Disclaimer : Rien ne m'appartient, tout est à JKR ou à Bliss, sauf la traduction
Bon ça fait un moment que j'avais pas updater ça… mais le voilà… j'espère que vous serez heureux… ( j'ai été motivé par les quelques reviews que j'ai reçu ses derniers jours… cadeaux pour ceux qui continue à le lire ^_^)
Bon sinon… pour ceux qui le savent pas … j'ai publié une autre histoire de polaris… avant hier… alias La forêt du Mystère… alors allez lire …
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Chapitre 26 : Les forces se rassemblent
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L'apprenti grogna de misère en rentrant dans son hôte satisfaisant. A chaque pas, il y avait quelque chose qui l'attaquait, quelque chose qui se tenait sur sa route. L'éclatement avait été inattendu, donnant au démon des effets secondaires, mais maintenant, le garçon savait ce qu'il se produisait, et les choses étaient devenues bien plus difficiles.
Le démon renifla, frustré, et en colère. Tout avait commencé avec cette fille stupide, il aurait pu gagner maintenant si elle n'avait pas sauté par la fenêtre. Il aurait eut un paradis pour lui-même et son clan mais là, il n'avait rien. Poussant un rugissement de fureur, il se retira, il continuerait d'essayer, il continuerait à détruire l'esprit de Harry Potter comme l'acide dissolvait la chair, mais pour l'instant, il avait besoin de se reposer.
Souriant, l'apprenti revint selon sa volonté vers son sombre domaine dans le sanctuaire de paix et de la nuit éternelle qu'il pouvait créer avec ses petites victoires. L'éclatement était incurable, Potter ne serait plus jamais à nouveau complet. Il serait séparé en quatre côtés, pour le reste de sa vie. Un quart de soi-même signifiait qu'il aurait un quart de sa force habituelle, et qu'il serait donc bien plus facile de le détruire lorsque le moment arrivera.
Bientôt, très bientôt, le monde appartiendra aux démons.
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Harry s'écroula dans une chaise de la salle commune secrète, se sentant épuisé et vidé. Il plaça la baguette sur la table à côté de lui, et l'épée sur le sol, s'adossant et fermant les yeux.
Hermione arrêta ce qu'elle était en train de faire en levant ses yeux et le regarda. A sa droite, l'épée brillait d'une douce couleur verte, cette même lumière sortant du fourreau. A sa gauche, sur la table, le fin bâton de bois était fait d'acajou, avec de petites nervures argentées courant sur le grain, qui dansait avec la lumière.
Le garçon lui-même, était pâle et livide, des cernes se trouvaient sous ses yeux, qui étaient fermés au reste du monde. Ses lèvres, normalement de la couleur de la chair étaient cireuses, et pâles. Même maintenant, assis dans une chaise, sa silhouette semblait tendue et tourmentée. C'était comme si l'année précédente était revenue, et qu'il était sans arrêt inquiet à cause du tatouage, maintenant caché, du Seigneur des Ténèbres.
« Harry ? » murmura-t-elle, s'approchant de lui, alors que Ron posait sa plume. « Harry, est-ce que tu vas bien ? »
Le garçon ouvrit un œil, et observa ses deux amis. Ils lui avaient fait jurer de ne pas garder de secrets, mais cette histoire à propos d'éclatement le ferait paraître fou.
« Nous savons que l'apprenti essaye de te posséder. » dit Ron.
« Quoi ? Comment savez-vous ça ? »
« L'autre nuit, dans le bureau du directeur, tu n'avais pas de reflet, mais si on y regardait de plus prêt, dans le miroir, on pouvait voir l'apprenti assis à ta place, nous souriant. » expliqua son ami aux cheveux roux.
« Pourquoi ne vas-tu pas voir Madame Pomfrey pour prendre un peu de cette potion ? » suggéra Hermione, inquiète en voyant son ami supportant une telle douleur.
« J'ai essayé mais la potion me rend malade, donc elle a dit que je devais y être allergique, mais apparemment, je combats assez bien le démon par moi-même de toutes façons. »
« Tu réalises que les professeurs savent probablement tout maintenant, n'est-ce pas ? » lui demanda Ron, essayant de ne pas sourire.
« Pourquoi pensez-vous que Lupin m'a suivit dans le couloir ce matin ? » Harry lui rendit un petit sourire, il était irritant que tout le monde dans cette école sache qu'il était la prochaine victime, mais cela serait encore pire si tous savaient que, d'une autre façon, il était différent du reste d'entre eux.
