Chapitre 12

Les Regrets

Résidence Palatino

Bill se réveilla tard dans la matinée. Il étendit son bras et tâtonna à la recherche de quelques rondeurs féminines, mais à sa grande surprise, il se retrouva face à face à un grand …rien. Elle avait disparue. (Quand j'ai vu qu'elle était plus là, je me suis dit : elle partit…)

Il se releva encore envelopper par le sommeil et balada son regard dans la pièce, à la recherche de trace du passage de la belle. A part des draps froissés, un creux dans l'oreiller, il trouva un mot bref de sa main lui disant qu'elle était rentrée chez elle et qu'ils se reverraient mardi. Bref, un bien maigre butin.

Bill avait du mal à y croire. Elle lui avait échappé ! Elle était partie sans même le saluer, l'embrasser. Ca ne lui était jamais encore arriver…

Pourtant il n'avait rien fait de mal, il avait pris le temps de la séduire et lui avait offert une nuit merveilleuse ! Aussi jolie soit-elle, elle n'avait pas le droit de ne pas avoir succomber au charme ravageur de Bill Weasley.

Pour dire vrai, c'est son égocentrisme qui en avait pris un grand coup, beaucoup plus que son cœur. Il était en colère contre elle. Il avait toujours eu toutes les femmes sur lesquelles il avait jeté son dévolu, et à chaque histoire, c'est lui qui avait décidé quand et comment elle s'achèverait. Pour la première fois, une d'entre elle avait pris les devants et il en était malade d'humiliation.

Il se leva et se dirigea vers la salle de bain. Il posa ses doigts sur sa bouche et ferma les yeux, il se souvenait de ses lèvres à elle posées sur les siennes. Puis il secoua la tête, il ne devait plus penser à ça. Si elle avait choisit de le quitté ainsi, tant pis pour elle, lui ne se laisserait pas abattre. Bill était un gagnant, il se relèverait toujours.

Il pris une douche froide afin de se réveiller. Il s'habilla de manière plus détendue que la veille au soir, un jean noir et un T-shirt blanc. Lorsqu'il revint dans sa chambre, il lui semblait que les draps avaient été imprégnés de son odeur sucrée. Enragé, il les défis et les jeta dans le panier à linge. Il fallait absolument qu'il se reprenne en main. Il réfléchit un moment à ce qui pouvait lui faire oublier l'affront d'Adeline. Puis il eut un éclair de génie… Qui d'autre qu'une femme arriverait à lui faire oublier une femme.

Il se dirigea vers le téléphone (qu'il avait appris à maîtriser parfaitement depuis son arriver à Rome) appuya soigneusement sur les touches et approcha le combiné de son oreille.

" Tut..Tut..Tut.. (" Tut " étant le bruit de la tonalité du téléphone. Désolée ) Paolita à l'appareil j'écoute "

" Paolita ! c'est Bill "

" Tiens, tiens… "

" Attend avant de continuer, je suis vraiment désolé pour hier soir, mais c'était très important, tu sais. Je te jure que je n'aurais pas manqué un rendez-vous avec toi… "

" Mais bien sur ! Le coupa t'elle. Tu sais quoi, tu peux te la garder ta moldu, mais ne compte pas sur moi pour la laisser tranquille. Je te jure que je lui en ferais voir de toutes les couleurs à cette garce. Ma baguette est ma meilleure alliée, et cette fille n'a rien pour se défendre contre ça"

" Calme-toi ma tigresse. Je te jure Paolita chérie, ce sont des amies de Ron et Charlie mes frères que je dois emmener voir la coupe du monde avec nous, je t'en pris ma belle, ne soit pas fâché pour ça ! "

" Charlie c'est ton frère qui a 1 an de moins que toi ? "

" Parfaitement "

" Et la moldu sort avec lui ? "

" Pas vraiment… " Hésita Bill

Paolita, ne pris pas de détours et l'interrogea : " Est-ce que tu as passé la nuit avec elle ? "

" Paolita, là n'est pas la question "

" Répond !"

