La Ballade d'Aurikal
Le chant de Ran
Quatrième rêve: Inquiétude
Disclaimers : pas à moi. Enfin, si la plume et quelques personnages !
Ryûki galopait dans la nuit de la forêt millénaire. Son cheval en perdait haleine, mais il devait se dépêcher car la vie de son précieux fardeau lui échappait. Il la tenait serrée contre lui, mais évitait de toucher ses plaies, qui risquaient à chaque instant de recommencer à saigner. Son cheval exténué trébucha sur une racine. Il se maintint en selle, mais elle gémit.
Il la déposa au pied d'un arbre et la regarda à la lumière des deux lunes. Son visage, pensa-t-il, j'ai l'impression de l'avoir toujours connu, qu'il m'accompagne depuis que j'ai quitté Fanélia. De sa main, il rejeta une mèche de ses noirs cheveux rebelles et vit que la mèche coupée de la jeune fille séchait sur sa joue ensanglantée. Elle était brûlante de fièvre, ses blessures devaient s'être infectées. Mais où est l'Eagle? S'inquiéta-t-il tout en continuant à effleurer sa joue.
Elle lui attrapa vivement la main et d'un coup l'envoya promener. Sans regarder ce qu'elle avait fait, elle sauta sur ses pieds, grimaça de douleur, et elle s'enfuit à travers la forêt. Elle parvint à un lac et se crut sauvée, mais le cavalier était proche d'elle et sa jambe saignait à nouveau. Elle courut vers l'eau et en avait déjà jusqu'aux genoux lorsque le cheval arriva à sa hauteur. Son poursuivant sauta devant elle et lui barra le chemin. Elle le percuta et l'entraîna dans sa chute.
"Arrête! je veux t'aider!" criait-il. Mais la peur dictait ses actes. Ils tombèrent alors dans un trou d'eau. Épuisée, elle laissa l'eau envahir ses poumons, comme elle le faisait enfant, mais elle fut saisit par l'homme, ce qui coupa net le processus.
Il la ramena au bord et l'étendit sur le sable. Elle sentit ses mains chercher son pouls, puis le contact de lèvres qui lui insufflaient de l'air. Après deux ou trois souffles et un massage cardiaque, elle eut un haut le coeur et recracha l'eau qui était restée dans ses poumons. Elle rencontra à nouveau ces lèvres douces, mais elles s'effacèrent.
Il la serra contre lui alors qu'elle tremblait, puis il s'écarta lentement et la regarda dans les yeux, pâle de peur. Les yeux bleus intenses du jeune homme la pénétrèrent, un frisson la parcourut. Un autre visage se superposa au sien, il ressemblait à une version sombre de son père, des yeux rubis regardaient, non pas elle, mais sa mère qu'il venait de ranimer.
La vision s'effaça et elle se mordit les lèvres pour ne pas éclater en sanglots.
« Ne me fait plus jamais ça jeune fille, » murmura-t-il finalement en rabattant les mèches platines et châtain qui lui couvraient le visage.
« Je suis désolée Ryûki-San, » sanglota-t-elle de sa voix éteinte avant d'enfouir son visage dans sa chemise.
Il resta interdit alors qu'elle perdait connaissance. Elle l'avait appelé par son prénom. Pas celui du clan, mais celui que son père lui avait donné, celui que sa mère haïssait tant. Comment? T'lion arriva alors, tenant le cheval par la bride. Il lui lança un vêtement sec.
« Elle vous donne bien du mal Maître. Et elle n'est pas capable de retenir votre nom: Ryûki, absurde! vous êtes un lion pas un dragon! »
« C'est mon nom, » lança-t-il furieux, passant la tunique sèche et jetant l'humide vers l'homme chat. « Je ne permettrai plus ce genre de remarque sur les dragons. Où est l'Eagle? Je croyais qu'il devait nous attendre au dessus de ce lac. »
« Il est en route. Tia l'a rejoint peu avant que vous ne sautiez dans l'arène, Kaoru-Sama! » Il insista sur le Kaoru, mais Ryûki l'ignora et utilisa un linge propre pour éponger les blessures de la jeune fille. Puis fit signe au félin de lui passer sa cape qu'il enroula autour de la jeune fille.
L'Eagle s'éleva alors au dessus de la forêt et descendit vers le lac, abaissant sa passerelle.
