Chapitre 8 : Le début des ennuis.
La reprise des cours fut une angoisse pour Julia qui ne savait pas ce que pensaient les autres élèves de sa relation avec le professeur de potions. Déjà au petit déjeuner le lendemain de l'incident, elle avait vu tous les élèves poser leur regard sur elle et chuchotant. Ses amies l'avaient rassurée en lui disant qu'ils étaient ravis pour elle, mais elle savait que certains d'entre eux faisaient des commentaires sur les relations sexuelles qu'elle pouvait avoir avec le professeur. Elle dévisageait Malefoy et le fusillait sur place sentant qu'elle l'intimidait. L'arrivée du Hibou vers Séverus fit changer radicalement l'attitude de Malefoy. Il regarda vers le professeur. Celui-ci prit le message que venait de lui déposer le hibou et le lut. Une lueur de rage s'esquissa dans ses yeux et il regarda vers Malefoy. Il le dévisagea d'un regard glacial. Celui- ci ne savait plus trop s'il devait continuer à le regarder ou se cacher face à l'expression de fureur que faisait le professeur Rogue. Séverus regarda ensuite Julia d'un air triste. Celle-ci compris et regarda à nouveau vers Malefoy.
-Tu es contant de toi espèce de crétin ! Lui dit-elle assez fort pour que les élèves se taisent et regardent la scène. -Eh ! Toi, tu vas avec ton petit ami et tu laisses le mien tranquille, espèce de petite traînée ! Lui lança Pansi Perkinson.
Un instant plus tard, Julia se jetait de nouveau sur elle et la poussait de son banc. Séverus et un autre professeur accoururent pour les séparer. Ce dernier s'occupa de tirer Pansi vers l'arrière tendis que Séverus emmenait Julia, en lui plaquant les bras le long du corps, en dehors de la salle.
-Laisse-moi ! Je vais la tuer ! Hurla Julia en se débattant. -CA SUFFIT ! TU VAS TE CALMER ! Hurla-t-il encore plus fort. Ce qui fit trembler les élèves dans la salle.
Ils sortirent et Dumbledore suivit du professeur qui tenait Pansi par les bras arrivèrent. Ils fermèrent les portes derrière eux.
-Mais enfin mesdemoiselles ! Reprenez vos esprits ! S'exclama Dumbledore. Il paraissait très énervé.
Julia et Pansi se dévisageaient littéralement.
-Elle m'a insulté ! Dit calmement Julia. -Non ! C'est elle qui a commencé ! Elle en avait après Drago ! -C'EST DE SA FAUTE ! Hurla Julia en se jetant à nouveau sur elle.
Séverus ne put se contrôler et la gifla. Julia mit sa main sur sa figure et le regarda, effrayée.
-Séverus ! Non ! Lui dit Dumbledore, un soupçon de colère dans la voix. -Je... je suis désolé .... Dit Séverus en s'approchant de Julia qui pleurait à chaudes larmes. -Non ! Laisse-moi ! Cette fois je ne te le pardonnerais pas !
Julia se mit à courir et s'éloigna dans les couloirs. Séverus voulut la rattraper mais Dumbledore le retint.
-Non Séverus ! Dit-il d'une voix ferme. Miss Perkinson, vous et Monsieur Malefoy, je veux vous voir dans mon bureau. Vous aussi Séverus !
Sur ce il prit le chemin de son bureau, laissant Séverus en compagnie de Pansi et du professeur qui la tenait par les bras.
-Je vais l'y conduire ! Dit ce dernier.
Il emmena Pansi qui regardait d'un ?il mauvais le professeur de potions et ils s 'éloignèrent. Séverus était anéanti. Il venait de frapper sa fiancée et il s'était comporté comme le dernier des imbéciles. Ses mains tremblaient et un rictus de haine comme jamais il n'en avait eu se dessina sur ses lèvres. Malefoy apparut, voulant récupérer sa petite amie et il se retrouva face à face avec Séverus.
-J'espère que vous êtes contant de vous Malefoy ! Lui dit ce dernier d'une voix très sombre.
Il ne répondit pas mais baissa les yeux.
-Vous allez venir avec moi ! Dumbledore veut vous voir également ! -Je n'ai rien à voir avec tout ça ! -Oh si ! Je viens de recevoir la lettre de votre père me faisant comparaître en justice ! A part ça ce n'est pas vous !
