Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à JKR ou à Bliss sauf la traduction

Voilà un p't chapitre qui a mis du temps à venir… mais le voilà… alors amusez vous bien…

------

Chapitre 22 : Les feux de l'âme.

------

De maigres doigts squelettiques tapotaient le tatouage sur le bois de peuplier du bâton serpent, alors que le Seigneur des Ténèbres regardait ce qui se déroulait devant lui. Il avait réalisé que Otium avait un autre plan, et qu'il faisait cela ce que lui voulait contre son gré, mais le plan avait été si délicieux, si fatale que les traits de Voldemort formèrent un sourire. Le démon avait avec raison assumé qu'il était le mal dominant du monde, mais hélas, il n'était pas la seule âme ténébreuse qui marchait sur la Terre. Exactement comme Harry Potter n'était pas le seul être pur et lumineux. S'il détruisait Potter, il ne modifierait pas la balance, il n'y aura rien de libre pour les démons.

Il autoriserait Otium à garder les Death-Eaters qu'il lui avait prêté, autoriserait le démon à déchirer ce vieux fou de Dumbledore en petits morceaux, et finalement, lui, Voldemort, serait capable de tuer Potter sans aucun obstacle sur sa route. Mais si le démon était annihilé, alors il devrait entrer en jeu pendant que l'opposition était affaiblie, pour ne pas leur donner le temps de récupérer leur force.

Dans les sombres ténèbres, les yeux rouges brillaient comme des bijoux, s'étrécissant alors que l'esprit détestable réfléchissait. Une chose le rendait perplexe. Après tous ces efforts l'année précédente pour détruire l'amitié qu'entretenaient les enfants Gryffindors, ils semblaient se rapprocher les uns des autres, l'amitié devenant une romance timide, ou un renforcement de leur fraternité, jusqu'à ce que le commencement d'une puissante force d'opposition apparaisse. La Marque des Ténèbres avait disparu et s'était ensuite renforcée sur le bras du garçon, mais elle n'était pas vue comme une menace, plutôt une simple curiosité.

Une idée le frappa, transmise par les mots de Otium envers le Garçon Qui a Survécu*. Il y avait une nouvelle magie dans le monde, et peut-être que parmi tous ces sortilèges élémentaux, peut-être qu'il y en avait un dont le garçon ne se relèverait pas. Il y en avait sans doute un qui sortirait la vie de son corps, lentement, ou rapidement. Il le trouverait, et si Otium échouait, il l'utiliserait.

------

Dans le château, la ruée et l'affairement du moment de la rentrée étaient revenus, alors que Noël passait en un coup de vent de joie festive et de soulagement. Les arbres s'élevaient splendidement alors que les cadeaux étaient échangés et déballés à la lumière du feu. Des baisers sous le gui avaient été entourés des ombres silencieuses de la nuit, loin des yeux inquisiteurs, et des estomacs gonflés des festins de Noël qui avaient lentement disparu. Le flux et le reflux des cours passaient en puissants battements, dictant à nouveau la vie des étudiants.

Le trio marchait dans un couloir. La première semaine avait été pour eux épuisante. La routine des leçons semblait encore plus dure qu'avant. Un mouvement de cape noire les fit s'arrêter par peur instinctive, et fixer Severus Snape.

« Je crois que le professeur Lupin vous cherche. » Lorsque ses mots rencontrèrent le silence, il observa le trio d'un œil critique.

« Je crois que votre réponse devrait être 'Merci' et de partir à la recherche du professeur. »

« Merci Professeur. » bégaya Hermione, détournant ses yeux des orbes sombres.

Ron et Harry imitèrent sa réponse, et le regardèrent s'éloigner dans le couloir, la foule se divisant sur son passage.

« Est-ce qu'il a été… pratiquement gentil envers nous ? »

« Non, Ron, pas gentil, poli, enfin presque. » répondit Harry, en essayant de maintenir sa pile de livres.

Hermione ramassa une plume qu'il avait fait tombé et la plaça entre ses lèvres, souriant en apercevant son regard furieux.

« Allez, nous ferions mieux d'aller trouver le Professeur Lupin afin de voir ce qu'il veut. »

Ils foncèrent vers son bureau et frappèrent poliment à la porte.

« Entrez. »

Le trio entra rapidement, posant leurs affaires sur les tables les plus proches alors qu'il soulevait un épais volume et en feuilletait les pages.

« J'ai trouvé un vieux mythe qui a quelque chose à voir avec les origines de l'épée de Gryffindor. Cela pourrait ne pas être vrai, mais on doit le prendre en compte. »

Il regarda leurs visages perplexes et commença à expliquer.

