Le chant de Ran
Quatrième rêve: La danse des dragons
Disclaimers : pas à moi. Enfin, si la plume et quelques personnages !
Une jeune homme, le dos voûté sur son cheval, se laissait emporter entre les racines géantes de la forêt millénaire. Après une journée de cavalcade, ils somnolaient tout deux à moitié. Il ouvrit tout à coup ses grands yeux gris tristes, mais ne vit que la forêt à perte de vue, avec par endroit la lune qui traversait l'épais feuillage. Il approchait enfin du point de rendez-vous avec son avant-garde.
Il tapa l'encolure du cheval et glissa gracieusement du dos de l'animal. Il le laissa manger et détendit ses membres endoloris. Il ne semblait pas très grand, sans doute un mètre soixante-quinze, mais dans la forêt millénaire tout semblait plus petit. Il huma un instant l'air que lui apportait la brise et pensa qu'il allait devoir couper ses cheveux, ceux-ci pouvant à présent être attachés.
Il se gratta le menton à travers sa barbe naissante, aussi noire que ses cheveux, qu'il avait mis une quinzaine de jours à faire pousser. Il leva finalement la tête et écoutant les bruits de la nuit appela:
« Tia, T'lion! »
Deux silhouettes sautèrent alors de branche en branche, jouant avec les ombres, se déplaçant à une vitesse telle qu'il avait du mal à les suivre. Mais il savait où ils allaient apparaître, face à lui, comme toujours.
« T'lion au rapport, » répondit l'homme chat qui sauta d'un buisson et atterrit un genou à terre et une main sur la poitrine, face à son maître.
« Tia au rapport, » répondit la femme chat qui sauta d'un arbre et prit la même posture. « Kaoru-sama, » continua-t-elle en inclinant la tête, de longues mèches dorées glissèrent devant son visage, cachant son regard brûlant.
D'un mouvement distrait, il leur fit signe de se relever et de commencer leur rapport alors qu'il s'occupait de son cheval. T'lion parla le premier.
« Comme convenu, nos hommes attendent vos ordres à une journée de marche d'ici. L'eagle est en position au lac à une demi-journée à cheval du camp. Quant à eux, ils ne sont pas tous là, leur base n'est pas ici, bien que les installations semblent anciennes. »
« Par contre ils ont avec eux de nombreux esclaves, dont deux qu'ils ont capturé là où la colonne de lumière c'est abattue. Nous avons trouvé ceci près de l'endroit. »
Elle lui tendit le sac mauve et bleu de Fanny. Un dragon était dessiné sur le coté, il attira le regard du jeune homme alors que le chat qui prit la parole.
« Je ne connais pas ce type de sac, cela viendrait de la lune des illusions? »
« Est-ce dangereux? » demanda Tia surprise.
« Je ne pense pas, ils sont plutôt pacifiques d'après ma mère, bien que Dornik soit originaire de là-bas. »
Un frisson parcouru les deux félins. Leurs parents avaient été des cobayes de Zaïbach. Et Kaoru avait trouvé des documents qui laissaient entendre qu'ils avaient été cloné à partir de ceux-ci pour créer des machines de guerre.
« Gardons ceci, et espérons retrouver son propriétaire. »
« Vous allez encore acheter une esclave? » grogna Tia avec une grimace.
« Je ne suis pas venu pour cela, » dit-il en réajustant la selle de son cheval. « Mais je ne peux pas laisser quelqu'un tourner en un nouveau tyran par manque d'attention. Et puis il peut être intéressant d'apprendre leurs techniques de combat. »
« Mais Kaoru-Sama... »
« Pas de mais Tia! » la coupa-t-il sévèrement, « J'ai besoin de votre soutien, pas de vos doutes. L'heure approche, prenez vos positions. »
« A vos ordres Kaoru-Sama! »
Ils disparurent. Le jeune homme soupira faisant voler l'une de ses mèches rebelles. Peut-être un jour prochain leur dirait-il son véritable nom, que Kaoru Lacour était en réalité Ryûki Kaoru Lacour de Fanel.
Il les considérait comme ses amis, mais eux le mettaient toujours au dessus d'eux, malgré cinq années de collaboration. Cela faisait deux ans maintenant qu'il dirigeait le clan en secret. Deux ans que sa soeur avait été enlevée.
Il savait que lorsqu'il l'aurait délivrer, elle ne voudrait pas rentrer sans lui. Il devrait à nouveau vivre une solitude plus grande encore que son désarroi présent, et il devrait affronter son père.
