Chapitre 9 : Les retrouvailles.

Julia arriva près de la gare de Pré au lard où elle attendait son train. Heureusement pour elle, celui-ci arrivait. Elle n'aurait donc pas à attendre en repensant aux malheurs qui venaient de s'abattre sur elle. Elle pensa à Séverus et les larmes se remirent à couler. Le chef de gare la vit et vint lui parler.

-Excusez-moi mademoiselle, est-ce que ça va ? -Oui... Oui... Juste un petit soucis mais ça va passer ! Merci !

L'homme s'éloigna en la regardant de temps en temps. Julia s'essuya les yeux et s'avança pour monter dans le train qui s'arrêtait. Dès que la locomotive stoppa, les portes s'ouvrirent et elle monta dans un compartiment, seule.

Le voyage se déroula lentement et le train arriva en gare de King's Cross dans la nuit. Julia avait revêtu des affaires de moldu pour ne pas attirer les soupçons. Elle prit un taxi et lui demanda de l'emmener à l'aéroport. La voiture démarra et Julia se laissa porter par les secousses de l'habitacle en fermant les yeux. Au bout d'une demi-heure, ils arrivèrent à destination et Julia descendit en prenant son sac. Elle entra dans le hall de l'aéroport et avança vers les bureaux de retrait des billets.

***

Séverus arriva à la gare de Pré au Lard et regarda l'horaire du prochain train. Il se doutait que Julia avait pris le train pour pouvoir partir. Il alla donc questionner le chef de gare pour savoir si il ne l'aurait pas vue.

-Excusez-moi ! Vous n'auriez pas vu une jeune femme tout à l'heure ? -Vous savez je vois beaucoup de personnes ici ! -Une belle jeune femme qui avait l'air peut-être perdu ! -Oui ! En effet, la pauvre était tellement triste et elle pleurait tellement que je lui ai demandé ce qui se passait. Elle m'a juste dit qu'elle avait quelques petits soucis. -Vous a-t-elle dit où elle allait ? -Je regrette, non. Elle ne m'a rien dit d'autre ! -Merci.

Séverus était déjà sûr qu'elle était bien venu ici. Il prit donc un billet pour le prochain train qui partirait dans environ deux heures. Il s'assit sur un banc à l'abris du froid et patienta en songeant à Julia. Il ne savait pas qu'au même instant, celle-ci pensait également à lui.

***

Julia était arrivée au quai d'embarquement en direction de l'Islande et monta à bord de l'appareil. C'était la première fois qu'elle montait à bord d'un avion et cela l'angoissait. Elle alla s'asseoir à sa place et attendit que l'appareil décolle. Dès les premières accélérations, elle sentit de nouveau une crise d'angoisse arriver. Elle ferma les yeux et se mit à pleurer. L'homme assit à ses côtés la regarda, paniqué

-Mademoiselle ? Ca ne va pas ? Hôtesse ! Venez s'il vous plaît ! Appela l'homme.

Aussitôt, une hôtesse se précipita alors que l'appareil retrouvait une stabilité dans les cieux.

-Mademoiselle ! Lui dit-elle doucement. Mademoiselle !

Julia ouvrit les yeux baignés de larmes et la regarda.

-C'est la première fois que vous prenez l'avion ? -O... Oui ! Bégaya Julia. -Je vais vous donner quelque chose pour vous calmer. La prochaine fois il faudra prendre un calmant avant de monter.

L'hôtesse alla chercher le médicament et Julia resta crispée à son siège. L'homme à ses côtés tenta de lui parler.

-Ne vous inquiétez pas, ça me le faisait aussi au début ! Mais je me suis calmé ! Ca va passer !

Il lui sourit et Julia lui répondit par un faible sourire. L'hôtesse revint avec un verre d'eau et un cachet qu'elle donna çà Julia. Cette dernière le prit et ferma les yeux. Quelques secondes plus tard, elle sombrait dans le sommeil.

