Pas de réponses pour ce soir… il est 23 h 35, je vais en plus avoir des pb pour aller bosser demain avec ma mob … et oui j'ai pas de voiture… alors … c'est tout…

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Chapitre 17 : Lames et sang

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Le temps entre Halloween et Noël sembla s'envoler alors que le temps devenait graduellement froid et humide, jusqu'à ce que de minuscules flocons de neige tombent comme des étoiles dans le ciel. Ce fut lors de la seconde semaine de Décembre que l'excitation fut à son comble, tout le monde attendait la fin des cours, pour voir à nouveau leurs familles. Quelqu'un avait enchanté des écharpes, qui volait dans l'école, s'entourant autour des pieds des gens et atteignant leurs visages, causant généralement le chaos, pendant que au moins quatre paires de gants mettaient continuellement des claques ou chatouillaient les oreilles des gens.

Harry s'effondra dans la salle commune des Gryffindors, se réchauffant auprès du feu alors qu'il pensait à leur victoire récente au Quidditch. Ils avaient joué contre Hufflepuff, et cela avait été fantastique, la maison du blaireau avait vraiment joué rapidement et furieusement, mais les lions gagnèrent tout de même à la fin. L'équipe de Gryffindors s'était vraiment unie, et travaillait ainsi comme une machine bien huilée. Il n'y avait aucun trou dans la défense, les attaques étaient très précises et ciblées… Ils avaient donc une très bonne chance de gagner encore la coupe de Quidditch cette année.

S'étirant et baillant énormément, il fut surpris en se rendant compte de combien il avait été occupé ces derniers temps, il y avait toujours tant de travail qu'il pouvait tout juste respirer entre deux parchemins, l'entraînement de Quidditch prenait au moins deux soirées par semaine, McGonagall et Lupin les faisaient s'entraîner sur des charmes et sur la métamorphose autant qu'ils le pouvaient, et entre tout ça, il réussissait quand même à trouver le temps de manger et dormir.

Le portrait cachant l'entrée s'ouvrit pour laisser entrer Ron et Hermione dans la chaleur à l'intérieur. Le couple se tenait les mains et parlait avec des voix rapides, faisant ainsi soupirer Harry. Regardant de l'autre côté de la salle, là où Ginny était assise, en train de travailler sur un des devoirs de potions, il se demanda pourquoi, lorsqu'il était là physiquement auprès d'elle, quelque chose l'entravait pour aller lui demander de sortir avec lui, ou quelqu'un apparaissait pour interrompre le moment. Ils avaient passé beaucoup de temps ensemble, pas en se tenant par la main ni en s'embrassant sauf en privé, mais Harry avec la vague sensation que Ron voyait combien son meilleur ami et sa sœur étaient proches.

Ginny leva les yeux, ses yeux marron brisant ses pensées alors qu'elle souriait et lui faisait des clins d'œil joyeusement, son visage légèrement rose, avant de repousser ses cheveux derrière ses épaules et  de continuer son travail.

Souriant, Harry se retourna vers le feu, ses yeux à moitié fermés avant qu'il ne saute d'un coup lorsque Karma tomba du plafond sur ses genoux.

« Ahhhh ! Oww ! » Il fixa la petite créature féline, qui riait avant d'escalader sa poitrine et de caresser sa joue avec son visage en fourrure.

« Désolé Harry. »

« Oh c'est bon, d'où viens-tu ? »

« Je regardais tout le monde, les gens sont si drôles. »

« Hmmm, je pensais que tu allais devenir quelqu'un bientôt. »

« Je vais, j'espère. » Le petit animal se pelotonna joyeusement et commença à s'endormir alors que Ron et Hermione rejoignaient Harry près du feu, lui offrant un chocolat chaud avant de se rapprocher des flammes.

