Chapitre 18 : Les vacances d'été.
Deux jours après les examens, l'école était définitivement finie et s'est dans un grand brouhaha que les élèves partirent en direction de la gare. Julia avait tenu à accompagner ses camarades pour leur dire un dernier au revoir. Séverus était contre compte tenu de son état et le départ de ses amies risquait de la perturber. Mais Julia lui avait tenu tête et s'est avec mauvaise humeur qu'il l'accompagnait jusqu'à la gare. Lorsqu'ils furent arrivés, les élèves des autres maisons furent étonnés de voir le professeur de potions sur le quai. Mais lorsqu'ils virent sa compagne à quelques mètres de là, ils cessèrent de se poser des questions. Julia serrait ses amies l'une après l'autre, toutes les quatre en train de verser des torrents de larmes.
-Je vous promet de vous écrire quand le bébé sera là. Il faudra que vous veniez le voir !
-On te le promet ! Lui dit Karine. De toute façon on ne te laissera pas tomber ! On viendra souvent te faire des petites visites ! Tu ne vas pas te débarrasser de nous comme ça !
Les sanglots échappèrent à Karine, qui était réputée comme quelqu'un de solide, mais l'émotion était si forte qu'elle ne put se l'empêcher.
-Et ben si tu pleures encore plus que nous ! Lui dit Leslie.
Elles se mirent à rire et se séparèrent. Séverus vint rejoindre sa fiancée, qui souriait à ses amies, et l'enlaça par la taille.
-Ca va ? Lui demanda-t-il.
-Oui... Lui répondit-elle d'une voix triste.
Une sonnerie retentie qui annonça le départ du train. Les derniers élèves montèrent dans les wagons et les portes se fermèrent derrière eux. Les trois amies de Julia passèrent leurs têtes par la fenêtre d'un compartiment en face de Julia et Séverus. La locomotive de tête démarra et le reste du convoi commença sa lente progression à sa suite.
-On t'écrira Ju !
-Moi aussi ! Prenez soin de vous ! Leur répondit Julia en avançant.
-Ne t'inquiètes pas, on viendra te voir, promis ! Fais attention à toi !
-Et ne fais pas trop d'efforts, compris ? Hurla Karine alors que la locomotive accélérait.
Elles firent des signes d'adieu en balançant leurs bras au gré du vent. Julia en fit de même en agitant les deux bras. Bientôt le train se fit de plus en plus minuscule, ayant totalement disparu de son champs de vision après quelques secondes. Elle continuait de fixer l'horizon, espérant peut-être apercevoir le visage d'une de ses amies. Elle était déjà nostalgique et repensait à l'année qu'elle avait vécue avec elles, bien qu'elle ne soit jamais souvent en leur compagnie, mais plutôt avec son futur époux. Cette pensée la fit sortir de son état de nostalgie et se tourna vers Séverus. Celui-ci attendait un peu en arrière. Quand elle s'approcha de lui, elle remarqua qu'il souriait.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Lui demanda-t-elle en lui prenant la main.
-Je suis juste étonné que tu ne t'effondres pas à l'idée que tes amies soient parties.
-C'est malin ! Mais je te signale que je ne pleure pas... Lui dit-elle, la gorge nouée.
-Ce n'est pas loin ! Plaisanta-t-il.
Julia sentit les larmes monter rapidement devant cette remarque. Elle tentait de refouler sa tristesse mais il ne s'était pas privé pour lui rappeler un détail douloureux. Elle se mit à pleurer en baissant la tête.
-Merci... Lui dit-elle d'un ton de reproche.
Il s'approcha d'elle et mit sa tête sur son épaule pour la consoler.
-Je suis désolé. Je me doutais bien que ça te ferait de la peine... mais je n'ai pas pu m'en empêcher. Finit-il sur un ton joyeux.
Cela fit rire Julia et elle releva sa tête. Elle lui cogna l'épaule comme elle avait l'habitude de le faire quand elle était fâchée contre ses plaisanteries.
-Je préfère quand tu souris ! Lui dit-il en lui tenant le menton.