La forêt était absolument interdite à tous, les professeurs, les étudiants, et les animaux sans distinctions. Les professeurs n'avaient pas été capables de trouver celui qui avait perpétré le massacre de toutes ses créatures, et avaient donc déclaré le domaine comme trop dangereux pour s'y aventurer. Le dégoût emplissait l'école à l'idée que quelque chose puisse tuer tant d'animaux sans aucune raison, et Harry savait qu'il deviendrait instantanément un paria si tout le monde savait que c'était lui, ou plutôt une partie de lui qui avait fait tout ça.
« Essaye de ne pas penser au démon qui essaye de t'atteindre, Harry, repose-toi tout simplement. Tu as le reste de la journée de libre, va prendre un peu de nourriture à la cuisine, grignote et fais un peu de devoirs, » dit Ron, en se levant. « Allez, je vais t'aider à collecter de la nourriture. »
« Très bien, laissez-moi seule alors ! »
« Ne t'inquiètes pas Hermione. » Ron embrassa le bout de son nez. « Ginny et Karma vont maintenant revenir de la bibliothèque d'un moment à l'autre et tu pourras toujours jouer avec Thane ou Crookshanks. »
La jeune fille regarda vers les deux créatures félines. Le petit Wakimi sautait et atterrissait sur ses pattes avec excitation murmurant des incohérences. « Je pense que la seule personne qui puisse contrôler Thane est Karma. Je reviens dans quelques minutes. »
Harry saisit son épée, et sa baguette, frottant ses yeux durement avant de suivre Ron par le passage.
« Est-ce qu'il y a une raison particulière au fait que tu n'es pas de reflet ? » demanda Ron.
« Est-ce que nous devons vraiment parler de ça, cela me fait paraître fou. »
« Oui, Harry, nous devons en parler. Tu ne peux pas garder de secrets de nous si nous devons nous battre ensemble. »
Harry prit une grande inspiration, et baissa sa voix. « Lorsque j'ai combiné les baguettes, j'ai vu une image de moi, d'abord, j'ai pensé que c'était mon reflet dans le miroir, mais ensuite, il est sorti du cadre. Apparemment le démon a provoqué mon éclatement. »
« Cela semble douloureux. Pourquoi personne d'autres n'a eut la même chose ? »
« Cela a quelque chose à voir avec ma connexion avec Voldemort. J'ai été brisé en quatre morceaux. Le bien, le mauvais, le reflet, et le réel. »
« Je suppose donc que tu es le réel. » conclut Ron, essayant de suivre le fil de sa pensée.
« Oui, mon reflet que j'ai vu était gris, donc il m'était facile de le dire. Le bon et le mauvais sont des forces. Le bon est contenu dans l'épée. »
« Et le mauvais ? » demanda Ron, se rapprochant lorsque Harry se mit à murmurer à quelque chose. « Quoi ? »
« Il est dans la forêt. »
Ron regarda son ami, la compréhension se montrant sur son visage. « Tu veux dire que c'est toi qui les a tué ? »
« Non, pas moi, une partie de moi, une partie sur laquelle je n'ai aucun contrôle ! »
« Harry, c'est horrible ! »
« Je sais que c'est horrible Ron, mais je ne sais pas ce qu'il se passe. »
« Nous ferions mieux de le dire à Hermione pour qu'elle fasse des recherches. » dit Ron alors qu'ils entraient dans la cuisine, regardant autour d'eux, à la recherche d'assiettes de nourriture.
« Donne-moi un coup de main, veux-tu ? »
Entre eux, ils prirent un grand plateau de nourriture, le complétant de tasses de thé, et l'emportant à la salle commune. Lorsqu'ils l'atteignirent, les trois jeunes filles s'étaient déjà confortablement installées, et discutaient joyeusement.
« Hermione, est ce que tu sais quelque chose sur l'éclatement ? »
Karma répondit rapidement « L'éclatement est un effet secondaire rare suite à l'infestation par un démon. Un psychique humain se brisera en plusieurs parties, certaines se montrant comme des forces, d'autres s'incarnant, le niveau de stress est dicté par le nombre de partie. »
« Comment sais-tu ça ? » demanda Hermione.
« Je l'ai lu ici. » La jeune fille leva le livre qu'elle tenait, souriant timidement.
« Pourquoi voulais-tu le savoir ? » demanda Ginny à son frère.
« Harry l'a. »
Harry leur expliqua lentement, regardant la perplexité et l'horreur se dessinant sur leur visage face à cette situation.
« Je n'ai jamais su que tu étais capable de ce genre de choses. » murmura Ginny, voyant le jeune homme sous une nouvelle lumière.