***

Séverus arriva à la gare de King's Cross et eut une idée. Il connaissait un sorcier qui ensorcelait des objets moldus pour les transformer en portoloins. Il lui serait plus facile d'en utiliser un afin de gager l'Islande. Il se cacha donc dans un coin où personne ne pourrait le voir et disparut en un éclair. Il réapparut bientôt devant une petite maison dans les quartiers de Londres. Il frappa à la porte et un homme à la longue barbe grise vint lui ouvrir.

-Ca par exemple ! Séverus Rogue ! La dernière fois que je t'ai vu tu venais d'avoir 20 ans ! Ca fait un baille dis-moi ! Que me vaut l'honneur de ta visite, mon neveu ? -Il me faudrait un portoloin Marcus. -Oh ! Tu t'en va en voyage ? -Pas vraiment. Je...je dois aller chercher quelqu'un.

Le vieil homme le regarda, un léger sourire amusé sur les lèvres.

-Oh ! Et comment s'appelle cette personne ? -Ecoute, je n'ai pas le temps de te parler d'elle, elle est toute seule et elle est complètement paniquée. Alors, est-ce que tu peu me donner un portoloin pour l'Islande ? -L'Islande ? Et bien ! Elle a été loin dis-moi ! Lui dit Marcus en plaisantant. -Par pitié Marcus, tu es mon unique chance. Je ne pourrais pas transplaner pour d'aussi longue distance... -Oui oui ! Ca va j'ai compris ! Tu es aussi impatient que ta tante tu sais ? -Je le sais...

Les deux sorciers s'avancèrent dans le sous-sol de la maison et arrivèrent dans une immense cave où étaient exposés toute sorte d'objets de moldus.

-Si je me souviens bien, il m'en reste encore un pour l'Islande... Ta tante et moi en avons utilisé un pour aller sur le marché d'Ijkavik et quand tu seras là-bas, vous devriez aller y faire un tour tu sais ? C'est vraiment très charmant ! -Oui oui, j'irais, mais donne-moi ce portoloin, vite, je veux arriver avant que son avion ne se pose. -En avion ? Elle est moldue ta petite amie ? -Non, mais elle est partie un peu précipitamment. -Je ne sais pas ce que tu lui as dit, mais c'est sûr que si tu es aussi rude que ça avec les dames, ce n'est pas étonnant qu'elle soit partie ! -Tu comptes me faire la leçon pendant longtemps ? -Tu mériterais ! Tiens, voilà ton portoloin. Et celui-là pour revenir, je ne pense pas que tu veuilles utiliser l'avion pour revenir ?

Le vieux sorcier lui tendit deux boites dans lesquelles se trouvaient les deux portoloins.

-Merci ! Lui dit Séverus en prenant les boîtes. -De rien ! Tu viendras nous présenter ta fiancée un de ces jours ! -Oui, quand j'aurais réussi à la retrouver...

Séverus ouvrit la boîte et toucha l'objet moldu qui était à l'intérieur. Il fut rapidement aspiré en son centre et se retrouva dans un parc, au milieu de la neige qui tombait à gros flocons avec un vent glacé qui lui fouettait le visage. Il transplana et arriva devant l'aéroport de Reykjavik. Il faisait un froid polaire et seulement quelques personnes se hâtaient dehors.

-Mais qu'est-ce qu'elle veut venir faire dans ce pays ? Se demanda-t-il en râlant.

Il entra précipitamment dans le hall sous l'?il amusé des quelques personnes présentent et qui le voyaient habillé d'une cape noire sur un costume de la même couleur. Il regarda le tableau d'affichage des vols en provenance de l'Angleterre. Il n'y en avait qu'un et il arriverait dans un peu moins d'une heure. Il sentit son c?ur battre et il attendit sur un banc. Lorsqu'il vit le numéro de la porte d'arrivée, il se précipita à celle-ci et se posta devant les portes pour être sûr de ne pas la rater. Il regarda par les fenêtres qui donnaient sur la piste. Un avion se posa et freina quelques minutes plus tard. Dix minutes plus tard, les premiers passagers descendirent et arrivèrent aux portes de sortie. Séverus sentait son c?ur battre de plus en plus vite. Il regardait tous les visages, sentant la panique l'emporter lorsqu'il vit des hôtesses arriver. Il n'y avait plus de passagers. Il tenta de questionner l'une d'entre elles.

