Chapitre 11 : Une nouvelle inattendue.

Ils se réveillèrent lentement en même temps, de bonne heure. Séverus s'enquerra de l'état de santé de sa compagne.

-Comment te sens-tu ce matin ? Lui dit-il en lui caressant les joues. -Ca va mieux ! Je suis vraiment désolée pour hier soir ! -Tu n'as pas à t'excuser ! Je préfère te voir en pleine forme que souffrante. -J'ai dû avoir une indigestion. -On en parlera au médecin. -Oh ! C'est vrai ! Je n'ai pas envie d'y aller ! -Pardon ? Tu vas y aller et plus vite que ça ! Lui dit-il en se levant et en la tirant gentiment par les bras.

Julia se laissa tirer en riant. Séverus l'attrapa par la taille et la chatouilla ce qui fit rire Julia aux éclats. Elle arrêta soudain de rire.

-Non ! Arrête ! Ca... Ca recommence ! -Quoi ? -Il faut que j'aille aux toilettes !

Julia se leva et se rua dans les toilettes. Elle claqua la porte et Séverus put l'entendre rendre dans les toilettes. Il entra et la trouva à genoux devant la cuvette, blanche comme un linge, une larme coulant sur sa joue. Il alla s'agenouiller à ses côtés et l'aida à se relever.

-Viens ! Je vais te passer un peu d'eau sur le visage.

Il tira la chasse et l'emmena vers le lavabo. Il lui passa de l'eau fraîche et l'aida à se déshabiller.

-Je reviens, je vais chercher tes affaires.

Séverus sortit et prit des affaires propres dans le sac de Julia. Il revint et l'aida à s'habiller.

-Ca va, c'est passé ! Lui dit Julia. Sûrement un reste de la grippe ! Ca va passer ! -Je n'en doutes pas mais on va quand même chez le médecin. -Oh non ! -Je ne vais pas t'y emmener de force !

Séverus avait dit ça d'une voix stricte et Julia su qu'il ne valait mieux pas le contredire. Ils s'habillèrent chaudement et sortirent de la chambre d'hôtel. Séverus prit le papier où était indiquée l 'adresse du médecin.

-Tu crois que tu vas pouvoir marcher ? C'est juste à côté ! -Oui ! Ca va mieux ! L'air frais me fait du bien !

Ils avancèrent sur le trottoir et arrivèrent bientôt devant un centre médical et virent le nom du spécialiste sur l'une des plaques au dehors.

-C'est lui : Docteur Laurence. Il doit être anglais !

Ils entrèrent et arrivèrent dans le hall d'entrée. Ils avancèrent vers le comptoir d'accueil où l'hôtesse les accueillis en islandais.

-Euh bonjour. Lui dit Séverus en espérant qu'elle le comprenne. -Oh ! Vous êtes anglais ! -Oui ! -Vous aviez rendez-vous ? -Non, mais on nous a dit de voir le docteur Laurence. -Vous avez de la chance, il est en consultations ce matin. Il va pouvoir vous voir après une personne. Qui est le patient ? -C'est moi ! Lui dit Julia, retrouvant de l'énergie. Julia Andrews. -Très bien Madame Andrews, je vais vous conduire dans une salle de consultation.

La femme passa devant eux et les emmena dans un long couloir et les fit entrer dans une pièce. -Vous pouvez vous déshabiller et passer une blouse, il va arriver. -Merci !

La femme sortit et les laissa seuls.

-Comment les moldus peuvent-ils vivre dans des endroits pareils ? Demanda Séverus qui trouvait l'endroit vraiment étrange, avec tous ces appareils de médecine. -Oui mais ils ne se servent pas de potions pour calmer les douleurs ! Tiens ! Prends mon manteau, je vais me déshabiller !

Julia lui tendit son manteau et commença à enlever ses vêtements. Séverus les prenaient au fur et à mesure. Julia attrapa la blouse et la passa par les bras.

-Tiens ! Tu peux fermer dans le dos ?

Il fit ce qu'elle lui dit et lui lia les cordons pour fermer la chemise. Julia s'assit sur la table de consultation et ils attendirent que le médecin arrive. Celui-ci arriva quelques minutes après leur arrivée. C'était un médecin qui devait avoir une cinquantaine d'année à voir les cheveux blancs qui trônaient sur le dessus de son crâne.

-Miss Andrews ? Demanda-t-il. -Oui ! -Bonjour ! Je suis le docteur Laurence ! Leur dit-il en leur serrant la main à tous les deux. Bien ! J'ai reçu un message de mon collègue à l'aéroport. Il m'a dit qu'il vous avait fait des examens de sang ? -Oui ! Et il nous a dit que nous pourrions avoir les résultats aujourd'hui.