-Mais moi aussi j'aimerais bien te voir tout le temps comme ça !
-Qu'est-ce que ça signifie ?
-Et bien tout simplement que tu ne souris qu'à moi et jamais aux autres. Je te jure on dirait un vieux bougon qui n'aime personne.
-Si, je t'aime toi et je me fiche de ce que pensent les autres.
Il ne lui laissa pas le temps de répondre et l'embrassa passionnément. Ils restèrent ainsi sur le quai de la gare pendant un long moment jusqu'à ce que Julia sente des douleurs dans le ventre.
-Hummm. Ca me tire. Je crois qu'on ferait mieux de rentrer ! Lui dit-elle en appuyant sur son ventre.
-Tu vois, tu fais trop d'effort ! Il faut que tu te reposes !
-Tu peux nous faire transplaner pour nous rapprocher ?
-A vos ordres mademoiselle !
-Bientôt madame ! Corrigea Julia en fronçant les sourcils.
-Oui mais je te rappelle qu'il faut que tu te charges de l'organisation de tout le mariage avant ça !
-Très drôle ! Ca peut toujours être une fille ! On ne sait jamais, le docteur s'est peut-être trompé !
-N'essaie pas de te défiler ! Nous avions un pari et j'ai gagné ! Donc c'est ton travail !
-Tu ne vas quand même pas me laisser m'occuper de tout !
-Tu demanderas à ta mère ! C'est toujours la mère de la mariée qui s'occupe de tout après tout !
-En parlant de ma mère, elle voudrait bien rencontrer son futur gendre !
Séverus s'arrêta et la regarda.
-Ta mère souhaite me rencontrer ?
-Bien sûr qu'elle le veut ! Après tout elle vit toute seule et il est bien normal qu'elle voit à quoi ressemble le professeur qui va lui confisquer sa fille !
-Confisquer sa fille. Voilà un terme assez étrange ! Mais soit, puisqu'elle veut me voir, nous irons lui rendre visite cet été, avant que le bébé ne naisse.
-Je l'entendais bien de cette façon !
Ils transplanèrent et arrivèrent devant l'entrée du château. Ils avancèrent et se mirent en route pour rentrer. En chemin, ils rencontrèrent plusieurs professeurs qui partaient en vacance à bord des calèches. Le professeur Flitwick et le professeur de DCFM étaient dans la même calèche et saluèrent de la main le professeur Rogue et Julia.
-Et bien ! Il ne va rester personne au château ! On va être seulement tous les deux ?
-A dire vrai, Personne ne reste dans le château l'été. Nous partons tous.
-Mais tu ne me l'avais pas dit ! Je croyais...
-Ne t'inquiètes pas ! J'ai tout arrangé. J'ai une maison à la campagne et...
-Tu as une maison à la campagne et tu ne me l'as jamais dit ?
-C'était une surprise. Et je ne voulais te le dire qu'une fois rentré, mais tu m'as posé la question avant.
-Oh ! Désolé d'avoir gâché ta surprise mais tu es un amour d'avoir organisé ça !
Elle l'embrassa sur la joue en l'enlaçant par la taille.
-Mais il y a un problème. Et le bébé ? Il est censé arriver en août et comment est-ce que je vais faire quand je devrais accoucher ?
-J'irai trouver la sage-femme du contré. C'est une femme qui a beaucoup d'expérience dans ce domaine. Elle a assisté ma mère quand....
-Quand tu es né ? C'est elle qui t'as mise au monde ?
Séverus lui sourit pour toute réponse.
-Et bien ! Ca va lui faire étrange de faire naître le fils de celui qu'elle a vu naître !
Il l'embrassa sur la tête et ils arrivèrent enfin à destination.
-Pfiou ! J'ai besoin de m'asseoir un peu ! Lui dit-elle en entrant dans le hall.
-Ce que tu as besoin surtout c'est de t'allonger. Je vais te faire couler un bain et tu vas rester sage pendant ce moment. D'accord ?
-A vos ordres chef ! Lui dit-elle en prenant la position d'un soldat.
-Je ne plaisante pas !