Malgré cela, il ne vivait plus que pour retrouver sa soeur et la dépouille de sa mère. La guilde avait conservée son corps, lorsqu'elle était morte des années auparavant en donnant naissance à sa fille pendant sa captivité.
Machinalement il caressa le pendant mauve qu'elle lui avait confiée peu de temps avant de mourir. Il ne savait pas que ce cadeau était un lien puissant vers la lune des illusions, mais il aimait à regarder la sphère bleu à travers la pierre. Cette vision l'apaisait.
Il fouilla dans l'une de ses poches et donna une poignée d'herbes énergétiques à son cheval qui hennît de plaisir. Sa monture à nouveau en pleine forme, il se remit en selle et partit au galop vers le point de rendez-vous, chassant ses pensées morose et se concentrant sur ce qui l'amenait ici.
Il fut bientôt encerclé par les hommes de Teutatès qui après le rituel du mot de passe l'emmenèrent à leur campement. Il ne s'inquiéta pas une seule seconde du nombre. Il savait que Tia et T'lion veillaient dans l'ombre.
Fanny s'éveilla, les mains entravées par une chaîne et une douleur lancinant dans le cou. Elle avait la gorge paralysée. Devant ses yeux dansaient les images de lieux et de gens qu'elle ne connaissait pas. Passé, présent et futur se mélangeaient dans sa tête.
Elle s'assit et se prit la tête à deux mains pour l'empêcher de tourner. Elle remarqua alors une autre jeune fille accroupie qui tremblait dans le coin de la cage. Celle-ci l'observait, craintive.
« Comment t'appelles-tu? » parvint-elle à articuler.
« Je suis Oklina, » répondit-elle d'une toute petite voix.
« Moi c'est Fanny, » mais sa voix lui manquait et elle dû s'approcher pour se faire entendre. « Pourquoi sommes nous attachées? »
« Nous avons été capturée par les Guildiens ou le clan et nous serons vendues au prochain marché. »
Elle éclata en sanglots. Fanny lui offrit son épaule mais sembla ne pas réagir au péril. Elle la consola. Les gardes approchèrent alors:
« Silence les nouvelles! »
Un vieillard entra alors dans la cage et les dévisagea. Oklina cacha son visage dans les cheveux de Fanny. Mais la jeune fille ne détourna pas la tête et demanda d'un ton sévère.
« Qui êtes-vous? Pourquoi sommes nous attachées? » Mais sa voix encore affaiblie perdit rapidement en force pour finalement s'éteindre.
Le vieillard s'approcha.
« Mon Nom est Teutatès, chef de la Guilde des Assassins, et vous êtes nos nouvelles esclaves. Nous sommes dans la forêt millénaire au nord du duché de Fleid. C'est rare que l'on ose me répondre ainsi, tu me plais jeune fille. »
Il dévisagea Fanny qui finit par détourner le regard. Il lui prit la tête d'une main et la força à le regarder droit dans ses yeux qui reflétaient la lumière des flammes. Il ne vit pas leur couleur rouge sang alors qu'elle faisait grincer ses dents. Il finit par sourire.
« Elle est vraiment très jolie les gars et elle me plaît cette petite, bien qu'elle me paraisse un peu jeune. Elle fera une bonne danseuse pour distraire nos invités. Prenez l'autre pour le service. » Il la lâcha et quitta la cage, laissant une Oklina tremblante et une Fanny surprise.
Danseuse, mais il est fou ce type! je ne sais pas danser! Elle vit alors qu'elle portait toujours sa robe de patinage et qu'elle avait aux pieds des chaussures fines qui avaient dû prêter à confusion. Cependant elle ne se résigna pas.
Elle se massa désespérément le cou, cherchant sa voix. Mais c'était peine perdue, le tranquillisant agissait toujours et lui paralysait les cordes vocales.
Le cheval de Ryûki avançait à pas lents dans les ruines en pleine effervescence. Partout des torches brûlaient pour éclairer la ville. On immobilisa l'animal devant une des rares maisons encore sur pieds. Il était entouré d'hommes qui protégeaient la bâtisse. Sans doute les lieutenants de Teutatès. Un vieillard sortit alors de la maison, les bras levés en signe de bienvenu.
« Kaoru-Kun, te voilà enfin! Les festivités ont failli commencer sans toi. »
Le jeune homme mit pied à terre et se retourna pour subir son accolade. Il y répondit dans un premier temps, puis d'un geste vif, dégaina l'arme personnelle de Teutatès et la pointa sur sa gorge.
