Disclaimer : rien ne m'appartient tout est à JKR et à Bliss sauf la traduction

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Chapitre 24 : Suicide d'une âme.

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Alors que Hermione s'approchait de Hogwarts, elle accéléra son allure, poussant les garçons à la suivre. « Vous savez que si nous ne sommes pas de retour avant la nuit, nous aurons de gros problèmes. »

« Calme-toi Hermione, nous y arriverons. » la rassura Harry, haussant les épaules malgré le poids de l'épée sur son dos.

D'un coin de l'ombre, Ron vit une ombre fuyante dans le crépuscule. Il se tendit automatiquement, la panique emplissant son corps alors qu'il se rapprochait de ses amis. « Qu'est ce que c'est que ça ? »

« Quoi ? »

« Quelque chose se trouve par là, près des murs du château. »

Harry suivit le doigt de Ron, et serra sa baguette, quittant le petit chemin, passant les arbres, alors que son ami le suivait de près.

La voix de Hermione les suivit, très douce. « Où allez-vous ? »

« Ron a vu quelque chose. »

Ses bruits de pas les poursuivirent alors qu'elle les rattrapait, et pas à pas, ils approchèrent des murs du château, les yeux de la jeune fille examinant le sol sous leurs pieds, et le ciel mystérieux au dessus de leurs têtes.

« Là ! » Le doigt fin de la jeune fille montra deux formes indistinctes allongées à trente centimètres du bâtiment.

Clignant des yeux, Ron sentit la bile monter dans sa gorge, et son estomac se retourner. Un tremblement parcourut son corps alors qu'il murmurait. « Est-ce une personne ? »

« Oui. » répondit Hermione, sa voix précipitée et son visage pâle. « C'est… c'était Tani. »

La jeune fille gisait sur le sol blanc, ses cheveux blonds étalés autour de sa tête dans un halo glorieux qui saisissait la dernière lumière du crépuscule. Sa tête était penchée bizarrement d'un côté, une légère bosse montrant la cassure sur la colonne vertébrale au niveau de son cou. Du sang s'étalait sur ses lèvres, sorti de son corps sous l'impact alors que ses yeux fixaient les cieux, dépourvus de vie. Sa robe couvrant la plupart de son corps, comme un linceul, la couvrant dans la mort. Autour de son corps, couvrant le sol, se trouvait une flaque de fluide sombre, qui suçait et recouvrait tout, se dirigeant lentement vers les ombres du monde souterrain.

« Revenez ! » cria Harry aux deux autres, sentant l'épée trembler, sous l'envie de frapper. « Allez chercher de l'aide ! »

« Pourquoi ne viens tu pas ? » questionna Ron, ne voulant pas rester, mais ne voulant pas non plus laisser son ami à côté d'un corps de mort.

« L'épée agit de nouveau étrangement. » Il la sortit de son fourreau, ou elle combattit sa main, le sabre luisant et sifflant violemment. « Si je la rentre dans Hogwarts, je ne sais pas ce qu'il va se passer. Je vais rester ici, et je la garderais sous contrôle. S'il vous plaît, partez ! »

« Très bien, mais ne touches pas à ça ! » lui ordonna Hermione, montrant le liquide disparaissant. « Et ne le touches pas non plus tu ne sais pas ce qui pourrait arriver. »

Ron la suivit, laissant Harry s'adosser contre le mur du château, tenant fermement l'épée, et fixant le corps.

Etrangement, la jeune femme ne semblait plus humaine, comme si, avec son âme disparu, elle n'était maintenant rien d'autre qu'un objet inanimé. Ses yeux vacants étaient immobiles, d'un bleu monotone, et sa peau devenait graduellement plus pâle, alors que son sang cessait lentement de circuler et de réchauffer sa chair. Les dernières gouttes du fluide noir tombèrent dans les ténèbres, disparaissant à la vue de Harry. Bougeant par curiosité et compassion, il s'agenouilla prudemment sur le sol, et tendit lentement un doigt tremblant pour toucher sa peau. Son visage restait chaud selon ses sens, comme si elle ne faisait que dormir. Elle ne pouvait être tomber qu'il n'y a que quelques minutes avant leur arrivée.