La salle commune était emplie d'enthousiasme, et par le silence lourd d'un plan secret. Tous ceux qui avaient dit qu'ils aideraient le Trio avaient véritablement appliqué leurs mots. Snape leur avait donné l'antidote universel. Sirius travaillait dure pour leur donner des informations de l'intérieur. McGonagall et Lupin continuaient de les entraîner, alors que leurs amis les encourageaient et les supportaient, et apprenaient quelques sortilèges utiles par la même occasion. Et, alors que la lumière du feu dansait sur le visage du Trio, il devint clair que rien n'allait gâcher leur bonheur de Noël.

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Une semaine plus tard, Lupin était assis à côté du bureau dans les petits quartiers du Trio, qu'ils avaient joyeusement nommé le zoo pour aussi bien les étudiants que les professeurs, puisque ces trois-là étaient des animagi qui pouvaient souvent être trouvés dans la chaude chambre, s'entraînant ou travaillant.

« Vous avez était exceptionnellement bon, et je suis très fier de vous. Vous êtes devenus bien plus fort que pratiquement tous les étudiants de cette école, et vous pouvez probablement tenir tête à la plupart des professeurs. »

« Spécialement Filch. » murmura Harry, en regardant Ron sourire.

Lupin le regarda, essayant d'être sévère, mais il ne réussit qu'à être amusé. « Vous pouvez tous vous métamorphoser parfaitement maintenant, à la grande joie de Minerva, et vous avez complètement maîtriser vos pouvoirs de l'esprit, vous pouvez les utiliser comme bouclier alors que vous faites des charmes, et cela vous aidera également à soulever des objets. Je pense que nous allons nous cesser jusqu'à la prochaine rentrée. »

Les trois amis hochèrent la tête alors qu'il leur disait au revoir et descendait les escaliers, fredonnant joyeusement l'air de Noël  en s'éloignant. Au moment où le bruit de ses pas s'éloigna, ils furent remplacés par six autres paires de pieds, et le reste de leurs amis entra dans la pièce.

« Est-ce que le sortilège que j'ai mis à l'entrée marche correctement ? » demanda Hermione.

« Comme un charme ! » répondit Tani. « Les marches sont complètement invisibles à moins de prononcer 'Phoenix' et elles apparaissent en un éclair, simplement pour montrer où elles sont. »

« C'est un soulagement, la dernière chose que nous voulons est qu'un Slytherin soit ici ! »

Hermione et Tani s'installèrent pour traduire les inscriptions sur les murs, elles venaient juste de réaliser combien d'informations ils contenaient, et cela leur prendrait des jours pour découvrir ce qu'un simple symbole signifiait. Au même moment, Ron, Dean, Seamus, Doug et Akima revoyaient leur dernier succès au Quidditch, le moral au plus haut par leur performance fantastique dans le jeu. Harry s'excusa et alla à la bibliothèque pour prendre quelques livres sur l'Ozinisme, l'étude des cicatrices, puisque Dumbledore lui avait dit l'année dernière, que chaque action de sa cicatrice pouvait être l'avertissement d'un danger à venir, et pour la troisième fois cette semaine, quelqu'un lui avait dit qu'elle était devenu argentée.

Une demi heure après que tout le monde se soit installé dans la routine des soirées habituelles, de gros bruits à l'extérieur attirèrent leur attention, comme si une bagarre se déroulait. Ron descendit en premier les escaliers, ses yeux s'agrandissant en voyant ce qui se tenait devant lui. Malfoy avait poussé Harry contre le mur, une main contre la gorge du garçon, le choquant. Ron pouvait simplement entendre les menaces rapides que le Slytherin murmurait, l'abus sur les parents de Harry, et la cruauté de sa moquerie. Grâce à sa vue de profil, il put voir les profonds yeux verts du garçon aux cheveux sombres, qui ne quittaient jamais ceux de Malfoy, et une colère froide et calculatrice qu'il n'avait jamais vu chez son ami auparavant.

Harry ne bougea pas alors que l'autre main de Draco apparut avant de la faire descendre sur la joue droite de Harry, formant une ligne de sang sur la chair.