« Kaoru-Sama! » appela Tia en voyant sa chemise ensanglantée et sautant vers lui.
« Ce n'est pas mon sang mais celui de cette jeune fille! Nous embarquons immédiatement. Je veux voir les lieutenants des seconde et troisième lignées d'ici midi. Et appelez moi le guérisseur. Prévenez le que sa vie sera liée à la sienne. » Menaça-t-il. Il la souleva délicatement et embarqua, suivant les deux chats et sa monture à bord de l'Eagle.
Un heure après, ses lieutenants étaient là. Le guérisseur était au coté de la jeune fille. Il n'aimait pas cela, mais il avait des ordres à donner avant d'aller à son chevet, mais pourtant toutes ses pensées étaient tournées vers l'inconnue. Il entra dans son bureau où les douze hommes l'attendaient. Ils se mirent tous au garde à vous pour le saluer.
Officiellement il n'était que le second du clan, mais c'était lui qui transmettait les ordres du chef suite à une tentative d'assassinat. Ainsi, il était devenu le messager: Kaoru. Et malgré ses vingt années à peine révolues, il était respecté car ses décisions étaient toujours justifiées et sa cruauté légendaire.
Seulement légendaire. Bientôt ils apprendraient qu'il était également leur véritable chef. Agir ainsi lui avait donné une plus grande liberté de mouvement, ce qui l'avait rendu plus puissant par rapport à son prédécesseur, et plus proche des ses hommes.
Il s'assit derrière son bureau, rabattit ses cheveux en arrière, puis âpres une profonde inspiration, il se lança. « Messieurs, l'heure de notre revanche approche. Teutatès a accepté notre offre. Dans trois semaines, nous aurons les coordonnées de la cité guildienne. Il ne tiendra plus qu'à nous d'achever ce pour quoi nous avons élu notre chef et reprendre chacun notre liberté. »
« Il nous rendra vraiment notre liberté? » demanda l'un des plus âgés sceptique.
« C'est ainsi qu'il en a été décidé. Cette promesse nous a été faîte sur la statue de Kylara. Et si la guilde est anéantie, notre existence ne sera plus justifiée. L'ancien royaume aura retrouvé son unité, nous retrouverons ce dont Zaïbach et la guilde nous privent depuis deux siècles. »
Il sourit tristement et pensa: et je rentrerai chez moi, en Fanélia avec ma soeur. Il se ressaisit et continua : « Je vous propose à tous d'envoyer par roulement vos hommes en permission. Mais je veux que les contrats encore en vigueurs soient respectés et que l'on continue les préparatifs d'entrée dans Gandareth. N'oubliez pas que nous serons associés à plusieurs royaumes de l'alliance dont notre chef et moi même aurons rencontré les dirigeants d'ici la fin du mois. Vos affectations vous serons transmises avant le rassemblement. Vous pouvez disposer. »
Ils ne posèrent pas de questions. Le plan d'anéantissement de la guilde était en marche depuis que Zaïbach avait été vaincu 25 ans plus tôt. Même si dans les faits, il ne semblait avoir été lancé que par le nouveau chef qui avait décidé de passer à l'action. Tia et T'lion les raccompagnèrent, permettant ainsi au médecin de s'approcher.
« Comment va-t-elle? » demanda-t-il d'un ton lasse mais inquiet.
« Elle va. Les blessures bien que profondes cicatrisent étonnamment vite. Cependant la fièvre s'est emparée d'elle et elle délire. Elle parlait d'un endroit appelé Terre. »
« De la terre, alors c'est bien une fille de la lune des illusions, » murmura le jeune homme pensif, tout en s'appuyant contre le dossier de son fauteuil.
« Si je puis me permettre, vous devriez vous débarrasser d'elle. Quand Dame Hitomi est apparue il y'a de cela 25 ans, Gaea a été plongée dans la grande guerre. »
« Que craignez-vous? » lança T'lion qui entrait suivi de Tia.
