[Fantômes]
Mail : polonius []
Remerciements : Sev, Neko, Nan
Disclaimer : Les personnages, les noms, les caractères et les lieux sont la propriété de J.K. Rowling, ceci par l'intermédiaire des Editions Bloomsbury © et de la compagnie Warner Bros ©. Seul l'intitulé de l'intrigue et les évènements relatés sont à moi…
Synopsis : Draco Malfoy est au service sur Seigneur des Ténèbres, considère Lucius comme son mentor, déteste les Muggle, mais aime un certain garçon. Intrigue emprunte de magie noire, de sexe, de haine, d'honneur, de fierté, d'orgueil, et de beaucoup de sang.
Genre : Espace Temps décalé (se déroule au XIX°), Dark (very), Slash, Yaoï (homophobes, passez votre chemin)
Pairing : Draco Malfoy / Harry Potter
Rating : R / NC-17 (en raison de la violence et du caractère sexuel explicite de nombreuses scènes)
Spoilers : Cinq Premiers tomes de Harry Potter
Avertissement : L'histoire se passe plusieurs années après la scolarité des élèves à Hogwarts, l'espace-temps est décalé. Les noms de lieu et de personnages sont en Anglais. L'histoire se déroule à Londres.
Note : Il y aura peu de chapitres, et ceux-ci seront courts... Les RAR viendront plus tard, dans un chapitre réservé aux Rewiewers, au début de la fic.
Un très très grand merci à Speedy-of-77, ma lectrice ß (béta), de m'encourager et de corriger mes chapitres. Allez lire Rien d'autre que ma Haine ainsi qu'A la faveur de l'Automne, ses magnifiques fics. RDQMH est la meilleure que j'aie jamais lu, elle est dans mes favoris.
Merci...
Chapitre Troisième
Le silence pesant laissait transparaître le mépris qui se dégageait de chacun des pores de son derme, et Draco ricana, se délectant de la vague affolée qui planait plus vite sur l'assemblée que son propre regard parcourait les visages tout émus. La voix du président tonna dans la salle.
Le murmure dans la salle s'éteint et tous les regards se posèrent sur la nuque de Draco Malfoy qui marchait le regard dédaigneux vers le box où chacun croyait qu'il siègerait tout le long de son procès.
De grandes vitres laissaient paraître au loin des nuages sombres sur le ciel d'un gris infiniment désespoir. La haine gravit en lui, il put la sentir remonter le long de son échine, éclatant en petites bulles déchargeant électricité magique et poisons violents dans ses veines, cette haine brûla ses prunelles, et les vitres éclatèrent.
Il fixa les yeux du président de la cour et du sang coula le long des lèvres du vieux, il se concentra encore plus fort, en riant, en s'esclaffant de leurs têtes apeurées, et les nez de l'assemblée se mirent à saigner à leur tour. Il fit un geste nonchalant de la main droite et les grandes portes se verrouillèrent en un cliquetis d'acier. Les rideaux prirent feu, et sa baguette voleta jusqu'à lui, faisant fondre les morceaux de fer forgé qui la retenaient à la tribune. Sa puissance croissait dans tout son corps vide, vide du brun, vide de sentiments.
Il avança la main gauche, et, invoquant une rune Elfique, il propulsa une décharge d'ondes qui tua les Aurors prêts à se jeter sur lui. Il rit à nouveau, s'amusant des visages terrorisés, se délectant de cette douleur palpable, se repaissant de cette peur qui formait un nuage, tout près, tout près de ses yeux tempête.
Il se retourna lentement, faisant apparaître avec sa baguette un porte cigarette en ivoire. Il y coinça une longue et fine cigarette entièrement blanche dont la braise bruissa alors qu'elle s'enflammait. Il humecta ses lèvres froides, et se plongea dans les yeux de la petite femme aux yeux ambre, au premier banc. Ses yeux lui rappelèrent le sexe de Harry.
Des rais de lumière pâle pénétraient dans le tribunal à travers les carreaux brisés. Draco sourit tristement. Le ciel gris aux odeurs de pluie le prit à la gorge, et il se sentit suffoquer, suffoquer de tristesse, d'un désespoir amer. La lumière lui sembla être Dieu qui serait descendu dans l'Enfer de cette terre, mais Dieu est mort, parce qu'il a tué Harry. Il marcha, ses bottes claquant sur le sol étrange, résonnant contre les murs barrés de bois, se perdant dans les murmures incertains de l'Assemblée.