Séverus brandissait la lettre et la secouait devant Malefoy qui se sentait paniquer.
-Je... Je n'y suis pour rien ! Lui dit-il, complètement épouvanté. -C'est bien votre père pourtant qui m'a écrit ! -MAIS JE NE LUI AI RIEN DIT !
Séverus recula, incompréhensif.
-Comment ça ? -Je n'ai pas voulu lui dire ! -Alors comment se fait-il qu'il m'envoie cette lettre ? -Je ne sais pas. Je crois... que c'est Pansi ! -Perkinson ? -Oui ! -Nous verrons bien ! Allons voir Dumbledore !
Séverus et Malefoy se dirigèrent vers le bureau de Dumbledore. Ils entrèrent dans l'office et virent Pansi assise dans le fauteuil en face du bureau.
-Entrez ! Leur dit Dumbledore.
Pansi Perkinson devint livide lorsqu'elle les vit.
-Bien ! Maintenant pourriez-vous m'expliquer ce qui s'est passé ? -Je vais commencer ! Lui dit Séverus. J'ai reçu cette lettre de Lucius Malefoy, me traînant en justice pour atteinte à la pudeur sur une élève. Or Draco vient de m'avouer qu'il n'avait rien dit à son père. -Est-ce vrai Monsieur Malefoy ? Lui demanda Dumbledore. -Oui, professeur. -Dans ce cas, qui a mis votre père au courant ?
Malefoy tourna la tête vers sa petite amie qui tremblait. Il lui affichait un regard noir.
-Dis-leur Pansi ! Dis-leur que tu l'as fait parce que tu étais jalouse ! -Mlle Perkinson ?
Elle tremblait de plus en plus et elle explosa au bout d'un moment.
-Oui, c'est moi qui l'ai prévenu ! Je voulais que cette garce s'en aille ! Qu'elle laisse mon Drago tranquille ! -Une minute ! On se calme ! Lui dit Séverus. Qu'est-ce que vous voulez dire par « elle le laisse tranquille » ? -Vous êtes vraiment aveugle ! Drago est amoureux de votre petite amie !
Malefoy baissa les yeux et se sentit rougir.
-Et si je n'étais pas intervenue, elle me l'aurait rendu complètement fou ! Mais bien sûr, tout le monde la défend ! Et mon pauvre Drago qui ne regardait qu'elle ! Si je n'avais pas prévenu son père, cette petite traînée serait.... -ARRETEZ DE L'INSULTER DE LA SORTE PERKINSON ! Hurla Séverus. -Et pourquoi est-ce que je me terrais ? Après tout elle vous a bien embobiné !
CLAC !
Pansi se retrouva par terre, les mains sur le visage et surprise par la claque qu'elle venait de se prendre.
-Malefoy ! Qu'est-ce qui vous prend ?
Malefoy était rouge de colère et attendait, debout en regardant sa petite amie.
-Je ne veux plus jamais te revoir en face de moi ! Sale peste ! Je ne te permets pas de l'insulter comme ça ! Tu me dégoûtes !
Séverus était ahuri que Malefoy prenne sa défense. Ce dernier se tourna vers son professeur.
-Je suis désolé pour ce qu'elle a fait, professeur Rogue. Je vais envoyer un hibou à mon père pour lui dire que cette garce a tout monté contre vous. Je ne fais pas ça pour moi mais pour Julia. Elle vous mérite...
Malefoy sortit sans attendre de réponses ni de commentaires. Dumbledore et Séverus se regardèrent puis se tournèrent vers Pansi qui était en train de pleurer en se tordant le visage.
-Miss Perkinson, je suis navré de vous le dire mais je vais être obligé de vous renvoyer ! Lui annonça Dumbledore.
Celle-ci se releva en le regardant avec horreur.
-Vous comprenez que votre acte est inadmissible. Vous avez fait avoir des ennuis à un professeur qui aurait pu se faire renvoyer à cause de votre folie amoureuse. Vous terminerez votre semaine et partirez à la fin de celle-ci. -VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT ! C'EST CETTE GARCE QU'IL FAUT RENVOYER !
Séverus n'attendit pas et l'attrapa par le bras et la jeta en avant.