« Pas de blague! » dit-il le regard sévère, « on ne vole pas ses amis. » Le vieillard sourit et retira lentement sa main de la poche secrète dans la cape du jeune homme. Il éclata de rire.
« Je vois que tu progresses encore mon ami. » Il lui tendit une main que Ryûki serra de manière brève. Puis il lança la lame à l'un des seconds qui allait bondir .
« J'ai très peu de temps, » répondit-il avec un geste dédaigneux.
« Tu es jeune, prend donc le temps de vivre. » Teutatès le regarda avec des yeux qui pétillaient de malice. il fit signe aux gardes de s'éloigner et invita le jeune homme à s'asseoir à l'unique table qui occupait toute la maison. Il s'assit face à lui et s'accoudant, laissant parler Ryûki.
« Nous voulons avoir accès à la cité Guildienne, nos intentions sont pacifiques à votre égard, mais certains de vos lieutenants devront rester sur leur garde. » Teutatès leva un sourcil amusé d'un tel culot.
« Me provoquez-vous jeune homme? »
« Je connais trop bien la Guilde du Nouveau Dragon, » soupira-t-il, « ces exigences permettront à nos deux organisations de revendiquer le statut d'état qui nous échappe, et ceci nous permettra d'éviter un fiasco comme Tomanza. » Les yeux de Teutatès pétillèrent, il venait de marquer un point.
Il continua: « Ce genre d'opération devient de toute façon trop coûteuse pour nos deux organisations, aussi bien en temps qu'en hommes. »
« Que nous offrez vous en plus de cette collaboration? » demanda-t-il, ses yeux pétillant d'avidité.
« En plus de notre soutien, la statue de Kylara. »
« Parce que c'est vous qui l'aviez? » hurla-t-il en dégainant sa lame et le menaçant. Il l'écarta du plat de la main.
« C'est une pièce rare et un véritable trésor pour ceux qui connaissent l'histoire de Gaïa et le peuple Dragon. Nous la remettrons à sa place, au cœur de la cité Guildienne, mais NOUS MÊME! » insista-t-il. un léger sourire flottant sur ses lèvres. Teutatès rengaina sa lame et se laissa tomber sur sa chaise, l'air bougon.
« Très bien, ce sera donc jour de fête pour nos deux clans. Nos femmes devront aussi être présentes. » Ryûki resta une seconde interdit, sentant le piège plus que le rituel. Puis voyant le sourire curieux de Teutatès, il se rappela que leur chef était censé avoir épousé une femme d'une beauté légendaire, Amazone Aurikalienne de plus.
Il lui sourit alors malicieusement et répondit : « Ma compagne est en mission et je ne sais pas si elle pourra venir mais comptez sur moi pour être accompagné. Où se trouve la cité? »
« Je vous enverrai la carte en temps voulu, » dit-il en lui serrant la main et souriant un peu plus de cette remarque. « Et maintenant mon jeune ami, le festin n'attend plus que nous! » Ses lieutenants étaient déjà assis en tailleur autour de feu sur leurs coussins de Fleid. Il prit place aux cotés de Teutatès.
« Que la fête commence, » annonça-t-il en claquant des mains. Les plats défilèrent alors devant eux. Tous s'empiffrèrent, mais Ryûki resta sobre.
« Et bien Kaoru-San, la nourriture ne plaît à notre ami du clan? »demanda un lieutenant qui remplissait sa coupe.
« Je mange peu par habitude et un long voyage m'attend encore. »
« Ah ces jeunes, ils ne savent plus s'amuser, » déclara Teutatès. « Ola ! amenez moi cette danseuse pendant que nous dégustons ce délicieux sorbet baigné d'alcool. » Il saisit deux coupes et entendit une à Ryûki. « Cul-sec mon ami. »
Il regarda le verre, inquiet des sourires qu'affichaient peu à peu tous les lieutenant en l'observant. Ils buvaient tous de bon coeur, il se força donc à avaler sa coupe comme les autres. La pomme était délicieuse mais l'alcool fort, et lui arracha la gorge. Il toussa après avoir avalé, plié en deux de surprise.
« Il est des nôtres, » cria l'un des lieutenant.
« Bien joué gamin! » répondit Teutatès en lui tapant dans le dos.
« Arigato, » articula-t-il péniblement.
« Ah, voila cette perle rare, » annonça l'homme mûr alors que Ryûki regardait les pieds nus devant lui. Il releva la tête et croisa les yeux de la jeune fille qui se fermèrent immédiatement.
La lumière dansante des flammes dévoilait en transparence son corps encore enfant, mais déjà féminin dans son déhanchement. Son visage était joli et ses yeux… Où les avait-il bien vu?