« Il y a une théorie rare concernant le commencement du monde. Certains disent qu'il est né du Chaos et que les Dieux Elementaux y ont apporté les créatures. Le soleil fut apparemment volé des cieux, et les ténèbres tombèrent sur tous ceux parcourant cette lande.

« La déesse du soleil, Seiko, forgea une épée des restes de cette lumière, et l'envoya sur terre, entre les mains des mortels, qui devint connue sous le nom de 'Duem Quietors' ou 'Le jour des Chercheurs'. Elle leur ordonna de trouver le voleur, et de le détruire, permettant à son sang de teinter l'épée et de rendre la vie au soleil.

A la fin de leur quête, ils découvrirent que Vannii, dieu de la mort, avait dérobé le soleil afin d'apporter sa chaleur dans son labeur éternel. Lorsqu'il fut face à face avec les courageux mortels, il leur arracha l'épée, et la jeta dans les feux des âmes. »

« Que sont-ils ? » demanda Hermione. Elle avait un vague souvenir, ayant lu quelque chose de similaire, mais ce terme ne lui était pas familier.

« Dans la mythologie, lorsqu'une personne meurt, son esprit retourne à l'âme de la terre, qui est le feu. » répondit Lupin, se renfrognant alors qu'il continuait à lire. « Cela devient de moins en moins clair, mais en gros, cela dit que l'épée naquit à nouveau, la lame teintée par le sang de toutes les personnes mortes depuis la création. Elle siffla avec la force combinée et le courage de ses âmes et transperça Vannii, le détruisant et récupérant le soleil, qui revint à sa place. Seiko reprit l'épée et la cacha dans une pierre, une de ces pierres qui, un millénaire plus tard, servit à forger l'école. Lorsque l'épée fut sortit de la roche, sa lame n'était plus teintée, et elle devint le symbole de la puissance et du courage de Godric Gryffindor. » Fermant le livre, il soupira et se frotta les yeux. « Tu dois être prudent avec ça, cette chose est entourée de mystère. Cela n'a peut être pas eut d'effet sur Godric, mais James l'a une fois touché, et elle semblait le faire se comporter étrangement. »

« Que veux-tu dire ? » demanda Harry, ses yeux s'étrécissant alors qu'il écoutait.

« Il devint enragé, assoiffé de sang, et très vengeur. Elle pourrait faire la même chose avec toi. Traites-la avec précaution, d'accord ? »

« Je le ferai. »

Alors qu'ils quittaient la pièce, ils remercièrent le professeur Lupin, et lui souhaitèrent bonne chance, avant de se diriger vers la salle commune. Une fois là, ils purent s'écrouler sur les canapés confortables, et soupirèrent de soulagement. Cela semblait affreusement silencieux. Fred, George et les autres étaient rentrés à Hogsmeade une fois que l'école avait recommencé, et avaient continué avec enthousiasme la construction de leur boutique de farces.

Akima et Karma étaient assises à l'un des bureaux. La fille de douze ans était devenue une bonne amie de la Wakimi humaine depuis que Douglas se tournait de plus en plus vers des garçons qu'il connaissait, et maintenant, elle restait avec la petite fille à chaque fois qu'elle le pouvait. Depuis sa transformation, Karma avait souvent exprimé son dégoût de ne pas être capable de s'asseoir durant les cours à côté de Harry, et de partager ses opinions avec tout le monde. Les vêtements qu'elle portait étaient encore trop grands, mais Harry leur avait jeté quelques sortilèges pour au moins réduire leur taille. Elle était maintenant confinée dans la salle commune, et passait la plupart de ses journées à, soit s'occuper de Zap, qui restait près de la cheminée, acceptant les gâteaux de Ron, soit à lire à la bibliothèque, un trait que Harry pensait être la faute d'Hermione.

Les deux filles regardèrent les autres enfants, qui apparaissaient s'être glissés dans un état comateux.

« Est-ce que vous allez bien ? » demanda Akima, regardant Hermione se retourner lentement afin de leur faire face.

« Oui, nous sommes simplement très, très fatigués. »

Harry leva une main vers son cou, et chercha la chaîne maintenant le 'Curras', et se renfrogna lorsqu'il ne sentit aucune froideur métallique.

« Qu'est-ce que tu fais ? » lui demanda Ron alors que le garçon retirait ses robes.

« Est ce que tu as vu le 'Curras' ? »

« Tu le triturais avant le déjeuner, je me souviens simplement de ça. » répondit Hermione.

« Peut-être que tu l'as retiré lorsque tu es revenu ? » suggéra Ron, regardant son ami qui montait pour aller vérifier.

Karma ferma abruptement le livre qu'elle lisait sur le bureau, fixant les murs opposés.

« Je déteste être humaine, je ne peux plus faire ce que je veux, et je ne peux plus être avec Harry. »

« Il y avait un moment où c'était tout ce que tu voulais. » dit Ron gentiment, regardant attentivement ses traits.