-Excusez-moi ! Lui dit-il. N'avez-vous pas vu une jeune femme dans l'avion ? -Une jeune femme ? Il y en avait plein monsieur ! -Elle est brune et a les yeux bleus, assez belle et peut-être qu'elle avait l'air un peu perdu... -Nous avions bien une personne qui correspond à votre signalement. Mais est- elle sujette aux crises d'angoisses ? Parce qu'une jeune femme a paniqué au décollage et... -Oui ! Oui ! Où est-elle ? -Oh ! Notre équipe soignante l'a transportée dans le local infirmier pour l'examiner. Nous avons été obligé de lui donner un calmant. -Où est-ce ? -Je vais vous y conduire.

Séverus sentait son c?ur bondir hors de sa poitrine. Julia était ici et il pourrait la revoir. L'hôtesse le fit la suivre et ils passèrent par les mêmes portes d'où les passagers étaient sortis. Ils arrivèrent devant une petite porte qui portait un panneau avec une croix rouge. Les inscriptions étaient en islandais et il ne savait pas ce qu'elles signifiaient, mais il se doutait que c'était l'infirmerie. L'hôtesse frappa et passa la tête par la porte. Séverus l'entendit parler et ressortir.

-Vous pouvez entrer ! Ne vous inquiétez pas, le docteur parle anglais !

Séverus entra et il crû que la terre se dérobait sous ses pieds. Julia était allongée, profondément endormie sur un lit. Il se précipita à ses côtés et lui caressa les joues en l'embrassant doucement sur les lèvres. Julia ne se réveilla pas pour autant. Le docteur qui était à côté du lit vint le calmer.

-Doucement ! Elle est profondément endormie ; avec le somnifère qu 'elle vient de prendre c'est normal ! -Est-ce... est-ce qu'elle va bien ? -Oui ! Vous savez c'est commun ! Les premiers voyages sont souvent les pires ! Vous êtes son ami ? -Oh ! Oui... Oui....

Séverus était aux anges.

-Je viens de lui faire une prise de sang. -Une prise de sang ? -C'est juste un contrôle. Je vais envoyer le tout au laboratoire pour qu'on analyse les échantillons. Vous pourrez avoir les résultats dans la semaine. Et un conseil, allez voir un médecin ! -Un médecin ? Pourquoi ? -Pour qu'il lui prescrive des calmants pour le voyage du retour ! Lui dit le médecin en plaisantant. Il vous lira les résultats en même temps ! J'en connais un qui parle anglais en ville. Tenez, je vais vous donner son adresse !

Le médecin griffonna une adresse sur un bout de papier et le tendit à Séverus.

-Merci ! Le remercia celui-ci.

Ils tournèrent leur tête vers Julia qui venait de bouger.

-Ah ! Je crois que le calmant a fini de faire son effet ! Il faut la ménager !

Séverus s'assit sur le lit voisin et lui tint la main. Julia remuait les lèvres et il put entendre légèrement qu'elle disait quelque chose. Il s'approcha de ses lèvres et écouta.

-Séverus.... Dit-elle dans un chuchotement peu audible.

Elle l'appelait. Il sentit son c?ur battre à nouveau.

-Je suis là ! Lui dit-il tout doucement.

Julia se remit à bouger et finit par ouvrir les yeux. Elle mit longtemps à s'habituer à la lumière qui l'aveuglait. Elle regardait le plafond en fronçant les sourcils. Elle avait la vue très embrouillée et elle pouvait remarquer qu'il y avait quelqu'un à côté d'elle. Mais elle ne distinguait pas les traits de son visage clairement.