Il l'aida à descendre les marches en la soutenant par le bras. Ils arrivèrent rapidement devant la chambre de Séverus -et par conséquent la sienne- et entrèrent à l'intérieur.
-Tu te déshabilles pendant que je fais couler l'eau.
Séverus la laissa seule dans la chambre et entra dans la salle de bain. Julia retira la légère robe qu'elle portait et passa son peignoir. Elle était démoralisée de voir qu'elle n'arrivait même plus a fermer le cordon autour de son ventre. Elle ouvrit le peignoir et alla se regarder dans la glace.
-Oh là là ! Mais c'est pas possible ! Il est énorme ce bébé ! Dit-elle en caressant son ventre, qui il fallait l'avouer était loin d'être mince. Il avait prit de l'ampleur durant ces derniers mois et Julia ne supportait plus de se voir aussi grosse.
-Moi je trouve que tu es très belle comme ça ! Lui dit Séverus qui venait d'entrer dans la chambre.
Pour appuyer ce qu'il disait il passa ses bras autour du ventre de sa compagne et l'enlaça en l'embrassant dans le cou.
-Tu ne trouves pas que je suis vraiment... grosse ? Regarde moi ça ! Je ne peux même plus fermer ma robe de chambre !
-C'est normal ! Tu retrouveras ta taille dans quelques temps ! Pour le moment, viens t'allonger !
Il lui prit la main et l'emmena dans la salle de bain. Il lui enleva son peignoir et l'aida à entrer dans l'eau. Elle s'assit contre la paroi et se laissa aller à la chaleur de l'eau. Elle regarda Séverus.
-Pourquoi est-ce que tu ne viens pas ?
-Il faut que je prépare nos affaires.
-Ca peut attendre ! Je me sens toute seule !
-Il faut que tu te reposes ! Combien de fois est-ce que je devrais te le dire ?
Il sortit vivement de la salle de bain, un peu fâché. Julia se mit à bouder de son refus.
Elle se calma et ferma les yeux. Elle l'entendait qui préparait les bagages dans la chambre. Elle repensa soudain à un détail important.
-N'oublie pas les affaires pour le bébé ! Lui cria-t-elle à travers la porte.
-Je le sais ! S'offusqua-t-il.
Julia sourit et referma les yeux. Elle somnola pendant plusieurs minutes et ne se réveilla que lorsque Séverus vint lui caresser la joue.
-Oh ! Je me suis encore endormie ! Dit-elle en regardant autour d'elle.
-Du calme ! C'est bon pour toi. Je voulais juste que tu te reposes !
-Tu as fini de tout préparer ?
-Oui. Il ne manque plus que quelque chose d'essentiel pour les vacances.
-Quoi ?
-Toi ! Plaisanta-t-il.
Julia lui lança de l'eau à la figure, ce qui le surprit. Il lui rendit son geste et ils commencèrent une autre bataille d'eau qui était devenu un de leurs jeux.
-Tu vas encore avoir mal au ventre ! Arrête ! Lui dit-il en essayant de calmer le jeu.
-Mon ventre va très bien !
Dès qu'ils eurent vidé l'eau du bain, Séverus l'aida à sortir et à se sécher.
-Tu t'habilles et nous y allons.
-Déjà ? Mais on n'a rien dit à Dumbledore...
-Il est déjà au courant ! Je pars toutes les années au même endroit.
-Je vais chambouler tes habitudes alors !
-Mais j'en suis ravi ! Lui dit-il en l'enlaçant.
-Heureuse de te l'entendre dire !
Ils s'embrassèrent et sortirent de la salle de bain. Julia s'habilla en mettant une salopette légère afin d'être à l'aise, mais regretta son geste en se regardant dans la glace.
-Oh mon dieu ! J'ai l'air d'un... pachyderme là-dedans !
Séverus se mit à rire face à l'expression de Julia. Il s'approcha d'elle et recommença ses caresses.
-Je t'ai déjà dit que tu étais ravissante ! Alors arrête un peu de te voir comme une horreur et tu verras que tu seras heureuse de te voir comme ça !
Elle se tourna vers lui et l'embrassa.