-Oui ! Mais ils ne sont pas encore arrivés. Juste quelques minutes, le temps que les imprimantes sortent tous les résultats ! En attendant je vais vous examiner ! Il paraît que votre tension était assez élevée ? -Oui, c'est ce que votre collègue a dit. -Bien ! Allongez-vous !

Julia s'allongea et le médecin lui prit sa tension.

-Quatorze - neuf. C'est vrai que c'est un peu élevé. Vous n'avez pas subi des émotions fortes ces derniers temps ? -Euh, si ! -Il va falloir retrouver le calme ! Sinon, rien de troublant depuis votre arrivée en Islande ? -J'ai dû attraper une grippe intestinale. -Une grippe intestinale ? -Elle a mal au ventre et elle a vomi. Lui dit Séverus qui était resté debout aux côtés de Julia. -Ah ! Ca s'est passé quand ? -Hier soir, on est allé dîner dans un restaurant et c'est vers la fin du repas que j'ai eu des nausées. -Humm Humm !

Le docteur lui palpa le ventre sur la chemise et fronça les sourcils.

-Je n'en suis pas sûr mais... Nous allons attendre les résultats, ils devraient...

On frappa à la porte.

-Entrez !

Une infirmière lui apporta un dossier et il le prit.

-Merci ! Ah ! Il suffit d'en parler et on vous amène ce que vous voulez ! Une tasse de café ? Ah, ça ne marche pas à chaque fois !

L'infirmière ressortit en riant et le médecin ouvrit le dossier.

-Juste une seconde... Ah voilà ! Andrews ? Voilà vos résultats. Alors. Normal, normal, normal, Ah ! Voilà qui est intéressant ! Dit-il en s'approchant d'eux à nouveau. -Qu'est-ce qu'il y a ? -Avez-vous eu des malaises récemment, des bouffées de chaleur... -N... Non.... Pas à ma connaissance ! -Vous êtes son partenaire ? Demanda-il à Séverus.

Séverus, gêné par la question se sentit rougir.

-Oui.... -Vous avez des relations protégées ? -Quoi ? Demanda Julia en se relevant. Mais qu'est-ce que ça veut dire ? J'ai attrapé une... maladie ? C'est ça ? -Oh ! Non ! Ne vous alarmez pas ! Mais d'après ce que vous m'avez dit et les résultats de votre prise de sang, je peux vous annoncer que vous êtes enceinte ! -QUOI ? Hurla Julia en se relevant de la table. -Vous... vous êtes sûr ? Demanda Séverus, ne croyant pas ce qu'il venait d'entendre. -Bien sûr ! Vos résultats le confirment et vos nausées sont les symptômes des premiers mois de grossesse. -Mais... mais... quand... -Ah ça ! Je ne peux pas vraiment dire à combien de semaines vous en êtes... Je vais vous examiner. Vous auriez déjà pu avoir des soupçons avec votre retard. -Le retard ? Demanda Julia, complètement retournée. -Oui. Depuis combien de temps n'avez-vous pas eu vos règles ? -Mes... Oh ! Il me semble que je ne les ai pas eues depuis le mois dernier. -Tu ne les a pas eues et tu ne me l'as pas dis ? S'empressa de protester Séverus. -J'ai simplement pensé à un retard comme d'habitude ! J'en ai souvent ! -Oui mais lors de rapports non protégés, les probabilités de fécondation sont plus importantes !

Séverus était partagé entre la joie et la colère. Il ne savait pas s'il voulait la serrer dans ses bras ou bien lui reprocher d'avoir négligé un détail aussi important. Il la regardait d'un air dur.

-Allongez-vous, je vais regarder tout ça ! Monsieur, pourriez-vous attendre derrière le panneau ?

Le médecin plaça un paravent entre eux afin d'observer Julia et de pratiquer son examen.

-Bien ! Ne vous inquiétez pas, cela n'est pas douloureux !

Séverus entendait tout ce qu'il lui disait mais ne pouvait rien voir, et cela l'énerva. Le médecin dit donc l'examen à Julia et rouvrit le paravent au bout de quelques minutes.

-Tout va bien ! Pour en savoir un peu plus sur le nombre de mois, il faudra passer une échographie. En attendant, je vais vous donner des médicaments contre les nausées et pour votre mal des transports, d'après ce que m'a dit le médecin de l'aéroport. Et je vous prescrit également beaucoup de repos ! Votre tension élevée n'est pas bonne pour le bébé ! Alors, évitez les émotions fortes et, monsieur, empêchez votre compagne de voyager seule !

-Je vous promets que j'en prendrai grand soin ! -Vous savez, son comportement risque de changer, mais soyez très patient. Elle aura besoin de soutien ! Alors ne lui en voulez pas si elle a négligé de vous parler de son petit soucis ! -Je... Je n'en avais pas l'intention ! -Vous en êtes sûr ? Lui dit le médecin en souriant. Allez ! Voilà votre ordonnance mademoiselle et je vous souhaite beaucoup de bonheur à tous les deux, pardon à tous les trois !