Des bruits de pas rapides amenèrent Sirius aux côtés du garçon, Dumbledore le suivant à une allure plus réduite.

« Est-ce que tu as vu ce qu'il s'est passé ? » demanda son parrain. Ses yeux sombres cherchant le visage de Harry avec attention alors que l'homme gardait une distance respectable du corps.

« Non. Ron a vu un mouvement et a enquêté, nous n'avons vraiment pas vu sa chute, tout ce que nous avons vu, c'était une ombre bougeant dans le crépuscule. »

« Je pense que nous devrions déplacer le corps de Miss Knight dans le sanatorium. » dit Dumbledore calmement, ne montrant aucun signe de son état de choc. « Vous avez dit qu'il y avait une ombre autour d'elle ? »

Hermione acquiesça. « C'était comme de l'encre, en plus épais. »

« Elle a disparu il y a quelques minutes, mais l'épée y a réagit violemment. » ajouta Harry, regardant avec attention la nouvelle nuit, se sentant de moins en moins en sécurité alors que les dernières lueurs disparaissaient à l'Ouest.

« Cet occurrence est grave, et très étrange. » dit Dumbledore, se renfrognant sous le chagrin et par contemplation. « Je pense que pour ce soir, nous devrions essayer de nous reposer. Les conclusions nous viendront à la lumière du jour. »

Sirius souleva le corps de la jeune fille doucement, pratiquement respectueusement alors que Harry tenait son cou brisé, empêchant sa tête de tomber. Ils allèrent lentement vers l'aile de Madame Pomfrey, évitant tous les étudiants qu'ils pouvaient. A leur arrivée, l'infirmière soupira, malheureuse, sachant immédiatement qu'il n'y avait rien qu'elle puisse faire pour soigner le corps, et lui rendre son esprit. Avec attention, elle arrangea le corps de la jeune fille sur le lit, serrant ses bras et ses jambes, avant de fermer doucement les paupières de ses yeux vacants, et plaçant le drap au-dessus de sa tête.

« Retournez dans la salle commune, prenez un peu de chocolat et essayez de dormir un peu. » leur dit-elle, poussant les enfants vers la porte, avant de la fermer derrière eux.

Ils restèrent debout à l'extérieur, silencieux, et immobile, sentant le froid de la nuit emplir les couloirs, et tremblants.

« Qu'est-ce qu'il n'allait pas chez elle d'après vous ? » demanda Hermione à voix basse.

« Que veux-tu dire ? »

« Ron, il n'y a personne dans le château capable de meurtre, je suis prête à parier mon dernier knut que Tani a sauté de la fenêtre du dortoir. »

« Elle agissait de façon plutôt étrange, bien plus violemment que lorsqu'elle est arrivée. » dit Harry.

« Quelque chose la conduit à sauter de cette fenêtre, et j'ai l'intention de le découvrir. » continua furieusement Hermione.

« Oh non, tu ne le feras pas. » Ron saisit sa main fermement, et attrapa son menton. « Ce soir, amour, nous dormons. Demain, nous chercherons, et nous découvrirons ce qu'il s'est réellement passé. »

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Dehors, dans les ombres de la nuit, deux yeux vides et blancs fixaient le château, réfléchissant avec colère sur le prochain mouvement à faire. Pourquoi devaient-ils être si nobles, si honnêtes, et si loyaux ? Il l'avait pratiquement eut, elle avait pratiquement été sous son contrôle, mais, avec son dernier acte de défiance, elle s'était ôtée la vie, et l'avait laissé sans hôte. Maintenant, il n'y avait personne. Là, ils étaient forts, la mort de la jeune fille les avait laissé fragiles, et faciles à infester, les autres étaient bien plus forts qu'elle, et bien plus confiants. Il chercherait, et il trouverait une faille, une qui conviendrait avec la peur de son corps, et qui servirait son but.