-Julia ! C'est moi !

La voix lui était familière. Un homme. Se pouvait-il que ce soit lui ? Elle luta contre le brouillard pour voir petit à petit apparaître celui qui lui manquait le plus horriblement.

-Séverus ? Lui dit-elle, la voix encore nouée. -Oui !

Séverus se pencha sur elle et l'enlaça. Elle put sentir la chaleur de sa nuque contre la sienne. Le médecin et Séverus l'aidèrent à s'asseoir dans le lit. Elle retrouvait ses esprits et se rappela la crise qu'elle avait eu dans l'avion.

-Mais qu'est-ce que je fais ici ? -L'hôtesse vous a donné un calmant. Vous avez passé le voyage à dormir et on vous a amené ici pour faire des examens ! Lui dit le médecin.

Julia regarda profondément Séverus et se mit à pleurer. Il l'enlaça à nouveau pour la consoler.

-Je suis... vraiment.... désolée.... Lui dit-elle en sanglotant. -Chut ! Calme-toi ! Chut....

Séverus la berçait pour la calmer. Le médecin lui tendit un gant de toilette pour qu'il la rafraîchisse. Il releva la tête de Julia et lui tamponna le visage avec le gant imbibé d'eau fraîche. Celle-ci se sentit mieux après. Séverus lui souriait en lui caressant les cheveux.

-Mais pourquoi es-tu venu ici ? Lui dit-elle après s'être calmée. -Je ne voulais pas que tu partes à cause de moi ! Tu es trop précieuse pour moi pour te laisser partir sur un malentendu !

Le médecin s'approcha d'elle et lui prit le bras pour lui prendre sa tension. L'examen terminé il lui sourit.

-Il faudra éviter les émotions fortes, votre tension est un peu élevée ! Mais je crois que vous allez pouvoir repartir ! Je crois que vous avez des choses à vous dire ! Et il serait mieux pour vous que vous rentriez ! Vous avez un endroit où dormir ? -Euh... Non ! Lui dit Séverus. -Je connais un très bon hôtel pas loin du médecin dont je vous ai parlé, vous y serez bien logé ! Je vous donne son adresse aussi !

Le médecin reprit un bout de papier et nota l'adresse de l'hôtel.

-Merci ! Lui dit Séverus en acceptant une nouvelle fois le papier. -Je vais vous aider à vous lever ! Dit le médecin à Julia.

Les deux hommes la soutinrent chacun par un bras et la mirent debout. Julia sentait ses forces revenir mais elle était encore un peu groggy. Le médecin lui passa son manteau et Séverus l'aida à s'habiller.

-Une bonne nuit de sommeil et demain vous serez fraîche comme une sardine !

Julia se mit à rire face à cette plaisanterie.

-Je crois que c'est fraîche comme un gardon ! Lui dit-elle en souriant. -Ah ! Vous avez toujours de drôles d'expressions chez vous !

Ils se mirent à rire et le médecin les accompagna jusqu' à la porte.

-Je demanderai au labo d'envoyer les résultats au médecin dont je vous ai parlé ! Vous n'aurez qu'à y aller dans deux jours ! -Merci pour tout docteur ! -Mais je vous en prie ! C'est tout naturel ! Bonsoir ! -Bonsoir !

Séverus sortirent et se dirigèrent vers la sortie, enlacés. Arrivés dehors, l'air frais fit du bien à Julia. Ils se sourirent et Séverus appela un taxi. Ils montèrent et partirent en direction de l'hôtel dont le médecin leur avait parlé.