Le médecin leur serra la main et les fit passer devant eux en refermant la porte derrière eux. Julia était encore sous le choc de la nouvelle qu'elle venait d'apprendre. Ils arrivèrent dehors, la neige tombant à gros flocons. Julia ne savait pas quelle attitude adopter avec Séverus. Lui en voulait-il d'avoir oublié de lui parler de son fameux « retard » ou bien était-il aussi troublé qu'elle ? La réponse à sa question lui vint quelques secondes plus tard.

Séverus se tourna brusquement vers elle et la souleva dans ses bras. Il l'embrassa fougueusement en la portant toujours. Julia releva la tête et vit qu'il lui souriait.

-Un bébé ! Nous allons avoir un bébé.... Lui dit-il en riant. -Ca te fait plaisir ? -Si ça me fait plaisir ? Tu plaisantes ! Je suis littéralement ravi !

Séverus la fit tourner dans ses bras, ce qui fit sursauter Julia. Elle l'entoura avec ses bras autour du cou et ils se mirent à rire.

-Arrête de me faire tourner, je vais vomir autrement ! -Oui, oui !

Séverus la reposa sur le sol et la regarda en souriant toujours, essoufflé ; il lui retira les mèches qui descendaient devant ses yeux, puis se pencha vers ses lèvres pour l'embrasser. Ils restèrent enlacés, sous la neige, profitant de leur bonheur.

-On va aller chercher tes médicaments. -Maintenant ? -Plus vite tu les aura pris, plus vite je pourrais te serrer contre moi ! -Ah ! Voilà ! Il y a toujours anguille sous roche avec toi !

Ils se mirent à rire et partirent en direction de la pharmacie en face de la clinique. Le pharmacien les servit, leur parlant en islandais, mais ils étaient tellement perdus dans leurs pensées, qu'ils n'y firent pas attention. Ils repartirent vers l'hôtel et se précipitèrent dans leur chambre, s 'embrassant fougueusement et commençant à se déshabiller dans le couloir. Séverus eut du mal à trouver le trou de la serrure, sous l'effet des baisers de Julia. Ils entrèrent précipitamment et se débarrassèrent de leurs affaires, les jetant derrière eux. Julia se mit à rire et s'allongea sur le lit.

-Attends ! J'ai une idée. Lui dit-il. -Quoi ? -Je vais essayer quelque chose.

Séverus alla s'allonger sur les oreillers et demanda à Julia de venir le rejoindre.

-Allonge-toi sur moi maintenant, mais de dos. -Quoi ? Oh, écoutes, je n'ai pas très envie de faire... -Non, non ! Viens ! Ce n'est pas ce que tu crois ! Lui dit-il en l'embrassant.

Julia se mit donc dans la position qu'il lui disait et se retrouva sur lui, le regard porté sur le plafond. Séverus s'empressa de l'embrasser dans le cou en lui caressant les seins. Il descendit son autre main vers le bas et la caressa. Julia l'aida à diriger son membre en elle et suivit les mouvements de va et vient, sentant une profonde chaleur l'envahir, ainsi exposée. Il accéléra les mouvements en poussant des râlements. Julia tourna la tête vers lui, cherchant sa bouche et ils s'embrassèrent, emportés par la passion. Ils continuèrent de se confondre l'un dans l'autre jusqu'à atteindre le désir qu'ils recherchaient et calmèrent leurs mouvements vers la fin. Julia se retira de lui et se tourna pour lui faire face. Séverus la regarda en lui caressant le dos.

-Tu es vraiment ravi ? Lui demanda-t-elle. -Bien sûr ! Je t'avais dis que je serais heureux d'être le père de tes enfants. -Oui, mais j'ai crû que tu allais me tuer tout à l'heure ! -C'est vrai que tu n'es pas raisonnable ! Tu aurais pu me dire que tu n'avais pas eu tes..., enfin tu aurais pu te douter que tu aurais fini par tomber enceinte... -Tu m'en veux ? -Mais non ! Je te dis que tu devrais faire plus attention. Mais moi je voudrais savoir si toi tu es heureuse. Est-ce que tu te sens prêtes à avoir un enfant ? -Oh oui je le suis ! Je commençais déjà à y réfléchir quand tu as abordé le sujet l'autre fois. -Et tu as eu envie d'avoir un bébé depuis ce temps là ? -Non ! C'est un accident ! J'aurai souhaité l'avoir après ma scolarité ! Mais sache que je suis heureuse de porter ton enfant ! C'est le signe que notre amour est éternel.