-Séverus ! Allons ! Du calme ! N'agissez pas aussi violemment ! -Je suis désolé mais je n'ai pas l'intention de laisser Julia se faire insulter de la sorte ! Avancez Perkinson !
Ils sortirent tous les deux et Séverus ne la lâcha qu'en bas des escaliers en colimaçon.
-Vous verrez ! Elle vous quittera de toute façon ! Lui dit-elle en s'éloignant vers le parc.
Séverus eut soudain un point au c?ur, comme un mauvais pressentiment et se mit à courir vers la salle commune des Serpentards. Séverus arriva devant le portrait qui fermait l'accès à la salle et entra. Il n'y avait que quelques élèves qui furent étonnés de le voir en sueur et essoufflé. Il avança dans la pièce et leur demanda :
-Vous avez vu Julia ? -Julia ? Non.
Séverus se précipita dans le dortoir des filles et poussa la porte qui indiquait « septièmes années ». Il n'y avait personne à l'intérieur. Il entra et une sueur froide l'envahit. Tous les meubles et lits semblaient être occupés sauf un. La table à côté du lit était vide. Séverus s'en approcha, tremblant. Des bruits de pas se rapprochaient à l'étage. Anna et Leslie, les deux amies de Julia entrèrent en trombe dans la pièce. Elle virent le professeur Rogue de dos, qui contemplait la commode d'un air livide.
-P... Professeur ? Demanda timidement Anna. -C'est son lit ? -Pardon ? Demanda Leslie. -EST-CE QUE C'EST LE LIT DE JULIA ? Hurla-t-il en se retournant. Il avait un regard empli de haine et de désespoir.
Leslie et Anna se regardèrent.
-Oui ! Avoua finalement Anna. -Où... Où sont ses affaires ? Reprit-il en se précipitant sur elles. -Elle... Elle est parti ! Lui dit Leslie en se cachant derrière Anna. -Quoi ? Comment ça... Partie ? -Elle a fait ses bagages et elle est partie. -Non ! NON ! OU EST-ELLE ? -Elle vient juste de partir de Poudlard ! -Pourquoi ? Pourquoi ?
Séverus secouait Anna par les bras en lui hurlant dessus. Les larmes lui coulaient tout naturellement le long des joues. Anna était désemparée de l'attitude de son professeur. Elle sentait les larmes monter également. Leslie éclata en sanglot devant le désespoir de Séverus et celui-ci s'écroula sur le sol. Anna se baissa à ses côtés et timidement, lui parla.
-Elle est venu nous dire qu'elle partait. Elle nous a aussi laissé ça... pour vous...
Séverus la regarda, les yeux rougis et prit la lettre qu'elle lui tendait. Anna se releva et alla consoler son amie qui était aussi triste de voir le professeur anéanti que d'avoir perdu son amie.
-Viens ! Laissons-le ! Lui chuchota-t-elle.
Les deux filles sortirent, laissant Séverus seul.
Il ouvrit la lettre en tremblant et lut le message rédigé rapidement de la main de sa bien-aimée.
« Séverus, quand tu auras ce message je serais déjà loin. Je pars, mais ne croies pas que c'est parce que tu m'as giflé, c'est juste pour t 'éviter des ennuis futurs. Ne cherches pas à me retrouver, tu te détruirais. Je ne vais pas retourner chez moi, alors ne viens pas voir mes parents pour leur demander des nouvelles de moi. Ils ne sauront jamais où j'irais. Je ne veux pas que tu te laisses détruire par mon départ. Je n'ai fais qu'apporter du malheur à ta vie et je m'en excuse. J'espère que tu me pardonneras un jour de t'avoir laissé aussi vite que notre bonheur a débuté, mais il en vaut mieux ainsi. Julia. »
-Non... Julia...
Séverus éclata en sanglots, laissant échapper le papier de ses mains. Il se tenait la tête entre les mains et était recroquevillé sur le sol lorsque Dumbledore entra dans la pièce.
-Séverus ! Calmez-vous !
Le vieil homme s'assit sur le lit vide et le regarda, très peiné.
-Je sais que c'est douloureux. Mais il faut que vous vous ressaisissiez ! -COMMENT ? COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE CONTINUE A VIVRE SANS ELLE ? ELLE EST PARTIE !
Séverus lui avait hurlé toute sa peine et la rage sortait de lui sans le vouloir. Dumbledore restait incroyablement calme.
