Chapitre 16 : La réconciliation.
J'ai suivi le conseil qu'on m'a donné pour changer le format. Je ne sais pas si à l'heure actuelle ça fonctionne mais j'espère que oui ! kiss kiss !
Le lendemain matin, Séverus se dépêcha de s'habiller. Il se doutait bien que les élèves resteraient plus longtemps couchés étant donné qu'on était dimanche. Il alla donc prendre son petit déjeuner et dès qu'il vit les trois amies de Julia arriver à leur tour, il s'empressa de venir leur parler.
-Bonjour. Leur dit-il.
-Bonjour professeur !
-Comment va-t-elle ? Demanda-t-il.
-Elle n'est pas encore réveillée. Vous devriez y aller et attendre qu'elle se réveille !
Séverus ne se fit pas prier et sortit de la grande salle pour se précipiter dans la salle commune des Serpentards. Arrivé devant la chambre des filles, il sentit son cœur se serrer. Il ne savait pas comment se faire pardonner. Il n'aurait jamais dû lui parler comme il l'avait fait et encore moins la laisser dans son désespoir. Il pressa la poignée et entra doucement dans la chambre. Il s'approcha du lit et la regarda. Elle était encore endormie mais elle bougeait. Elle n'allait pas tarder à se réveiller. Il prit le même tabouret qu'il avait prit la veille et attendit qu'elle se réveille.
Quelques secondes plus tard, Julia ouvrit les yeux. Elle s'habitua à la lumière et après un moment, son regard se posa sur celui de Séverus. Celui-ci la regardait très profondément.
-Bonjour. Lui chuchota-t-il.
-Qu'est-ce... Qu'est-ce que tu fais ici ? Lui demanda-t-elle, se rappelant de la dispute de la veille.
-Je suis venu voir comment tu te sentais.
-Comment veux-tu que je me sente ? Comment va le bébé ? Lui demanda-t-elle, froidement.
-Il... Il va très bien. Il faut juste que tu restes couchée pendant quelques jours.
-C'est impossible ! J'ai mes examens à passer !
Julia commençait à se lever mais une douleur dans le ventre la fit abandonner. Séverus voulut lui remettre son oreiller sous la tête mais elle le repoussa.
-Julia ! Ecoute ! Il faut que tu saches une bonne fois pour toute que je ne t'ai pas trompée ! Tu t'es méprisée !
-Je sais très bien ce que j'ai vu ! Tu es allé la voir alors qu'on allait faire l'amour. Je sais très bien que je te répugnes ! Mon corps n'est plus aussi attirant qu'avant !
-Qu'est-ce que tu es allé imaginer ? Lui dit-il d'un ton ferme.
Il la regardait tout aussi intensément qu'il lui parlait. Il lui prit la main qu'elle gardait serrée contre son ventre.
-Je ne peux pas croire que tu penses que tu ne m'attires plus. Tu crois que parce que tu as un ventre plus rond qu'avant, je ne t'aimes plus ? Et tu veux que je te dises ? Hier soir quand je t'ai trouvée allongée sur le sol, te tordant de douleur, j'ai bien crû qu'on m'arrachait le cœur. Je ne me le serais pas pardonné si quelque chose de grave t'arrivais. Et quand tu dormais, j'ai senti les coups de mon fils dans ton ventre que tu trouves si repoussant ! Je n'ai jamais eu cette sensation auparavant. Un mélange de fierté et de bonheur de le sentir sous mes mains.
Julia l'écoutait attentivement, des larmes d'émotion lui coulant sur les joues.
-Tu me croies maintenant quand je te dis que je t'aime et que ton corps est encore plus beau quand tu es enceinte ?
-Mais... qu'est-ce que tu as été faire avec Sinistra ? Pourquoi est-ce que tu es partit si vite ?
-Je ne peux pas te dire pour quelle raison car c'est une surprise. Il fallait que j'y aille parce que je lui avait promis de venir la voir aussitôt que je saurais le sexe du bébé.
-Mais qu'est-ce que tu mijotes ?
-Tu verras...