-On ferait mieux d'y aller. Sinon on ne verra pas le soleil se coucher.
-Le soleil se coucher ? Pourquoi, c'est important ?
-Oui. Je veux que tu voies l'endroit où nous allons.
-Ah ! très bien ! Alors en route !
Ils se mirent devant la cheminée et Julia attendit qu'il parte en premier.
-Tu dis juste "chez Séverus".
-C'est assez simple !
-Ce n'est pas la peine de choisir des noms complexes ! A tout de suite.
-A tout de suite !
Séverus prononça le nom et disparut après avoir lancé la poudre de cheminette. Julia entra à son tour et en fit autant. Elle réapparut dans une autre cheminée où Séverus sortait juste.
-On a failli se rentrer dedans ! Plaisanta Julia en l'attrapant par la manche.
Séverus l'aida à sortir et ils se secouèrent pour se débarrasser de la poudre de cheminette. Cette fois Julia avait prévu le coup, elle s'était recouverte d'un drap pour ne pas se salir. Séverus s'était mis à rire en la voyant arriver de la sorte.
-Oui mais au moins je n'ai pas à reprendre de bain !
-Dommage.
-Pourquoi dommage ?
-Moi je vais devoir en prendre un. Quel dommage que tu n'es pas à en prendre un !
Julia écarquilla les sourcils de surprise et se jeta contre lui. Elle prit un peu de suie qu'il avait sur ses vêtements avec les doigts et s'en passa sur le visage.
-Maintenant, il faut que je me lave ! Je suis toute sale ! Lui dit-elle en lui souriant.
Il se mit à rire de plus belle.
-Tu es vraiment unique ! Lui dit-il en l'entraînant avec lui.
Ils passèrent dans une pièce qui semblait être la salle à manger. Mais Julia ne distinguait pas vraiment bien étant donné que les volets étaient tirés.
-Tu veux peut-être visiter avant ? Lui demanda Séverus.
-Je verrai ça après. Tu m'as déjà fait languir tout à l'heure, je ne vais pas attendre encore une heure !
-Et bien ! On n'est pas très patiente !
-Ce sont mes hormones qui ne le sont pas ! Je crois que ça décuple le désir quand on est enceinte !
-Tu m'en diras tant !
-Où est la salle de bain ? Lui demanda-t-elle en le tirant par le bras.
-A l'étage.
Elle courut, ne le lâchant pas d'un pouce et elle se dirigea à l'étage.
-A gauche au fond du couloir ! Lui dit-il.
-A gauche... Ah ! Ca y est !
Elle poussa la porte et trouva ce qu'elle cherchait.
-Tu remplies la baignoire ? Lui demanda-t-elle en lui lâchant le bras.
-Mais bien sûr...
Il ouvrit les robinets et commença à se déshabiller. Julia fit apparaître des bougies à l'aide de sa baguette et Séverus l'aida à les allumer. Julia se déshabilla à son tour sous les yeux de son compagnon. Arrivée au niveau de ses sous-vêtements, il l'arrêta de la main.
-Non ! Ca c'est moi qui le fait ! Lui dit-il en se plaçant devant elle.
Julia lui sourit et se laissa enlever les deux derniers vêtements qui lui restaient. Séverus retira lentement les lanières de son soutien gorge et le dégrafa. Il libéra la poitrine, doublée de volume –ce qui lui plaisait assez- et se mit à sucer les tétons qui s'offraient à lui.
-Fais doucement, ils sont très sensible en ce moment ! Lui dit-elle au creux de l'oreille.
-Je vais être très doux... Lui dit-il en l'embrassant.
Il continua de l'embrasser en la caressant et descendit son autre main sur le tissu du slip de sa fiancée. Il s'amusa à passer ses doigts au dessus du triangle blanc en insistant dans le creux qui se dessinait. Lentement il passa sa main en dessous et la caressa avec douceur. Julia sentit le désir monter en elle rapidement et souffla en l'embrassant. Il fit glisser le slip sur le sol et continua son exploration.
-Viens, on va dans l'eau ! Lui dit-elle en l'enlaçant.