-Je sais que vous pensez que votre vie ne vaut plus la peine d'être vécue ! Mais il faut combattre cette épreuve ! -Je ne peux pas !
Séverus éclata de nouveau en sanglots. Dumbledore se leva et parti en direction de la porte.
-Vous souvenez-vous de ce professeur et de cette élève qui ont eu une histoire ensemble ?
Séverus le regarda, étouffant les sanglots dans sa gorge.
-Et bien, en fait j'ai un peu modifié la fin pour vous mettre en confiance. En fait les parents de la jeune fille l'ont fait sortir de l'école et elle s'est enfui de chez elle. Le professeur en serait mort de chagrin si il n'avait pas décider de la retrouver. Au bout de quelques jours il retrouva sa piste et la trouva, affaiblie. La pauvre avait été recueillie par un tyran qui avait profité de sa détresse pour l'empêcher de s'en aller. Heureusement pour elle, son amant l'a retrouvée et la fin de l'histoire par contre est la même que celle que je vous ai dite ! Alors si j'était vous, je me relèverai et je partirais à la recherche de ma fiancée avant qu'il ne lui arrive malheur ! Je suis sûr qu'elle ne voulait pas partir mais elle a cru bien faire pour vous éviter d'avoir des ennuis.
Dumbledore lui sourit et sortit. Séverus se mit à réfléchir et quelques minutes plus tard, il se leva, essuyant son visage et découvrant une soudaine fureur monter en lui. Il sortit, sous le regard éberlué et encore sous le choc des élèves qui avaient entendu leur directeur s'effondrer et pleurer dans la chambre. Il passa devant eux et se précipita dans ses appartements. Il entra et reprit le sac qu'il avait emporté pour son séjour à la montagne. Il prit les affaires dont il aurait besoin pour son long trajet et les réduits à un état minuscule avec sa baguette. Il sortit ensuite et alla dans la salle des professeurs. Dumbledore y était, ce qui le surpris.
-Ah ! Séverus ! Je disais justement à vos collègues que vous alliez nous quitter pendant une période indéterminée. Est-ce que je me trompe ? -N... Non professeur !
Séverus se mit à rougir en voyant que tous les professeurs étaient dans la salle. McGonagall vint vers lui et il fut étonné de la voir mettre une main sur son bras.
-Nous vous souhaitons beaucoup de courage Séverus ! Et ramenez-la avec vous !
Elle lui sourit et retourna vers ses collègues. Dumbledore s'approcha de lui en lui faisant un large sourire.
-Ne vous inquiétez pas, je trouverais un remplacent rapidement ! Mais plus vite vous serez parti, plus vite vous reviendrez avec votre compagne ! Maintenant je vous souhaite une bonne route et que les étoiles vous protègent !
Dumbledore lui serra le cou en lui souriant et s'écarta. Séverus était vraiment très étonné de voir autant d'encouragements et de compassion de la part de tous. Il prit les quelques affaires dont il pourrait avoir besoin et se dirigea vers la porte. Avant de la refermer, il leur dit au revoir.
-Je vais tâcher de revenir le plus tôt possible. Sachez que j'apprécie votre soutien et que mon attitude n'affectera en rien l'état d'esprit des parents et des élèves. Je vous remercie. Au revoir.
Séverus sortit et partit vers le hall d'entrée de l'école. Il fut encore plus surpris de voir les élèves de Serpentard l'attendre. Ils se rapprochèrent de lui quand il arriva près des portes. Leslie, Anna et Karine vinrent le plus près possible.
-Surtout ramenez-là Monsieur ! Lui dit Leslie, les larmes aux yeux. -Elle n'a pas voulu ce qui s'est passé, elle nous l'a dit. Elle était vraiment désemparée ! Lui dit Karine. -Vous devriez aller voir en Islande. Elle nous a toujours dit qu'elle rêvait d'y aller. C'est peut-être un début pour vos recherches ! -Je vous remercie. Je tâcherais de la ramener !
Malefoy s'approcha de lui, très attristé du départ de Julia.
-J'ai envoyé un hibou à mon père. Je pense qu'il arrêtera les poursuites contre vous.
Séverus le regarda profondément mais il était heureux au fond de lui. Il sentit un grand courage venir en lui et il avança en direction des grandes portes du hall.