Il posa ses mains sur son ventre et le caressa en souriant à Julia. Elle lui rendit son sourire et posa ses mains sur les siennes. Le bébé donna de frénétiques coups de pieds qui les fit sursauter tous deux.
-Je crois qu'il est contant qu'on ne soit plus fâchés ! Lui dit-elle en regardant son ventre.
-Tu n'es plus fâchée alors ? Lui demanda-t-il.
-Non. Tu as dis les mots que j'avais besoin d'entendre. Et peu m'importe ce que tu es en train de préparer, je sais que tu ne me trahiras jamais.
Séverus se pencha vers elle et ils s'embrassèrent.
-Est-ce que tu vas pouvoir te lever ? Il faut que tu retournes dans notre chambre.
-Oui, je crois. Il faut juste que tu m'aides.
Séverus aida Julia à se lever et passa son bras sous le sien et la supporta pour rentrer jusque dans leurs appartements. Quelques élèves qui traînaient dans les couloirs, furent très étonnés de voir le professeur de potions en train de porter sa fiancée, avec son ventre arrondit, marchant aussi vite qu'un escargot. Un simple regard froid vers eux leur fit détourner les yeux. Ils arrivèrent bientôt devant le portrait de la chambre et s'arrêtèrent un moment, Julia ressentant une vive douleur dans le ventre.
-J'ai mal. Est-ce que tu me porter ? Lui demanda-t-elle en se tenant le ventre.
-Accroche-toi ! Lui dit-il en la soulevant et en la prenant dans ses bras.
Il annonça son mot de passe et entra à l'intérieur, portant Julia contre lui. Il la coucha dans le lit et l'aida à passer une chemise de nuit propre.
-Tu as encore mal ?
-Un peu. Ce va mieux dès que je suis allongée.
-Reposes-toi dans ce cas. Je dois aller travailler dans mon bureau.
-Un dimanche ?
-J'ai du travail en retard. Je n'en n'ai pas pour longtemps ! Je vais demander à un elfe de t'apporter ton petit déjeuner.
-Tu reviendras vite ?
-Oui. J'en ai pour une heure tout au plus.
Julia l'enlaça fortement et l'embrassa passionnément. Séverus eut toutes les peines du monde à se libérer de son étreinte mais il réussit et se faufila hors de la chambre.
Julia attendit son retour en révisant ses leçons pour les examens. Quelques minutes après le départ de Séverus, on frappa à la porte de la chambre. Un elfe de maison apparut, portant un plateau dans les mains.
-Entre ! Lui dit Julia en souriant.
-Comment allez-vous Miss ? Lui demanda l'elfe.
-Ca va. J'espère que tu m'as apporté plein de bonnes choses à manger. J'ai une faim de loup !
-Oh ! Oui ! Le professeur Rogue a dit de mettre tout ce qu'on pouvait sur le plateau. Tout ce que Miss aime le plus !
-Merci !
-Le professeur Rogue est très gentil maintenant !
-Comment ?
-Avant il ne disait pas s'il vous plaît aux elfes. Il dit merci aussi.
-Il ne vous remerciaient pas ? Il était très méchant dans ce cas !
-Non ! Félis ne doit pas dire de mal du professeur Rogue. C'est un professeur. Félis n'aurait pas dû !
L'elfe se frappa la tête contre la colonne du lit sous les regards médusés de Julia qui ne savait que faire.
-Non ! Félis ! Arrête ! Tu vas te faire mal !
-Félis ne doit pas dire de mal sur un des professeurs ! Professeur Rogue très gentil !
-Oui ! Oui ! Je sais ! Ce n'est pas la peine de te frapper !
-Désolé Miss ! Mais Félis le devait ! Un elfe ne doit jamais dire du mal de son maître !
-Mais le Professeur Rogue n'est pas ton maître ! C'est Dumbledore ton maître !
L'elfe sembla réfléchir puis se recula.
-Félis doit partir, Miss ! Merci d'avoir parlé à Félis. Bon appétit Miss.
-Merci Félis.