« Je vais te tuer Potter, je jure que je vais le faire ! »

Exactement au moment où Ron s'apprêtait à intervenir, il vit la bouche de son ami faire quelque chose, et regarda Draco en train de trembler, puis crier de douleur, relâchant la gorge de Harry et agrippant l'avant-bras droit du garçon aux cheveux noirs avant de tomber sur le sol, complètement rigide.

Ron descendit sur la dernière marche, regardant le corps de son ami furieux, Hermione et les autres l'avaient suivis, voyant la scène avec de la fureur et de la peur.

« Je pense que tu avais peut-être raison Ron. » renifla Harry, essayant d'empêcher sa voix de trembler de rage. « Je pense qu'il est temps de parler de ça à Dumbledore et d'expulser la petite fouine. Est-ce que tu peux m'aider à le porter au bureau du directeur ? »

« Bien sûr Harry, pas de problème, est ce que tu es sûr que nous ne devrions pas tout d'abord aller voir Madame Pomfrey ? »

« Ca ira. » dit le garçon rapidement. « Allez. »

« Attends. » commença Ginny, puis elle s'interrompit, alors qu'elle essayait à la formulation qu'elle devait employer. « Je pense que je devrais venir avec toi, comme ça tu auras un autre témoin de ce qui est arrivé, en dehors de tes deux meilleurs amis. » fit-elle remarquer alors que Hermione avait aussi commencé à les suivre.

« D'accord Ginny, mais personne d'autre, ou bien cela deviendra un peu trop compliqué. »

Pendant qu'ils marchaient, Draco lévitait à quelques centimètres du sol alors qu'ils se dirigeaient vers le bureau de Dumbledore, tournant les coins, et se dissimulant pour ne pas être vus.

« Cela sera trop compliqué à expliquer si quelqu'un nous voyait comme ça, pour tout le monde, ce serait un corps mort. » raisonna Hermione, avant de demander. « Quel sortilège as-tu exactement utiliser sur lui Harry ? »

« Mortis, c'est simplement un sortilège très fort pour figer, c'est tout. »

« Est-ce que tu en ai sûr ? » demanda Ron, regardant les yeux froid de Dracon qui fixait le plafond sans le voir. « Il semble un peu mort pour moi. »

« Si je ne lui avais pas fait ça, il aurait pu me réduire en mille morceaux, et c'est la première chose qui m'est venu à l'esprit en dehors du sortilège de mort. »

Ron, Hermione et Ginny se regardèrent, puis regardèrent Harry. Il semblait un peu épuisé, son visage était pâle et ses yeux brillant, comme si il ne s'était pas vraiment concentrer sur le monde autour de lui. Ginny tendit prudemment sa main et prit la sienne, ignorant Ron et Hermione, et le guida doucement vers la statue qui dissimulait les escaliers du bureau du Directeur.

« Des idées pour le mot de passe ? » murmura Harry, fixant ce qui se tenait devant lui.

« Cela doit être quelque chose comme grappe de cafards. » répondit Ron, souriant lorsque la statue bougea. « Il semblerait qu'il ne l'ait pas changé depuis l'année dernière. »

Marchant sur les escaliers mouvants, ils s'assurèrent que la tête de Malfoy ne pouvait pas toucher la pierre avant d'attendre impatiemment qu'ils soient déposés devant la porte, qui était grande ouverte.

« N'est ce pas un peu inhabituel ? » demanda Hermione. A chaque fois qu'elle avait été là, c'est-à-dire à peu près deux fois, les quatre pouces (12 cm) de la solide porte en chêne étaient fermés au reste de l'école. Harry et Ginny de leur place, pouvaient voir Snape et Dumbledore en train de les attendre en haut des escaliers, comme s'ils savaient exactement ce qui était arrivé.

« Rentrez rapidement à l'intérieur, pour que nous puissions retirer le sortilège de Mr Malfoy et que vous expliquiez sur ce que vous pensiez faire. » dit sèchement Dumbledore, fixant son regard bleu sur Harry qui ne semblait pas seulement voir sa peau, mais son âme.