La reprise des cours fut une angoisse pour Julia qui ne savait pas ce que pensaient les autres élèves de sa relation avec le professeur de potions. Déjà au petit déjeuner le lendemain de l'incident, elle avait vu tous les élèves poser leur regard sur elle et chuchotant. Ses amies l'avaient rassurée en lui disant qu'ils étaient ravis pour elle, mais elle savait que certains d'entre eux faisaient des commentaires sur les relations sexuelles qu'elle pouvait avoir avec le professeur. Elle dévisageait Malefoy et le fusillait sur place sentant qu'elle l'intimidait. L'arrivée du Hibou vers Séverus fit changer radicalement l'attitude de Malefoy. Il regarda vers le professeur. Celui-ci prit le message que venait de lui déposer le hibou et le lut. Une lueur de rage s'esquissa dans ses yeux et il regarda vers Malefoy. Il le dévisagea d'un regard glacial. Celui- ci ne savait plus trop s'il devait continuer à le regarder ou se cacher face à l'expression de fureur que faisait le professeur Rogue. Séverus regarda ensuite Julia d'un air triste. Celle-ci compris et regarda à nouveau vers Malefoy.
-Tu es contant de toi espèce de crétin ! Lui dit-elle assez fort pour que les élèves se taisent et regardent la scène. -Eh ! Toi, tu vas avec ton petit ami et tu laisses le mien tranquille, espèce de petite traînée ! Lui lança Pansi Perkinson.
Un instant plus tard, Julia se jetait de nouveau sur elle et la poussait de son banc. Séverus et un autre professeur accoururent pour les séparer. Ce dernier s'occupa de tirer Pansi vers l'arrière tendis que Séverus emmenait Julia, en lui plaquant les bras le long du corps, en dehors de la salle.
-Laisse-moi ! Je vais la tuer ! Hurla Julia en se débattant. -CA SUFFIT ! TU VAS TE CALMER ! Hurla-t-il encore plus fort. Ce qui fit trembler les élèves dans la salle.
Ils sortirent et Dumbledore suivit du professeur qui tenait Pansi par les bras arrivèrent. Ils fermèrent les portes derrière eux.
-Mais enfin mesdemoiselles ! Reprenez vos esprits ! S'exclama Dumbledore. Il paraissait très énervé.
Julia et Pansi se dévisageaient littéralement.
-Elle m'a insulté ! Dit calmement Julia. -Non ! C'est elle qui a commencé ! Elle en avait après Drago ! -C'EST DE SA FAUTE ! Hurla Julia en se jetant à nouveau sur elle.
Séverus ne put se contrôler et la gifla. Julia mit sa main sur sa figure et le regarda, effrayée.
-Séverus ! Non ! Lui dit Dumbledore, un soupçon de colère dans la voix. -Je... je suis désolé .... Dit Séverus en s'approchant de Julia qui pleurait à chaudes larmes. -Non ! Laisse-moi ! Cette fois je ne te le pardonnerais pas !
Julia se mit à courir et s'éloigna dans les couloirs. Séverus voulut la rattraper mais Dumbledore le retint.
-Non Séverus ! Dit-il d'une voix ferme. Miss Perkinson, vous et Monsieur Malefoy, je veux vous voir dans mon bureau. Vous aussi Séverus !
Sur ce il prit le chemin de son bureau, laissant Séverus en compagnie de Pansi et du professeur qui la tenait par les bras.
-Je vais l'y conduire ! Dit ce dernier.
Il emmena Pansi qui regardait d'un ?il mauvais le professeur de potions et ils s 'éloignèrent. Séverus était anéanti. Il venait de frapper sa fiancée et il s'était comporté comme le dernier des imbéciles. Ses mains tremblaient et un rictus de haine comme jamais il n'en avait eu se dessina sur ses lèvres. Malefoy apparut, voulant récupérer sa petite amie et il se retrouva face à face avec Séverus.
-J'espère que vous êtes contant de vous Malefoy ! Lui dit ce dernier d'une voix très sombre.
Il ne répondit pas mais baissa les yeux.
-Vous allez venir avec moi ! Dumbledore veut vous voir également ! -Je n'ai rien à voir avec tout ça ! -Oh si ! Je viens de recevoir la lettre de votre père me faisant comparaître en justice ! A part ça ce n'est pas vous !