Julia et Séverus ne se parlèrent pas dans le taxi mais restèrent profondément enlacés l'un contre l'autre. Le véhicule s'arrêta devant un bâtiment qui portait le nom de Sunlight. Un nom typiquement islandais ! Le chauffeur savait qu'ils étaient anglais et leur dit le prix en anglais. Séverus paya et sortit en prenant le bras de Julia. Ils attendirent que le taxi redémarre pour rentrer dans l'hôtel. Séverus portait les deux sacs, très légers par rapport à ce qu'ils contenaient. Ils entrèrent dans le hall et furent surpris de voir que l'intérieur était immense comparé à l'extérieur. Il n'y avait personne étant donné l'heure tardive à laquelle ils arrivait. Ils allèrent à la réception et eurent de la chance, il restait encore des chambres de libres.

-Chambre 182. Deuxième étage ! Leur dit l'hôtesse d'accueil avec un large sourire. Voulez-vous commander un repas ? -Non, merci. -Très bien ! Voici votre clé !

Julia regarda Séverus et lui sourit, encore un peu endormie. Il la regarda et lui rendit son sourire. Ils prirent la clé qu'on leur tendait et partirent en direction de l'ascenseur et montèrent dans leur chambre. Heureusement pour Séverus, Julia connaissait les objets moldus, et les ascenseurs par la même occasion. Ils ne se lâchaient pas mais ne se parlaient pas non plus. Arrivés devant la porte, Séverus mit la clé dans la serrure et entra.

La chambre était ravissante et très chaleureuse. Il déposa les bagages sur le sol et ferma après que Julia soit entrée à son tour. Elle défit son manteau et le posa sur un fauteuil. Elle fit le tour de la pièce en souriant. Elle s'arrêta devant la baie vitré et regarda les lumières de la ville qui s'étendait sous ses yeux. Elle était étrangement calme. Séverus s'approcha d'elle. Lorsqu'il se posta à ses côtés, il vit que des larmes coulaient sur les joues de sa compagne.

-Julia ! Ne pleure plus ! Je suis là !

Julia s'effondra en sanglot de nouveau et vint se cajoler dans ses bras. Séverus l'entoura de ses bras et la berça comme il en avait l'habitude.

-Chut ! Tu n'as vraiment pas de raison de pleurer ! Tout va s'arranger !

Julia se calma mais elle ne bougea pas et le serra encore plus fort contre elle.

-Viens, on va aller s'asseoir. J'ai des choses à te dire.

Il l'emmena vers les deux fauteuils qui trônaient devant le lit. Il la fit s'asseoir et s'assit à son tour en rapprochant son fauteuil en face du sien. Julia, les yeux rougis et las, le regardait timidement. -Bien ! Mantenant, il faut que je te dise que je suis vraiment désolé d'avoir agit comme ça avec toi ! Je n'aurai jamais dû te gifler. -Mais... -Chut ! Laisse-moi continuer ! Lui dit-il en lui posant un doigt sur les lèvres.

Julia se tut et écouta.

-C'était vraiment stupide mais j'étais tellement en colère contre cette Parkinson que je ne savais plus ce que je faisais. Quand je suis allé dans le bureau de Dumbledore, Malefoy m'a accompagné et nous avons résolu le problème. Je ne pourrais jamais ôter de mon esprit l'horreur que j'ai ressentie après t'avoir giflée. Et ça, je ne veux pas que tu me dises que c'était de ta faute. C'était la mienne. Ou plutôt à cause de Parkinson ! Je ne voulais pas que tu t'en prennes à elle mais j'aurai dû lui faire rabaisser son caquet moi-même !

Julia le regardait, ahurie. Il ne parlait jamais de cette façon.

-En fait, toute cette histoire, la lettre de Malefoy, c'était à cause d'elle. -De... Pansi ? -Oui. Elle a avoué qu'elle avait dit à Lucius Malefoy de m'assigner en justice. -Quoi ? Alors c'est elle qui... -Oui ! Lui dit-il avec un large sourire.

Séverus lui raconta toute la conversation qu'ils avaient eue dans le bureau avec Dumbledore et Malefoy, la gifle de ce dernier, le renvoi de Pansi Parkinson. Julia n'en croyait pas ses oreilles. A la fin de son récit, Séverus lui prit les mains et les serra contre son c?ur.