Séverus ne répondit pas mais se contenta de l'embrasser en la faisant rouler sous lui. Ils continuèrent de s'enlacer en s'embrassant longuement. Ils finirent par s'endormir dans les bras l'un de l'autre.

Ils se levèrent quelques heures plus tard, en pleine forme, mais Julia sentit une nausée l'assaillir de nouveau.

-Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda Séverus. -Nausées... -Tu veux tes cachets ? -Oui, s'il te plaît.

Séverus se leva et alla préparer les médicaments de Julia. Il les lui apporta avec un grand verre d'eau et Julia les pris.

-Quand penses-tu rentrer ? Lui demanda-t-elle après avoir avaler les deux comprimés. -Je ne sais pas, quand tu te sentiras prête ! -Demain ? -Si tôt ? -Oui. C'est étrange, mais Poudlard me manque ! La magie aussi ! J'ai hâte de reprendre les cours. -Tu n'es pas sérieuse ? Je vais faire en sorte que tu passes les examens plus tôt et que tu aies des cours particu... -Ah ! Non ! Plus de cours particuliers ! Je veux être avec les autres élèves et étudier normalement. On m'a trop privé de ça durant toute mon enfance !

Séverus parût fâché, Julia lui prit les mains.

-Ecoute ! Je n'ai jamais eu de cours communs avec d'autres élèves. Je veux en profiter. Il ne reste que quatre mois jusqu'en juin. -Très bien ! Mais je serrais obligé de te traiter comme une élève durant mes cours ! -Tant mieux ! Après tout, je suis ton élève et tu es mon professeur ! -Oui mais je ne sais pas si beaucoup de professeurs ont une relation privée avec leur élève !

Julia se mit à rire et l'embrassa.

-Allons-y ! Lui dit-elle. -Où ça ? -Se promener ! Il ne neige plus. Je suis sûr qu'il y a plein de belles choses à voir dans le coin. -Tu t'en sens capable ? -Pardon ? Mais je suis en pleine forme ! Ces cachets font effet rapidement et ils sont bien meilleurs que tes potions ! Lui dit-elle en riant.

Julia le tira par le bras pour qu'il se lève. Ils s'habillèrent et partirent de nouveau dehors. Ils passèrent leur journée à se promener dans des parcs, visiter des sites touristiques, enlacés tous les deux et savourant les derniers moments d'intimité qu'ils auraient jusqu'au lendemain. A la tombée de la nuit, ils décidèrent d 'aller dans un restaurant et commandèrent un repas plus léger que la veille.

-Tu as tes cachets ? Lui demanda Séverus alors qu'ils s'asseyaient. -Oui ! Ne t'inquiètes pas, je ne passerais pas ma soirée aux toilettes !

Ils dînèrent et à la fin du repas, Séverus lui prit la main.

-Tu sais que je ne te l'ai pas dis aujourd'hui ? Lui demanda-t-il. -Quoi ? -Je t'aime ! -Oh ! Tiens, c'est vrai !

Il se pencha vers elle et l'embrassa.

-Et pendant que nous sommes encore un peu tous les deux, j'aimerais te donner quelque chose en gage d'amour. -Un cadeau ? Mais tu m'en as déjà fait tellement ! -Celui-ci est très spécial. Lui dit-il en lui tendant une petite boite devant elle.

Julia le regarda, surprise.

-Vas-y ! Ouvre-la !

Elle l'écouta et ouvrit l'étui. Elle fit de grands yeux et resta bouche bée face à ce qu'elle avait devant les yeux. Elle plongea ses doigts dans le petit écrin et en sortit la bague qu'elle avait vue la veille dans la boutique.

-Mais je t'avais dis que le vendeur ne me plaisait pas ! -Oui, mais la bague, si ! Lui dit-il en prenant le bijou dans ses doigts.

Séverus lui prit la main gauche et lui fit tendre dans la sienne.

-Et avec cette bague, lui dit-il en lui passant celle-ci à l'annulaire, me permet d'officialiser ma demande. Veux-tu toujours m'épouser ?

Julia sentit les larmes couler le long de ses joues. Elle lui souriait et lui répondit.

-Oui ! Lui dit-elle en hochant la tête et en essayant de ravaler ses sanglots.

Elle se pencha vers lui et l'embrassa. Des applaudissements résonnèrent autour d'eux et ils regardèrent en souriant. Des clients et les serveurs les félicitaient en les acclamant. Julia et Séverus se mirent à rire et s'embrassèrent à nouveau.

Ils payèrent l'addition, Julia repartant avec des fleurs que lui offraient gracieusement le maître d'hôtel, et Séverus avec sa fiancée officielle au bras. Ils retournèrent à la chambre d'hôtel, bras dessus, bras dessous et se couchèrent pour ne s'endormir qu'au petit matin.