« La question que l'on doit se poser, c'est comment te rassembler. » commença Hermione. « C'est probablement ça qui te rend si faible et fatigué. »
« Mais je n'ai aucun espoir comme ça, je ne pourrais pas me battre plus de cinq minutes sans m'écrouler de fatigue ! » s'exclama Harry, mettant sa tête entre ses mains.
« Ecoutes. » commença Ginny, irritée face à cette attitude défaitiste. « Tu t'es entraîné avec cette épée pendant un bon mois maintenant, et je t'ai vu le faire, tu es excellent. Tu dis que ton bon côté est cette épée, n'as-tu pas remarqué qu'elle te répond mieux maintenant, la façon dont elle passe à l'émeraude, et non bleu ? Si tu la tiens, elle est plus légère qu'auparavant. C'est simplement un des bons côtés vers lequel regarder. » Elle s'interrompit, pensant aux différents avantages qu'elle pouvait mettre en avant. « Si tu trouves ta partie pensive, et que tu mets des robes autre que noir, les gens seront convaincus que c'est toi, cela pourrait t'être utile. »
« Mais c'est comme d'avoir quatre cibles à la place d'une. Je parie que si mon mauvais côté est annihilé, ou que l'épée est brisée je mourrais aussitôt, Voldemort a plus de façons de me tuer. » Harry renifla, détestant de plus en plus la position dans laquelle il était.
« Très bien, penses-y de cette façon. » gronda Hermione. « Chacun de tes amis est une partie de toi, durant le temps où nous avons été ensemble, nous avons pris une plus grande part dans la vie des autres, nous nous inquiétons. Si l'un de nous était tué, cela serait comme si une partie de nous mourrait avec lui. Cela transforme ainsi tous tes amis en cible de Tu-Sais-Qui, Harry. » Elle s'interrompit, abaissant sa voix. « Si tu penses de façon négative, tu vas perdre. Nous devons travailler sur un moyen de détruire l'apprenti. Il est un obstacle sur le chemin vers Voldemort. Une fois que nous aurons fait ça, nous y serons pratiquement. »
Harry regarda ses yeux marron, souriant de son intelligence et de sa détermination. « Tes priorités ont vraiment changé Hermione. Tu n'as pas mentionné les cours une seule fois. »
« C'est parce que tu vas faire tes devoirs maintenant, et je vais m'assurer que tu ailles en cours. » Elle lui tendit une plume, et lui indiqua la pile de parchemin, un sourire sur son visage, ignorant les grognements de Harry. Les amis s'installèrent près de la chaleur, sachant que même si le pire venait, il mourrait en combattant.
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Les jours devenaient de plus en plus chaud alors que les semaines passaient. Les vents grondant de mars furent remplacés par les petites pluies d'avril, et même dans le sol déchiré de Hogwarts, des fleurs de printemps ouvrirent leurs timides pétales, et brillèrent comme des bijoux. Aucun bruit ne se faisait entendre de la forêt, et les animaux, qui avaient tous fuis, avaient lentement commencé à revenir, conscients de l'étrange présence, mais l'acceptant comme quelque chose qu'ils connaissaient.
Les examens approchaient avec une certitude terrifiante, mais chaque étudiant de sixième année gardait miraculeusement leur calme. « Ce n'est ni les OWLs ni les NEWTs, donc nous n'avons pas à nous inquiéter. » disait Seamus à ses amis chaque jour, alors qu'ils s'asseyaient dans la salle commune, s'entraînant, écrivant, ou rattrapant un repos bien mérité. Hagrid leur avait donné une pile de branches pas très longues qui avaient besoin d'être coupées pour s'en servir dans la cheminée, et de façon journalière. Ron et Hermione les jetaient alors que Harry maniait le sabre avec une précision mortelle, et le bois était alors découpé en petits morceaux.
« Imaginez, dans peu de temps, cela pourrait être le cou de l'apprenti ! » dit Dean triomphalement, faisant grimacer Harry.
« Je ne préfère pas y penser avant d'y être, merci. » répondit le garçon.
« As-tu un problème avec ça ? » demanda Akima, sa tête penchée sur un côté.
Harry posa ses yeux sur la jeune fille. Elle avait été occupée par le travail ces dernières semaines, et en fait, il ne l'avait pas beaucoup vu. Il préférait de toutes façons qu'elle reste en dehors du combat, la pensée qu'elle soit blessée le faisait se sentir physiquement mal. Il ne pensait pas qu'il la verrait un jour comme autre chose qu'une enfant. « Oui, Kim, je ne suis simplement pas un meurtrier. »
Le bruit de son épée renforça son point de vue, et la jeune fille acquiesça, décidant de ne pas discuter.
« Hey, Harry, ne t'inquiète pas pour ça, si tu tues le méchant, ce n'est pas un meurtre, c'est de la justice. » fit remarquer Seamus.