Le soleil passa ses doux rayons dans le bureau du directeur, où les professeurs fatigués s'asseyaient autour de la cheminée, essayant de comprendre les évènements de la nuit précédente.

« C'était sans aucun doute un suicide. » les informa le professeur McGonagall. « La pièce n'était pas détruite, il n'y avait pas de sang, et il y avait ses traces de pas sur le rebord de la fenêtre. »

« Si c'est ça professeur, alors nous devons nous demander ce qui a poussé une jeune sorcière avec autant de potentiel à retirer sa propre vie. » Dumbledore soupira, passant et repassant dans son bureau.

« Elle se comportait de façon plutôt inhabituelle. » leur rappela Snape. « Obstinée, rude, et parfois violente. »

« Tu veux dire comme la plupart des adolescents ? » demanda Gus, fixant son verre de Whisky et remuant le fluide ambré.

« Mundigus, est-ce que tu as regardé autour de toi ? » siffla Snape. « Elle se comportait comme l'image que les adultes ont des adolescents, mais lorsqu'on la compare aux autres autours d'elle durant les dernières semaines, son comportement a été énormément différent. »

« Il a un point Gus. » remarqua Arabella. « Peu d'adolescents ici sont si intolérables. »

Dumbledore repensa à ce que les étudiants avaient décrit. « Je pense que l'apprenti démoniaque n'est peut-être pas parti comme nous l'avions pensé. »

« Vous pensez qu'elle a été infesté ? » s'enquit Lupin, pensant à la jeune fille blonde des dernières semaines. Son attitude avait distinctement subit un changement abrupt…

« Un fluide noir a été découvert autour de son corps mutilé. L'abandon du démon de l'hôte mort a été décrit comme 'l'ombre du mal quittant l'âme'. L'épée de Harry a également réagit violemment, et s'il y a une chose pour laquelle cette épée est connue, c'est pour sa soif de sang du monde souterrain. »

« Elle veut tuer des démons ? » demanda Sirius, ses sourcils se levant sous la surprise.

« Si tu te souviens de la prophétie que Lupin a découverte, le premier sang qu'elle a goûté était celui d'un Seigneur du Monde Souterrain. Cela a continué tout au cours de son existence, elle se souvient de ce sang, et elle en cherche toujours plus, » éclaircit le directeur, remarquant que plusieurs professeurs tremblèrent de dégoût à cette idée.

« Si le démon a quitté Tani, ne va-t-il pas chercher un nouvel hôte ? » demanda Arabella, regardant le sorcier acquiescer.

« Oui, il cherchera jusqu'à ce qu'il trouve quelqu'un, nous devrons mettre en place un sortilège de bannissement autour du château, chaque étudiant étant exposé à un grand risque. Cela prendra au démon plusieurs semaines avant de contrôler entièrement leurs esprits, mais une fois qu'il les a, ils sont à lui, et feront tout ce qui leur sera demandé. » Dumbledore regarda autour de lui. « Nous avons tous des cours à enseigner aujourd'hui, mais les étudiants seront mis au courant, et je chercherai un sortilège suffisamment puissant. »

« Est-ce que nous devrions le dire à Harry, Ron et Hermione au sujet de l'infection de Tani ? Ils méritent de le savoir, » fit remarquer Sirius.

« Ils doivent savoir, ainsi que Ginny, Seamus, et Dean, puisque leurs intentions sont d'aider le trio. Je vais les informer. »

Un par un, les professeurs disparurent, vaquant à leurs devoirs, alors que l'humeur dans Hogwarts devenait grise. Tout le monde était affecté par la mort de Tani. La peur, le silence, et l'obstination des étudiants, parlant à voix basse du tourment silencieux dans leurs esprits. Alors que janvier devenait février, la paranoïa augmentait, et tombait comme des vagues. Chaque semaine, quelqu'un allait voir l'infirmière, lui disant entendre des voix leur disant ce qu'il devait faire, se disputant avec elles, ils parlèrent aussi d'une ombre noire qu'ils voyaient au coin de leurs yeux, chassant parfois leur propre silhouette. Pour tous ces étudiants, une vile potion leur était donnée, et ils furent tous sous observation durant plusieurs jours. A la fin de cette durée, l'infirmière voyait toujours la même encre, tombant des couvertures des lits, fuyant l'hôte maintenant inapte.