-Tu ne peux pas savoir combien ta lettre m'a déchirée. Tu es partie avant même que je ne puisse te parler. Et quand je t'ai vue tout à l'heure, allongée, j'ai cru que la terre allait s'ouvrir sous mes pieds.

Julia était émue de l'amour que lui portait son amant. Elle savait que c'était un amour sincère et qu'il ne l'aurait pas laissée partir au bout du monde sans la retrouver. Elle sentit un grand élan de passion monter en elle et se jeta à son cou.

-Je suis désolée d'avoir réagi comme ça et de m'être enfuie sans te parler. C'était vraiment stupide. Je vais rester à tes côtés maintenant. Et rien ne pourra nous séparer.

Elle chercha sa bouche et l'embrassa tendis que Séverus voulait lui répondre.

-Si tu savais comme... je t'aime.... mon amour.... Lui dit-il sous les baisers qu'ils échangeaient.

Julia s'interrompit un moment en le regardant profondément.

-Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu as dis ? Lui demanda-t-elle, troublée. -Quoi ? Que je t'aime ! -Non ! Ce que tu as dis après ! -Mon... amour ? Lui dit-il en souriant. -Oui ! Tu ne me l'avais encore jamais dis ! -Mon amour ! Répéta-t-il. -Si tu savais comme cela me touche !

Séverus lui sourit et passa ses bras autour de sa taille. Il se leva et l'invita à le suivre.

-Mon merveilleux amour... Ma tendre chérie...

Julia lui sourit et Séverus l'embrassa. Un baiser interminable. Il la souleva par la taille et l'emmena vers le lit. Il l'allongea dessus et se releva pour se débarrasser de son chandail. Il se retrouva torse nu et se pencha sur elle pour lui enlever ses vêtements. Il fit passer délicatement le pull et le chemisier par la tête de Julia. Elle se releva et lui déboutonna son pantalon pour le faire glisser de ses jambes. Séverus l'embrassa dans le cou en lui dégrafant son soutien-gorge.

-Mon amour... si belle et si fragile...

Julia le laissait lui dire ces mots. Elle en avait besoin.

-Je t'aime mon amour... Lui dit-elle.

Séverus la regarda et l'embrassa fougueusement. Séverus vit que des larmes coulaient lentement sur ses joues. Il lui ôta les derniers vêtements qu'elle avait sur elle en continuant de l'embrasser, sentant les larmes de Julia couler de plus en plus. Il sentait qu'elle pleurait de bonheur, le bonheur de le retrouver. Lentement, il s'introduisit en elle et elle lui sourit à travers ses baisers.

Séverus commença ses coups de rein, leur procurant du plaisir à tous les deux. Julia poussa des petits râles de plaisir en s'agrippant à son cou. N'y tenant plus, il s'effondra sur elle dans un spasme de plaisir. Il l'embrassa, fou de passion pour elle.

-Je veux rester avec toi ! Lui dit-elle alors qu'il se couchait sur son épaule. -Quoi ? Demanda-t-il, ne sachant pas s'il devait bien comprendre ce qu'elle voulait dire. -Je veux... devenir ta femme.

Séverus se releva et la regarda, plein d'enthousiasme face à sa réponse.

-Tu... tu es sérieuse ? Je veux dire, tu as bien réfléchi ? -Oui ! Et je te le dis encore... Je t'aime et ce qui nous est arrivé m'a fait comprendre une chose : je ne pourrais jamais me passer de toi. C'est pour cette raison que je veux t'épouser. A moins que tu n'aie changé d'avis sur la question.... -Tu plaisantes ! Je n'ai jamais pensé à autre chose !

Ils s'embrassèrent à nouveau tout en s'allongeant convenablement pour s'endormir l'un contre l'autre et penser au bonheur qui les attendait dans quelques temps.