« Nous sommes en guerre contre la Guilde, que cette fille soit là ou non, » continua Tia, « mais je pense tout de même que vous avez tort de la garder à vos cotés Kaoru-sama. »
« Bah, elle n'est qu'un jouet pour moi, » déclara-t-il en rejetant son fauteuil et se levant. « Un joli minois et la volonté de se battre. Je pense pouvoir la dresser pour notre seigneur. Elle pourrait être un atout ou un jouet, il décidera. »
Ces mots rencontrèrent l'approbation de T'lion et du médecin. Tia n'était pas convaincue, mais elle ne le contredit pas. Ils prirent alors congé, ce qui lui permit de se rendre au chevet de la jeune fille. Elle respirait lentement, mais de manière régulière. Elle semblait plongée dans une transe de guérison. Il resta un instant à la regarder, puis alla s'étendre sur le divan.
L'Eagle les déposa près d'un village à la frontière d'Asturia et Fleid. La jeune fille dormait toujours, mais ne bougeait plus. Il la prit dans ses bras et monta précautionneusement sur le dos de son cheval. Elle ne bougea que pour mieux se caler au creux de ses bras. Tout était calme dans la lueur du couchant, et il avait le sentiment que sa place avait toujours été là. Son cheval accéléra le pas, reconnaissant le village où il était né. C'était aussi le lieu où se trouvait caché le jardin secret de là mère du jeune homme. Il sourit. Il rentrait "chez lui".
« Ryûki-Sama! » l'interpella le boulanger qui s'acharnait à déplacer les sacs de farine.
« Arrêtez de m'appeler ainsi! » cria-t-il joyeusement au gros bonhomme. « Je ne suis pas votre seigneur! »
« Votre mère l'était! »
Fanny se déplaça dans ses bras et murmura quelque chose dans son sommeil.
« Gomen Nasaï Ryûki-Sama! Je n'avais pas vu que cette jeune fille dormait. Qui est-ce? »
« Sans doute ma compagne! » lança-t-il avec un sourire malicieux. Il talonna son cheval qui se dirigea vers le sentier de la maison familiale.
« Qui était-ce? » demanda une jeune fille qui passa la tête par la fenêtre.
« Notre seigneur! » répondit le boulanger encore surpris de la réponse de Ryûki.
Il arriva à la maison au levé de la lune. C'était un bâtiment tout en longueur fait de trois ailes perpendiculaires d'un étage. Elle était construite comme les maisons d'Asturia, mais les emblèmes étaient ceux de Fleid. Elle pouvait facilement accueillir dix personnes et leurs domestiques. Cependant, elle avait presque été abandonnée à la mort de sa mère, douze ans plus tôt et il l'occupait seul depuis qu'il avait quitté Fanélia.
Le jardin secret de la reine, devenu le refuge du Prince. Pendant les premiers mois de sa fugue, il y retrouvait sa jeune soeur qui lui donnait des nouvelles de Fanélia. La fontaine déversait une douce rosée sur le jardin. Merle avait du passé peu de temps auparavant. Il déposa Fanny dans l'une des chambres spacieuses de l'aile sud et revint s'occuper de son cheval qu'il mena au grand bâtiment que la forêt cachait et qui servait d'écurie et de réserve. Il s'assura que tout allait bien puis se coucha.
Fanny s'éveilla de son sommeil comateux une semaine plus tard. Peu à peu ses rêves incohérents avaient pris une signification et lui dévoilaient le voyage de sa mère sur Gaea. Mais en plus d'être spectatrice, elle ressentait tout ce qu'elle avait vécu : souffrance, colère et sentiments. Elle ne comprenait pas pourquoi elle revivait le passé de sa mère et non le sien qui lui faisait toujours défaut.
Elle n'avait retrouvé que des brides de souvenirs, plus une superposition d'images immobiles et de noms qu'autre chose. Et chaque fois qu'elle rêvait des îles, une douleur foudroyante la terrassait, son dos brûlait. Elle ne savait même pas où se situait ces lieux qui lui semblaient si familiers, sur Gaea? sur Terre? ailleurs?
Elle s'appuya sur son bras gauche pour se relever, un picotement violent lui rappela qu'elle avait été grièvement blessée. Elle se souvint du dragon et du combat qui avait suivi, puis la course dans le bois. Elle se rendit compte que les blessures étaient bandées et en écartant l'un des bandages, vit qu'elles étaient quasiment cicatrisées. On s'était donné du mal pour qu'elle guérisse.