« J'ai changé d'avis. » dit-elle, fixant le garçon aux cheveux roux, alors que Harry revenait dans la pièce.

« Karma, je parlerai aux Professeurs. Il savent comme tu es, je suis sûr que cela ne les dérangera pas, enfin, la plupart d'entre eux. »

Son visage s'éclaira d'un seul coup, puis elle reprit l'épais volume, feuilletant les pages jusqu'à ce qu'elle arrive à l'endroit où elle était, murmurant un petit « Merci » à son ami.

Harry tourna sa tête à côté de lui, reconnaissant le livre que Dumbledore lui avait donné il y a un an sur 'l'Ozinisme', l'étude des cicatrices.

« Où était-ce Karma ? »

« Dans ta chambre, je cherchais quelque chose à lire, cela te dérange ? »

« Non, bien sûr que non, est-ce qu'il y a quelque chose d'intéressant à l'intérieur ? »

La jeune fille se renfrogna,

« Ta cicatrice a fait ça plus d'une fois. » fit remarquer Ron alors que sa petite sœur entrait dans la pièce et allait aux côtés de Harry.

« Qu'est ce qu'elle a fait ? »

« Ma cicatrice a, une fois de plus, saignée de ce truc argentée c'est le signe d'une progression magique. »

Ginny leva une main, et traça doucement l'éclair, souriant lorsqu'elle le fit. Levant son doigt, elle le mit dans la lumière, et en effet, de petites traces argentées brillèrent sous la faible lumière de janvier.

« Je pense qu'elle fera toujours ça. Je ne pense pas qu'un sorcier ou une sorcière puisse arrêter d'apprendre et de progresser. »

« Tu as probablement raison, Ginny. » Hermione sourit, tapotant ses genoux pour faire venir Crookshanks, qui relâcha promptement la fourrure couleur gingembre de la cape de Ron.

« C'est dégoûtant. » grommela le garçon, attrapant ses affaires mangées, alors que Harry et Ginny s'installaient à côté de lui.

Le silence régna pendant un petit moment, alors que tous regardaient le feu, et Harry pleurant la disparition de son 'Curras' alors que les autres pensaient au futur incertain.

« Nous attendons qu'il fasse le premier pas, n'est-ce pas ? » demanda Ron.

« Oui. »

« Juste pour vérifier. »

« Nous pouvons toujours l'attaquer je suppose. » suggéra Ginny, ses yeux marron distants.

« Cela nous donne un désavantage. Si il réagit le premier, nous savons à quoi nous attendre. » répondit Harry, retenant sa respiration, et la relâchant lentement.

« Est-ce que tu sais comment utiliser une épée Harry ? » demanda Hermione curieusement.

« Tu la bouges en quelques sortes d'un côté vers l'autre, n'est ce pas ? »

« Je savais que tu dirais ça. Je vais aller demander aux professeurs si l'un d'entre eux à de l'expérience, et s'il peut t'aider. Si tu n'es pas prudent, tu vas te couper tes propres jambes. »

Ron ricana légèrement à l'idée, puis s'adossa au siège, passant un bras sur les épaules de Hermione, et la rapprochant alors que sa sœur se détendait sur Harry.

Il n'y avait rien d'autre à faire en dehors d'attendre, et d'espérer qu'ils seraient prêts lorsque cela sera finalement le moment.

------

Hagrid s'assit près du feu dans le bureau de Dumbledore, il s'était toujours sentit mal à l'aise ici depuis que sa baguette avait été brisée en deux, et que son expulsion avait été annoncée à tous. Les anciens directeurs étaient assis et en train de lire, le regardant, ou s'endormant, alors que Fawkes se mit à voler pour s'installer à côté du gardien, et chanter joyeusement, les plumes chaudes s'ébouriffant sous la main d'Hagrid. Sa barbe était légèrement recouverte de glace qui fondait rapidement sous la chaleur.

Sirius et Arabella entrèrent dans la pièce ensembles et sourirent au demi géant. « Dumbledore sera là dans une minute. » lui dit Sirius alors que Arabella se baissait prudemment dans une chaise, les coupures sur son côté la faisant encore souffrir.

« Est ce que tu as été dans la forêt ? » demanda-t-elle curieusement, se penchant.