« Anima de Draco. » dit Snape, regardant le garçon blond cligner des yeux de surprise, puis se mettre sur ses pieds. « Que, qu'est ce que je fais ici, Potter, qu'est ce que tu m'as fait ? »

« CE n'est pas ce que Mr Potter a fait à toi dont nous parlons. » renifla Snape, ses yeux impardonnables et froid alors qu'il fixait le garçon de sa maison. « C'est pour ce que je crois que tu lui ai fait. »

« Ron et Ginny, peut-être qu'il serait mieux que vous nous disiez ce que vous avez vu. » leur dit Dumbledore, regardant le frère et la sœur réfléchir.

« Je pense que Ron a vu pratiquement tout directeur, tout ce que je sais, c'est que depuis le début de l'année, Draco porte un couteau avec lui, et qu'il dit fréquemment qu'il va blesser ou tuer Harry. »

Ron interrompit sa sœur. « Nous étions dans la seconde salle commune lorsque nous avons entendu des bruits à l'extérieur, au moment où nous sommes arrivé, Malfoy avait immobilisé Harry contre le mur, et était en train de murmurer des menaces, puis il a coupé la joue de Harry avant de dire qu'il allait le tuer, et c'est à ce moment là que Harry l'a figé, et l'a apporté ici. »

« Je vois, Mr Potter, vous avez quelque chose à ajouter ? » demanda Snape, ses yeux ne quittant jamais le visage anormalement rouge de Draco.

« Pas vraiment monsieur. » La voix de Harry était plate et sans émotion, ses yeux complètement dans le vague et sa main tenant son avant bras droit. « Simplement qu'il m'a menacé depuis la première année, mais que maintenant, c'est différent, c'est moins une menace, mais plus un danger fatal. »

« Très bien. » dit Dumbledore en soupirant. « Mr Malfoy, est ce que vous avez quelque chose à dire ? »

Les yeux bleus de Malfoy passèrent sur les visages assemblés, ses lèvres bougeant alors qu'il pensait. « J'ai été, j'ai été faussement accusé, Potter m'a soumis au sortilège de l'Imperius, il essaye simplement de me faire renvoyer. Il m'a fait faire ça. »

« Sautez Mr Malfoy. » commanda Snape, sa voix sifflante et douce.

« Quoi ? »

« Sautez. »

« Non, pourquoi, pourquoi le ferais je ? »

« Parce que, Mr Malfoy, s'il est vrai que Mr Potter vous a soumis à un des sortilège impardonnable, il n'aurait pas eut le temps de le retirer avec le sortilège Mortis, et il serait toujours en train de vous affecter, donc vous êtes un menteur, et vous voulez devenir un tueur, vous me désappointez. Vous n'auriez jamais du être attrapé. »

« J'ai bien peur, Mr Malfoy, que vous ayez repoussé les règles de Hogwarts un peu trop loin. » soupira sombrement Dumbledore, secouant sa tête. « Votre famille sera informée de votre expulsion immédiate. Accio baguette. » La belle baguette lisse vola dans les airs pour rencontre la main de Dumbledore alors qu'elle fut brisée en deux. « Professeur Snape, je vous suggère d'amener ce garçon à Hagrid, vos affaires seront rangée Mr Malfoy, un convoi spécial vous ramènera à votre maison. Maintenant partez. »

Draco fut tiré de force, en criant quelque chose sur son père et son prestige, ainsi que sur sa revanche, hors du bureau et à travers les escaliers, laissant Dumbledore seul avec Ron, Hermione, Ginny et Harry.

« J'ai simplement une question. » commença Dumbledore, les regardant. « Pourquoi aucun des professeurs ne fut informé que Mr Malfoy transportait une arme ? »

Harry commença rapidement à expliquer, essayant de faire disparaître la sensation de confusion et de désorientation. « Je savais que vous le renverriez à cause de tous les problèmes qu'il a causé. » Fermant ses yeux, il secoua légèrement sa tête, essayant d'empêcher la pièce de trembler. « Je pensais que cela serait mieux de, de savoir où il était parce que… »

Les cris d'alarme de Ron et de Ginny pénétrèrent à peine le brouillard qui emplissait son esprit, il ne pouvait pas se souvenir de ce qu'il disait, il ne put même pas se souvenir de tomber sur ses genoux. La cicatrice entre ses yeux faisait mal, mais c'était incomparable par rapport à la douleur phénoménale qui traversait son bras, brouillant complètement son esprit.

