une petite farce de mon goût…

- Sirius ! coupa Harry. Je veux que tu soies prudent, ne t'approche pas de Poudlard ! je ne veux pas que tu soies attrapé par le ministère.

Sirius offrit un sourire à son filleul et lui dit de ne pas s'inquiéter. Il l'amena dehors et lui donna une dernière étreinte avant de rentrer, laissant Harry seul sur le pallier. Il ne pouvait pas prendre le risque d'être vu par le conducteur du Magicobus.

Harry alluma sa baguette et quelques secondes plus tard, un bus roulant à vive allure stoppa juste devant lui et un jeune homme, d'une vingtaine d'année, descendit. D'une voix monotone, il récita son discours de bienvenue et le fit monter. En moins de temps qu'il n'en fallait pour le dire, Harry se retrouva devant le chaudron baveur, le cœur battant la chamade et la tête remplie de chose qu'on venait de lui dire sur Sirius Black, « l'assassin de ses parents ». A peine fut-il descendu du bus qu'il se retrouva face à Monsieur Fudge, le Ministre de la magie. Celui-ci avait l'air soulagé de le voir. Il devait s'être fait un sang d'encre. Que ce serait-il passé si le Survivant avait été attrapé par Black, l'homme qu'il recherchait depuis longtemps sans le trouver.

Harry fut content de constater que Sirius avait tout à fait raison en disant que le Ministre ne le renverrait pas de Poudlard. Il avait eu beaucoup trop peur, peur de ce que les gens diraient s'il se passait quelque chose de grave. Et puis, comme il l'avait si bien dit, « on n'enferme pas quelqu'un à Azkaban parce qu'il a gonflé sa tante comme un ballon ».

- En attendant, Harry, je ne veux pas que vous ailliez vous promener sur le chemin de Traverse. Vous resterez là, je ne voudrais pas qu'il vous arrive quelque chose.

- Est-ce que cela a quelque chose à voir avec Sirius Black ? ne put s'empêcher de demander Harry.

- Oh ! euh…non, non bien sûr que non. C'est juste que… je ne voudrais pas qu'il vous arrive quelque chose.

- Bien sûr… Monsieur le Ministre.

Harry n'avait vraiment pas l'air convaincu. Mais Fudge ne semblait pas s'en rendre compte et sortit sans rien dire, alors que Harry laissait un sourire s'afficher sur ses lèvres. En moins d'un mois, Sirius avait commencé à déteindre sur lui. Pour le meilleur ou pour le pire…