" A vrai dire... oui "

" Je le savais. La pouffiasse, elle va me le payer ! "

" Calme-toi Paolita s'il te plait. Oui, j'ai passé une nuit avec elle, ensuite je l'ai renvoyé chez elle. Ce n'était pas sérieux du tout. Je peux t'affirmer que ce n'était qu'une amourette d'un soir. Cette moldu ne compte pas pour moi. Que veux-tu que je fasse d'elle ? "

" Jure-le-moi "

" Je te le jure Paolita, je ne suis pas comme mon père, je ne me passionne pas pour les moldu "

" Très bien, je te crois "

" J'en suis ravi ma toute belle. Pour le dîner d'hier soir, laisse moi me faire pardonner s'il te plaît. Je t'invite ce soir dans un restaurant chic. Ca te tente ? "

Paolita marqua un temps de pause : " Très bien, mais tu as intérêt à être charmant avec moi Bill "

" Je serais ton chevalier servant… Tu passe me prendre ce soir à 20H ma chérie ? "

" D'accord " Répondit une Paolita folle de joie.

" Alors à ce soir ma douce "

" A ce soir Bill "

Voilà qui était fait. Bill Weasley le coureur de ces dames était de retour, en pleine forme et plus sûr de lui que jamais…

Résidence les Vénus

Avant de rentré, Adeline avait pris son temps pour marcher seule dans la ville. Il n'était même pas 8H quand elle avait quitté Bill. Bill… Plus elle y repensait, plus elle se rendait compte qu'elle avait fait une erreur. Elle n'était pas une fille facile. Mais quand elle était arriver à Rome, elle était plus fragilisée qu'elle ne l'avait cru par son histoire avec Thomas.

Elle avait tellement eu envie d'être aimé, qu'elle en avait oublié la raison. Elle d'habitude si réfléchit, qui ne prenait pas l'amour à la légère et qui se laissait rarement guidée par le hasard. Mais qu'est ce qu'il lui a pris ? Elle avait horreur des dragueurs, surtout ceux dont les mots sont scrupuleusement choisis pour toucher le plus profond de votre âme, ceux qui vous caressent l'égo avec un grand tact… Ce qui trahit leur entraînement. Les pires…

Et par-dessus tout, elle s'en voulait de ne pas avoir écouter son instinct...

La plus part du temps, Adeline avait un " don " avec les gens, elle pouvait connaître-leur attentions profondes. C'était comme gravé dans leurs prunelles. Les yeux sont le miroir de l'âme comme le dit le dicton, et Adeline voyait ce reflet plus clairement que la plus part des gens. Ou plutôt, elle le ressentait du plus profond de son être, rien à voir avec des visons ou des flashs, c'était plus primitif que ça.

Mais depuis quelque temps, elle n'y faisait plus attention. Elle avait senti grâce à ce " don " tellement de sournoiserie, de trahison, de perversité, qu'elle avait décidé de ne plus y prêter gard, et de s'auto-persuader que tout ce qu'elle ressentait était faux et du aux fruit de son (incroyable) imagination.

Lorsqu'elle avait vu Bill la première fois, elle n'y avait pas fait attention. Ce n'est que lors de leur dîner, dés qu'Hermione fut partit qu'elle eut un déclic.

Dés qu'elle se plongea dans ses yeux turquoise, parfait compromis entre le bleu et le vert, elle sentit une forte dualité. Très peux de gens ont les iris d'une couleur uniforme, certain les ont striés vers la prunelle, d'autre on l'iris délimiter par un cerne, Bill lui avait des cercles plus bleus autour de la prunelle comme une spirale, c'était hypnotisant. En suivant ces courbes, Adeline s'était sentie mal à l'aise, elle avait eu l'impression de perdre le contrôle de sa volonté. Ses prunelles reflétaient son image (normal me dirait vous) mais dedans elle se voyait déjà nue entre ces doigts.

Tout été dit…

Sottise me dirait vous ! Sûrement. Adeline été bien placer pour ne pas croire à ses choses là, elle était une scientifique. Mais par le passé ça l'a bien aidé.

Lorsqu'elle était petite fille, un homme lui avait proposé un ballon si elle entrait dans sa voiture. Elle se souvient encore de ses yeux. Ils étaient d'un marron qui virait à une couleur rougeoyante, la première image qui lui vint en tête fut celle du sang, puis elle eut une impression de dégoût profond qui lui fit monter la bile dans la gorge. Elle partit en courant le plus vite qu'elle le put.

Elle avait aussi lu dans les yeux de sa petite sœur lorsque celle ci avait 6 ans. Une couleur marron comme le chocolat, c'était une petite fille douce et agréable à vivre. Le plus étrange dans les yeux de sa sœur, était les tache doré qui pailletait son regard comme des étoiles. Ce jour là, Adeline fit plus attention à ces paillettes, elle les apparenta, sans trop savoir pourquoi, aux étincelles faite par les baguette magique des fée dans les dessins animée. Peut être était ce une simple association d'images... peut être pas...