Séverus arrêta ses caresses le temps d'entrer dans l'eau et d'aider sa compagne à en faire autant. Il s'assit et attendit que Julia vienne se placer sur lui. Elle se mit à califourchon et l'enlaça de ses jambes. Il redescendit sa main au niveau du bas ventre et continua de la caresser en l'embrassant gentiment. Tout d'un coup, Julia l'embrassa violemment, sentant le désir se propager en elle et n'y tenant plus, elle explosa dans un râle de plaisir. Elle ne cessa pas de l'embrasser et descendit sa main à son tour sous l'eau et attrapa le membre de son fiancé. Elle se mit à agiter ses doigts dans des mouvements verticaux et le laissa s'emplir du même désir qu'elle venait d'éprouver. Elle sentit qu'il avait du mal à l'embrasser tant il était prit par le plaisir qui montait en lui. Elle releva sa tête et l'observa. Il fermait les yeux et se pinçait les lèvres. Elle accentua les mouvements et vit qu'il se retenait en s'accrochant aux montants de la baignoire. Il explosa comme elle venait de le faire et poussa un grognement de plaisir. Il ouvrit les yeux et la regarda. Elle s'approcha de lui et il l'embrassa furieusement, ne voulant certainement pas arrêter leur plaisir ici. Il l'aida à se placer sur lui et commença ses mouvements de va et vient en elle. Avec la grosseur de son ventre, Julia ne pouvait pas réellement se coller contre lui, elle se releva donc et dans les remous de l'eau qui suivaient leurs mouvements, elle se mouvait en lui. Ils restèrent dans cette position pendant un long moment avant de déclancher un orgasme commun. Ils se calmèrent tous deux et Julia se retourna pour se lover contre lui. Il l'enlaça de ses bras en l'embrassant sur la tête.
-Il vaut mieux sortir, l'eau commence à refroidir. Et puis je veux te montrer le coucher du soleil !
-Ah ! Ton fameux coucher de soleil ! Allons-y !
Julia se mit en position assise, bien que cela lui soit difficile, et laissa Séverus sortir en premier. Il l'aida à se relever et ils se séchèrent avant de mettre des vêtements propres.
Ils descendirent au salon en ouvrant les volets pour que Julia se fasse une idée de l'endroit où ils se trouvaient. C'était un charmant cottage qui se trouvait à quelques minutes de la mer avec vue directe sur l'océan depuis le salon et la chambre à l'étage. Julia était émerveillée de ce paysage et de la maison par elle-même.
-Je comprend pourquoi tu reviens tous les ans ici ! C'est très beau !
-Mais le plus beau c'est ça ! Lui dit-il en l'emmenant dehors.
Il la conduisit sur l'herbe qui continuait le terrain autour de la maison et s'arrêta tout en haut d'une petite colline. Julia ouvrit la bouche d'émerveillement devant le spectacle qui s'offrait à elle. Le soleil qui se couchait devant eux se reflétait sur l'océan dans une couleur orange vif et lui donnait un aspect magique. Tout autour d'eux était d'une couleur orangée et même le village que l'on distinguait à la droite de l'océan reflétait les rayons du soleil rouge, rendant le canton comme peint avec des points rouges.
-Séverus ! C'est vraiment très beau ! Je vois ce que tu voulais dire par le coucher de soleil !
-Je savais que ça te plairait !Viens, rentrons maintenant. La chaleur va retomber.
Ils rentrèrent bras dessus bras dessous dans le cottage et Séverus la fit s'asseoir sur le sofa en attendant qu'il prépare le repas.
-Tu ne veux pas un coup de main ? Lui demanda-t-elle.
-Non, reste assise. Je me débrouille très bien.
-Je l'espère bien ! Plaisanta-t-elle.
Quelques minutes plus tard, Séverus apparut avec deux assiettes dans les mains. Il les déposa sur la petite table du salon et tendit des couverts à Julia.
-Des pâtes ? Comment savais-tu que j'avais envie de pâtes ?
-Tu as toujours envie de pâtes ! Plaisanta-t-il.