Elle se leva, ses jambes tremblèrent, menaçant de ne pas la porter, mais elle tint bon, et au bout de quelques minutes, les tremblement cessèrent. Un miroir de plein pied attira son attention et elle marcha jusqu'à lui. Elle avait légèrement maigri, ce qui lui fit comprendre qu'elle était allongée depuis plusieurs jours. Mais à part ça tout était en place.
Elle s'étonna des vêtements qu'elle portait et fronça les sourcils en observant de plus prêt l'image qu'elle donnait d'elle. Zut! Abîmés comme ils le sont, je suis bonne pour une nouvelle coupe de cheveux. Elle les attacha avec un ruban qui traînait et se lança à l'exploration de la maison.
Les lunes étaient encore hautes dans le ciel, mais de la lumière se diffusait par une porte ouverte du couloir est. Elle aperçut une silhouette endormie dans son fauteuil, sa joue contre les plans qui recouvraient le bureau et une partie de la pièce. Elle frissonna, puis décida de lui apporter une couverture.
Délicatement, elle la posa sur ses épaules tendues et l'enveloppa en se penchant vers lui pour voir son visage. Il ouvrit brusquement les yeux, lui saisit la main droite et le jeta contre la table lui bloquant les jambes en les pressant contre les siennes et attrapant sa seconde main alors qu'il aplatissait le dos de la jeune fille contre le bois.
« Qui es-tu? qu'est-ce que tu... ? » hurla-t-il en lui pointant sa lame sur la gorge, avant d'apercevoir son visage dans la lumière.
Surpris de croiser le regard vert résolu et non apeuré, il desserra sa prise, juste assez pour qu'elle puisse se libérer d'un méchant coup de pied et s'enfuir de la maison. Dévalant la pente pour rejoindre la forêt, elle regarda en arrière pour voir s'il la suivait et ralentit - sa jambe la brûlait. Elle ne le vit pas arriver face à elle et se le prit de plein fouet. Il lui saisit les mains alors qu'elle se débattait.
« Laissez-moi! » elle éclata en sanglot alors qu'elle arrêtait de frapper son torse, trop affaiblie. Sa voix calme s'éleva.
« Je ne te veux pas de mal, calme toi! Dis moi que fais tu sur Gaea alors que tu viens de si loin? » Il lui montra la lune des illusions qui flottait dans le ciel.
« Je voulais juste ... rentrer chez moi avant de disparaître. » Parvint-elle à murmurer avant de défaillir. Il la retint contre lui, puis la soulevant, il la reconduisit à sa chambre et cette fois alla se coucher pour de bon, de nouvelles questions plein la tête.
La maison était vide lorsqu'elle s'éveilla le lendemain. Elle trouva sur le bureau un mot qu'elle comprit à son grand étonnement, malgré l'écriture étrange. Elle le laissa retomber sur la table à peine plus ordonnée que la veille et sortit de la pièce.
« Bon vu qu'il est sorti, je peux vider la cuisine pour un bon petit dej. » s'exclama-t-elle.
Elle trouva dans le garde manger des légumes qui devaient être l'équivalent gaéens des pommes de terre et quelques fruits juteux. Elle les découpa en quartier et prépara une tarte. Elle cassa les derniers oeufs et lia les légumes dans un plat qu'elle mit à gratiner. Elle fredonnait, tout en s'occupant du feu de bois.
Il entra en courant dans la cuisine et cria « Qu'est-ce qui brûle? Où est-elle? »
Elle le regarda surprise et murmura tout en baissant les yeux : « Gomen Nasaï.Je me suis peut-être laissée emportée à préparer le déjeuner. »
« Tu as ... et moi qui croyais que tu avais à nouveau disparue. » Ses yeux se voilèrent. Une douce odeur se répandit dans la cuisine. Elle l'invita à s'asseoir et il accepta avec plaisir les plats qu'elle lui proposait. Il sortit le pain chaud qu'il était allé chercher en ville et tous deux commencèrent à manger.
« C'est délicieux, » articula-t-il entre deux bouchers. « Tu es un vrai cordon bleu. Je ne cuisine jamais de choses aussi sophistiquées quand je suis seul. »
« Pour vous dire la vérité, je ne savais pas si cela serait réussi, les épices sont si différentes ici. Je m'appelle Fanny Kanzaki Susumu, » déclara-t-elle en lui tendant la main.