Le problème, maintenant, c'est qu'elle avait beaucoup de mal à les différencié de ses délires imaginaires. Lorsqu'elle était enfant, la différence entre son imagination et ces " révélation " était toute naturelle. Aujourd'hui, ce n'était plus le cas, et elle n'arrivait plus à faire confiance à ce don depuis longtemps, la raison l'en empêchait. Pourtant, aujourd'hui elle, se surpris en pensant qu'elle aurait du... que ce soit pour Thomas ou pour Bill…

Elle arriva enfin sur le seuil de sa porte, elle frappa. Hermione lui ouvrit immédiatement.

" Enfin de retour ? Il est presque onze heure ! J'étais inquiète pour toi "

" désolé, j'ai était traîner en ville "

" Avec Bill ? "

" Non "

" En ville seule! Ça c'est mal passer avec lui ? Vous avez fait quoi ? "

" A ton avis ? ? ? " Répondit Adeline sur un ton sarcastique.

" Tu as couché avec lui... Il y avait une époque où tu pouvais passer une nuit avec un homme juste pour lui parler "

" Faut croire que maintenant ce n'est plus possible ! " S'exclama Adeline énervée.

" Mais qu'est ce qui te prend ? "

" Rien, je suis juste fatiguée. Je vais aller m'allonger, si tu permets "

" Tu es sur que ça va ? "

" Oui, ça va, j'ai pas très envie d'en parlé maintenant, c'est tout "

Elle partit en direction de sa chambre. Hermione avait bien compris que quelque chose n'allait pas avec sa sœur. Peut être regrettait elle sa nuit avec Bill. Sûrement... Son attitude d'Hier soir ne lui ressemblait pas. Mais Hermione n'était que la petite sœur, et donc bien mal placée pour donner des conseils. Elle savait que sa sœur avait souffert, et Bill avait été là pour la … consolé l'espace d'un soir. Mais Adeline avait grand besoin de quelqu'un capable de la consolé toute une vie …

Résidence Palatino, 23H47

Un jeune homme roux, torse nu, était assis sur son lit.

A coté de lui une jeune femme blonde et fine entièrement nue était allonger sur le coté et lui souriait.

" Bill, mon amour, c'était merveilleux ! Je ne savais pas que les Anglais pouvait faire ça "

" Ne sous estime pas les Anglais Paolita. En matière de sexe, ils cachent bien leurs jeux "

Paolita essaya de cacher sa nudité en s'enroulant dans le drap et appuya sa tête sur l'épaule de Bill. Celui ci était assis en tailleur sur le lit, une cigarette en bouche, regardant par la fenêtre sans même une attention vers la jeune Femme. Paolita semblait s'en ficher éperdument, elle avait eu ce qu'elle voulait...

" Alors tu pense encore à la moldu ? "

" Non, je ne pense qu'a toi en ce moment, tu es magnifique"

" Bill ! " gémit-elle

" Sérieusement tu es la meilleur des thérapies "

" Arrête, tu va me faire rougire ! "

" Je connais un autre moyen de te faire rougir " A ces mots, il plaqua Paolita sur le lit, et s'enfonça la tête la première sous les draps…

Résidence les Vénus, au même moment

Adeline en était à la 4° douche de la journée. Elle n'avait pas échangé un mot avec sa sœur durant toute la journée, et elle n'en avait pas du tout envie. Hermione de son coté se contenté d'être là ainsi que de respecter le silence de sa sœur, Et c'était déjà tellement...

Fin du chapitre 12

J'éspères que la tournure que les choses prennent vous plait . Sinon, n'hésitait pas à me faire par de vos réclamations.

Fanny Radcliffe : Merci beaucoup. La fic est principalement basée sur les rapport du triangle, Bill/Adeline/Charlie , Il y aura bien un passage où il serra question de Harry et Hermione, mais vu que pour l'instant ils sont séparé par 1 pays et un océan, il faudra encore patienté...

Hermione 300 : Un grand merci pour ton soutient.

Cily : Merci. Toi aussi tu as un don, celui de lire entre les lignes...

Mel7 : Merci pour le compliment. Comme dit plus haut, la fic est basé sur le triangle amoureux. Quand à l'histoire Harry/Hermione... qui sait ce qui va ce passé...ou ne pas se passé.

Rayuroplanis : (chouette pseudo) Bill et Charlie sont frère et se connaissent mieux que personne, Charlie avait déjà anticipé la réaction de son frère, quant à sa réaction...

Minerve : Merci, en parlant de fellation, je vois pas où est le problème dans la fic...