Félis, l'elfe, sortit de la pièce et Julia se retrouva seule devant son plateau de petit déjeuner. Elle se mit donc à manger en espérant qu'elle ne devrait pas rester trop longtemps toute seule. Elle finit son plateau, en laissant une grande partie intacte.
-Ils ont cru qu'on était à quatre dans la chambre ou quoi ? Se demanda-t-elle en reposant le plateau sur le sol.
Elle reprit ses révisions et se mit à lire tous ses cours de potions. Au bout d'une heure et demie, Julia entendit le portrait qui pivotait dans le petit salon. Séverus fit son apparition dans l'embrasure de la porte. Il avait un paquet de parchemins sous le bras. Il posa son tas sur la table et vint s'asseoir aux côtés de sa fiancée. Julia était plongée dans sa lecture et ne leva pas les yeux de sa copie. Séverus l'embrassa dans le cou, mais Julia n'y prêta pas plus attention.
-Et bien ! Quel accueil ! Pour quelqu'un qui voulait que je rentre tôt !
-Ce n'est pas ça ! Je suis en pleine révision ! Et de tes cours en plus ! Et je remarque qu'il y a plein de trous dans mes cours ! Regarde !
Julia lui montra les parchemins où elle avait prit ses notes durant les cours, et où différents passages semblaient manquer. Séverus prit les feuilles et écarquilla un sourcil de mécontentement.
-Tu n'es pas aussi sérieuse que ça apparemment ! Tu as noté les choses que tu savais déjà, je suis sûr, et tu as pratiquement oublié de noter les choses importantes !
-Je ne devais pas être assez concentrée !
-Oui ! Mais moi j'attends qu'on le soit dans mes cours ! Tu ne veux quand même pas que j'enlève dix points à Serpentard parce que tu auras oublié de noter les phrases importantes ?
-J'aimerai bien t'y voir toi ! Avoir son fiancé qui vous fait monter au septième ciel tous les soirs et qui vous donne des leçons dans la journée !
Séverus pouffa à la remarque de Julia et lui rendit ses parchemins.
-Je sais que je peux être très troublant ! Lui dit-il. Que veux-tu ! J'ai du charme !
Julia lui donna un coup de poing malicieux sur l'épaule pour le faire taire. Séverus rit et lui attrapa la main.
-Je plaisante ! Mais si tu veux je peux te dire ce qui te manque dans tes cours . Tu pourras mieux réviser comme ça ! Mais tu sais je ne pense pas que tu en ais besoin ! Tu es ma meilleure élève.
-Seulement meilleure élève ? Lui demanda Julia en l'enlaçant et en lui souriant.
-Meilleure élève, lui dit-il en lui donnant un baiser, meilleure amante –un autre baiser- meilleure future épouse –autre baiser- et meilleure future maman !
Il l'attira à lui et l'enlaça à son tour en l'embrassant passionnément. Julia sentait la chaleur monter en elle et ôta sa chemise de nuit. Séverus, cependant relâcha son étreinte.
-Mais... qu'est-ce que tu fais ? Tu ne vas pas me dire que tu as quelque chose à faire ?
-Non. Mais tu ne dois pas faire ce genre « d' exercices » ! Pomfresh t'as demandé de rester calme et de te reposer ! Donc pas de folie de ce genre !
-Oh non ! Mais quand est-ce qu'on pourra en faire ?
-Elle a dit que tu devais rester au moins deux semaines couchée.
-DEUX SEMAINES ! Mais je ne tiendrais pas !
-Tu parles de rester allongée ou de faire autre chose ?
-Les deux !
-Mais ça passera vite. Tu veux avoir un bébé en parfaite santé ou non ?
-Oui, bien sûr, mais c'est long !
-Oui et bien en attendant, tu te rallonges et tu dors !
-D'accord mais si tu te couches aussi !
-Tu n'en profiteras pas ?
-Non ! Juste dormir.
-Très bien !
Séverus se déshabilla à son tour, tendis que Julia se recouchait. Il vint la rejoindre dans le lit et l'enlaça. Julia était rassurée de sentir son étreinte contre elle et ne mit pas longtemps à s'endormir.