« Kanzaki? comme Hitomi Kanzaki? »
« Vous la connaissez? Pouvez vous me dire où la trouver? » sa voix vibrait d'excitation.
« Je ne sais pas. Elle n'est pas revenue sur Gaea depuis au moins quinze ans. » Le visage de la jeune fille s'assombrit.
« Tu viens bien de la lune des illusions? » demanda-t-il. « On a retrouvé un sac, je suppose qu'il s'agit de tes affaires. »
« C'est la seconde lune dans le ciel? la Terre. » Répondit elle en levant les yeux vers le ciel. « Mais comment savez vous? »
« Tu es différente des autres filles, plus sûre, moins effacée, ce qui n'est pas facile vu les mentalités et les traditions de Gaea. À moins que tu ne sois une amazone d'Aurikalia, mais tu sembles bien trop jeune. » Elle frémit au nom d'Aurikalia, une souvenir surgissant puis s'effaçant aussitôt.
« Je pourrai récupérer mes affaires? »
« Bien sûr, d'ailleurs tu es libre! Mais j'aimerais te garder à mes cotés le temps que les guildiens se calment. »
« Je dois rester avec vous? » Sursauta-t-elle étonnée et inquiète.
« Pas de panique, je ne te ferai pas de mal! » dit-il éclatant de rire face à son visage crispé. « Je ne veux pas te savoir sur les routes alors que tu es encore gravement blessée et que ces imbéciles de guildiens s'activent pour leur stupide cérémonie. »
« Cela à l'air de t'embêter, je veux dire, cette cérémonie et ces guildiens. »
« Oui, » répondit-il, posant son visage dans une main et fixant son attention sur le feu qui crépitait. « J'aurais préféré que cette bataille n'engage personne d'autre que le Clan et la Guilde. »
Elle s'approcha de lui et lui toucha le bras du bout des doigts. Puis posant sa tête sur son épaule et regardant elle aussi les flamme elle dit: « Elle est belle? »
« Qui ça? » s'étonna-t-il en redressant la tête pour la regarder, mais ses yeux bleu-verts restaient fixés sur le feu.
« La jeune fille qui occupe tes pensées. »
« Tu es télépathe? » S'enquit-t-il. Elle secoua la tête négativement. Il lui sourit rassuré, puis répondit: « J'espère qu'elle est devenu encore plus belle. Tu sais, c'est ma petite soeur. »
Des souvenirs joyeux lui revinrent et l'esprit de Fanny les reçut de plein fouet. elle les vit jouer autour d'un géant de métal blanc, puis les vit grandir. Elle le vit quitter son pays et laisser sa soeur seule et en pleurs. Les larmes lui montèrent aux yeux, mais elle les chassa et se releva pour servir la tarte qu'ils dégustèrent.
« Kaoru, Kaoru Ryûki Lyon, » dit-il alors qu'elle desservait la table. Il lui sourit essayant de chasser ses pensées moroses.
Elle l'embrassa sur la joue puis murmura: « Un jour je te dirai peut-être mon vrai nom, comme tu me diras le tien. »
Son sourcil droit se souleva et il eut un sourire étonné, puis il se dit que la lune des illusions devait être un endroit bien étrange pour engendrer de telles jeunes filles.
Note de l'Auteur
Je le trouve pas terrible ce chapitre. Fanny me semble insipide, ou plutôt semble tout accepter trop facilement. J'ai l'impression que les dialogues de fin sont pas compréhensibles --
Mais bon, faut se dire une chose, tout s'éclaire avec la suite !
Réponse aux Reviews
Lostin972 – lol – Fanny pour le moment, Ran par la suite j'essayerai de noter les références dans des chapitres récapitulatifs
Lory – pourquoi je met pas les chapitres ? Parce que je les relies, réécrit certains passages, et qu'à coté j'effectue un gros travail d'écriture sur l'univers Harry Potter. Du coup, je gère pas tout. Désolée ''
Et puis moi sadique avec les lecteurs ? Il existe un club très fermé qui ne rassemble que 4 auteurs, nommé le Club des Sadiques, sadiques avec les lecteurs car on coupe toujours au mauvais moment, sadiques avec les personnages, parce qu'on les fait souffrir un peu trop
Angharrad – 27Juillet 2004