« Harry. » dit la voix qui parvint à l'atteindre. « Essayes de rester éveillé, nous allons t'amener à Madame Pomfrey… Peut-être que c'est la perte de sang. »

Essayant de soulever ses paupières, il réalisa que, peu importe combien il essayait, il ne pouvait pas ouvrir ses yeux, et son esprit voulait un sommeil paisible, et que les gens autour de lui arrête de s'occuper de lui et de lui poser des questions. Malgré mes cris de tout le monde, il perdit lentement conscience, son corps se laissant aller alors que son esprit abandonnait le monde réel.

L'infirmière tournait autour de son lit, prenant son pouls, la pression du sang et sa température, alors que les autres se tenaient là, sans pouvoir l'aider. « Que pensez-vous qu'il s'est passé ? » demanda Ginny à Ron avec inquiétude, des larmes dans ses yeux alors qu'elle regardait. »

« Cela pourrait être la perte de sang, ou peut-être que Malfoy a empoisonné la lame, cela pourrait être le choc. »

« Ce qui signifie. » traduisit Hermione. « que Ron n'en sait pas plus que toi. »

« Nous avions pratiquement été jusqu'aux vacances. » murmura Ron. « Pratiquement jusqu'au vacances, et il n'avait pas été blessé. »

« Je ne pense pas que cela est quelque chose à voir avec la coupure sur sa joue, tout ce que nous pouvons voir est que son bras droit est gonflé, je vous suggère de le laisser en paix et de laisser son corps se soigner. Avec un peu de chance, il sera éveillé dans la matinée. »

« Et s'il ne l'est pas ? »

« Nous verrons Miss Weasley, maintenant, laissez-le se reposer. Vous aussi, Directeur. »

Alors qu'elle les poussa à l'extérieur, dans le couloir, Dumbledore essaya de les rassurer, leur disant de se reposer, alors qu'il marchait vers sa statue. « Je vous verrais assez tôt demain matin, je n'en ai aucun doute. » Les laissant revenir à leur salle commune, Dumbledore entra dans son bureau et se laissa tomber dans son siège, massant son visage avec ses mains. Un grondement provenant du feu lui fit lever la tête, voyant les formes animagus d'un loup argenté et d'un chien noir, qui devenait rapidement Sirius et Arabella, semblant tous d'eux anxieux et épuisé par le voyage.

« Que s'est-il passé ? » demanda la sorcière. « J'ai perdu toute clarté avec la Cristallia, il y avait trop d'interférences pour voir proprement. »

Dumbledore raconta une fois de plus les sombres évènements qui s'étaient déroulé, les regardant s'écrouler dans des chaises alors qu'ils réfléchissaient.

« Cela n'a rien à voir avec la marque des Ténèbres, n'est ce pas ? » demanda Sirius, ses yeux sombres chercheurs.

« Vous savez que cela ne m'a même pas traversé l'esprit. Mais cela pourrait l'être. Pourquoi avez-vous fait ressurgir ça, est-ce que vous avez découvert quelque chose ? »

« Je sais que le démon que Voldemort utilisait a été lâché et envoyé ici, avec aussi une vingtaine de Death-Eaters, et je n'ai pas besoin de vous dire après qui ils en ont. »

« Harry. » grogna Dumbledore de frustration. « Un démon n'est pas un problème, et les Death-Eaters peuvent être facilement maîtrisé, mais les mots d'avertissement de Yossonno m'empêche de régler ce petit problème sur le chemin de Harry. »

Arabella se leva, et marcha près du feu, ses yeux cherchant les flammes alors qu'elle faisait apparaître une tasse de café pour elle-même. « Je pense que Harry est là pour combattre ces choses que le Seigneur des Ténèbres envoie. Cela donnera à Harry une idée de sa force, et Voldemort une idée de ce à quoi il fait face, si nous sommes toujours là pour protéger le garçon qui a survécu, Voldemort pensera qu'il est une cible facile. »

« Donc tu dis que nous devrions le laisser faire face aux dangers que Voldemort lui envoie ? » demanda Sirius d'incrédulité.