Alors que février passait, ces évènements devenaient moins réguliers, alors que lentement, mais sûrement, le démon manquait de candidats aptes. Ceux qui avaient été infectés étaient souvent absorbés par leurs groupes d'amis. Chaque étudiant comprenait la situation, et des plaisanteries étaient souvent faites pour alléger la terrible peur.

Durant la troisième semaine du second mois de l'année, une fois que la Saint Valentin fut passée dans un vent de rose et rouge, les Gryffindors se retrouvèrent assis dans le cachot de Potions, regardant le professeur Snape avec attention, en train de former une potion 'curant tout'.

« Il est très important, Mr Longbottom, que vous ajoutiez ça lentement, ou bien nous souffrirons de vos erreurs. »

L'homme passa autour de la classe avant de murmurer « Commencez. »

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A l'instant où il s'apprêtait à s'asseoir à son bureau, la porte du cachot s'ouvrit, et le petit Wakimi entra en riant.

« Mr Potter ! » gronda Snape, évitant le félin volant. « Est-ce que c'est de votre responsabilité ? »

« Désolé Professeur Snape monsieur. » dit une petite voix féminine de la porte. La silhouette de Karma se tenait dans la lumière, son jean trop grand couvrant ses chaussures, et plusieurs pulls épais réchauffant son corps. Un chapeau avait été enfoncé sur sa tête ce matin, couvrant ses cheveux, qui durant ses derniers mois, portaient des mèches noires et blondes, reflétant sa couleur auparavant tigrée. « C'était un accident, monsieur, je le promets, est-ce que je peux récupérer Thane s'il vous plait ? »

« Mr Potter, je pense que l'enfant, et en conséquence le Wakimi sont sous votre responsabilité. J'apprécierai si vous les bridiez. »

« Désolé Monsieur. » Harry baissa sa tête, envoyant à Karma un petit clin d'œil sur le côté. La jeune fille attrapa rapidement le chaton Wakimi mâle, et fonça hors de la pièce, son doux rire résonnant dans la pièce humide.

Snape soupira de frustration, et s'assit sur sa chaise, prenant sa plume, avant de la laisser retomber. Prenant le parchemin, il alla aux côtés de Harry, et le plaça à côté du garçon. « Cela allait être un document important, maintenant, c'est du n'importe quoi. » Le petit Wakimi avait visiblement renversé le pot d'encre du Maître de Potions, et de petites traces de pattes couvrait maintenant le parchemin couleur crème. « Je vous suggère Mr Potter, d'aller voir Dumbledore, et de l'informer de cet incident. »

« Oui monsieur. »

« Et Potter, si jamais cette chose revient ici, je lui arracherai la peau, et je me servirai de son foie dans une de mes potions. »

« Oui monsieur. »

Harry fit un discret sourire à Ron et à Hermione, qui lui répondirent de la même façon, et lui firent un rapide au revoir, avant de continuer leurs potions. Il se dirigea lentement et silencieusement vers le bureau du Directeur avec facilité. Alors qu'il tournait le dernier angle, il rentra dans nez à nez dans la poitrine de Hagrid. Le géant avait le souffle coupé, Fang se tenait derrière lui, haletant.

Harry regarda le géant de la tête aux pieds, remarquant les tâches de sang sur son visage et sur son énorme manteau de fourrure. « Hagrid, est ce que vous allez bien ? »

« Je vais bien Harry, mais il y a du remue-ménage dans la forêt. Tous les animaux sont morts. »

« Tous ? »

« Tous. Je dois parler à Dumbledore. »

Harry suivit le gardien dans les escaliers, et dans le bureau, s'installant dans la chaise s'opposant au bureau du directeur. Le vieux sorcier regarda l'apparence des deux personnes et dit simplement. « Ne laisses pas le Wakimi énerver Snape, Harry, tu sais que ce n'est pas un professeur très tolérant. »

« Je ne le ferai plus Professeur, c'était un accident. »

« Je sais, mon garçon, je suppose que tu sais ce que Hagrid a à dire. »

« Oui. »

« Alors parlez Hagrid. »

« Ce qu'il y a là-bas est quelque chose d'énorme. »

« Est ce que cette chose a vraiment tout tué? »

« Les licornes, les centaures, et je pense que la famille de Aragog vont bien, mais j'ai trouvé ça. » Il jeta plusieurs pièces déformées sur le bureau, que Harry prit avec prudence.