« J'y ai été, mais ce n'est plus pareil. Les animaux disent qu'il n'y a rien là-bas, aucun homme, aucun mal. Ce qui était dans la forêt a disparu. »

« Vraiment Hagrid. » demanda la voix de Dumbledore derrière eux, les faisant tous tourner la tête. « Ce n'est pas ce à quoi je m'attendais. Je crois que je préférerais savoir ce que les serviteurs de Voldemort font sur le pas de ma porte, plutôt que de ne pas savoir au moins où ils sont. »

Le Directeur s'assit dans sa chaise, ses doigts entortillés alors qu'il pensait. « Nous devrions dire à Harry que nous ne sommes plus au courant de l'endroit où se trouve l'apprenti. Hagrid, gardez vos yeux ouverts, si vous découvrez quelque chose de nouveau, avertissez-nous. »

« Bien sûr. »

« Arabella, Sirius, s'il vous plait, passez le message au reste de la faculté. Je parlerais à Harry un peu plus tard. Je crois qu'il devrait être présenté à l'épée de Gryffindor, cela fait un long moment qu'il a du utiliser une arme, mais je suis sûr que je peux l'aider si personne d'autre ne le peut. » Les yeux bleus étincelèrent avec une lueur d'espièglerie qui avait disparu durant un long moment, leur profondeur azur revivant la scène s'étant, il y a longtemps, déroulée, puis ils se retournèrent à nouveau vers le présent.

Ses collègues se dispersèrent à travers le château après être passés par la porte, murmurant sur le chemin d'avertir les professeurs si quelque chose d'étrange se produisait. Les fantômes saisirent les mots et passèrent les murs, discutant des rumeurs avec leur attitude habituelle de mort alors que la tension montait lentement. 

------

Ginny regardait dehors, dans la nuit, ses yeux posés sur la Forêt Interdite. L'endroit semblait sérieusement dérangé depuis qu'elle était arrivé, une partie était complètement tombée l'année dernière, et la cicatrice vivide de la faille que Harry avait crée coupait les bois en deux. Mais, il y avait encore les arbres qui dominaient le terrain, se dirigeant furieusement vers le ciel. Bloquant l'horizon de vue avec leur densité. La terreur ramena de terribles souvenirs, de combien ils avaient été prêts à perdre la guerre à jamais. Des doutes emplirent son âme. Et si le garçon ne réussissait pas seul, ou même avec tous l'entraînement que ses amis lui avaient offert ? Il avait eut tant d'aide de tout le monde, mais il y avait cette terreur comme quoi rien ne pouvait arrêter l'avancée du mal vers le monde sorcier.

Posant son regard sur la lune, elle fixa la lumière ascendante, se perdant dans l'ancienne lumière. Sentant les douces voix des créatures magiques dans la forêt appeler l'orbe dans le ciel, il y en avait tant qui vivaient. Le lien puissant semblait tous les embrasser alors que les caresses de la lumière se posaient sur le sol d'Hogwarts, les recouvrant. Fermant ses yeux, et respirant l'air frais, Ginny se sentit vraiment détendu.

Le claquement du tableau résonna à travers la salle commune, et le cri effrayé d'un petit Wakimi emplit la pièce. La petite créature en forme de chat, qui n'avait pas encore d'ailes complètes sauta de l'épaule de Tani et s'enfuit de l'autre côté de la pièce, montant sur les genoux de Karma et se mettant à trembler de peur.

« Très bien stupide créature, va vers elle, tu es inutile de toute façon ! » cria la fille blonde, sa silhouette tremblant de rage. « Qu'est-ce que vous regarder ? »

« Rien, quelque chose ne va pas ? » demanda Ginny, ses sens frissonnant. Quelque chose n'allait pas avec cette fille, de la façon dont elle se tenait, et de la façon dont elle parlait, cela n'allait pas avec la personne plaisante qui était arrivé un peu plus tôt cette année.

« Cela ne te regarde pas, espèce de curieuse ! »

Elle monta dans le dortoir, laissant Karma et Ginny bouche bée de choc. La petite Wakimi était en train de pleurer, et était affolé, son corps tremblait de peur. Karma la prit dans ses bras et l'étreignit, se tournant vers Ginny, commençant à parler. « Il y a vraiment quelque chose qui ne va pas. Quelque chose chez cette fille ne va pas. Cela ne va peut-être pas rester, mais nous devrions être prudents. » Tournant son attention vers la Wakimi, elle lui parla doucement, promettant d'en prendre soin et la serrant dans ses bras enfantins.

------

En dessous de la bibliothèque, dans la pièce emplie de lumière bleue, une petite musique douce emplissait l'air, une note pure qui secouait n'importe qui. Dans un endroit contre le mur, l'épée de Gryffindor trembla, la lame brillant même légèrement à l'intérieur des murs du sanctuaire, sentant le sang d'un démon, et assoiffé par une ancienne revanche.

Née du feu du soleil et de la flamme de l'âme dont une seule personne avait la puissance pour la manier, et dont une seule personne ne pouvait pas être affectée par le sortilège fatal contenu à l'intérieur du métal brûlant.

-----