« Nous serons là pour lui, pour lui offrir notre soutien, mais le meilleur entraînement que nous pouvons lui donner, est de le laisser se battre seul, sans notre aide. »

« Tu es folle. » gronda Sirius, mettant sa tête dans ses mains.

« Je pense que Arabella a raison. » dit Dumbledore alors que la sorcière souriait. « Harry apprend très vite, ainsi que Ron et Hermione, nous serons toujours là pour eux, mais cette fois, ce combat est vraiment le leur. Nous ne pouvons plus les arrêter maintenant, ils sont assez vieux pour se lever et combattre. »

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Alors que l'aube apparaissait sur le dernier jour de cours, l'enthousiasme habituel fut brisé par les nouvelles d'une expulsion. La table des Slytherins n'arrêtait pas de fixer les Gryffindors pendant le petit déjeuner, et Ron et Hermione se dirigèrent vers leur cours de Soin aux Créatures Magiques. Ignorant les murmures sifflants et les menaces de l'autre côté de la salle, ils avalèrent leur petit déjeuner et foncèrent vers l'infirmerie, pour voir que Madame Pomfrey se tenait au dessus de la forme de Harry.

« Je ne comprends pas ! » s'exclama-t-elle alors qu'elle approchait le lit. « Tout va bien avec lui, alors pourquoi ne se réveille-t-il pas ? »

« Alors, il ne va pas mieux. » dit Hermione en soupirant, fixant le visage immobile de son ami. « Il doit y avoir quelque chose que nous ne voyons pas. »

« Oui, je crois qu'il y a quelque chose, un problème récurrent provenant de l'année dernière je pense » Dumbledore traversa la pièce, leur indiquant de reculer avant de se tourner vers l'avant bras droit de Harry.

L'horrible Marque était sur sa chair, comme si elle venait juste d'être mise, sanglante sur l'extérieur. « Je crois qu'elle a été réveillé par Mr Malfoy, et qu'un petit enchantement a été placé sur Harry pour qu'il soit dans le même stade qu'il a mit Draco, il n'est pas endormi, mais figé. »

Alors que les doux doigts de Dumbledore touchèrent la peau, un tremblement traversa la silhouette du garçon, et les yeux émeraude apparurent lentement.

L'expression sur le visage d'Harry fut complètement alarmante.

« Où suis-je, que se passe-t-il ? »

« Harry, tout va bien. » l'assura Ron. « Tu es à l'infirmerie. »

Le garçon regarda avec attention ses amis, avant de se lever et de grogner en voyant les pyjamas qu'il portait. « Je n'ai pas le temps pour ça. » cria-t-il, se dirigeant vers la salle commune avant que l'infirmière n'attrape son bras droit.

Sa réaction fut instantanée, un cri de douleur résonna, et il s'éloigna d'elle, reculant, et la fixant comme s'il ne la reconnaissait pas. « Ne faites plus jamais ça. » renifla-t-il, regardant autour de lui, avant de sortir de la pièce avec fracas.

Alors qu'il marchait dans le couloir, il sentit sa colère disparaître, il se sentait désorienté et légèrement malade. Son avant-bras droit lui faisait mal et il savait ce qu'il y trouverait, il ne voulait simplement pas confirmer sa présence. Il savait pourquoi il avait été en colère contre l'infirmière. C'était parce qu'elle l'avait regardé sans aucune confiance. Comme si elle ne voulait pas qu'il soit seul, parce qu'elle ne savait pas ce qu'il pouvait faire, et cela le blessait plus que son bras.