Séverus brandissait la lettre et la secouait devant Malefoy qui se sentait paniquer.
-Je... Je n'y suis pour rien ! Lui dit-il, complètement épouvanté. -C'est bien votre père pourtant qui m'a écrit ! -MAIS JE NE LUI AI RIEN DIT !
Séverus recula, incompréhensif.
-Comment ça ? -Je n'ai pas voulu lui dire ! -Alors comment se fait-il qu'il m'envoie cette lettre ? -Je ne sais pas. Je crois... que c'est Pansi ! -Perkinson ? -Oui ! -Nous verrons bien ! Allons voir Dumbledore !
Séverus et Malefoy se dirigèrent vers le bureau de Dumbledore. Ils entrèrent dans l'office et virent Pansi assise dans le fauteuil en face du bureau.
-Entrez ! Leur dit Dumbledore.
Pansi Perkinson devint livide lorsqu'elle les vit.
-Bien ! Maintenant pourriez-vous m'expliquer ce qui s'est passé ? -Je vais commencer ! Lui dit Séverus. J'ai reçu cette lettre de Lucius Malefoy, me traînant en justice pour atteinte à la pudeur sur une élève. Or Draco vient de m'avouer qu'il n'avait rien dit à son père. -Est-ce vrai Monsieur Malefoy ? Lui demanda Dumbledore. -Oui, professeur. -Dans ce cas, qui a mis votre père au courant ?
Malefoy tourna la tête vers sa petite amie qui tremblait. Il lui affichait un regard noir.
-Dis-leur Pansi ! Dis-leur que tu l'as fait parce que tu étais jalouse ! -Mlle Perkinson ?
Elle tremblait de plus en plus et elle explosa au bout d'un moment.
-Oui, c'est moi qui l'ai prévenu ! Je voulais que cette garce s'en aille ! Qu'elle laisse mon Drago tranquille ! -Une minute ! On se calme ! Lui dit Séverus. Qu'est-ce que vous voulez dire par « elle le laisse tranquille » ? -Vous êtes vraiment aveugle ! Drago est amoureux de votre petite amie !
Malefoy baissa les yeux et se sentit rougir.
-Et si je n'étais pas intervenue, elle me l'aurait rendu complètement fou ! Mais bien sûr, tout le monde la défend ! Et mon pauvre Drago qui ne regardait qu'elle ! Si je n'avais pas prévenu son père, cette petite traînée serait.... -ARRETEZ DE L'INSULTER DE LA SORTE PERKINSON ! Hurla Séverus. -Et pourquoi est-ce que je me terrais ? Après tout elle vous a bien embobiné !
CLAC !
Pansi se retrouva par terre, les mains sur le visage et surprise par la claque qu'elle venait de se prendre.
-Malefoy ! Qu'est-ce qui vous prend ?
Malefoy était rouge de colère et attendait, debout en regardant sa petite amie.
-Je ne veux plus jamais te revoir en face de moi ! Sale peste ! Je ne te permets pas de l'insulter comme ça ! Tu me dégoûtes !
Séverus était ahuri que Malefoy prenne sa défense. Ce dernier se tourna vers son professeur.
-Je suis désolé pour ce qu'elle a fait, professeur Rogue. Je vais envoyer un hibou à mon père pour lui dire que cette garce a tout monté contre vous. Je ne fais pas ça pour moi mais pour Julia. Elle vous mérite...
Malefoy sortit sans attendre de réponses ni de commentaires. Dumbledore et Séverus se regardèrent puis se tournèrent vers Pansi qui était en train de pleurer en se tordant le visage.
-Miss Perkinson, je suis navré de vous le dire mais je vais être obligé de vous renvoyer ! Lui annonça Dumbledore.
Celle-ci se releva en le regardant avec horreur.
-Vous comprenez que votre acte est inadmissible. Vous avez fait avoir des ennuis à un professeur qui aurait pu se faire renvoyer à cause de votre folie amoureuse. Vous terminerez votre semaine et partirez à la fin de celle-ci. -VOUS N'AVEZ PAS LE DROIT ! C'EST CETTE GARCE QU'IL FAUT RENVOYER !
Séverus n'attendit pas et l'attrapa par le bras et la jeta en avant.