« L'Anglia ? Cette chose s'est même attaquée à la voiture ? » demanda Harry, surpris et légèrement peiné.

« Ce n'est pas un animal normal, Harry. »

« Cela pourrait être l'Apprenti, n'est-ce pas ? »

« Je ne pense pas Harry, mais le portail pourrait laisser passer d'autres démons, c'est difficile à dire. » répondit Dumbledore en se levant. « Restez hors de la forêt Hagrid, nous enquêterons lorsque nous serons plus nombreux. »

« J'aiderai. »

« Non, tu n'aideras pas. » dirent Dumbledore et Hagrid à l'unisson, faisant face au jeune homme.

« Harry, ce n'est pas parce que tu as l'épée que tu ne peux pas mourir. »

« Hagrid a raison, je sais que cela te rend malade à chaque fois que nous disons ça, mais… »

« C'est trop dangereux. » finit le garçon, soupirant de frustration. « Très bien, je ferai mieux de reprendre mes cours. »

Alors que la porte se claquait derrière lui, Dumbledore et Hagrid échangèrent un regard. « Je garderai ce soir un œil sur lui, juste au cas où. » l'assura Hagrid, voyant le directeur soupirer.

« Merci. Il pourrait abandonner, mais s'il est comme James, il sortira en douce et ira dans la forêt. »

« Il ne le fera pas, je le promets. »

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Cette nuit, la forêt était emplie des bruits les plus terrifiants, comme des grognements et des bruits de chairs déchirées.

Le rugissement occasionnel, et les cris de douleur firent trembler Ron alors qu'il était assis dans la salle commune cachée, essayant de faire de son devoir de Divination. « Que se passe-t-il ? »

« Quelque chose de grand se trouve dans la forêt, et cette chose élimine tout. » dit platement Harry, passant un tissu huilé sur le sabre argenté. L'arme n'avait pas luie, ni sifflée durant la dernière semaine, ne sentant plus la présence d'un être infernal, et reposait maintenant en paix.

« Si tu penses à te glisser dehors ce soir, je ne te pardonnerais jamais. » dit Ginny, voyant les yeux de son petit ami briller.

« Mais cela pourrait être dangereux, cela pourrait être une autre chose que Voldemort a envoyé. » répondit-il.

« Cela pourrait être une sélection naturelle. » fit remarquer Hermione. « Harry, laisses tomber, s'il te plait. Ou nous dirons à Sirius ce que tu comptes faire, et il t'arrêtera à notre place. »

« Très bien. » Harry laissa tomber l'épée et partit, descendant les escaliers. « Je vais à la cuisine. » hurla-t-il d'en bas, avant de partir.

« Y a t il quelque chose qui ne va pas avec lui ? » demanda Dean, fixant l'épée sur le sol.

« Je ne sais pas. Je pense qu'il est simplement frustré. » Ron soupira. « Ne la touches pas Seamus. »

« J'allais simplement la ramasser. »

« Laisses-la. » ordonna Hermione, protégeant ses oreilles du bruit terrible, et fermant son esprit face aux possibilités bizarroïdes du comportement de Harry.

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« Pourquoi est-ce que tout le monde me traite tout d'un coup comme un enfant ? » demanda Harry, un toast dans sa main, grognant misérablement. « Ce n'est pas comme si je ne grandissais pas. »

« Tu n'as toujours pas de barbe. » fit remarquer Karma, émergeant des ténèbres, où elle était en train de nourrir Thane avec une bouteille de lait.