Les portes verrouillées vibrèrent. Draco observa son reflet à demi déformé dans le grand miroir aux taches pourpres il passa ses doigts dans ses cheveux, et sortit. Le long et étroit corridor était vide. Il se hâta vers le boulevard, et courut, sa baguette fermement serrée dans sa main droite. Le visage de Harry le hantait, ces yeux émeraude étaient la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée, et il les avait éteint, éteint par sa magie, éteint par ses folies.
Il souleva la manche en lin de sa chemise et dévisagea sa marque, cette marque affreuse, il aurait voulu que le vieux aux yeux rouges ne la lui applique jamais. Mais bientôt, bientôt il serait vengé.
Il s'engouffra dans une ruelle sombre et malpropre, aux odeurs grasses de vieilles ordures. Il avait mal aux doigts. Les Aurors de toute l'Angleterre seraient bientôt à ses trousses, et il sentait la puissance de son père croître en lui, il sentait que son père savait, il sentit que Lucius était en colère. Draco jeta son mégot sur les pavés anthracites, de petites étincelles rougeoyantes jaillirent du filtre bagué d'argent qui s'éteint sur l'eau suintante du sol sale. Ses yeux étaient tristes. Le tonnerre gronda et une pluie acide se mit à tomber sur la ville toute grise. Il n'était pas très loin de la Tamise, le fleuve malsain de la capitale.
Comme un orchestre infini, jouaient à l'intérieur de son corps creux de haine des musiciens désespérés. Cette musique différente transperçait ses veines de lames acérées. Tout lui rappelait Harry, dans cette atmosphère de fin de monde, tantôt dans ces soupiraux sombres, tantôt dans ces chambres aphones, chacune des courbes de son corps, chacun de ses soupirs, ces yeux, ces lèvres. Il ne les possèderait plus jamais. Plus jamais.
°pardonne moi Harry, pardonne moi° firent ses pensées.
Il transplana vers Knockturn Alley, et, dans cette même ambiance obscure et insolente, il entra dans un immeuble ancien. Ses doigts effleurèrent la rampe métallique et le dirigèrent vers l'appartement du troisième étage. Il ouvrit la porte avec la clé qu'il portait en pendentif, et marcha directement vers le buffet noir. Il sortit une bouteille bleue, et avala une rasade d'alcool. Il ralluma une cigarette, la fumée âcre le fit toussoter, et il inspira profondément. Tout allait s'écrouler, toutes les vies de ces hommes.
Il rit, d'un rire sans joie, d'un rire amer. Sa main droite caressa son cou, et il alla prendre le revolver dans le sixième tiroir de sa bibliothèque. Il le passa entre sa ceinture en cuir et son pantalon. Il attrapa une longue gabardine noire et transplana à Paris. Notre-dame sonna quatre coups. Les quais des bords de Seine donnaient au fleuve pollué des airs de Styx. Il marcha, le vent lui fouettant le visage. Une silhouette noire s'approcha de lui. Elle lui tendit un colis empaqueté dans du papier de soie pourpre. Draco sourit en entendant le son des feuilles qui se déchiraient, elles lui rappelaient le paquet que Harry lui avait offert, alors qu'il allait l'aimer, juste là, sur la méridienne en cuir.
- Merci Viggo, fit sa voix éraillée.
L'homme hocha la tête, et disparut. Draco eut à peine le temps d'observer ses yeux d'un noir glacé. La pluie fit courir des larmes sur ses joues pâles, et une autre ombre s'approcha de lui. Il s'accroupit, et souleva l'un des pavés. Son corps pâlit encore, et fut aspiré par le gouffre sordide.
Le petit carré de ciel qui fonçait à vue d'œil l'impressionna. Une autre goutte de pluie s'abattit sur le coin de ses lèvres. Il s'essuya du revers de sa main, et marcha dans la longue galerie qui s'offrait à ses pieds. Le sol humide faisait de troublants 'flic floc' sous les talonnettes de ses bottes. Sa gabardine se couvrit de buée, et il s'avança encore vers la petite lueur frémissant tout au bout du couloir.
Ses lèvres frémirent alors qu'une image d'Harry en train de l'embrasser frappa les méandres de ses souvenirs. Ce ne fut pas la pluie qui humidifia ses yeux cette fois-ci.
Voilà, ça annonce encore un peu plus la suite des évènements.
Un review fait plaisir, pour dire ce que vous avez pensé...
Merci à ceux qui lisent, et à ceux qui lisent pas
Polonius