Il n'était manifestement pas le seul à les apprécier vu les sifflements qu'il percevait de part et d'autre du grand feu de bois. La musique s'éleva mais elle ne bougea pas.
« Tu me défies encore! » dit Teutatès tout d'abord amusé. Il porta la main à sa ceinture et le fouet parti. Le coup fut si sec et violent qu'il coupa une frange dans les longs cheveux de l'adolescente et la blessa à la joue.
Fanny ne bougea pas, ne frémit pas. Elle ouvrit les yeux lentement, et après un regard à Ryûki qui se trouvait face à elle, elle dévisagea le vieillard droit dans les yeux, continuant à le défier.
« Tu oses! » hurla-t-il s'apprêtant à fouetter à nouveau. Mais se ravisant, il fouetta Oklina qui passait un plateau. « Voyons ce que celle-ci pense de ton attitude. » Elle hurla de douleur.
Fanny se précipita pour la protéger, mais les chaînes la retinrent. Elle cria alors de sa voix éteinte: « Arrêtez! je vais danser, mais ne lui faite pas de mal, » dit-elle les yeux emplis de tristesse.
« Bien, et maintenant musique, » dit-il en se rasseyant. « Tu vois Kaoru-Kun, si j'avais eu plus de temps, je l'aurai mieux dressée cette jeune pouliche. »
« Beaucoup aimeraient sûrement s'en charger, » murmura-t-il pour toute réponse.
Elle les regardait tous avec dégoût. Pourtant elle était si belle à la lumière des flammes, femme-enfant aux charmes irrésistibles, pourquoi ne pouvait-il plus voir ses yeux? La musique s'éleva et elle commença à onduler, lentement d'abord puis plus rapidement comme la musique accélérait. Elle semblait glisser autour des flammes, ses chaînes dansaient avec elle comme animées d'une vie propre. Des chants s'élevèrent et elle entra en transe.
Il la buvait des yeux et leurs regards finirent par se croiser. elle ne dansa plus que pour lui. Tout à coup elle tomba à genou, les mains levées vers les lunes, et finalement elle s'effondra. Les applaudissements s'élevèrent. Teutatès se pencha vers lui.
« Je ne pensais pas que cette enfant était capable d'une telle sensualité. »
Ryûki ne répondit pas. Il avait été aspiré par son regard et l'avait suivi dans sa danse alors que les autres n'avaient fait que la regarder. Il cligna des yeux semblant se réveiller.
« Hein? Pardon vous disiez? »
« Elle t'a tapé dans l'oeil, » dit-il d'un ton graveleux, « Et bien je te l'offre, il lui tapa dans le dos. Mais je garde la pierre qu'elle porte autour du cou, elle plaira à ma nouvelle femme. »
Il invita tout le monde à se lever. Ryûki s'approcha d'elle. Elle haletait toujours à terre. Il remarqua que lui aussi avait du mal à respirer calmement. Il s'agenouilla et essuya sa joue.
« Merci, » murmura-t-elle d'une voix inaudible.
« Viens, » dit-il en l'aidant à se relever, malgré le poids des chaînes. Ils approchèrent de ce qui avait dû être une arène.
Teutatès en maître des lieux, prêcha à l'une des extrémités et levant les bras au ciel déclara : « Ce jour est béni pour nous tous. Notre quête de la statue de Kylara s'achève. Ce qui fut un redeviendra un. Nous pouvons donc nourrir Son serviteur. Messieurs, » dit-il d'un ton impérieux.
Deux hommes traversèrent la foule tenant une femme à moitié consciente, Oklina.
« Mange! Mange! Mange! » crièrent en coeur tout ceux qui étaient là. Ils jetèrent la femme dans l'arène.
À l'opposé, Fanny voulut l'y suivre, mais Ryûki tendit son bras pour lui interdit de sauter. Ses yeux devinrent bleus intenses, ils étaient figés sur la grille qui s'ouvrait lentement.
« Un dragon, » s'exclama-t-il le souffle coupé.
« Mais il n'a pas faim, » s'écria Fanny. « Il est juste assoiffé. »
Ryûki se retourna, elle en profita pour s'échapper et sauter dans l'arène. De l'autre coté, Oklina s'était évanouit. Fanny cria pour attirer le dragon tout en le tenant à distance grâce à ses chaînes qu'elle faisait tourner au dessus de sa tête. Malheureusement, la jeune fille inanimée était une proie plus facile, le dragon ignora donc Fanny. Tous s'étaient tus pour regarder la danseuse, puis ils recommencèrent à encourager le dragon.