-Séverus ! Allons ! Du calme ! N'agissez pas aussi violemment ! -Je suis désolé mais je n'ai pas l'intention de laisser Julia se faire insulter de la sorte ! Avancez Perkinson !
Ils sortirent tous les deux et Séverus ne la lâcha qu'en bas des escaliers en colimaçon.
-Vous verrez ! Elle vous quittera de toute façon ! Lui dit-elle en s'éloignant vers le parc.
Séverus eut soudain un point au c?ur, comme un mauvais pressentiment et se mit à courir vers la salle commune des Serpentards. Séverus arriva devant le portrait qui fermait l'accès à la salle et entra. Il n'y avait que quelques élèves qui furent étonnés de le voir en sueur et essoufflé. Il avança dans la pièce et leur demanda :
-Vous avez vu Julia ? -Julia ? Non.
Séverus se précipita dans le dortoir des filles et poussa la porte qui indiquait « septièmes années ». Il n'y avait personne à l'intérieur. Il entra et une sueur froide l'envahit. Tous les meubles et lits semblaient être occupés sauf un. La table à côté du lit était vide. Séverus s'en approcha, tremblant. Des bruits de pas se rapprochaient à l'étage. Anna et Leslie, les deux amies de Julia entrèrent en trombe dans la pièce. Elle virent le professeur Rogue de dos, qui contemplait la commode d'un air livide.
-P... Professeur ? Demanda timidement Anna. -C'est son lit ? -Pardon ? Demanda Leslie. -EST-CE QUE C'EST LE LIT DE JULIA ? Hurla-t-il en se retournant. Il avait un regard empli de haine et de désespoir.
Leslie et Anna se regardèrent.
-Oui ! Avoua finalement Anna. -Où... Où sont ses affaires ? Reprit-il en se précipitant sur elles. -Elle... Elle est parti ! Lui dit Leslie en se cachant derrière Anna. -Quoi ? Comment ça... Partie ? -Elle a fait ses bagages et elle est partie. -Non ! NON ! OU EST-ELLE ? -Elle vient juste de partir de Poudlard ! -Pourquoi ? Pourquoi ?
Séverus secouait Anna par les bras en lui hurlant dessus. Les larmes lui coulaient tout naturellement le long des joues. Anna était désemparée de l'attitude de son professeur. Elle sentait les larmes monter également. Leslie éclata en sanglot devant le désespoir de Séverus et celui-ci s'écroula sur le sol. Anna se baissa à ses côtés et timidement, lui parla.
-Elle est venu nous dire qu'elle partait. Elle nous a aussi laissé ça... pour vous...
Séverus la regarda, les yeux rougis et prit la lettre qu'elle lui tendait. Anna se releva et alla consoler son amie qui était aussi triste de voir le professeur anéanti que d'avoir perdu son amie.
-Viens ! Laissons-le ! Lui chuchota-t-elle.
Les deux filles sortirent, laissant Séverus seul.
Il ouvrit la lettre en tremblant et lut le message rédigé rapidement de la main de sa bien-aimée.
« Séverus, quand tu auras ce message je serais déjà loin. Je pars, mais ne croies pas que c'est parce que tu m'as giflé, c'est juste pour t 'éviter des ennuis futurs. Ne cherches pas à me retrouver, tu te détruirais. Je ne vais pas retourner chez moi, alors ne viens pas voir mes parents pour leur demander des nouvelles de moi. Ils ne sauront jamais où j'irais. Je ne veux pas que tu te laisses détruire par mon départ. Je n'ai fais qu'apporter du malheur à ta vie et je m'en excuse. J'espère que tu me pardonneras un jour de t'avoir laissé aussi vite que notre bonheur a débuté, mais il en vaut mieux ainsi. Julia. »
-Non... Julia...
Séverus éclata en sanglots, laissant échapper le papier de ses mains. Il se tenait la tête entre les mains et était recroquevillé sur le sol lorsque Dumbledore entra dans la pièce.
-Séverus ! Calmez-vous !
Le vieil homme s'assit sur le lit vide et le regarda, très peiné.
-Je sais que c'est douloureux. Mais il faut que vous vous ressaisissiez ! -COMMENT ? COMMENT VOULEZ-VOUS QUE JE CONTINUE A VIVRE SANS ELLE ? ELLE EST PARTIE !
Séverus lui avait hurlé toute sa peine et la rage sortait de lui sans le vouloir. Dumbledore restait incroyablement calme.