« Et alors ? Il n'y a personne d'autre qui en a. »

« Quelques Slytherins en ont. »

« Ce sont des Néanderthaliens, Karma. » Harry caressa son menton inconsciemment, et se renfrogna. « Je suppose que tu ne sais pas ce qu'il se passe dans la forêt, n'est-ce pas ? »

« Non, la mort est la seule chose que je peux sentir, c'est horrible. »

Elle descendit de la table et s'assit à côté de lui, laissant le Wakimi s'installer sur ses genoux. « Tu sais, la seule chose qu'ils veulent, c'est que tu ne meurs pas avant que Voldemort arrive ici, n'est-ce pas ? »

« Cela n'aide pas. »

« Je sais, mais concentres-toi, et apprends-en plus pour que cela t'aide à gagner contre le Seigneur des Ténèbres, sinon, nous sommes fichus. »

« Mais tout ce que je peux faire pour me préparer est trop dangereux, trop risqué, ou consomme trop d'énergie. »

« Comme quoi ? »

« Comme joindre ma baguette à celles de Maman et Papa. » Harry s'interrompit, réfléchissant, et un petit sourire se forma sur son visage. « Cela pourrait marcher ! »

« A plus tard. » Karma regarda la silhouette s'éloigner, et sourit avant de saisir Thane, et de se diriger vers les Elfes de Maison, qui s'était regroupé sous la peur. Elle leur murmura quelque chose, dans une atmosphère chaleureuse, alors que la tuerie continuait à l'extérieur.

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Harry fonça vers la grande Salle, et s'arrêta lorsqu'il rencontra les professeurs rassemblés, habillés dans leurs robes pour l'extérieur, et armés de leurs baguettes, et de sortilèges. « Harry, tu ne viens pas avec nous. » dit Lupin, fixant le garçon.

« Si vous ne voulez pas que je vienne avec vous, alors, pendant que vous serez parti, je fusionnerai les baguettes de mes parents avec la mienne. »

« Tu ne peux pas faire ça, cela pourrait te tuer ! » s'exclama Arabella alors que Snuffles grognait.

« Alors, laissez-moi venir avec vous. »

« Non Harry. » dit Dumbledore. « C'est trop dangereux. »

« Alors, comment préférez-vous me voir mourir, sous la supervision d'un adulte ou non ? »

« Harry. » cria le Professeur McGonagall, surprise par son tempérament. « Tu feras ce qu'on te dit. »

« Non, je ne le ferai pas. »

 « Harry, si tu ne fais pas ce que nous te disons, alors nous n'aurons d'autre choix que de t'ensorceler. » dit le Directeur, ses yeux bleus rencontrant les verts.

« Je serai dans la pièce sous la bibliothèque si vous me cherchez. »

« Petrificus Totalus ! » cria Lupin, agitant sa baguette vers Harry, qui ne fit qu'un mouvement de main, dispersant le sortilège avec facilité, tout en continuant son chemin.

« Qu'est-ce qui ne va pas avec lui ? » demanda Arabella alors que Snape suivant sa silhouette disparaissante.

« Je le surveillerai. Vous, allez dans la forêt, et soyez prudent. » dit le Maître de Potions, souriant très légèrement, ce qui fit paraître son visage comme épuisé par l'effort.

« Ne le laisses pas faire quelque chose Severus ! »

« Ne t'inquiètes pas Remus, je vais m'assurer qu'il reste en sécurité. »

Avec un soupire, les professeurs sortirent dans la nuit. Déchirés entre la sécurité de leur sauveur et la menace de ce qui se trouvait dans les profondeurs de la forêt. Lorsqu'ils reviendraient, leur futur pourrait très bien être perdu, mais s'ils n'y allaient pas, leur futur n'existerait pas. Malgré le fait que chaque âme détestait ça, Harry n'était plus un enfant, et il était déterminé à gagner, d'une façon ou d'une autre. Maintenant, ils devaient tous faire confiance à Severus Snape pour rembourser ses dettes, et sauver Harry de lui-même.