Se changeant rapidement, il soupira en pensant à ses cours, il n'en avait qu'un aujourd'hui, et il avait une excuse valable… Donc, au lieu d'aller dehors, il alla dans la salle commune secrète, s'installant dans un des fauteuil et souriant en voyant les petites paillettes qui avaient été installées. Hedwig et Pig étaient posés sur le bord de la fenêtre, leurs plumes légèrement recouvertes de poussière. Karma et le petit Wakimi de Tani, qui pour une étrange raison, avait été nommé Nova, s'étaient fait un nid avec une grosse boule de paillette et avaient étalé les décorations de noël sur le sol. La paix et le confort de la scène le faisaient se sentir comme à la maison, après tout, il restait ici durant les vacances comme d'habitude. L'ancienne équipe de Quidditch revenait dans le château vide (la boutique de Fred et Georges avait souffert d'un accident violent) et Ron, Hermione et Ginny avaient dit qu'ils resteraient, ainsi que les deux orphelins Doug et Akima.

Soulevant la manche de son pyjama, il fixa avec dégoût la marque, et puis, il se souvint des livres sur l'Ozinisme, ils ne pourraient peut-être pas l'aider pour ce problème particulier, mais il pourrait en découvrir un peu plus.

Il ne réalisa pas que les heures de la journée s'écoulaient, il ne fit pas attention aux demandes de son corps, seule la douce voix de Ginny atteignit ses oreilles, et il leva les yeux.

« Tu sais que tout ira bien, n'est ce pas ? »

« Désolé, quoi ? »

« La marque des Ténèbres. Personne ne panique à propos de ça, nous savons que ce n'est pas forcément une mauvaise chose. »

« Oh et bien, c'est bon, je suppose. »

S'asseyant à côté de lui, elle plaça ses bras autour de lui et s'installa confortablement contre son corps. « Nous savons que tu ne deviendras pas mauvais Harry. Tout le monde sait ça, spécialement moi. » L'embrassant doucement, elle soupira de contentement, alors qu'il mettait ses bras autour d'elle et la rapprochait.

« Tu sembles fatigué, fermes tes yeux et dors. » murmura-t-elle.

« Et bien, c'est pratiquement l'heure de dormir, tout le monde est parti il y a des heures. » Ginny bailla. « Nous devons être prudent, les autres… » Ses mots s'interrompirent alors que ses paupières tombaient et qu'elle s'endormait. Posant ses livres, Harry plaça sa tête sur la sienne, et laissa son esprit gambader, essayant de ne pas penser ou de s'inquiéter à propos du mal qui se rapprochait alors que le sommeil l'engouffrait lentement.

A peu près une heure plus tard, Ron et Hermione montèrent les escaliers, et s'arrêtèrent avec surprise en voyant le duo serrer confortablement.

« Je savais que quelque chose se passait. » murmura Ron avec triomphe. « Tu me dois cinq galleons. »

« Donc nous ne sommes pas supposés démembrer Harry ? » demanda Hermione. « Cela ne te dérange pas ? »

« Je suppose que non, je veux dire, cela allait arriver, je me demande ce que vont dire Fred et George. »

« Je suppose que nous le découvrirons demain. » dit Hermione, soupirant, alors qu'elle s'installait confortablement dans le sofa, et tenant sa main dans la sienne, regarda la lune se lever, alors que la lumière traversait la fenêtre révélant l'harmonie de Noël qui se tenait comme une promesse dans la pièce. Demain, ils pourraient poser toutes les questions qui leur traversaient l'esprit, mais pour l'instant, ils étaient en paix.

Mais à l'extérieur, voyageant dans l'air frais de la nuit, volant parmi les flocons, devenant noir à son toucher, la main du mal entrait, et pénétrait à l'intérieur du château lui-même, se nourrissant de la peur et de la douleur qu'il pouvait trouver. Cela n'allait pas être un Noël joyeux, il y mettrait le désespoir dont il avait besoin pour se nourrir et devenir fort, alors qu'à l'intérieur de son étreinte, ses ennemis faiblissaient, afin de pouvoir être finalement détruits.

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