-Je sais que vous pensez que votre vie ne vaut plus la peine d'être vécue ! Mais il faut combattre cette épreuve ! -Je ne peux pas !
Séverus éclata de nouveau en sanglots. Dumbledore se leva et parti en direction de la porte.
-Vous souvenez-vous de ce professeur et de cette élève qui ont eu une histoire ensemble ?
Séverus le regarda, étouffant les sanglots dans sa gorge.
-Et bien, en fait j'ai un peu modifié la fin pour vous mettre en confiance. En fait les parents de la jeune fille l'ont fait sortir de l'école et elle s'est enfui de chez elle. Le professeur en serait mort de chagrin si il n'avait pas décider de la retrouver. Au bout de quelques jours il retrouva sa piste et la trouva, affaiblie. La pauvre avait été recueillie par un tyran qui avait profité de sa détresse pour l'empêcher de s'en aller. Heureusement pour elle, son amant l'a retrouvée et la fin de l'histoire par contre est la même que celle que je vous ai dite ! Alors si j'était vous, je me relèverai et je partirais à la recherche de ma fiancée avant qu'il ne lui arrive malheur ! Je suis sûr qu'elle ne voulait pas partir mais elle a cru bien faire pour vous éviter d'avoir des ennuis.
Dumbledore lui sourit et sortit. Séverus se mit à réfléchir et quelques minutes plus tard, il se leva, essuyant son visage et découvrant une soudaine fureur monter en lui. Il sortit, sous le regard éberlué et encore sous le choc des élèves qui avaient entendu leur directeur s'effondrer et pleurer dans la chambre. Il passa devant eux et se précipita dans ses appartements. Il entra et reprit le sac qu'il avait emporté pour son séjour à la montagne. Il prit les affaires dont il aurait besoin pour son long trajet et les réduits à un état minuscule avec sa baguette. Il sortit ensuite et alla dans la salle des professeurs. Dumbledore y était, ce qui le surpris.
-Ah ! Séverus ! Je disais justement à vos collègues que vous alliez nous quitter pendant une période indéterminée. Est-ce que je me trompe ? -N... Non professeur !
Séverus se mit à rougir en voyant que tous les professeurs étaient dans la salle. McGonagall vint vers lui et il fut étonné de la voir mettre une main sur son bras.
-Nous vous souhaitons beaucoup de courage Séverus ! Et ramenez-la avec vous !
Elle lui sourit et retourna vers ses collègues. Dumbledore s'approcha de lui en lui faisant un large sourire.
-Ne vous inquiétez pas, je trouverais un remplacent rapidement ! Mais plus vite vous serez parti, plus vite vous reviendrez avec votre compagne ! Maintenant je vous souhaite une bonne route et que les étoiles vous protègent !
Dumbledore lui serra le cou en lui souriant et s'écarta. Séverus était vraiment très étonné de voir autant d'encouragements et de compassion de la part de tous. Il prit les quelques affaires dont il pourrait avoir besoin et se dirigea vers la porte. Avant de la refermer, il leur dit au revoir.
-Je vais tâcher de revenir le plus tôt possible. Sachez que j'apprécie votre soutien et que mon attitude n'affectera en rien l'état d'esprit des parents et des élèves. Je vous remercie. Au revoir.
Séverus sortit et partit vers le hall d'entrée de l'école. Il fut encore plus surpris de voir les élèves de Serpentard l'attendre. Ils se rapprochèrent de lui quand il arriva près des portes. Leslie, Anna et Karine vinrent le plus près possible.
-Surtout ramenez-là Monsieur ! Lui dit Leslie, les larmes aux yeux. -Elle n'a pas voulu ce qui s'est passé, elle nous l'a dit. Elle était vraiment désemparée ! Lui dit Karine. -Vous devriez aller voir en Islande. Elle nous a toujours dit qu'elle rêvait d'y aller. C'est peut-être un début pour vos recherches ! -Je vous remercie. Je tâcherais de la ramener !
Malefoy s'approcha de lui, très attristé du départ de Julia.
-J'ai envoyé un hibou à mon père. Je pense qu'il arrêtera les poursuites contre vous.
Séverus le regarda profondément mais il était heureux au fond de lui. Il sentit un grand courage venir en lui et il avança en direction des grandes portes du hall.