Julia se mit à rire et commença à manger. Séverus fit apparaître deux verres et en tendis un à Julia, qui le vida d'une traite.
-Et bien ! Quelle descente !
-J'avais vraiment soif !
-Je vois ça !
Ils terminèrent leur repas et passèrent leur soirée enlacés à écouter le bruit des vagues au loin. Séverus lisait la Gazette du Sorcier, Julia allongée contre lui, quand vers dix heures elle se leva.
-Je vais me coucher. Lui dit-elle en le regardant.
-Pas moi, je ne suis pas fatigué. Lui dit-il en regardant son journal.
-Mais moi non plus! Lui dit-elle en s'éloignant.
Le bruit de froissement du papier lui fit comprendre que Séverus avait entendu son message. Elle le vit arriver rapidement à ses côtés, l'enlaçant par la taille alors qu'ils montaient l'escalier.
-Je croyais que tu n'étais pas fatigué ? Lui demanda Julia en plaisantant.
-Mais je ne le suis pas. Je vais juste approfondir mes connaissances !
-Tes connaissances ? En quoi ?
-Sur l'amour... Lui dit-il en l'embrassant dans le cou.
Arrivés à l'étage, Julia se retourna vers lui et l'embrassa. Il l'enlaça par la taille et la poussa doucement pour entrer dans la chambre. Il faisait énormément chaud dans la pièce et cela ne calma pas leurs ardeurs. La passion les enflammaient avant même qu'ils n'aient touché le corps de l'autre. Séverus la fit tomber sur le lit et s'empressa d'enlever ses affaires. Julia en fit autant, mais elle avait tellement chaud que ses affaires collaient à la peau. Séverus était dans le même état qu'elle et s'est avec une grande difficulté qu'il parvint à enlever tous ses vêtements. Se retrouvant nu, il s'allongea sur le lit et attendit que Julia termine d'enlever ses sous – vêtements. Elle avança à quatre pattes vers lui et s'arrêta devant son bas-ventre. Il la regarda et vit parfaitement où elle voulait en venir. Julia se pencha sur lui et le prit dans sa bouche. Elle effectua les mouvements qu'elle avait fait dans la journée alors qu'ils étaient dans la baignoire et s'empressa de l'aider à retrouver le même plaisir. Il ne fallut pas longtemps à Séverus pour arriver à l'extase et Julia pu remonter vers sa bouche et l'embrasser passionnément. Elle plaça ensuite son corps tout contre le sien et se remit à califourchon sur lui. Ils avaient pris l'habitude de rester dans cette position car c'était plus pratique pour Julia et cela lui offrait plus de plaisir en même temps, même si Séverus la faisait passer sous lui juste avant qu'elle n'atteigne le summum du désir.
Julia débuta ses mouvements avec les reins. Il s'accrochait à sa taille en regardant son corps de femme enceinte épanouie devant lui. Ils étaient excités tous deux par la chaleur qui régnait dans la chambre et cela les rendaient incontrôlables dans leurs mouvements. Julia accentuait les coups de reins et Séverus ne put s'empêcher de se relever pour la mettre sous lui. Il appréciait plus le fait de dominer la situation et il prit plaisir à accentuer les mouvements à son tour. Il devait relever les bras pour ne pas écraser Julia, ce qui se révélait assez fatiguant. Mais l'excitation provoquée par la chaleur incessante de la pièce le poussa à continuer. Ils transpiraient tous les deux et leurs corps enlacés collaient dans une harmonie totale. Au bout de quelques minutes, ils ne se contrôlèrent plus et explosèrent l'un dans l'autre.
Essoufflés par leurs ébats, ils restèrent enlacés sans rien dire. Julia repoussa une mèche de cheveux qui tombait sur ses yeux. Séverus releva la tête et la regarda.
-Il fait vraiment trop chaud ici ! Lui dit-il en souriant.
-Moi ça ne me gène pas, au contraire ! Lui dit-elle en écarquillant un sourcil.
Ils s'embrassèrent longuement et passionnément avant de refaire l'amour une deuxième fois, toujours poussés par cette chaleur qui envahissait la pièce.