« C'est tuer quelque chose de vivant, et en conséquence, c'est un meurtre. Si je coupe la tête de Thane tout de suite, cela serait un meurtre, n'est ce pas ? »
« Oui, mais si tu tues l'araignée de notre dortoir, tu auras ma gratitude éternellement. » dit Ron, alors que Thane tremblait nerveusement.
« Allons, elle est minuscule. »
« Elle est plus petite qu'une pièce. »
« Elle fait plutôt une tête d'aiguille. » Harry éclata de rire, posant l'épée sur le canapé, et prenant sa baguette. « Apparate. » Il fit un mouvement de baguette vers les escaliers, alors qu'ils entendaient le petit pop de l'arachnide en train de disparaître.
« Je pensais que l'on ne pouvait pas faire ça ici. » demanda Ron, regardant Hermione pour obtenir une confirmation.
« Tu ne peux pas apparaître en dehors ou à l'intérieur de Hogwarts, je l'ai simplement mise à l'extérieur de la pièce. » expliqua Harry.
Alors qu'il s'asseyait, Thane sauta sur son bras, le faisant crier de douleur. « Ouch, arrêtes ça ! »
« La marque des ténèbres ? » demanda Ginny, levant la manche de sa robe pour révéler la manche noircie.
« Oui, elle a commencé à faire mal seulement ce matin. »
« Voldemort doit être en action. » en conclut Hermione, touchant doucement les bords et entendant Harry grogner.
« Dis-nous simplement lorsque tu agiras de façon psychotique, d'accord ? »
« Bien sûr, Ron, je te le dirai avant de te poignarder, » répondit Harry, essayant de ne pas être sarcastique.
« L'anneau se comporte également étrangement. » fit remarquer le garçon aux cheveux roux, essayant de ne pas paraître secoué par la remarque de Harry. « L'argent est devenu bleu. »
Il tendit la main, pour que les autres puissent voir clairement que l'ancien argent était maintenant différent, et le métal teinté d'une douce couleur saphir.
« Nous n'avons jamais réussi à déchiffrer l'inscription. Peut-être qu'il réagit à proximité de Voldemort après tout c'était l'objet qui a protégé Harry du sortilège de la mort, » fit remarquer Hermione.
« Dans ce cas, il est dehors et il vient par ici. » Harry leva automatiquement les yeux vers la fenêtre, voyant la lune se lever dans le ciel de nuit.
« Alors, nous devons être prêts. » Ron soupira. « Allez, nous avons du travail à faire ! »
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Voldemort tenait le morceau de papier dans ses mains, comme si c'était un papillon rare et cher qui serait susceptible de s'envoler à n'importe quel moment. Dans ses mains, il tenait une clé, le sortilège final qui détruirait Potter une fois pour toute. Cela sera lent, et douloureux. Le garçon sera à peine capable de se concentrer, de penser ou de respirer. Cela lui prendra au moins une année pour mourir, mais une fois qu'il était jeté, il n'aura plus aucun moyen d'y échapper.
Un rire s'échappa de la gorge du seigneur des ténèbres. Si Otium ne détruisait pas Potter, alors, il pourrait arriver à la fin de la bataille. Lorsque Potter sera trop faible pour répliquer, il jettera le sortilège. Une fois que cela sera fait, il pourra se retirer, et regarder à distance le garçon disparaître lentement. C'était délicieux. Il pouvait déjà voir le visage de Dumbledore alors qu'il réalisait ce qui était arrivé, c'était horrible, mais superbe.
Même maintenant, dans la forêt, il savait que l'apprenti se préparait à combattre. Le temps pour agir était à portée de main. Il pouvait pratiquement goûter à la victoire, pouvait la sentir dans l'air comme du sang. Bientôt, il régnerait, et rien ne se tiendra en travers de sa route.
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A la lisière de la forêt, très loin du château de Hogwarts, les Death-Eaters se rassemblaient comme des chauves-souris au coucher du soleil. Les ténèbres étaient épaisses autour d'eux, alors que de minuscules feux étaient allumés pour les réchauffer, et qu'ils attendaient l'arrivée de l'apprenti. Chacun ressentait l'exaltation d'un combat, les enfants étaient devenus un défi, et chaque victoire sur eux était un triomphe. Bientôt, il serait facile pour eux de combattre et gagner. Bientôt, ils seraient aux côtés de leur maître, dirigeant le monde comme ils contrôlaient la magie noire.
Au-dessus d'eux, la lune argentée était teintée de rouge, mordante, et en colère, alors qu'elle se montrait au monde. La lumière teintant le sol faiblement d'une couleur de sang.