Fanny le contourna et saisit Oklina tout en esquivant les griffes du dragon. Mais pas assez vite et elles glissèrent sur sa cuisse droite puis son bras gauche. Le dragon se prépara à cracher le feu. La jeune fille se releva péniblement, le sang coulant vivement de ses plaies. Elle y trempa ses doigts et le regarda choquée. Elle invoqua une barrière protectrice, juste au moment où le feu les atteignait.
Ryûki se débarrassa de sa cape pour la suivre dans l'arène, mais on l'en empêcha, et ce furent des cris de joie qui accompagnèrent les flammes. Le dragon s'arrêta de cracher et frappa la protection de sa queue, faisant reculer Fanny et finalement l'envoya valdinguer contre un mur qui commença à s'écrouler sur elle. Elle sauta hors de la trajectoire des pierres, mais s'arrêta pour cracher du sang, plusieurs cotes fêlées ou cassées.
Elle se releva cependant, le sang qui inondait l'arène avait attiré le dragon. Avec un effort surhumain, elle brisa sa chaîne qui retenait le dragon au muret et l'enroula autour de la gueule du dragon. Ses yeux devinrent aussi rouges que ceux du l'animal mythique, qui secouant la tête pour se libérer, la projeta à nouveau contre un mur.
Oklina courut vers elle et la soutint, mais le sang qui coulait librement affaiblissait Fanny et elle resta étendue par terre. Quelqu'un se dressa alors devant elles, une épée à la main, un bouclier thermique dans l'autre.
Le dragon affolé déploya ses ailes, brisa ses dernières entraves et cracha à nouveau ses flammes. Fanny voulut invoquer une barrière, mais elle était trop faible. Elle sentit des bras les entourer elle et Oklina et une barrière différente de la sienne se former. Elle vit la personne trembler de colère et se mordre les lèvres. Il s'écarta enfin et fit face au dragon, prêt à l'attaquer.
Les yeux rouges flamboyant de Fanny croisèrent ceux du la créature et elle lui intima l'ordre de s'envoler.
Celui-ci eu un mouvement de recul, puis hurlant à la lune, s'éleva dans les cieux et disparut en un éclair. Fanny perdit alors connaissance. Ryûki la souleva dans ses bras après avoir relevé Oklina. Il demanda des soins exprès, mais voyant les talents du guérisseur Guildien et paniqué par la vie de la jeune fille qu'il voyait filer entre ses doigts, il quitta précipitamment le camp.
Il était furieux contre eux, et furieux contre lui du rôle qu'il devait joué alors qu'il détestait cette violence gratuite, mais soulagé d'avoir aidé à libérer l'enfant et le dragon.
Note de l'Auteur
Alors… Déjà, pour vous donner une idée de la musique quand Fanny Danse, il faut écouter le morceaux « The Might of Rome » de la Bande originale du film Gladiator.
Quelques références peuvent vous paraître obscures, aussi n'hésitez pas à me demander
Alors, que vous dire… Que la première aventure de Fanny sur Gaïa est composée de 14 chapitres. Qu'une suite a été commencée que j'ai malheureusement été contrainte de mettre de coté. A ce jour, 22 chapitres ont été terminés… le 23ième me fut fatal.
J'ai donc essayé de remédier à mon manque d'inspiration en écrivant d'autres époques de la Ballade, mais eux aussi sont restés en suspend et à l'état de plans détaillés.
Publier cette fiction 4 ans après l'avoir commencée, c'est un peu lui donner une seconde chance de me convaincre que je dois la terminer, d'autant plus que je sais comment tout se terminera.
Réponse aux Reviews
SunCet Merci ! En fait j'avais écrit tout un chant, mais finalement, seul ces deux strophes étaient significatives pour l'histoire.
Hiroko euh…ça finira bien ? Peut-être que oui, peut-être que non. Je suis assez cynique et membre du CS, alors méfie toi de moi CS= Club des Auteurs sadiques avec leurs persos et avec leurs lecteurs
Lostin972 Toi aussi trop vieux pour admettre que tu veux encore rêver comme un enfant ? C'est un plaisir tout particulier que je prend à mêler les univers qui me semblent proches ou pouvant interagir. Ainsi ne t'inquiète pas de voir une allusion au Professeur Xavier traîner au milieu d'un phrase sur l'Institut Clamp. C'est un peu un rêve d'enfant que je réalise en donnant une cohérence à tout ces univers qui m'ont tant fait rêver. Et si cela te plait, je n'en suis que plus heureuse.
Angharrad – 22 juin 2004
